Fascination hypnotique : histoire, technique et secrets reveles

Cet article est également disponible en italien : version italienne.

Qu’est-ce que la fascination

La fascination hypnotique représente l’une des techniques d’induction les plus anciennes et les plus profondes, fondée sur l’usage du regard et du contact silencieux. L’école ISI-CNV du Dr Marco Paret redécouvre et actualise ce patrimoine, en intégrant la lignée historique du magnétisme aux perspectives neuroscientifiques contemporaines. Cette approche s’inscrit dans un courant épistémologique précis, où la richesse phénoménologique du somnambulisme magnétique rencontre l’étude des dynamiques cérébrales et du système nerveux autonome. La fascination est un processus relationnel qui active des états profonds de transe et d’autonomie, se distinguant des simples techniques suggestives.

Dans cette page, nous explorons son histoire, ses mécanismes et ses applications modernes, en maintenant une perspective pluraliste et ouverte à la recherche future. La fascination est une induction d’hypnose non verbale qui utilise principalement le contact oculaire pour générer un état de transe. Contrairement à l’hypnose conversationnelle, elle s’appuie sur la puissance du regard et sur l’absence de mots, se configurant comme une forme d’hypnose par le regard pour guider le sujet dans un état d’absorption totale. Marco Paret décrit ce phénomène comme un événement naturel et profondément humain. “La fascination est très naturelle… un simple contact oculaire peut déjà être considéré comme un début de fascination”.

Dans ce contexte, le regard agit comme un vecteur de focalisation qui capte l’attention et désactive les défenses cognitives habituelles. Le sujet expérimente une sorte d’aspiration attentionnelle, étant guidé dans une dimension de grande réceptivité interne. La technique repose sur une relation empathique profonde, où l’opérateur et le sujet entrent en résonance par un canal de communication primordial. L’efficacité de la fascination réside dans sa capacité à contourner le filtre critique de la conscience ordinaire. “Avec la fascination, toute technique est plus efficace… nous entrons réellement en contact et stimulons des réactions profondes”.

Ce contact intime permet d’atteindre des niveaux de relaxation et de suggestion autrement difficiles à obtenir par la seule parole. La pratique de la fascination trouve un écho dans des dynamiques physiologiques innées. Le blocage oculaire et la fixité du regard sont des éléments documentés dans la littérature magnétique et hypnotique. Joseph Messinger, auteur étudié dans la Bibliothèque Magnétique ISI-CNV, décrit l’importance fondamentale de cette posture corporelle.

«Comme vous le savez déjà, l’auto-hypnose repose sur une série de postures. Chaque posture implique la mobilisation d’une partie du corps. La clé du système réside dans la mère de toutes les postures et la plus importante : le blocage oculaire. Sans l’induction…» (Joseph Messinger, «Verrouillage oculaire», français).

Cette perspective confirme que la fascination agit sur des bases corporelles et neurologiques précises, transformant une simple action visuelle en un puissant outil de modulation de l’état de conscience. La fixation prolongée génère une physiologie spécifique qui prépare le terrain pour l’entrée en transe.

L’histoire : de Donato à la Méthode Paret

Les racines de la fascination plongent dans la tradition du magnétisme animal, trouvant leur apogée historique dans la figure de Donato. Alfred Edouard D’Hont, connu sous le nom de Donato (1845-1900), fut le plus célèbre fascinateur de scène du XIXe siècle, capable d’hypnotiser des salles entières par la seule force du regard. Sa technique révolutionna la pratique magnétique, déplaçant l’attention des manipulations corporelles classiques vers la fixation oculaire. En Italie, cette tradition fut recueillie et transmise par des figures marquantes. Le Prof. Erminio Di Pisa, qui appelait la fascination “hypnose instantanée“, l’appliquait dans son cabinet, recevant des dizaines de personnes chaque semaine, comme documenté dans le livre “Ipnosi Istantanea e Fascinazione” (Paret ; avec la contribution de la tradition Di Pisa). Di Pisa avait été initié à cet art par le Prof. Caravelli. Cela étend la lignée : Donato -> école italienne -> Caravelli -> Di Pisa et Virgilio -> Paret.

Paret reconstruit sa propre lignée avec une précision historique et une passion certaines. “Virgilio est probablement l’élève des élèves des élèves de Donato : je peux dire que j’ai été, indirectement, moi aussi son élève”. Grâce à des contacts avec des personnes du village de Donato qui connaissaient les proches du célèbre magnétiseur, Paret a pu reconstruire et préserver l’authenticité de la méthode originale. Dans ce parcours, le Dr Paret a appris de Virgilio divers secrets du métier, transmis uniquement de maître à élève : il s’agit de nuances opératoires spécifiques, comme la modulation correcte de la distance et l’angulation du regard, que les manuels omettent souvent et qui garantissent la transmission de l’authenticité de la méthode.

La documentation historique conservée dans la Bibliothèque Magnétique ISI-CNV atteste de l’importance de Donato en tant qu’innovateur absolu de cette pratique. G. Moréty, dans son texte, souligne que la fascination était une découverte véritablement liée à son nom, capable de produire des phénomènes d’absorption immédiate.

«Comme nous l’avons dit, Donato est l’innovateur du procédé de la fascination. Avant lui, on savait bien que souvent les magnétisés, lorsqu’on leur avait ouvert les yeux, pouvaient être fascinés par le regard et venir vers l’expérimentateur comme l’oiseau vers le serpent» (G. Moréty, «Le magnétisme triomphant», français).

Une autre source historique met en évidence que la pratique puise ses racines dans des dynamiques physiologiques liées à la fatigue oculaire et à l’absorption, dans un contexte de silence et d’obscurité. L’environnement et la répétition des mouvements favorisaient naturellement l’entrée dans un état modifié.

«Avec ce silence et cette obscurité, avec ces mouvements continus et toujours pratiqués dans cette même direction ; quelle merveille si le patient lui-même, fatigué de l’attention continue et fixe, peut-être aussi un peu ennuyé, commence à baisser fréquemment les paupières» (Anonyme, «Sull’azione del magnetismo animale», italien).

Paret a su fusionner cet héritage classique avec les découvertes modernes de la programmation neuro-linguistique et de l’hypnose ericksonienne, créant ainsi la Méthode Paret. “J’ai conservé beaucoup : je pratique aussi la méthode pure de Donato… on se laisse guider par les intuitions”. Cette approche garantit la conservation d’un patrimoine historique unique, tout en l’adaptant aux exigences de la contemporanéité sans en dénaturer l’essence originelle.

Un mystère documenté : de Ficin à Donato

Le pouvoir de la fascination a toujours été enveloppé d’une aura de mystère, et cette aura est elle-même un fait documenté. Marsile Ficin, dans le De amore (XVe siècle), décrit les esprits subtils qui sortent des yeux et atteignent l’autre ; en traitent Corneille Agrippa (De occulta philosophia) et Giambattista Della Porta (Magia naturalis), jusqu’aux magnétiseurs du XIXe siècle et aux études contemporaines de Bertrand Méheust. Cinq siècles d’auteurs qui témoignent de la fascination du sujet.

Le mystère n’est pas un obstacle à la compréhension mais une invitation à l’investigation.

Comment cela fonctionne : regard, silence, passes

Le mécanisme de la fascination repose sur trois piliers fondamentaux : le regard, le silence et les passes magnétiques. Le contact oculaire prolongé crée une surcharge attentionnelle qui facilite l’entrée en transe. Marco Paret enseigne que l’observation des micro-réactions est fondamentale pour calibrer l’intervention. Un signal sans équivoque pour les débutants est que « les mouvements oculaires se réduisent ». La fixité du regard induit une cascade de réactions physiologiques qui préparent le sujet à l’abandon.

Le silence joue un rôle tout aussi crucial, car l’absence d’entrées verbales empêche le cerveau du sujet de rationaliser ou de se distraire. « Parler retire de la concentration, amène la personne dans une dimension moins profonde ; quand nous ne parlons pas, elle peut se laisser aller beaucoup plus profondément ». Cette induction silencieuse trouve un écho surprenant dans les pratiques des magnétiseurs historiques étudiés par Bertrand Méheust. Le chercheur de l’EPHE souligne comment les magnétiseurs du passé opéraient en silence, par des passes et une pression des mains, pour éviter de suggérer verbalement les contenus de l’expérience, une convergence extraordinaire avec l’hypnose non verbale moderne et avec les dynamiques du Mesmerismus®.

Les passes magnétiques, c’est-à-dire les mouvements des mains sur le corps du sujet sans nécessairement le toucher, complètent l’induction. Paret décrit le processus avec une précision phénoménologique : « on observe la respiration qui change, l’oscillation, énormément de micro-réactions… la lecture se fait à plusieurs niveaux : énergétique, d’activation du parasympathique ». Les réactions corporelles indiquent le passage dans un état de relaxation profonde. La combinaison de ces éléments crée une bulle communicationnelle isolée du contexte externe. Un des secrets de la fascination est la relation qui se crée : ce n’est pas nous seuls qui faisons quelque chose à l’autre, mais nous entrons dans une résonance profonde où les systèmes nerveux se coordonnent.

La littérature historique confirme l’importance d’un état de calme absolu pour l’opérateur durant ces pratiques. Antoine Luzy, dans son traité sur la puissance du regard, souligne les conditions nécessaires au succès de l’opération. Le magnétiseur doit opérer dans un état de quiétude totale pour permettre au sujet de se refléter en elle.

« La suggestion doit être dite dans le calme spirituel le plus absolu, sans tension de la volonté, sans contractions musculaires, sans serrement de dents ni de poings, sans contractions d’aucune sorte, sans modification du rythme respiratoire, le tout pouvant mener… » (Antoine Luzy, « La puissance du regard », français).

Cet état de calme permet à l’opérateur d’entrer en résonance avec le sujet, facilitant la transmission du rythme parasympathique. La relation qui s’instaure est d’une profonde syntonie nerveuse, où le système nerveux de l’opérateur régule celui du sujet.

dans la vidéo, on voit la fascination en action, une rareté qui documente également la tradition.

Ce que dit la recherche scientifique

L’approche de l’école ISI-CNV ne se limite pas à la tradition, mais embrasse une épistémologie neuroscientifique déclarée. Des études récentes ont investigué les effets du contact oculaire en utilisant des technologies avancées. Les recherches de Hirsch et al. (2017) via l’hyperscanning fNIRS et de Koike et al. (2019) avec l’IRMf ont observé comment le regard réciproque synchronise l’activité cérébrale entre deux individus. Les études de Jiang et al. (2017) ont également exploré les corrélats neuronaux de l’hypnose, fournissant des bases objectives pour comprendre les phénomènes de transe induits.

Une clé de lecture particulièrement intéressante dérive de la théorie polyvagale de Stephen Porges. Selon cette perspective, les passes magnétiques et la stimulation corporelle silencieuse activeraient le système vagal et la branche parasympathique du système nerveux autonome, favorisant un état de sécurité et de relaxation profonde. Certains phénomènes liés à ces dynamiques semblent nécessiter des études supplémentaires, rendant fascinant le dialogue entre science et tradition. Une investigation plus approfondie serait utile pour cartographier de manière exhaustive les corrélations entre les passes historiques et les réponses neurovégétatives modernes.

Bertrand Méheust, dans son chef-d’œuvre “Somnambulisme et médiumnité” (1999), a amplement documenté comment le somnambulisme magnétique a produit un corpus phénoménologique plus vaste que celui conservé par l’hypnologie officielle. Méheust souligne que la marginalisation de ces pratiques ne fut jamais une véritable réfutation scientifique, citant le célèbre adage “le procès en question n’a jamais eu lieu” (Devenez savants, 2004). Le chercheur admet ne pas connaître le mécanisme intime des passes, mais reconnaît que “le processus est bien réel”.

Historiquement, le paysage des explications a été pluraliste : physicalistes, psycho-fluidistes et imaginationnistes ont offert différentes clés de lecture. Aujourd’hui coexistent des explications énergétiques, non verbales et neuroscientifiques, dans un climat d’ouverture où aucune vision n’est contestée a priori. La fascination se prête à être observée à travers cette lentille multidisciplinaire, où la phénoménologie de l’expérience subjective rencontre la mesurabilité des instruments scientifiques, ouvrant la voie à des recherches sur la suggestion mentale et l’hypnose subtile.

L’expérience des sujets

Vous est-il déjà arrivé de croiser le regard de quelqu’un et de vous sentir soudainement absorbé, comme si vous ne pouviez plus détourner les yeux ?

Ceux qui vivent l’état de fascination décrivent une expérience intense et immersive. Marco Paret recueille les sensations des sujets en expliquant que “la fascination est comme une relation focalisée dans une certaine direction… la personne se sent prise, comme dans un tourbillon”. Ce sentiment d’absorption concentre la volonté du sujet dans une expérience interne. La sécurité du sujet est toujours garantie, car “la personne entre dans son propre état interne et reste toujours maîtresse d’elle-même”.

Ce principe fait écho à la conception de la transe comme “état d’autonomie” décrite par Puységur et reprise par Méheust, caractérisée par une augmentation de la présence et de la lucidité, plutôt que par un automatisme passif. En ce qui concerne les sensations physiques comme la chaleur ou les fourmillements, Paret adopte une honnêteté expérimentale rigoureuse. Il précise que “si je les suggère, elles sont là ; si je ne les suggère pas, elles ne sont pas là”. Cela inscrit l’efficacité de l’expérience dans une dynamique relationnelle réelle.

Le concept de “fluide magnétique“, central dans la tradition mesmerienne, est traité comme une description expérientielle des sensations subjectives. “Plus que de penser ou non au fluide, il faut penser à ce que nous faisons avec l’autre personne : nous entrons comme dans une bulle communicative”. Les explications énergétiques coexistent avec les dynamiques psychophysiologiques, offrant un cadre riche et nuancé. Une investigation plus approfondie serait utile pour cartographier complètement ces perceptions somatiques.

L’important est de reconnaître que la fascination génère des changements réels dans la perception corporelle et l’état mental du sujet. La bulle communicative dont parle Paret isole le duo du bruit de fond, permettant un niveau d’intimité psychophysique rarement atteignable dans la communication ordinaire. Le sujet se laisse guider dans cette bulle, percevant un sentiment de protection et d’abandon simultané.

Apprendre la fascination

Sur cette page, nous dévoilons les principes ; la pratique guidée permet de se les approprier. L’apprentissage de la fascination exige un changement de paradigme mental pour l’opérateur. Le principal obstacle pour les débutants est la rationalisation excessive. L’erreur typique consiste à “trop penser… c’est un processus entre nous et l’autre personne… c’est nous et l’autre”. La fascination exige un abandon du contrôle rigide pour entrer dans une résonance fluide avec le sujet. Grâce aux cours de l’école ISI-CNV, les élèves apprennent à développer cette sensibilité relationnelle.

Un exemple pratique de secret de métier dévoilé est l’exercice du miroir. Marco Paret raconte : il s’entraînait à “faire disparaître les nombres” — il regardait une personne compter un, deux, trois… et la bloquait du regard. Au début, cela fonctionnait toujours, puis soudain, cela cessa de fonctionner. Il demanda à Virgilio, qui répondit : “Tu dois retourner devant le miroir et t’entraîner”. Le travail au miroir, qui entraîne la fixité du regard et le calme intérieur de l’opérateur en reflétant ses propres micro-expressions, représente un exercice secret de la tradition, que Paret pratique encore aujourd’hui.

La transformation des élèves est profonde, car “ils s’ouvrent à une perception de la réalité qu’ils n’avaient pas auparavant”. Ce parcours de formation permet de maîtriser des techniques allant de la méthode pure de Donato aux inductions modernes. La pratique de la fascination enrichit le bagage de tout hypnotiseur ou thérapeute. Paret se souvient de sa première expérience déterminante, survenue après avoir vu le maître Virgilio induire des états profonds en quelques instants, rien que par le regard. Sa première fois eut lieu dans un restaurant : une personne arrivée d’une autre pièce “est restée fascinée, les joues relâchées et les yeux complètement ouverts, comme un automate devant moi”.

Un autre épisode significatif s’est produit lors d’un congrès, dont il existe une documentation vidéo. Paret raconte que “je voulais la fasciner avec la méthode habituelle, mais à cet instant, simplement en la regardant, elle est tombée devant un public de plusieurs centaines de personnes”. La lecture technique de ces événements est claire : “techniquement, c’est une activation profonde du système nerveux par le regard”. Ces expériences directes montrent la puissance d’une méthode qui agit sur des couches profondes de la biologie humaine.

Le parcours didactique d’ISI-CNV guide les étudiants à travers des phases progressives d’apprentissage. De la compréhension théorique des mécanismes historiques et neurologiques, on passe à la pratique guidée en environnement contrôlé. Les élèves apprennent à observer les micro-expressions, à calibrer leur propre état interne et à utiliser leur corps comme instrument d’induction. La maîtrise de la fascination réside dans la capacité à entrer en résonance avec l’autre.

Questions fréquentes

1. La fascination est-elle dangereuse pour le sujet ?
La fascination respecte pleinement l’intégrité du sujet. Comme le souligne Marco Paret, “la personne entre dans son propre état interne et reste toujours maîtresse d’elle-même”. C’est un état d’autonomie et de lucidité, qui favorise la présence plutôt que la soumission passive.

2. Quelle est la différence entre la fascination et l’hypnose traditionnelle ?
La fascination utilise principalement le contact oculaire et le silence, évitant les suggestions verbales continues. L’hypnose traditionnelle repose souvent sur le dialogue et des schémas linguistiques spécifiques. La fascination agit sur des canaux non verbaux et énergétiques.

3. Le fluide magnétique est-il un concept scientifique ?
Historiquement, il existe des visions physicalistes, psycho-fluidistes et imaginationnistes. Aujourd’hui, le fluide peut être compris comme la description expérientielle de dynamiques réelles d’activation du système nerveux parasympathique et de résonance relationnelle. Une investigation plus approfondie de ces phénomènes serait utile.

4. Peut-on utiliser la fascination pour soigner des troubles physiques ou psychologiques ?
La fascination est un outil d’induction hypnotique. Pour les questions de santé et les pathologies, il est nécessaire de s’adresser à des professionnels de santé habilités, qui peuvent intégrer ces techniques dans un parcours thérapeutique adapté.

5. Combien de temps faut-il pour apprendre la fascination ?
Les premiers résultats, comme la réduction des mouvements oculaires et l’induction d’un léger état de transe, s’obtiennent dès les premiers jours du cours. La maîtrise complète exige une pratique constante et le développement d’une perception relationnelle profonde.

La frontière de la fascination s’étend bien au-delà de la simple induction oculaire. Marco Paret indique un horizon de recherche fascinant qui mérite toute notre attention. Particulièrement intéressants sont “les faits qui vont au-delà de la fascination oculaire simple : ces faits de quasi-télépathie pour lesquels le sujet perçoit intensément la personne qui lui fait face”. Ces phénomènes de résonance profonde, qui échappent aux explications conventionnelles, représentent le prochain chapitre dans l’étude des dynamiques relationnelles hypnotiques. L’exploration de ces connexions ouvre de nouvelles questions sur la nature de la conscience et de la communication humaine, confirmant la valeur d’une approche pluraliste et scientifiquement curieuse.

Pour aller plus loin : Magnetismo personale: che cos’è, come si sviluppa e i segreti svelati — la guida completa della scuola.

WikiParet  — l’encyclopédie de l’école du Dr Paret

Fascination hypnotique : histoire, technique et secrets révélés

Article de l’Académie · Fascination

Fascination hypnotique : histoire, technique et secrets révélés

La fascination hypnotique est l’une des techniques les plus anciennes et les plus profondes pour induire des états de transe, reposant sur l’usage du regard et du contact silencieux. Intégrant des traditions historiques comme le magnétisme animal aux neurosciences modernes, cette pratique se distingue par sa capacité à générer un tri-état neurologique unique, où sympathique, parasympathique et cortical coexistent. Par le regard direct, la fascination restreint l’attention, diminue le jugement et la volonté du sujet, ouvrant la voie à une profonde réceptivité interne. Cette page explore la définition, l’histoire, les techniques et l’éthique de la fascination, révélant les secrets d’une pratique qui demeure pertinente tant dans le domaine thérapeutique que relationnel.

Définition et mécanismes de la fascination

La fascination est une technique d’induction hypnotique non verbale qui utilise principalement le contact oculaire pour générer un état de transe profonde. Le regard direct provoque un rétrécissement de l’attention, diminuant la force du jugement et de la volonté du sujet [C1]. Ce phénomène agit sur des mécanismes neurologiques primitifs, impliquant le cerveau reptilien et le système nerveux autonome [M3]. La fascination n’est pas simplement une technique hypnotique, mais un tempérament qui exige une compacité opérationnelle et une présence de la part de l’opérateur. Sans ces qualités, les gestes externes ne restent qu’une simulation inefficace [C1].

La fascination opère à travers un processus de focalisation extrême, où le regard de l’opérateur devient un point de référence pour le sujet. Ce mécanisme, ancré dans une réponse neurologique primitive, permet de contourner les défenses conscientes et d’accéder à un état de réceptivité profonde. La technique requiert un entraînement spécifique pour développer un regard ferme, doucement pénétrant et expressif, capable d’agir comme un outil efficace pour la transe [M3].

Histoire et lignée de la fascination

Les racines de la fascination remontent à la tradition du magnétisme animal, avec Donato comme figure clé du XIXe siècle. Alfred Edouard D’Hont, connu sous le nom de Donato, révolutionna la pratique magnétique en déplaçant l’attention des manipulations corporelles vers la fixation oculaire [M6]. En Italie, cette tradition fut recueillie et transmise par des figures comme Erminio Di Pisa et Otello Ghigi, qui en développèrent des applications thérapeutiques et des techniques spécifiques [M7].

Le Dr. Marco Paret a reconstitué cette lignée, étudiant directement avec Di Pisa et approfondissant les techniques de Donato grâce à des contacts avec des personnes liées à son héritage. Ce parcours a permis de préserver et d’actualiser l’authenticité de la méthode originale, en intégrant les connaissances historiques aux découvertes neuroscientifiques modernes [M6]. La fascination représente donc un pont entre le passé et le présent, maintenant vivante une tradition qui continue d’être pertinente tant dans le domaine thérapeutique que relationnel.

Techniques et applications modernes

La fascination moderne se décline en plusieurs techniques, chacune ayant des racines historiques et des applications spécifiques. La Boule de Lumière, développée par Erminio Di Pisa, utilise un point lumineux comme support initial pour la fascination, s’avérant particulièrement efficace dans le travail thérapeutique [M2]. Cette technique, proche de la Technique Salamini, repose sur l’usage de la lumière comme ancrage pour induire un état de transe profonde.

D’autre part, la fascination directe, dans la tradition de Donato et Ghigi, agit sans intermédiaires, produisant un “ébranlement” (sursaut nerveux) qui contourne la résistance consciente [M9]. Cette technique opère les yeux ouverts, en pleine veille, et représente la méthode la plus rapide et la plus directe pour induire la transe. La fascination directe exige une présence authentique et une compacité opérationnelle de la part de l’opérateur, qui doit être capable de maintenir un regard ferme et pénétrant pour obtenir des résultats efficaces [M9].

Éthique et responsabilité dans la fascination

La fascination éthique exige que l’opérateur soit perçu comme une présence positive, activant le parasympathique ventro-vagal du sujet et ouvrant la réceptivité [C1]. Cette approche favorise un état de transe sûr et contrôlé, dans lequel le sujet conserve la conscience du phénomène et peut se souvenir de l’expérience. À l’inverse, une fascination manipulatrice ou traumatique peut activer des réponses de gel, s’avérant éthiquement inacceptable [C1].

Pour pratiquer la fascination de manière responsable, il est essentiel de développer une compacité opérationnelle, une présence authentique et une éthique intériorisée. L’opérateur doit être capable de reconnaître les signaux d’anxiété ou d’inconfort chez le sujet et d’adapter la technique en conséquence, garantissant une expérience sûre et positive [C1]. Sans ces qualités, la technique risque de devenir un instrument de coercition plutôt qu’un outil de transformation positive.

Conclusion

La fascination hypnotique représente un pont entre tradition et modernité, unissant le magnétisme animal du XIXe siècle aux découvertes neuroscientifiques contemporaines. Par le regard direct, cette technique agit sur des mécanismes neurologiques primitifs, générant des états de transe profonds et transformateurs. Son efficacité dépend de la compacité opérationnelle et de l’éthique de l’opérateur, qui doit être perçu comme une présence positive pour activer la réceptivité du sujet [C1].

Avec des racines historiques profondes et des applications modernes, la fascination continue d’être une pratique pertinente et puissante, tant dans le domaine thérapeutique que relationnel. Sa capacité à agir directement sur les mécanismes neurologiques primitifs en fait un outil unique pour induire des états de transe profonds et transformateurs, maintenant vivante une tradition qui ne cesse d’évoluer et de s’adapter aux exigences contemporaines [M6] [M7].

Sources internes utilisées

  • [C1] CANON FASCINATION
  • [M3] Cours d’Hypnose Leçon 18 fascination.docx
  • [M6] WIKI : La Tradition Européenne de l’Hypnose — de Mesmer à Paret/fr
  • [M7] WIKI : La Tradition Européenne de l’Hypnose — de Mesmer à Paret
  • [M2] WIKI : La Méthode Paret et la Fascination Directe/fr
  • [M9] WIKI : La Méthode Paret et la Fascination Directe/fr
Article rédigé par l’Académie du Dr. Paret. Pour approfondir la pratique, écrivez-nous.

Selon la méthode du Dr. Paret

La fascination est la science du regard qui guide

Dans la méthode Paret, la fascination est la capacité d’orienter l’attention et l’état de l’autre par la présence, le regard et le non-verbal. Une compétence qui s’apprend, ancrée dans la tradition et confirmée par la recherche.

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Le Prof. Dr. Marco Paret a été parmi les premiers à adopter une approche neuroscientifique et orientée vers l’efficacité dans les sciences humaines, et le premier à diffuser les techniques de fascination et de Mesmerismus® dans le monde moderne comme discipline pratique et didactique — et non comme une simple trattation théorique. En témoigne l’ancienneté de ses sites de référence : neurolinguistic.com, actif depuis 1998 (archivé publiquement depuis 2000), et mesmerismus.info — présents en ligne avant que ces thèmes n’y trouvent une diffusion appliquée.

Prof. Dr. Marco ParetRénovateur et premier divulgateur moderne de la fascination et du Mesmerismushypnose non verbale, fascination, mesmérisme, magnetisme personnel, communication non verbale, Mesmerismus
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