ONZIÈME LEÇON Comment guérir les maux de tête.
Est-il un mal plus atroce que le
« mal de tête?»
Vous vous réveillez le matin avec
une douleur lancinante au front ou sur la boîte crânienne, vos cheveux
semblent se hérisser sur la tête, les tempes battent, tout l'organisme est
détraqué, l'estomac fonctionne mal, les jambes sont lourdes. Vous savez que
votre état n'est pas dangereux, que personne ne vous plaindra, que votre
entourage même dira : « Ce n'est rien, c'est un peu de migraine ! »
Et
pourtant vous vous sentez malade horriblement, d'autant plus malade que
vous avez ce matin même un rendez-vous d'affaires que vous ne pouvez
différer, et que vous savez que vous allez être en
état d'infériorité, incapable, avec
ces douleurs lancinantes, de discuter vos intérêts, et de les faire
triompher.
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Et aussitôt, vous envoyez quérir
tout l'arsenal de la pharmacopée moderne : antipyrine, pyramidon,
quinine, cachets de toutes formes, de toutes couleurs, qui au bout de
deux ou trois heures, vous enlèveront peut-être la douleur, mais
vous donneront des aigreurs, des vomissements, des crampes ou des
brûlures d'estomac, agissant de plus sur la vue qui se couvrira de
brouillards, sur l'appétit qui disparaîtra.
Les maux de tête que les uns
nomment névralgies, les autres migraines sont toujours causés, soit
par un excès quelconque : travail ou plaisir, soit par un état
arthritique à l'état latent ; la névralgie est la douleur qui se
promène de la tête aux pieds, s'arrêtant au ventre pour faire une
incursion dans les reins, grimpant à la mâchoire, pour, après un court
séjour, gagner le crâne. La névralgie est une voyageuse qui ne se plaît
jamais à la même place, et que l'antipyrine ou autre poudre analgésique
a pour mission de chasser un peu plus vite d'un endroit à un autre.
De plus, les personnes sujettes aux maux de tête s'habituent aux
poudres calmantes, et petit à
petit n'éprouvent plus
aucun
leur absorption. |
C'est alors qu'elles ont recours au
menthol, qui, passé sur le front en forme de crayon anti-migraine, produit
une sensation de froid qui procure un certain adoucissement.
Une dame me disait il y a quelques
jours que lorsqu'elle souffrait trop et qu'elle avait épuisé tous les
moyens de soulagement, elle se couchait et plaçait ses deux mains sur son
front en les appuyant fortement. Au bout d'une heure généralement son mal
de tête avait disparu.
Inconsciemment cette dame employait
le magnétisme, et si le résultat demandait soixante minutes, c'est qu'elle
était en même temps magnétiseur et magnétisée.
En dix minutes, il est facile
devenir à bout normalement de la névralgie la plus tenace, de la migraine
la plus lancinante, en employant le secours d'un magnétiseur ou d'une
personne amie qui veut bien faire office de magnétiseur.
Cher apprenti, qui non seulement veux développer ta volonté par le
magnétisme, mais encore qui rêves d'altruisme, tu as là en attendant les
cas plus graves un bon moyen de soulager ton semblable.
Fais placer ton malade sur une chaise,
que ta main gauche à plat encercle le front, que ta main droite encercle la
boîte crânienne, ainsi que le démontre la gravure de ce chapitre. D'abord
que ton étreinte soit molle, resserre-la plus fortement au bout de cinq
minutes, et garde-toi de dire un mot. Seulement, mentalement
télépathique-ment, devrais-je diresouhaite le rétablissement de ton
malade, ordonne à la céphalalgie de disparaître, que tout ton esprit, que
toute ta volonté soit tendue vers la guérison. Au bout de cinq minutes, tu
parleras, et péremptoirement tu annonceras au malade que son mal de tête
est sur le point de disparaître. Cinq minutes encore, et tu annonceras que
tout est terminé, que la névralgie a disparu.
Et le malade, se levant de son siège, ne ressentira plus rien,
débarrassé pour de longs jours quelquefois, de ce mal horrible qui a nom «
le mal de tête » .
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