Brought to you by ISI-CNV


TROISIEME PARTIE THÉORIES, CONCLUSIONS, APPLICATIONS CHAPITRE PREMIER L'HYPOTHÈSE DE LA PERCEPTION EXALTÉE

Théorie de A.-S. Morin.— La lucidité et la transmission de pensée,

— L'action apparente de la volonté. — Le fluide n'existe pas.

— La phrénologie, la physiognomonie etla chiromancie. —Les signes extérieurs des pensées. — La pathognomonie. — L'expérience inconsciente. — Le D'Baumgartner et la physiognomonie pathologique. — Les signes des émotions. — La suggestion mentale réduite à l'appréciation des signes visibles. — Un cercle vicieux — La théorie de Morin perfectionnée. — Théorie de L. Figuier. — L'exaltation des sens et de l'intelligence.— La suggestion mentale réduite à l'action des sens. - Les barrières communes de la nature. — Les incrédules.

« La communication de pensées, — dit A.-S. Morin, dans son intéressante étude(*) — est une des facultés qu'on rencontre le plus souvent chez les lucides, et souvent même elle tient lieu de plusieurs autres genres de lucidité, qu'on se flatte de trouver, bien qu'ils n'existent pas réellement». « 11 y a bien peu de somnambules en état de découvrir votre pensée d'une manière suivie et de la formuler avec les expressions mêmes que vous.

(*) Du magnétisme et des sciences occultes. Paris, 1860, p. 185-188 et 283-289.

avez dans l'esprit. Le plus souvent, le somnambule saisit quelques fragments de vos pensées pendant que vous le chargez de découvrir, soit des choses éloignées, soit le passé ; et alors le lucide se figure avoir réellement vu ces choses, bien qu'il n'ait fait que les lire dans ! votre esprit. Si ensuite vous voulez qu'il lise dans votre pensée, vous aurez beau concentrer votre attention sur ce que vous voulez lui faire voir, vous n'y parviendrez pas. Ainsi, le lucide vousdérobe votre pensée à son insu et au vôtre, et quand vous lui proposez comme exercice de lire votre pensée, il en est incapable. Quant à ce dernier point, il y a quelques exceptions, notamment celle que rapporte M. Puel d'un cataleptique ; mais elles sont fort rares. » (Morin, qui écrivit en 1860, ne pouvait pas naturellement connaître les expériences récentes faites par la Société psychologique anglaise et autres). Et surtout qu'on n'aille pas se figurer que, muni d'un bon lucide, on pourra pénétrer à volonté le secret des pen- sées. Quand un lucide parvient à saisir quelques pensées, ce n'est qu'à l'égard des personnes avec lesquelles il est en rapport, et même cette faculté ainsi réduite est variable, intermittente, sujette à illusion, de sorte que le lucide croit la posséder quand il n'en jouit pas et se flatte de pénétrer votre pensée, bien qu'il n'ait rien découvert, et il donne comme une découverte les rêveries de son imagination. »

Morin n'indique pas les causes présumées de cette variabilité. Mais ces observations générales sont justes, à cette restriction près, qu'un somnambule bien conduit ne dira jamais voir ceci ou cela s'il ne voit rien. La vérification, du reste, n'en est pas bien difficile.

Morin réduit à la communication de pensées l'action apparente de la volonté. 11 n'admet ni fluide, ni une action physique quelconque, ni l'influence directe de la volonté sur les organes du sujet. Si ce dernier se laisse cataleptiser un membre, paralyser ou hyperesthésier un sens, c'est qu'après avoir deviné la pensée de son magnétiseur, il influence lui-même son propre corps.

Mais il rejette aussi une transmission réelle de la pensée. Elle n'est transmise que par des signes ordinaires.

Et pour légitimer cette divination, d'après les signes extérieurs de la pensée, il invoque tour à tour laphrénologie la physiognomonie et la chiromancie.

Pour la phrénologie, je ne comprends pas réellement ce qu'elle a à faire ici, vu qu'aucun phrénologisten'a soutenu encore, qu'en touchant sur la tête les organes correspondants, on puisse deviner les pensées, et que d'ailleurs les somnambules qui le font ne touchent pas les organes phrénologiques.

En ajoutant que la phrénologie elle-même n'est pas une science démontrée, on aura tout droit de l'éliminer.

Les mêmes remarques s'appliquent à la chiromancie.

Mais quant à la physiognomonie, ou plutôt à la pathognomonie (signes d'expression en général) le rapprochement est digne d'attention. Il n'est pas douteux que nos pensées, et plus encore nos sentiments et notre caractère en général, se reflètent sur notre visage, ce « miroir de l'âme ». « Parmi les indices, que peut ainsi offrir l'extérieur du corps humain, il en est qui frappent tous les regards; l'individu adonné à l'ivrognerie par exemple, ne porte-t-il pas sur sa face les stygmates honteux de ses habitudes? Il est d'autres signes qui, bien que moins apparents, n'en sont pas moins réels, et qui, pour êtreperçus, demandent une grande clairvoyance. Lavater était doué, à cet égard, d'une pénétration qu'on serait tenté de traiter de divination, et lisait couramment sur les visages comme dans un livre. Si les règles qu'il a posées n'ont pu constituer la science de la physiognomonie, ni servir à former des physionomistes aussi habiles que lui, les principes sur lesquels il a fondé son système n'en sont pas moins vrais, et les résultats auxquels il est parvenu prouvent qu'il ne s'agit pour compléter son œuvre, que de formuler la méthode qui le conduisait instinctivement avec une admirable certitude. »

Ici, je suis complètement d'accord avec Morin. La physiognomonie a une base positive qui tient à un déterminisme général, applicable aussi bien au développement des organismes, qu'à leurs caractères stables, et qui, dans l'espèce, peut se résumer dans ce principe : Rien n'est accidentel dans l'extérieur d'un organisme vivant. Il ne s'agit que de connaître les relations causales, qui y existent indubitablement. Mais nous sommes encore loin de ce but, et je crois même que, pour y arriver plus vite, il serait bon, au lieu de formuler les lois physiognomoniques, ce qui est encore prématuré, de continuer les études de pathognomonie, renouvelées avec tant d'autorité par Darwin.

L'expression des états plus ou moins passagers, des maladies, des douleurs, des émotions, de l'attention et de tendances volitives, se prête beaucoup plus aux recherches expérimentales, que l'expression des caractères dans les traits stables, qui longtemps encore ne pourra être jugée que par une sorte d'intuition, basée sur l'expérience inconsciente.

Mais il n'est pas moins certain, que ceux qui, dès leur enfance, ont pris l'habitude d'observer, peuvent parfaitement déchiffrer avec beaucoup d'approximation le caractère d'unhommedans sa physionomie. Pour lescontrastes nets il est même presque impossible de se tromper. Le somnambule pourrait donc posséder la même faculté et s'en servir pour la divination des sentiments, des tendances et des habitudes.

Voici encore un point qui mérite d'être signalé à l'égard de la devination desmaladies. Il existe un ouvrage, aujourd'hui très rare et oublié, unique dans son genre. Il est dû à un médecin distingué, professeur à l'université de Freiburg, le Dr K.-N. Baumgaertner et porte le titre Physiognomice pathoiogica, Krangen Physiognomik. Stuttgart et Leipzig, 1839. C'est un gros volume in-4° auquel appartient un atlas, contenant les types physiognomiques de toutes les maladies principales. Les figures, presque de grandeur naturelle, sont peintes à la main, et d'après nature, par des artistes excellents. Aussi rien de plus intéressant pour un médecin que cette cristallisation pour ainsi dire de signes pathologiques, qui vous permettent de distinguer à l'extérieur, par le visage, une maladie du cœur d'une maladie de l'utérus, par exemple, et qui prouvent, ainsi que tout se reflète sur la figure. Plusieurs médecins expérimentés ont cette facilité d'appréciation. Les somnambules pourraient la posséder jusqu'à un certain point, grâce à l'expérience inconsciente de toute la vie, qui, insensible à l'état de veille sous la pression d'actes conscients, pourrait se manifester dans l'isolement psychique du somnambulisme.

De même pour les signes des émotions; et Mon» aurait dû mentionner surtout les nuances de lavoix qui, même contre notre volonté, trahissent nos sentiments, et surtout nos approbations ou nos doutes. Là divination d'une pensée dépend quelquefois de ces signes minimes. « Le physique est l'expression du moral, dit Morin avec justesse; puis il conclut:

« Le lucide qui pénètre la pensée ne fait autre chose que le phrénologue, le physionomiste ou le chirognomiste ; seulement il voit une foule de signes matériels qui échappent à notre vue, et qui complètent les indications que nous donne l'examen du crâne, de la figuré ou des mains. Le lucide n'a donc que des moyens analogues aux nôtres, mais beaucoup plus étendus. Tout consiste dans l'observation des organes. Il ne peut ni nous rendre compte, ni se rendre compte à lui-même de la valeur de chaque signe ; c'est une sorte de langue qu'il comprendinstinctivement sans en savoir les principes, et cela ne doit pas nous étonner, car chacun de nous connaît les premiers éléments de cette langue sans les âvoirappris etsansmême pouvoir en formuler les règles... "\ Que, dans une réunion, quelqu'un vienne à parler d'un sujet, de nature à blesser un des assistants, que celui-ci laisse voir sur sa physionomie les sentiments dont il est animé, chacun en sera frappé et affirmera par exemple qu'il y a dépit, colère, soif de vengeance, haine contenue par la crainte, etc. Mais demander aux spectateurs quels sont les signes matériels qui leur ont révélé tant de choses; la plupart vous répondront qu'ils n'en savent rien, mais qu'ils sont sûrs de leur jugement, et que les sentiments dont il s'agit, ont été manifestés de manière à ne pas s'y méprendre. De même le somnambule, qui lit la pensée d'autrui, ne peut dire comment elle devient apparente pour lui; tout ce qu'il sait, c'est qu'il la voit. »

En résumé, comme le dit Morin lui-même « la question se trouve ramenée à celle de la manière dont les somnambules voient les. objets matériels ».

Eh bien 1 c'est précisément là le côté faible de la théorie.

D'abord, il n'est pas juste d'oublier les sensations auditiveset olfactives; ensuite, comme le somnambule a les yeux fermés, ou au moins ne s'en sert pas pour deviner la pensée, la théorie de Morin ne fait que ramener une question incompréhensible à une autre qui ne l'est pas moins. « Comment les somnambules voient les objets matériels?... » Mais c'est là une autre question! Quanta nous, nous ne voulons même pas l'aborder; on serait cependant tenté de croire que Morin, qui, pour expliquer la communication de pensée, la ramène à la vuesomnambulique, saurait nous expliquer cette dernière. Mais non ! il rejette toutes les hypothèses connues et « avoue son ignorance » (n° 271).

Nous voilà donc ramenés au point de départ.

Ajoutons que la théorie de Morin (tout en pouvant être appliquée dans certains cas 'particuliers) n'explique pas les expériences dans lesquelles le sujet tourne le dos à l'opérateur, a les yeux bandés et a fortiori elle n'explique pas une transmission quelconque à distance.

M. L. Figuier(*) a élargi cette théorie, tout en admettant le même principe :

(*)Hist. du Merveilleux, t. III, 3 édit. Paris, 1881, p. 408-411.

Suivantlui toutsexpliqueparuneexaltation exceptionnelle des sens et de l'intelligence dans l'état du sommeil. Le somnambule n'a d'autres sensations que celles de nos sens; mais sa perception étant exaltée, il perçoit les moindres signes volontaires ou involontaires provenant du magnétiseur et, par leur intermédiaire, devine sa pensée. « L'exaltation passagère des sens du somnambule magnétique, dit-il, expliquerait, selon nous, le phénomène, auquel les magnétiseurs ont donné le nom de suggestion ou de pénétration de la pensée. Quand un magnétiseur déclare que son somnambule va obéir à un ordre exprimé mentalement par lui, et quand le somnambule, ce qui est d'ailleurs assez rare, accomplit ce tour de force, il n'est pas impossible de rendre compte de cet apparent miracle, qui, s'il était réel, renverserait toutes lesnotions de la physiologie et, on peut le dire, les lois connues de la nature vivante. Dans ce cas, un bruit, un son, un geste, un signe quelconque, une impression inappréciable à tout le reste des assistants, a suffi au somnambule, vu l'état extraordinaire de tension de ses principaux sens, pour lui faire comprendre, sans aucun moyen surnaturel, la pensée que le magnétiseur veut lui communiquer. Ainsi, pas plus dans ce cas que dans les autres, l'individu magnétisé n'a le privilège de rompre les barrières communes, que la nature a imposées à l'exercice de nos facultés. »

Parfaitement, ad id sufficit natura quodposcit, comme disait Sénèque. Mais depuis les temps de ce stoïcien, « les barrières communes de la nature », sans être rompues, ont reculé joliment, et puis, s'il y a une théorie qui pourrait empêcher le développement de toutes les notions de la physiologie moderne, c'est assurément celle des barrières infranchissables, si elle avait été admise avant la découverte de ces notions. Peut-on savoir au juste où se trouvent ces barrières? Une plaque métallique, par exemple, peut-elle, oui ou non, parler comme un homme? M. Bouillaud, qui n'était pas le premier venu, disaitque non ; que ce serait renverser toutes les notions de physiologie, que d'admettre un fait pareil. Il le disait devant le phonographe d'Edison en pleine Académie, et il a saisi à la gorge le malheureux interprète du célèbre inventeur américain, l'accusant de ventriloquie...

Enfin, pourquoi et de quelle façon la suggestion mentale devrait-elle renverser toutes les notions de la physiologie?...

Pas toutes en tout cas! J'espère que la théorie de la digestion par exemple, peut bien rester tranquille.

La théorie de la circulation, également ; comme celles de la respiration, de la reproduction, etc.

Il n'y a que la théorie de la perception qui est en jeu. Mais, est-ce que l'existence d'une transmission subtile quelconque peut détruire les faits et les lois d'une transmission grossière et palpable? La découverte du télé- graphe électrique a-t-elle renversé les chemins de fer?

Non, il ne faut pas abuser de ce précepte, fort sage d'ailleurs, qui reconnaît certaines bornes naturelles à toute science. Ne soyons pas plus naturalistes que la nature elle-même, laissons-lui l'initiative de l'opposition.

En somme, la théorie de Morin et de Figuier, qui pourtant admettent les faits de suggestion mentale, ne rend pas compte de leur ensemble, et serait difficilement applicable à descas d'une transmission nette quelconque, dont plusieurs sont cités par ces auteurs. Mais il ne faut pas contester non plus qu'elle puisse être utilement développée, pour servir à, l'interprétation d'un grand nombre de cas mixtes, où la perception normale exaltée s'adjoint à une transmission vraie. Il faut, en outre, lui reconnaître cet avantage qu'elle s'inspire d'un principe éminemment scientifique, celui de ramener l'inconnu au connu, autant que possible. Je crois seulement qu'elle l'applique mal.

En tout cas, c'est une hypothèse évasive. Elle tourne la difficulté au lieu de l'envisager de front.

Passons donc aux théories qui admettent le phénomène franchement.



Back to Index



Copyright and Digital Rights 2007 - ISI-CNV
Titre Originel: Book Title : De la suggestion mentale

Ces livres vous sont proposés dans le cadre d'un projet culturel.
Nous voulons porter l'attention sur les thèmes de la vraie tradition  magnétique et fascinative originelle dans laquelle nous avons été initiés.

Il s'agit de techniques puissantes, aux effets beaucoup de fois extraordinaires, ayant leurs bases dans des concepts energétiques. (elles sont l'équivalent en occident de tradition millénaires basés sur l'énergie paragonables la tradition de la kundalini).

Ce sont des techniques aussi utiles dans la vie pratique: elles peuvent etre utiles dans la thérapie, dans les situations personnelles (magnétisme personnel), dans les rélations et dans beaucoup d'autres situations.

Il s'agit ici de pratiques connectées à une école très ancienne (millenaire, étant déjà présente chez les Romains).
Ces techniques très puissantes jusqu'à maintenant n'ont jamais été revélées en entier par écrit.

Les livres contiennent seulement une partie de l'enseignement original mais peuvent etre utiles pour rentrer dans l'esprit.

Dr. Paret et un amis ont été initiés dans la tradition originelle par l'un des dernier pratiquant, un des très rares fascinateurs magnétiques encore vivant, qui vivait en retrait, et ne voulait pas que ce trésor de connaissance se perdait.

Pour acceder aux systhème complet il leur à fallu quinze ans d'attente.

En plus nous avons recherché longtemps toutes les personnes soi-disant magnetistes, hypnotiseurs et fascinateurs et nous en avons extraits les mèthodes d'une façon comparative.

C'est pour ça que nous pouvons dire qu'il s'agit de quelque chose de nouveau.

Le systhème complet est constitué par nombreux exercices physiques (une espèce de gymnastyque energètique) et mentaux.

Ces exercises sont aussi très regeneratif pour la personne.
Ils augmentent son impact, son influence personnelle et beaucoup d'autres qualités.
A ce modèle se connecte un modèle très comprehensif de l'homme.

Nous vous proposons ces techniques dans une formation pratique à la quelle nous avons donné le nom de Mesmerismus®, bien que nos techniques soient derivés d'une tradition bien plus anciennes que celle de Mesmer.
Elles s'appuient sur une ècole secrète et initiatique, que aussi Mesmer à connu mais lui aussi à en partie tenu cachée.

Il s'agit de techniques complétement naturelles.

Elles reveillent l'homme au soi mème naturel, ou il peut trouver le maximum de pouovoir, et peuvent en aider le dèvéloppement personnel et spirituel.

Elles sont des techniques très puissantes, qui ouvrent à nouvelles dimensions, soit spirituelles que pratiques.

Dans beaucoup de cas elles vont au delà des techniques plus modernes, soit comme simplicité que comme efficacité.
La connaissance de deux approches est conseillé. Nous mèmes, au début, nois avions recherché dans la modernité l'explication des résultats, pour nous rendre compte finallement qu'il s'agissait d'une technique à soi-meme.

Pour reinseignements sur nos prochains cours vous pouvez nous contacter à travers:
http://www.pnl-nlp.org/courses/contactus.php

Ce que nous venons d'étudier est la chose plus puissante par rapport aux techniques mentales. Nous avons obtenu d'innombrables résultats avec notre approche de recherche qui se base sur la recherche de la reproducibilité. Ce projet unique à la recherche d'anciennes traditions secrétes est en collaboration avec: le Consortium Académique euro-asiatique CAIRN, avec l'Association Française d'Etudes Metapsychiques (fondée en 1941) et avec:


Titolo di questa pagina:
Home page de notre site: http://www.neurolinguistic.com
Livres gratuits: http://www.pnl-nlp.org/dn/