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CHAPITRE III LA SUGGESTION MENTALE VRAIE

Mme m — à. — Un suicide empêché. — Apparence d'une action à distance. — Le magnétisme dans un accès de folie. —Les conditions d'une série d'expériences. — Transmission de la volonté. Première série. — Le sommeil normal et le sommeil magnétique. — Deuxième série. — Une expérience interrompue. — Une plante hystérogène. — Quelques phénomènes difficiles à expliquer. — Transmission involontaire de l'état mental. — Communauté des sensations. — Le monoîdéismo. — Comment la volonté se transmet. — Le rapport. — L'action catalytique.

— Nouvelles expériences. — Les phases hypnotiques naturelles.

— Une lutte mentale. — Le souvenir et la suggestion. — Nouvelles expériences. — Les corps « étrangers ». — La sensibilité élective. — Le délire somnambulique. — Un autre moi. — Les objets et les personnes « magnétisés ». — Encore une transmission de sensations. — Les conditions de la suggestion mentale. — Le monoîdéisme naissant.

Je donnais mes soins à une dame atteinte d'hysléroépilepsie, et dont la maladie, déjà ancienne, fut agravée par des accès de manie du suicide.

Mme M — a, âgée de 27 ans, forte et bien constituée, apparence d'une santé parfaite. (Exp.hyp: insensibilité et contracture presque instantanée du bras entier.) Attaques convulsives de la grande hystérie, datant presque de l'enfance. Influences héréditaires très fortes. Depuis quelque temps, outre les attaques classiques à plusieurs périodes, accès de folie avec congestions des lobes antérieurs et anémie des lobes postérieurs ; évanouissement nerveux paralytique et accès épileptiformes de courte durée. Contractures et amblyopie passagères, plus fortes du côté gauche. Un seul point hystérogène au-dessous de la clavicule gauche. Un point délirogène à l'occiput droit correspondant à la fosse occipitale supérieure. Pas d'anesthésie. La pression ovarienne arrête l'attaque momentanément. Sensible à l'étain, mais aussi à d'autres métaux, à des degrés différents et inconstants. Tempérament actif et gai uni à une extrême sensibilité morale, intérieure, c'est-à-dire sans signes extérieurs. Caractère véridique par excellence, bonté profonde, tendance au sacrifice. Intelligence remarquable, plusieurs talents, sens de l'observation. Par moment manque de volonté, indécision pénible, puis une fermeté exceptionnelle. La moindre fatigue morale, une impression inattendue de peu d'importance, aussi bien agréable que pénible, se répercute sur les vaso-moteurs, quoique lentement et insensiblement, et amène une attaque, un accès ou un évanouissement nerveux.

Un jour, ou plutôt une nuit, son attaque étant terminée (y compris la phase du délire), la malade s'endort tranquillement. Subitement réveillée, et nous voyant toujours auprès d'elle, son amie et moi, elle nous prie de nous en aller, de ne pas nous fatiguer pour elle inutilement. Elle insiste tellement que, pour éviter une crise nerveuse, nous partons. Je descends lentement l'escalier (elle demeurait au troisième) et je m'arrête plusieurs fois en prêtant l'oreille, troublé par un mauvais pressentiment (elle s'était blessée plusieurs fois quelques jours auparavant). Déjà dans la cour, je m'arrête encore une fois, en réfléchissant si je dois partir ou non. Tout à coup, la fenêtre s'ouvre avec fracas, et j'aperçois le corps de la malade se pencher au dehors dans un mouvement rapide. Je me précipite vers le point où elle pouvait tomber, et machinalement, sans y attacher aucune importance, je concentre ma volonté dans le but de s'opposer à la chute. C'était insensé, et je ne faisais qu'imiter les joueurs de billard qui,- prévoyant un carambolage, essayent d'arrêter la bille par des gestes et des paroles.

Cependant, la malade, déjà penchée, s'arrête et recule lentement par saccades.

La même manœuvre recommence cinq fois de suite, et enfin la malade, comme fatiguée, reste immobile, le dos appuyé contre le cadre de la fenêtre, toujours ouverte.

Elle ne pouvait pas me voir, j'étais dans l'ombre et il faisait nuit. En ce moment, MneX..., l'amie de la malade, accourt et l'attrape par les bras. Je les entends se débattre et je monte vite l'escalier pour venir à son secours. Je trouve la malade dans un accèsde folie. Elle ne nous reconnaît pas; elle nous prend pour des brigands. Je ne réussis à la détacher de la fenêtre qu'en appliquant la pression ovarienne qui la fait tomber à genoux. A plusieurs reprises, elle essaye de me mordre, et ce n'est qu'avec grandpeine que je réussis enfin à la remettre dans son lit. En continuant d'une main la pression ovarienne, je provoque la contracture des bras et je l'endors enfin.

Une fois en somnambulisme, son premier mot fut :

— Merci et pardon.

Alors elle me raconta qu'elle voulait absolument se jeter par la fenêtre, mais que chaque fois, elle se sentit « soulevée par en bas ».

— Gomment cela ?

— Je ne sais pas...

— Vous doutiez-vous de ma présence?

— Non, c'est précisément parce que je vous croyais parti que je voulais accomplir mon dessein. Cependant, il m'a semblé par moments que vous étiez à côté ou derrière moi, et que vous ne vouliez pas que je tombasse.

Cette expérience, ou plutôt cet accident, ne suffisait pas évidemment pour prouver une action à distance. Mais il m'a suggéré l'idée d'une étude nouvelle de la question. Puisqu'il y avait une apparence d'action, rien n'était plus simple que de la soumettre à un examen expérimental. Mais pour rester dans des conditions nettes, je n'ai soufflé mot à personne de mes projets, et j'ai même résolu d'attendre quelques jours pour bien préparer l'expérience.

J'avais l'habitude d'endormir la malade tous les deux jours et de la laisser dans un sommeil profond (l'état aïdéique) pendant que je prenais mes notes. Je pouvais être certain, d'après une expérience de deux mois, qu'elle ne bougerait pas, avant que je m'approche d'elle, pour provoquer le somnambulisme proprement dit. Mais ce jour-là, après avoir pris quelques notes et sans changer d'attitude (je me tenais à plusieurs mètres de la malade, en dehors de son champ visuel, mon cahier sur les genoux et la tête appuyée sur la main gauche), je feignis d'écrire, en faisant crier la plume comme tout à l'heure, mais intérieurement, je concentrais ma volonté sur un ordre donné (*).

(*) La plupart de ces expériences ont été communiquées à la Société de Psychologie physiologique, le 25 janvier 1886. Quelques-unes ont été publiées dans la Revue philosophique, au mois d'août 188G.

Le 2 décembre,

\) Lever la main droite.

(Je regarde la malade à travers les doigts de ma main gauche appuyée sur le front.)

1 minute: action nulle.

2 min. : une agitation dans la main droite.

3 min. : agitation augmente, la malade fronce les sourcils et lève la main droite.

J'avoue que cette expérience m'émut plus qu'aucune autre. Je recommence :

2) Se lever et venir à moi.

Je la reconduis à sa place sans rien dire.

3) Retirer le bracelet de la main gauche et me le passer,

Je touche son bras droit et probablement je le pousse un peu dans la direction de son bras gauche, en concentrant ma pensée sur l'ordre donné.

4) Se lever, approcher le fauteuil de la table et s'asseoir à côté de nous.

J'arrête sa main qui faisait fausse route.

5) Donner la main gauche.

(Reste assise !) (Donne la gauche i)

(Donne la gauche !) (Pas celle-ci ! l'autre!)(*)

Elle fronce les sourcils, s'agite, se lève lentement et avec difficulté, vient à moi la main tendue.

Action nulle.

Elle étend sa main gauche,

se lève et se dirige vers

M***, puis vers le piano.

Elle s'assied épuisée. Elle retire son bracelet

(semble réfléchir). Elle me le donne.

Elle fronce les sourcils, se lève et marche vers moi.

« Je dois encore faire quelque chose », dit-elle.

Elle cherche... touche le tabouret, déplace un verre de thé.

Elle recule, prend le fauteuil, le pousse vers la table, avec un sourire de satisfaction et s'assied en tombant de fatigue :

<< On me dit d'apporter, et on ne me dit pas quoi... pourquoi pavle-t-on si indistinctement?.. »

Elle s'agite.

Donne la main droite.

Essaye de se lever.

Elle se rassied.

Agite la main gauche, mais ne me la donne pas.

Se lève et passe sur le canapé.

Elle donne la main droite.

Elle donne la main gauche.

(*) Tous ces ordres ont été faits mentalement et sans gestes. Aucun mot n'a été prononcé.

Il est à remarquer que la malade se trompe souvent de côté, même à l'état de veille.

Pendant cette dernière expérience, le somnambulisme actif s'est déclaré, elle cause avec nous en plaisantant. Elle ne m'obéit plus. «Je vais dormir maintenant », dit-elle.

Elle s'endort.

Quelques traces d'une attaque dans le sommeil, enfin elle parait se réveiller.

— J'ai un tic-tac dans la tête qui ne me laisse pas dormir. Je ne veux plus dormir ; asseyez-vous auprès de moi.

— Etes-vous toujours en somnambulisme?

— Oui. (Cette malade avait le sens assez rare de se rendre compte de chaque phase de son état avec une exactitude étonnante. Je feignais souvent de ne pas reconnaître son état, pour qu'elle me le décrivit elle-même.)

— Et si vous vous endormez dans cet état, est-ce la même chose qu'à l'état de veille ?

— Oh non ! car maintenant ce sont les jambes et le corps qui s'endorment les premiers et ensuite la tête, qui, de son côté, se réveille la première, de sorte que je peux bien savoir si j'ai bien dormi ou non, tandis qu'en m'endormant à l'état de veille, je m'endors de la tête et je ne sais plus rien. Et puis, quand je cause, étant magnétisée, je me repose tout de même, et je peux causer ainsi toute la nuit, tandis que si je causais à l'état de veille, j'aurais la tête fatiguée et somnolente.

Le 3 décembre.

MmeM... est endormie par le regard et retombe dans un sommeil très profond (aïdéie paralytique).

6) Réponds, si tu m'entends! Action nulle.

Je pose la même question de vive voix. Elle n'entend pas. Un moment après, elle s'agite un peu.

— Vous ne n'avez pas entendu tout à l'heure? — Non. —Pourquoi? — Parce que mon sommeil était trop profond. — Y aura-t-il une attaque ce soir ? — Non.

Je laisse donc la malade à elle-même et quelques minutes après, je recommence les expériences.

7) Donne-moi la main droite! (Donne la main !) (N'importe laquelle!)

Froncement des sourcils. Elle donne la main gauche.

Si je lui parle en ce moment en la touchant, elle me répond; si je lui parle sans la toucher, elle n'entend que des sons incompréhensibles.

Je lui dis que je suis obligé de m'absenter pour un quart d'heure, mais une fois dehors, j'essaye de l'appeler mentalement.

8) Viens à moi !

Froncement des sourcils. Une agitation générale.

En ce moment l'expérience est interrompue par un accident curieux. L'action à distance provoque chez elle une hypéresthésie générale et dans cet état « elle se sent incommodée par quelque chose à sa droite » une odeur insupportable l'épouvante », un « bruit imaginaire provoqué par l'irritation et la congestion cérébrale l'empêche de m'entendre ». Il m'a semblé, dit-elle, que je devais me lever et circuler: mais cette atmosphère horrible m'étouffait. « Cela m'empêchait... cela ne vous aime pas, mais cela a honte de l'avouer ».

— Qu'est-ce donc? — Je ne sais pas, mais délivrez-moi de cela...

Elle fait des gestes répulsifs à droite.

Mais nous ne voyons rien d'extraordinaire dans celte direction.

Enfin je remarque que, sur le guéridon des fleurs, se trouve une plante nouvelle. Je l'enlève.

— Ah! enfin, dit la malade, merci, j'ai failli avoir une attaque.

Cette plante a été apportée le jour même par une de ses amies qu'elle aime beaucoup à l'état normal, mais qu'elle ne peut pas supporter en somnambulisme, même à une distance de plusieurs mètres. Je le savais déjà, car j'ai assisté à une attaque épouvantable provoquée uniquement par la présence de cette personne, mais je ne pouvais pas m'imaginer qu'un objet lui ayant appartenu aurait la même influence. J'ai cru d'abord à l'action de l'odeur de cette plante, mais elle n'en avait guère. Alorsj'ai fait plusieurs expériences avec des objets provenant de cette personne et mêlés aux autres. Je plaçai par exemple à côté de la malade, mais assez loin, sur le canapé, un rouleau de musique apporté par cette même personne. Dès qu'elle l'eût effleuré de sa main, en faisant un geste, elle s'en éloigna vivement en demandant qu'est-ce qui lui faisait tant de mal. De même pour tous les autres objets. Elle n'a jamais deviné ce que c'était, mais elle ressentait toujours une influence antipathique. Même une carte, provenant de cette personne et mêlée à plusieurs autres, fut rejetée comme « désagréable ».

Je dois ajouter que cette jeune personne aimait beaucoup Mme M... et qu'elle était jalouse de l'influence que j'exerçais sur mon sujet.

Le 8 décembre.

8) Un essai dans l'état de somnambulisme actif gai.

Action nulle.

(Elle est à moitié réveillée.)

« Où est-elle Marie?»

— Elle doit faire un travail ennuyeux.. Je crois qu'elle ne pense à rien, car je ne la sens pas. (Notre malade, en s'éveillant, passe momentanément par un état monoïdéique transitoire, et alors elle sent toujours bien l'état mental des personnes qui l'entourent. Elle dit : « Pourquoi avez-vous plus de confiance aujourd'hui? Pourquoi est-elle si inquiète — ou contente? » etc. Une fois réveillée complètement elle n'a plus cette sensation.)

En voulant m'asseoir derrière la table, je faillis tomber, à cause de la chaise qui était plus basse que je m'y attendais. La malade pousse un cri. Je lui demande :

— Qu'ya-t-il?

— Il m'a semblé que quelque chose s'effondre sous moi. Si l'on me pince elle s'en plaint, sans cependant savoir que c'est moi qui souffre. Je l'informe que je désire lui poser quelques questions.— «Alors, endormez-moi un peu plus », dit-elle. Je fais quelques passes devant ses yeux. Elle est en ce moment dans le somnambulisme passif, c'est-à-dire qu'elle répond facilement et largement à toutes les questions posées par moi (et seulement par moi), mais ne parle pas d'elle-même.

— Pouvez-vous me dire àquel degré du sommeil vous subissez l'action de mes pensées ?

— Quand les membres dorment d'un sommeil très profond (pour la malade chaque partie du corps peut être endormie ou réveillée séparément) et quand je ne puis penser par moi-même.

— Mais alors, si je vous ordonne de vous lever, vous ne pourrez pas le faire ?

— Toute seule, non, mais si vous le voulez fortement quelque chose va me soulever.

— Savez-vous par avance ce que j'exige de vous?

— Non, mais ça me pousse, aussi j'aime mieux quand vous divisez votre pensée... je ne peux pas la saisir tout entière; je n'entends pas les mots, je crois que vous pourriez penser dans n'importe quelle langue, je sens seulement une impulsion qui m'envahit et. finit par me dominer.

(En ce moment, je donne quelques explications à Mme Marie.)

— Avez-vous entendu ce que je viens de dire?

— Je vous ai entendu parler, mais je n'ai rien saisi, car vous n'avez pas eu l'intention d'être entendu par moi.

— Si je ne vous adresse pas la parole que faites-vous mentalement. Pensez-vous à quelque chose?

— Lorsque je dors légèrement comme à présent, je peux bien penser, si vous êtesprès de moi — mais si vous vous éloignez, il se fait un revirement dans ma tête, comme si vous me laissiez dans une chambre obscure.

— Et si je vous endormais plus fort ?

—Alors je ne saurais plus rien, et si vous me quittiez, je resterais comme cela, sans en souffrir.

— Quel est donc l'état dans lequel, d'après votre avis, l'action de la pensée est la plus facile ?

— Il faut pour cela que le sommeil soit très fort, mais que je vous entende tout de même.

A vrai dire, je vous entends toujours, ou au moins je le crois (évidemment la somnambule ne pouvait pas savoir si elle m'entendait dans l'état complet d'aïdéisme), seulement quelquefois je n'entends que des mots détachés, par exemple : vous me posez la question : « M'entendez-vous en ce moment »? Et je n'entends moi, que : « entendez... moment », ou bien encore j'entends tous les mots, mais chaque mot isolé, de sorte que, quand vous êtes au bout d'une phrase, j'en ai déjà oublié le commencement. Les premiers mots se sont enfuis (monoïdéisme). Et puisaussi, quelquefois je vous entends et vous comprends bien, mais je n'ai pas la force de répondre.

— Et dans l'état où vous êtes en ce moment, pourriez-vous saisir ma pensée ?

— Non. (Expérience) :

Réveillez-vous ! Action nulle.

Mais, quelques minutes après, elle me dit d'elle-même : « Réveillez-moi — et alors j'ai pu la réveiller à distance. (Une simple assertion ne lui a jamais suffi pour le réveil.)

Le 7 décembre

La malade est dans l'état d!aïdéie en partie tétanique (les bras contractures, les jambes un peu raides).

Se lever, aller au piano,pren-dre une boite d'allumettes, me les apporter, allumer l'une d'elles, retourner à sa place.

(Va au piano !)

(Retourne I) (Encore en arrière !) Je l'arrête par la main.

(Plus bas!) (Plus bas!) (Prends la boîte!)

(Prends la boîte!)

(Viens à moi!) (Allume !)

(Allume!) (Allume!) (Retourne à ta place!)

11) Rapprocher la main droite

dé mes lèvres. (Lève-la !) (Lève-la!) (Donne à embrasser !)

(C'est pas çà ! à ma bouche !) (Aux lèvres!)

Elle se lève avec difficulté.

S'approche de moi.

Elle va au piano.

Mais passe devant.

Elle revient.

Elle s'avance vers la porte.

Elle revient au piano.

Cherche trop haut.

= 0.

Sa main s'abaisse.

Elle touche la boîte, puis recule.

Elle la touche de nouveau et la prend.

Elle vient à moi.

Elle veut me passer la boîte.

Elle retire une allumette.

Elle l'allume.

Elle retourne à sa place.

Sa main droite s'agite.

Elle lève la main.

Elle rapproche sa main droite

de son visage — retire sa

cravate. Elle rapproche sa main droite

de ma tête. Elle l'approche de mes lèvres.

Le 9 décembre

La malade dort bien ; l'état aïdéique avec tendance aux contractures.

12) Se coucher sur le côté droit

Je supprime la contracture à l'aide d'un léger massage. Je tiens sa main, et à un moment donné j'essaye mentalement de

= 0.

Elle se soulève et s'arrête contracturée de tout le corps, peut-être sous l'influence du regard, car je la regardais fixement.

4 3) Provoquer la contracture dans le bras gauche,

Le bras gauche seraiditpres~ que instantanément.

14) Couche-toi!

Action nulle.

En ce moment, il y a une hyperacousie, le moindre bruit l'irrite, puis elle retombe de nouveau dans l'immobilité générale.

— Je n'entends pas bien vos pensées, dit-elle subitement, parce que je dors ou de trop, ou pas assez.

L'ouverture de l'œil gauche provoque la catalepsie dans le bras droit, puis dans les deux.

L'ouverture de l'œil droit ne provoque rien du tout.

15) Se gratter les joues. Action nulle.

En ce moment, une allumette allumée vivement devant un œil ouvert exprès, ne provoque aucun réflexe. La contraction de la pupille même n'est pas aussi sensible que d'habitude, tandis que tout à l'heure, la contraction a été presque normale et la malade disait voir « un peu de clarté ». Maintenant elle affirme ne rien voir. Je la réveille, elle paraît assez bien, mais peu à peu une attaque se déclare. Je l'arrête en magnétisant dé nouveau.

Le 44 décembre (Expériences en présence de M. l'ingénieur Sosnowski.)

La malade se porte bien. Je l'endors en deux minutes et démontre les trois états principaux :

1° L'aïdéie (sans pensée, sommeil le plus profond) ;

2° La morioïdéie (une seule idée possible) ;

3° La polyïdéie (somnambulisme proprement dit).

Puis, à l'aide de quelques passes devant les yeux, j'approfondis le sommeil jusqu'au degré transitoire entre l'aïdéie et le monoïdéisme. En ce moment, elle m'entend même sans attouchement, mais elle reste tout à fait paralysée et insensible.

i 6) Viens à moi !

Je change de position et je

me cache aussi loin que

possible.

Elle se lève et vient directement à moi.

17) Donne la main à M. S,.. (L'expérience proposée par M. S...)

Elle étend la main droite et la donne à M. S...

En ce moment l'ouverture des yeux ne provoque pas la catalepsie.

L'attouchement de M. S..., comme de toute autre personne étrangère lui est très désagréable. Elle ne permet même pas de s'approcher d'elle, à moins d'un demi-mètre de distance. Elle a les yeux bandés. Mes mains provoquent toujours une attraction ; ayant les jambes contracturées et étant attirées par moi, elle tombe en arrière, puis se lève, également attirée à distance.....

Le 18 décembre

18) Un essai dans l'état de somnambulisme actif, avant l'accès.

Action nulle.

Quelques minutes après, l'accès éclate. Alors, je l'endort fortement, pour toute la nuit.

Elle se réveille tout à fait bien le lendemain.

Le 27 décembre

En endormant la malade je prolonge lespassesplus longtemps que d'habitude, car sans les passes elle s'endormait difficilement. Le sommeil devient très profond. Elle ne m'entend plus du tout. Le pouls est faible et inégal, 80 pulsations. La respiration courte, intermittente. Je la calme par l'imposition de la main sur le creux de l'estomac.

49) Aller à table prendre un gâteau et me le passer.

(Voyant que le sommeil est trop profond je << réveille » les bras et les oreilles, elle m'entend alors sans que je la touche).

Je l'arrête.

(Etends le bras!)

» » (Plus bas!) » »

(Prends et donne 1)

= 0.

Elle se lève,

Vient à moi.

Reste hésitante au milieu de

la chambre. Elle s'approche de la table, = 0.

Elle étend le bras. Elle cherche à côté. Elle touche les gâteaux et

tressaille. Elle prend un gâteau et me le

donne.

Elle est visiblement fatiguée; ses paupières clignotent.

— Pourquoi avez-vous pris un gâteau et pas autre chose?

— Parce que tous les autres objets étaient étrangers — tandis que les gâteaux m'ont paru bien connus. Mais je ne savais pas que c'était des gâteaux ; je sentais seulement que c'était quelque chose de moins repoussant que les autres objets étrangers... Je ne dormais pas assez (somnambulisme actif), il ne faut pas me réveiller les oreilles.

Quelques minutes après a eu lieu une expérience d'autant plus curieuse qu'elle fût tout à fait imprévue. J'étais absorbé dans une pensée personnelle qui m'inquiétait dans la journée. Malgré son caractère intime je suis obligé de la dévoiler ici, pour qu'on puisse comprendre l'expérience.

Le traitement de Mme M..., absorbant mon temps, me fit négliger plusieurs affaires, de sorte que ce jour-ci j'étais fort embarrassé pour une question d'argent. Le traitement était gratuit et je ne voulais pas que Mme M... se doutât en quoi que ce soit de mon embarras. Ne pouvant pas la quitter à cause de la gravité de son état (il y avait toujours des accès de manie de suicide), ma pensée revenait tout le temps à cette affaire.

Je cause avec la malade en plaisantant, mais probablement ma voix trahit l'inquiétude et à un moment donné, je vois qu'elle devine mes pensées. Elle s'arrête dans la conversation et devient pensive. Une longue observation me permet de deviner à mon tour l'idée qui 1a préoccupe.

Après avoir réfléchi, elle se dit intérieurement : Il est embarrassé, il faut lui venir en aide, mais si on me réveille j'oublierai tout... Comment faire ?...

Elle cherche et trouve le moyen. Elle s'ôte une bague du doigt (comme elle avait l'habitude de le faire quand elle voulait se rappeler de quelque chose) et son visage trahit l'intention forte de ne pas oublier la signification de cette manœuvre.

— II ne faut pas penser à cela, lui dis-je.

— Si, je le veux, vous ne m'en empêcherez pas... et elle simule l'indifférence pour m'échapper.

Quelques minutes après, en tenant sa main, je lui ordonne mentalement d'oublier son projet. Ace moment même elle retire vivement la main.

— Ne me touchez pas, car je sens que ma pensée s'en va!

— Elle s'en ira sans cela. Je fais quelques passes pour approfondir le sommeil.

— Ne m'ôtez pas cela de la tête ! Oh que vous êtes sans pitié... Qu'est-ce que je pensais tout à l'heure?... je voulais me rappeler de quelque chose... je ne sais plus rien.

Quelques minutes après, j'aperçois un nouveau travail intérieur sur son visage. Le sommeil est devenu moins profond, elle revient à son idée et essaye encore une fois d'esquiver mon influence, en demandant que je la réveille le plus lentement possible « pour éviter une attaque ».

Je la réveille tout doucement, en suggérant la gaîté au réveil.

Une fois remise, elle devient pensive, elle se frotte le front.

— Il me semble, dit-elle, que je devais me rappeler quelque chose... mais je ne sais quoi. (Elle examine sa bague à plusieurs reprises.) Non ! je ne me souviens de rien...

Elle est gaie et cause librement avec nous. Encore deux expériences à l'état de veille :

— 20) Qu'est-ce que je désire en ce moment?

— C'est vrai, vous désirez quelque chose...

Elle cherche autour d'elle, puis me regardant dans les yeux :

— Vous voulez un peu de vin pour votre thé. (C'était juste.)

—21) Et maintenant?(Je voulais qu'elle prenne un gâteau.)

— Non, je ne sais plus rien, je ne sens rien.

Le 28 décembre

Endormie le matin, elle retrouve son souvenir d'hier," et essaie encore une fois de le graver dans sa mémoire; elle trouve pour cela un nouveau moyen. Tout à coup, lorsque je ne m'y attendais pas, elle s'écrie en prononçant une phrase, qui ne pouvait pas être comprise par nous, mais qui, rappelée au réveil, devait lui susciter dans la pensée le projet conçu la veille ; puis, pour éviter une influence, elle se bouche les oreilles et se met à marmotter pour ne pas m'entendre.

22) Je lui ordonne mentalement d'oublier. Elle se croit victorieuse et demande à être réveillée lentement.

Je la réveille. On lui répète la phrase mnémotechnique.

— Qu'est-ce que cela veut dire? Je n'y comprends rien...

Et elle n'y pense plus.

Dans la soirée, un faible accès de délire se déclare... Elle a l'hallucination d'une personne morte. L'accès se termine par une contracture générale. Je supprime la contracture. Elle retombe sur les coussins et reste inerte.

23) Lève-toi et viens à moi!

Un peu d'agitation.

Elle dormait en ce moment d'un sommeil très profond (aïdéie paralytique). Elle ne m'entend pas sans attouchement,

24) Je veux que tu m'entendes !

Elle entend le « bruit » de ma voix, mais ne comprend pas.

25) Idem. J'excite un peu les oreilles par des mouvements des doigts qui provoquent habituellement une hyperacousie.

Même effet incomplet, je ne peux pas arriver à être compris.

Enfin, après plusieurs minutes, elle m'entendbien.

26) Faire entendre la voix de M ** qu'elle n'entend jamais d'elle-même. ( Expérience de Puységur.)

(Je touche la main de M *** qui parle.

= 0.

= 0.

Elle entend la voix, comme un chuchotement ou plutôt un bruit assez fort, mais incompréhensible.

Elle l'entend sans que je touche M**.

Elle n'entend rieu malgré l'attouchement.

Ces expériences ont été probablement gênées par l'état inconstant et pathologique de la malade. — (Quelques minutes après) :

27) Donne Vautre main ! (Je tiens sa main gauche).

Agitation dans la main droite qui est contracturée.

Elle se soulève un peu.

Elle dirige sa main droite vers moi, avec une grande difficulté, «carelle est raide».

Elle me la donne, puis retombe très fatiguée.

28) Demande ce que je veux! (sans attouchement).

— Qu'y-a-t-il? Que voulez-vous dire? (A. haute voix).

= 0.

— Hum...

— Quelque chose me poussait à faire une question... mais je no sais laquelle... j'ai déjà oublié... tout est embrouillé dans ma tête.

29) Ouvre les yeux et réveille toi!

= 0.

Elle remue la tête à droite et à gauche, puis le bras droit, mais ne se réveille pas.

Elle était en ce moment absorbée par une rêverie somnambulique qui diminuait la sensibilité. J'essaye de la réveiller par ordre verbal, mais je n'obtiens qu'une somnolence fatigante, et, au bout de plusieurs minutes, je suis obligé de recourir aux passes.

Le 31 décembre

La malade se trouve bien. Je provoque facilement les états voulus, je m'arrête à une phase intermédiaire entre la léthargie aïdéique et le monoïdéisme. Elle m'entend, mais moi seulement, et elle est incapable de répondre autrement que par des signes ou des mots détachés.

30) Lève-toi, va à ton frère et embrasse-le!

Elle se lève,

Elle s'avance vers moi, puis recule vers son frère.

Elle tâte l'air en cherchant sa tête.

S'arrête devant lui en hésitant.

Elle se rapproche lentement et l'embrasse sur le front, en tressaillant.

— Pourquoi tressaillez-vous ?

— Parce que c'est quelque chose à'étranger... (elle aime beaucoup son frère).

Il y a eu un accès très grave dans la soirée, elle s'est blessée plusieurs fois avec un couteau à la tempe. J'arrive à temps pour prévenir le suicide et je l'endors avec beaucoup de difficultés, sans qu'elle me reconnaisse.

Elle me demande pardon en somnambulisme, tout en se plaignant de ce que le couteau n'ait pas été assez tranchant.

L'état normal ne revient qu'après deux heures de sommeil. Les attaques hystéro-épileptiques ne se renouvellent plus, mais les accès de folie et les évanouissements sont encore fréquents.

Le 6 janvier

La malade reste sur le canapé et n'entend rien. Je sors tout doucement pour faire une expérience à distance.

31) Lève-toi et reste assise en attendant mon retour.

Elle fronce les sourcils, sa respiration devient haletante, mais elle ne bouge pas.

J'agissais à peine depuis une minute, quand on est venu me déranger.

Elle n'est pas très bien ; par conséquent, j'interromps les expériences pour m'occuper de son état.

Le 10 janvier

J'endors Mme M... par des passes à distance, c'est-à-dire sans la toucher. Puis, j'essaye de :

32) Provoquer te sommeil naturel profond dans le somnambulisme artificiel.

Quelques secondes après le commencement de l'action mentale, j'entends un ronflement, les lèvres s'ouvrent et restent ouvertes.

Quelques minutés après, cet état cesse. Je recommence :

33) Idem.

(Ouvre la bouche!)

Mêmes signes, moins l'ouverture de la bouche.

Elle ouvre la bouche et dort bien, en souillant.

34) Ferme la bouche!

Action nulle, probablement à cause de la profondeur du sommeil.

Elle dort bien toute la nuit.

Le 11 janvier

Etat de léthargie aïdéique (avec tendance aux contractures) :

35) Etends le bras droit !

Agitation dans le bras droit. Même phénomène sept fois de

suite. Un petit mouvement du bras

gauche. Le corps se soulève un peu. Retombe. Elle étend le bras droit.

En ce moment, elle m'entend, mais elle éprouve de la difficulté à me répondre.

Elle reconnaît un objet m'appartenant parmi quatre semblables, en le désignant comme le mieux connu. (Elle le voit pour la première fois, mais c'est ainsi qu'elle nomme toujours ce qui m'appartient, ce que j'ai touché, ou sur quoi j'ai concentré ma pensée.) Elle rejette un objet parmi cinq semblables : l'objet rejeté appartenait à M X..., dont la présence lui est insupportable. Trois doigts différents la touchent, elle reconnaît le mien, etc. Elle demande à boire, on lui approche un verre d'eau de ses lèvres, mais elle ne sent rien et demande toujours à boire ; si c'est moi qui tient le verre, elle le reconnaît tout de suite et boit avec plaisir. (Ce phénomène se répétait tous les jours.)

Le 14 janvier

Mme M... s'endort difficilement, mais d'un sommeil excessivement profond. Elle ne m'entend pas encore une demi-heure plus tard. Il n'y a pas de contracture. La tête n'est pas très chaude. Les membres ne sont pas froids. Le pouls est assez régulier, 80 pulsations. De temps en temps, quelques petits tremblements des doigts. L'hyperexcitabilité névro-musculaire n'existe pas. Les membres gardent l'attitude imprimée. Par conséquent, c'est un état d'aïdéie cataleptique.

36)Je veux que tu m'entendes !

Action nulle. Une minute après plusieurs évanouissements se déclarent.

A cause de l'état pathologique, on ne doit tirer aucune conclusion de cet échec dans l'état d'aïdéie cataleptique. Peu à peu, elle passe d'elle-même dans le délire somnambulique. Une heure après, agissant plus fort, j'obtiens un somnambulisme calme.

37) Dors bien toute la nuit!

Elle dort bien toute la nuit.

Elle se réveille tout à fait bien, sauf une amblyopie passagère.

Le 18 janvier

L'amélioration delà santé de Mme M... me permet dé faire quelques nouvelles expériences. Je l'endors comme d'habitude. Ensuite j'endors son frère, qui reste immobile dans un fauteuil au milieu de la chambre. Il est dans un état d'aïdéie paralytique légère, facile à dissiper, mais d'où il ne peut sortir par lui-même. Mmo M... reste sur le canapé au fond de la chambre, en somnambulisme passif. A l'aide de quelques passes, je rends le sommeil plus profond (un peu trop profond même) et je m'éloigne pour commencer les expériences.

38) Se lever et puis se mettre à genoux au milieu de la chambre.

Je la prends par la main. (Mets-toi à genoux!)

= 0.

Elle s'agite (elle a raconté qu'elle dormait très bien, lorsque quelque chose la réveilla).

Elle se levé et marche vers le milieu de la chambre où elle rencontre son frère endormi. Cette fois-ci, elle ne tressaille point, au contraire, elle le tâte avec une certaine satisfaction et un peu d'étonnement.

Puis, elle retourne sur le canapé et s'assied.

Après deux minutes d'hésitation, elle s'agenouille.

Elle raconte ensuite que c'est son frère endormi qui l'avait dépistée.

« Je ne savais que faire, je vous sentais là et là. Ça m'a troublé... Il y avait « un autre vous » au milieu de la chambre... »

— Gomment, un autre moi ?

— Quelque chose qui était vous.,. Je ne sais pas... mais ça m'a troublée...

Le 24 Janvier

Elle est endormie sur le fauteuil (aidéie, puis monoï-déisme).

39) Souffler une bougie sur le piano.

Elle se lève.

Se dirige vers moi, puisvers le piano.

Elle se tient si près de la bougie que je la souffle moi-même de peur que sa robe ne prenne feu.

(Donne la bougie!)

40) Donne la main gauche (Je la Liens par la main droite)

41) Viens à moi!

(Cette expérience a été faite avec beaucoup de précautions ; la somnambule ne savait pas que j'étais parti et j'agissais à distance de plusieurs mètres du fond du couloir.

Touche la musique en tâtant Retire la bobèche.

Retire la bougie et me l'apporte.

Elle lève la main gauche et me la donne,

Froncement des sourcils.

Elle se lève.

Etend le bras droit, s'avancet ouvre la porte et va directement dans le couloir, où je me précipite à ,sa rencontre.

Elle manifeste une satisfaction en rencontrant ma main, puis retourne lentement au salon.

J'ai fait ce soir encore deux expériences, pour vérifier l'action magnétique personnelle. J'ai déjà mentionné que chaque fois que la malade touchait un objet ou une personne « étrangère », c'est-à-dire en dehors de mon influence, il y avait un tressaillement et une répulsion instinctive. C'est ce que j'ai voulu vérifier. J'ai invité son frère à s'asseoir insensiblement non loin d'elle et un peu en arrière ; puis, en exerçant une action attractive sur un bras de la malade, je l'ai dirigé de façon,à toucher par hasard le bras de son frère. Il y eut un tressaillement répulsif, et cette expérience répétée a donné toujours le même résultat. Ensuite, j'ai endormi le frère à la même place, à l'insu du sujet, et j'ai recommencé l'attraction. Elle était forcée de toucher son frère plusieurs fois, mais la répulsion ne se manifesta plus.

Une autre expérience comparative a eu lieu pendant le sommeil normal.

Trois mains, de trois personnes différentes, ont été rapprochées à une distance de plusieurs centimètres de la tête du sujet. Une minute après,elle s'agita un peu, tendit sa main au-dessus de sa tête, en tâtonnant, repoussa les deux mains, et attira la mienne. Presque aussitôt, le sommeil naturel se transforma en somnambulisme. Ignorant ma présence, elle fut toute étonnée de me voir auprès d'elle.

Le 4 février

En se réveillant, elle manifeste, comme d'habitude, sa sensibilité vis-à-vis les états psychiques des assistants.

— Je suis toute colère contre Marie.

— Pourquoi cela ?

— Parce que tout le temps, elle a cherché un moyen de m'arrêter encore, et il faut absolument que je parte (c'était exact).

Le 5 février

Le point hystérogène sous la clavicule gauche n'existe plus. Mais elle ne sent pas encore la chaleur de ma main derrière la tête (point délirogène). Cependant, en somnambulisme, la sensibilité est déjà normale. La magnétisation arrête un commencement d'accès de délire. Aïdéie, 82 pulsations. Après trente minutes de cet état, la tête se refroidit. Quelques minutes après, le somnambulisme passif se déclare, puis le somnambulisme actif. Alors elle demande que je lui réveille « tout le corps, sauf le devant de la tête». Dans cet état, elle manifeste une sensibilité très grande. Elle sent tout, mais éprouve une difficulté à réfléchir. Si on me pince, ou frappe, cela lui fait mal. Elle décrit parfaitement mon état mental, ou plutôt mes sensations. L'attouchement d'une personne étrangère est encore désagréable. Je me pince moi-même.

— Je n'aime pas cela, dit-elle.

En général, elle n'est pas obéissante dans cet état, malgré la transmission des sensations ; elle est pour cela trop irascible. Elle subit l'influence de mes sensations, mais non de ma volonté. Le souvenir persiste ou à peu prés.

Une heure après, cet état se dissipe, et elle s'endort de son sommeil normal.

Je m'arrête là. L'histoire de cette malade a été des plus instructives pour moi. J'ai sur elle, un volume entier de notes, prises sur le vif, et ayant trait à plusieurs autres questions, parmi lesquelles la question thérapeutique occupe le premier rang.

Puis vient celle de la suggestion mentale, celle de l'action physique, celle des phases hypnotiques et quelques autres de moindre importance.

J'ai omis à dessein tout ce qui n'avait pas de rapport direct avec la transmission psychique, pour ne pas compliquer la tâche du lecteur, qui en aura assez s'il veut Lien examiner les détails donnés, avec l'attention nécessaire.

Je n'ai rien omis, au contraire, de ce qui avait trait à notre sujet principal. J'ai cité toutes les expériences, même celles qui devaient manquer forcément, ou qui ne pouvaient réussir qu'en partie, àcausedes circonstances accidentelles. Aussi l'aspect général de ce récit sera moins concluant pour le lecteur qu'il ne l'est pour moi. Pour moi, je ne crains pas de l'avouer, ces expériences ont été décisives. J'ai enfin eu l'impression personnelle, si longtemps recherchée, d'une action vraie, directe, indubitable. J'étais bien sûr qu'il n'y avait là ni coïncidence fortuite, ni suggestion par attitude, ni autre cause d'erreur possible. Là, où ces influences s'ajoutaient momentanément, je les ai indiquées, et le lecteur saura les apprécier lui-même, d'après les principes exposés cidessus. Mais, ce qui apu échapper au lecteur, précisément à cause de la façon toute objective de cet exposé, c'est qu'à partir de la deuxième semaine, j'étais déjà maître du phénomène, et que si, parmi les expériences postérieures il y a encore eu des échecs, c'est uniquement parce que j'ai voulu vérifier l'impossibilité ou la difficulté de réussir, dans certaines phases hypnotiques. Dès que j'avais provoqué par avance la phase du sommeil, favorable à ces essais, ils réussissaient toujours. Le lecteur ne sera pas étonné de la satisfaction profonde que me procura cette découverte. Pour moi, un phénomène n'est pas un fait scientifique, si on est obligé de l'accepter purement et simplement comme un accident, bien vu, bien contrôlé, mais qui est venu on ne sait comment, et qui ne se renouvelle pas, on ne sait pourquoi.

Et c'était précisément le cas de toutes les expériences de suggestion mentale, connues jusqu'à ce moment, même de celles que j'ai citées précédemment, et qui m'ont tant étonnées. M. D... a bien deviné plusieurs lettres, même des mots entiers, l'un après l'autre, dans des conditions assez rigoureuses. Mais ce qui m'irritait, c'est qu'après une série de succès étonnants, il y ait eu des séries où la transmission paraissait absolument en défaut. Et cependant le sujet continuait à deviner, et devinait mal, tout à fait mal. Pourquoi? Je n'en savais rien. Mais cette inconstance du phénomène rendait suspectes à mes yeux les réussites les plus étonnantes. D'autant plus que, quelquefois, j'ai réussi à me représenter l'objet mentalement mieux que tout à l'heure, je me représente par exemple une lampe aussi bien que possible, je la vois presque briller devant les yeux de mon imagination ;

— C'est un livre ! dit le sujet. Et, voyant que je ne confirme pas sa conjecture..,

— Non, c'est un cigare! dit-il.

N'est-ce pas que cela pouvait déconcerter un sceptique, le moins prévenu, du reste ?

Eh bien, cette inégalité, cette inconstance, je la comprenais maintenant.

La suggestion mentale directe n'était possible que dans un seul état, et cet état n'était qu'une transition entre deux autres. S'il me fut possible ensuite de le fixer pour quelques instants, en graduant le sommeil presque à volonté, cela ne pouvait pus être possible à l'état de veille, où chaque moment amène un changement, sans lequel, comme l'a très bien dit Bain, il n'y a pas de conscience, et où ce changeraient comme tel, n'est même pas appréciable pour le sujet. Aussi, il arrivait quelquequefois M. D... me disait: «Je me sens bien disposé, aujourd'hui», et les expériences ne marchaient pas tandis qu'un autre jour, elles réussissaient beaucoup mieux, nonobstant ses mauvais pressentiments.

Maintenant tout était relativement clair :

Il faut considérer la transmission mentale comme une orte d'audition, to utes proportions gardées.

On n'entend pas quand on est sourd, on n'entend pas quand il y a trop de bruit, on n'entend pas quand on est distrait.

On est sourd pour une transmission de pensée, lorsqu'on dort si bien, que le cerveau ne fonctionne point. Comment voulez-vous qu'un sujet plongé dans une aïdéie paralytique profonde obéisse à votre pensée, s'it ne vous entend pas de vive voix ? Il est sourd. Inutile de lui crier dans l'oreille, ni à plus forte raison de lui chuchoter à distance. Aussi les suggestions mentales sont-elles encore plus difficiles dans cet état d'aïdéîe profonde qu'à l'état de veille, et, par conséquent, ceux. qui s'imaginent qu'il suffit d'endormir quelqu'un magnétiquement pour le rendre sensible à leur action, se trompent.

On n'entend pas quand il y a trop de bruit, et un sujet hypnotisé n'entendra pas votre pensée, parce qu'il est à la merci de tout le monde, parce qu'il a trop de sensations fortes et différentes, parce que son attention n'est pas dirigée uniquement vers vous. Par conséquent, même si vous le rendiez hypéresthésié de toutes les façons possibles, par la fixation d'un objet brillant ou un autre agent inanimé, vous ne le rendrez pas facilement sensible aux influences minimes personnelles, telles que l'action de la pensée.

On n'entend pas quand on est distrait, ou, pour mieux dire, quand on est occupé à autre chose, parce qu'une action exclue l'autre. Celui qui parle, écoute mai. Les rêves du somnambulisme actif étant plus vifs qu'à l'état normal, étant presque toujours des rêves parlés, s'opposent plus à une perception délicate que l'état de veille lui-même, plus mobile et plus varié dans ces phénomènes. Par conséquent, inutile d'essayer la suggestion mentale directe sur un somnambule qui cause avec vivacité, qui exécute un projet somnambulique quelconque; il ne vous entendra pas. Son attention n'est pas nulle comme chez un hypnotisé, mais, ce qui est pis pour votre but, elle est dirigée ailleurs. Donc, malgré les apparences favorables (il peut vous entendre toujours, vous, son magnétiseur) l'état de polyidéie fortement active ne convient pas plus aux expériences qu'une aïdéie paralytique. Reste les états intermédiaires. Certains sujets, capables de présenter ces deux phases opposées d'aïdéie et de polyidéie, ne passent pas directement, ou tout au moins peuvent ne pas passer directement de l'une à l'autre. Ils s'arrêtent, plus ou moins longtemps dans la phase monoïdéique. Ce n'est plus une inertie, une paralysie complète du cerveau que vous avez devant vous, pas plus qu'une activité raisonnante, plus ou moins rapprochée de la veille, mais vous avez affaire à un cerveau qui concentre toute son action fonctionnelle, et ne peut que la concentrer forcément sur une seule idée, unique, dominante. Elle est dominante, n'étant contrebalancée par aucune autre. Elle est hallucinatoire par la même raison et par la vivacité, vitalité physiologique d'un cerveau, qui tout à l'heure s'est reposé mieux que d'habitude (aïdéie),el qui ne demande qu'à fonctionner avec entrain. Il vous faut donc peu de chose pour le mettre en fonction. Un rien l'ébranlé, un rien le domine.

C'est le moment des suggestions.

Des suggestions mentales?

Oui et non. Cette phase est encore beaucoup plus compliquée qu'elle ne paraît l'être.

L'état monoïdéique peut d'abord être double : il peut être actif ou passif.

Actif, il s'approchedu polyïdéisme, tout en restant ce qu'il est. Il s'en approche par uns prépondérance très grande d'une seule idée, associée à quelques autres très faibles. C'est l'état de monomanie somnambulique. Les idées faibles appartiennent au monde réel, l'idée forte à l'imagination. Il ne peut, par conséquent, se diriger aussi bien dans le milieu réel, qu'un sommnabule actif proprement dit, qui réfléchit, perçoit, évite les obstacles et accomplit un travail difficile. Mais s'il voit (mal) un objet quelconque, son rêve peut lui persuader facilement que c'est un livre, une lanterne, ou un oiseau, et alors il accomplira un certain nombre d'actes, appropriés à cette vision.

Cet état, l'état d'hallucination spontané, n'est pas plus favorable à la transmission mentale que le polyïdéisme actif, dont il n'est qu'un degré inférieur comme lucidité, mais plus avancé et plus isolé comme vivacité des sensations.

Le monoïdéisme passifau contraire, se rapproche plutôt de l'aïdéie, précisément par son caractère de passivité, d'inertie. La vivacité de sensation est la même. Mais elles ne peuvent plus naître d'elles-mêmes, elles doivent être suggérées, et elles sont suggérées avec une facilité extrême. Tout ce que vous dites est sacré. Tout ce que vous laissez deviner est déjà obligatoire, et la devination s'accomplit, non pas par une réflexion, mais par des associations inconscientes, imperceptibles, qui vous trompent, qui apparaissent et disparaissent, à peine leur tâche remplie. Car cet état est, pour ainsi dire, encore plus monoïdéique que le précédent. Les idées faibles, accessoires, font presque défaut. Et c'est toujours un état de tension, de tension violente mème comme l'autre, avec cette différence, que la tension du monoïdéisme actif entre en jeu par elle-même, tandis que la tension du monoïdéisme passif attend toujours un aiguillon extérieur, aussi minime qu'il soit, un souffle, un indice, un rien. Bain dirait que c'est une « énergie involontaire » qui ne demande qu'une impulsion pour se manifester. Est-ce bien la phase des suggestions mentales ? Presque. En tout cas, les suggestions mentales, ont toujours une action dans cette phase, c'est-à-dire qu'il vous suffira de concentrer fortement votre pensée pour que le sujet s'en ressente. Il y aura aussitôt un froncement des sourcils, une expression d'attention dans le visage, une agitation dans les membres et enfin une exécution de votre volonté, ou un commencement d'exécution. Une chose cependant vous menace et qui peut gâter l'expérience : c'est que, si votre action est trop vive au commencement, ou bien si elle est trop vivement (quoiqueindistinctement) ressentie par votre sujet, elle aura sur lui une influence réveillante, réveillante dans le sens relatif du mot, c'est-à-dire que le sujet, tout en exécutant l'ordre mental, et à cause de cela, passera trop vite à un état un peu moins profond, du monoïdéisme actif où il s'acharnera à exécuter votre ordre sans l'avoir bien compris, il vous cherchera, il courra après vous et s'insensibilisera lui-même, par cette monomanie suggérée involontairement ; ou bien, il passera dans un état encore moins profond, plus tranquille et plus lucide à la fois du polyïdéisme actif; il commencera à deviner, à présumer par réflexion propre, ce qu'il ne peut plus ressentir passivement, et alors il sera capable d'exécuter autre chose que ce que vous lui aviez commandé. Enfin, ce qui est plus rare, mais ce qui arrive chez des sujets trop sensibles, votre secousse mentale excite d'abord, à l'instar des narcotiques, pour endormir ensuite; et le sujet, après avoir manifesté un commencement d'exécution, retombe dans l'idéie complète.

Voilà pourquoi cet état ne nous donne pas le maximum de garantie du succès. Le maximum est à chercher encore un peu plus bas.

Le vrai moment de la suggestion mentale, c'est la limite entre l'état aïdéique et le monoïdêisme passif.

Mais, s'il en est ainsi, si votre expérience a plus de chance ici que dans le monoïdêisme passif déclaré, c'est uniquement parce qu'elle a plus de temps à sa disposition, et que d'habitude on fait un effort trop grand au commencement de l'action mentale, ce qui est utile en deçà du seuil de l'aïdéie, tandis que cela devient dangereux au delà. Si on pouvait être tout à fait certain du degré donné, on n'aurait qu'à se conformer à ses exigences ; on agirait un peu violemment en aïdéie (pour réveiller le cerveau), un peu plusdoucementenmônoïdéie (pour ne pas Je réveiller de trop), et tout à fait librement, juste à la limite de deux états. En tout cas,le cerveau doit être réglé, il doit être réglé à la monoïdéie naissante.

Qu'on me permette de faire une comparaison téléphonique.

Un téléphone ne reproduit bien la parole à distance, qu'à condition d'être bien réglé. Mais tout est relatif en téléphonie comme en neurologie. Un téléphone est bien réglé lorsque la plaque vibrante se trouve très près, mais pas trop près du noyau magnétique de la bobine; alors, l'on peut crier assez fort sans nuire à la netteté de la transmission. — Au contraire, plus on crie et mieux on entend à l'autre station. On entendrait relativement encore mieux si la plaque était encore plus près du noyau, en le touchant presque, mais alors, en parlant trop fort, on risquerait de coller la plaque contre l'aimant et d'annuler la transmission presque complètement. Un réglage moyen , rapproché du maximum, — c'est ce que nécessite la pratique, un peu en désaccord avec la théorie.

Mais comment régler un somnambule?

Ah! voilà la grande question! Heureusement elle n'est pas beaucoup plus difficile en hypnologie qu'en téléphonie. Seulement, ici comme là, il faut que l'instrument soit réglable.

Or, il y a des sujets qui ne se laissent pas manier sous ce rapport. On n'aura qu'a les employer pour autre chose, ou bien se contenter d'une action furtive, comme on a fait jusqu'à présent. Mais aussi il faut éviter les sujets par trop obéissants et déjà éduqués, les sujets à manivelle. En revanche, il faut apprendre à provoquer le degré du sommeil voulu. Mais les premières séances doivent être destinées uniquement à une observation purement passive, de ce qu'a produit votre action primitive, pour bien se rendre compte de la nature du sujet. Attendre même plusieurs heures s'il le faut, pour que le sujet se réveille de lui-même, à moins qu'il ne demande à être réveillé plus tôt. Chez des sujets éminemment sensibles au sommeil (car il y en a avec lesquels vous pouvez faire toutes les expériences physiques, mais pas psychiques), vous obtiendrez toujours deux phases principales : le sommeil profond, qui se dissipe peu à peu, puis le sommeil lucide ou le somnambulisme proprement dit. C'est un état intermédiaire qu'il vous faut. Ne pas laisser le sujet se réveiller de trop, en regagnant son activité spontanée, et ne pas le rendre par trop assoupi, — car alors il ne vous entendra pas. Le meilleur moyen pour obtenir cette graduation, ce sont les passes dites magnétiques, longitudinales et transversales, car la profondeur du sommeil augmente généralement avec le nombre de celles-là, et diminue avec le nombre de celles-ci. En faisant donc deux, trois, quatre passes devant le sujet (sans contact), vous obtenez un peu plus ou un peu moins du sommeil, et on arrive quelquefois jusqu'à pouvoir graduer à volonté les phases intermédiaires, que je viens d'énumérer. Si cette graduation n'est pas possible par des passes, il vous sera difficile de l'obtenir par un autre moyen quel qu'il soit. Et il faut éviter surtout d'employer une méthode différente pour les phases différentes, car alors vous créez une association idéo-organique artificielle, une mauvaise habitude, qui va désorganiser votre sujet.

Il est entendu que je n'entre pas ici dans une discussion sur l'action des passes. On peut s'imaginer qu'elles ont une action physique ou purement suggestive, — cela n'a pas d'importance pour le but qu'on se propose. J'indique tout simplement le moyen, le plus ancien, le mieux connu, qui donne les résultats les plus constants et les plus favorables pour le sujet (certaines pratiques hypnotiques, sont nuisibles), et le meilleur pour graduer à volonté le sommeil, là où cette graduation est possible.

Une fois maître de votre sujet, vous n'aurez qu'à choisir le moment où il vous entend déjà et ne vous répond pas bien encore.

Tâchez de ne pas confondre une difficulté de parler, causée par une contracture des muscles de la voix, avec une difficulté aphasique, c'est-à-dire purement cérébrale. C'est cette dernière qu'il vous faut.

Nous entrerons encore dans quelques autres détailsen formulant les conclusions de notre étude.



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Titre Originel: Book Title : De la suggestion mentale

Ces livres vous sont proposés dans le cadre d'un projet culturel.
Nous voulons porter l'attention sur les thèmes de la vraie tradition  magnétique et fascinative originelle dans laquelle nous avons été initiés.

Il s'agit de techniques puissantes, aux effets beaucoup de fois extraordinaires, ayant leurs bases dans des concepts energétiques. (elles sont l'équivalent en occident de tradition millénaires basés sur l'énergie paragonables la tradition de la kundalini).

Ce sont des techniques aussi utiles dans la vie pratique: elles peuvent etre utiles dans la thérapie, dans les situations personnelles (magnétisme personnel), dans les rélations et dans beaucoup d'autres situations.

Il s'agit ici de pratiques connectées à une école très ancienne (millenaire, étant déjà présente chez les Romains).
Ces techniques très puissantes jusqu'à maintenant n'ont jamais été revélées en entier par écrit.

Les livres contiennent seulement une partie de l'enseignement original mais peuvent etre utiles pour rentrer dans l'esprit.

Dr. Paret et un amis ont été initiés dans la tradition originelle par l'un des dernier pratiquant, un des très rares fascinateurs magnétiques encore vivant, qui vivait en retrait, et ne voulait pas que ce trésor de connaissance se perdait.

Pour acceder aux systhème complet il leur à fallu quinze ans d'attente.

En plus nous avons recherché longtemps toutes les personnes soi-disant magnetistes, hypnotiseurs et fascinateurs et nous en avons extraits les mèthodes d'une façon comparative.

C'est pour ça que nous pouvons dire qu'il s'agit de quelque chose de nouveau.

Le systhème complet est constitué par nombreux exercices physiques (une espèce de gymnastyque energètique) et mentaux.

Ces exercises sont aussi très regeneratif pour la personne.
Ils augmentent son impact, son influence personnelle et beaucoup d'autres qualités.
A ce modèle se connecte un modèle très comprehensif de l'homme.

Nous vous proposons ces techniques dans une formation pratique à la quelle nous avons donné le nom de Mesmerismus®, bien que nos techniques soient derivés d'une tradition bien plus anciennes que celle de Mesmer.
Elles s'appuient sur une ècole secrète et initiatique, que aussi Mesmer à connu mais lui aussi à en partie tenu cachée.

Il s'agit de techniques complétement naturelles.

Elles reveillent l'homme au soi mème naturel, ou il peut trouver le maximum de pouovoir, et peuvent en aider le dèvéloppement personnel et spirituel.

Elles sont des techniques très puissantes, qui ouvrent à nouvelles dimensions, soit spirituelles que pratiques.

Dans beaucoup de cas elles vont au delà des techniques plus modernes, soit comme simplicité que comme efficacité.
La connaissance de deux approches est conseillé. Nous mèmes, au début, nois avions recherché dans la modernité l'explication des résultats, pour nous rendre compte finallement qu'il s'agissait d'une technique à soi-meme.

Pour reinseignements sur nos prochains cours vous pouvez nous contacter à travers:
http://www.pnl-nlp.org/courses/contactus.php

Ce que nous venons d'étudier est la chose plus puissante par rapport aux techniques mentales. Nous avons obtenu d'innombrables résultats avec notre approche de recherche qui se base sur la recherche de la reproducibilité. Ce projet unique à la recherche d'anciennes traditions secrétes est en collaboration avec: le Consortium Académique euro-asiatique CAIRN, avec l'Association Française d'Etudes Metapsychiques (fondée en 1941) et avec:


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