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CHAPITRE III
Les Passes. - Passes à distance. - Le Souffle.
Savoir hypnotiser, c'est-à-dire savoir endormir une créature pour
lui imposer sa volonté, l'obliger à agir de telle ou telle
manière ; pouvoir la guérir de ses maladies, de ses vices, Je ses
mauvaises habitudes, n'est-ce pas I apogée de la science
?
N'oublions pas que la science travaille uniquement pour le bien de l'homme,
pour son bonheur !...
N'oublions pas qu'elle est toute bonté, qu'elle a soif de terrasser les
infortunes humaines, qu'elle aime les hommes et souffre pour eux !...
N'employons donc l'hypnotisme que dans le cas où il peut être
utile à celui que nous
hypnotiserons ; répandons notre savoir pour semer un peu de bien autour de
nous, et notre réussite est assurée d'avance.
Nous ne parlerons pas de la façon d'hypnotiser, elle vous a été indiquée de
la manière la plus précise dans le courant de ce livre ; cependant, nous
croyons devoir insister sur les passes.
Les passes consistent en une action exercée, le plus lentement possible par
la main, avec les doigts écartés et légèrement courbés, à cinq
centimètres au moins de la surface de la peau. Chacun sait qu'il est
inutile de dévêtir le malade chez lequel on veut provoquer le sommeil
hypnotique.
Les passes faites dans le but d'endormir se nomment passes longitudinales
et doivent être effectuées en longueur ; les passes transversales, que
l'on doit faire très vivement de gauche à droite, servent
à réveiller le malade, ce que l'on appelle encore « dégager » en terme
de magnétisme.
Les passes longitudinales doivent s'effectuer toujours dans le même
sens ; de la tête
aux pieds ou de la
tête à la ceinture. Lorsqu'on est arrivé au bout de la passe, il
est indispensable de fermer la main, remonter ensuite jusqu'au point de départ,
mais ceci a une certaine distance du sujet. Une passe de 1 tête aux pieds
doit durer environ de 30 à 50 secondes.
L'hypnotiseur a besoin d'agir lentement pour que son fluide pénètre
dans l'organisme du sujet et en polarise les mouvements d'une manière
assez énergique pour les entraîner.
Les passes à
grands courants sont celles qui s'effectuent sur toute la longuer d'un membre
ou d'un corps, mais généralement on divise les passes en trois parties afin d'éviter la
fatigue au sujet : 1 de la tête aucreux de l'estomac; 2
du creux de l'estomac aux genoux ; 3 des genoux aux pieds.
L'action doit
être faite aussi uniformément
possible, c'est-à-dire que les trois passas doivent avoir la
même durée. Les passes rotatoires s'effectuent les doigts "te. en
tournant autour du
point à traiter ; leur action est à peu près la même que celles
des précédentes.
Enfin, il y a des passes à distance qui peuvent se faire à 50
centimètres, un mètre et môme plus, suivant la sensibilité du
sujet ; toutes les passes à distance sont à grands courants
(c'est-à-dire de la tête aux pieds, sans arrêt).
On obtient quelquefois de bons effets en visant avec un objet brillant, une
lumière ou même simplement avec le doigt. Nous ayons vu obtenir
ainsi des résultats merveilleux par un de nos collègues qui opérait
à l'hôtel des Sociétés savantes : le sommeil avait été obtenu presque
instantanément.
Le souffle a aussi une action très puissante, probablement parce
qu'à l'action de l'effluve se joint l'action du courant d'air et
l'émission d'une plus grande quantité de molécules matérielles.
En soufflant doucement et longuement, comme lorsqu'on souffle dans ses
doigts pour les réchauffer, on produit
sur le sujet
des effets énergiques de condensation, c'est-à-dire le souffle chaud
qui endort. Le souffle froid se produit au contraire en soufflant vivement
comme pour éteindre une flamme, il dégage très puissamment. On ne doit
jamais manquer de l'employer, après que le malade est endormi, afin
d'éviter la congestion. Avant d'opérer sur un sujet, il importe d'être
bien sûr de pouvoir le réveiller. Un autre procédé magnétique produisant
également de bons résultats est le regard ; les yeux émettent des effluves dont
la puissance est augmentée par les cils, lesquels peuvent être considérés
comme des pointes, c'est-à-dire des conducteurs par lesquels s'échappe
facilement la force à l'état statique.
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