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CHAPITRE I
La plus grande découverte du Siècle.
Les savants docteurs
Luys, David, Baradue, Adam,
G. Le Bon, A. Charpentier, de la Faculte de Nancy.
- L'homme est une
source perpetuelle de
radiations impressionnant autour
de lui tout ce qui vit, tout
ce qui existe. - Action
de ces effluves humains sur les objets inertes.
Ce court chapitre sera consacre à
faire connaître à nos lecteurs des faits que la plupart ignorent, et les
convaincra absolument qu'il s'échappe du corps humain, aussi bien que de celui
de tout être organisé, un fluide, des radiations capables, comme
celles de i'électricité, du calorique, de la lumière, etc.,
d'impressionner à distance non seulement les corps doués de la vie
animale, mais encore les corps simplement matériels, les composés chimiques, etc.
Déjà, en 1897 (1), les docteurs Luys et David avaient annoncé que
les effluves qui s'échappent des extrémités des doigts et du fond de l'œil
sont susceptibles d'être enregistrés sur une plaque photographique ;
à ce sujet, la Revue médicale disait :
(1) Journal La Radiographie, du 10 juin 1897.
« Ainsi, on peut assurer qu'il se dégage normalement du corps humain, d'une
façon continue, pendant l'état de veille, un fluide spécial qui semble
être une manifestation essentielle de la vie, et qui s'extériorise, ainsi
que l'a démontré dans ces derniers temps M. le Colonel Rochas, sous le nom d'cxtériorisation
de la sensibilité
de la sensibilite.
Deux autres médecins, les docteurs Baraduc et Maurice Adam, firent, par des
moyens différents, des expériences qui conduisirent aux mêmes résultats :
la vision, pour toute personne de bonne foi, des effets produits par ce fluide
portant différents noms : fluide vital, force vitale, fluide humain, od, etc. Le doigt approché d'une aiguille de cuivre suspendue par le milieu
à un fil de cocon excessivement mince, le tout sous globe pour éviter
l'impression d'un courant d'air ou de la respiration, attire OU
repousse cetteaiguille, selon l'état présumé positif ou
negatif du fluide humain.
Le docteur Gustave Le Bon réusesit a obtenir la
photographie de fougeres et autres êtres organises, (fana l'obscuritè complète, en
les plaçant simplement a proximité de la plaque sensible; donc, tout ce qui a
vie (vie animale ou vie végétale), émet un fluide, et un fluide qui inscrit sapresence,sa signature visible, quoique par lui même invisible pour
notre œil, sur dés corps matériels, c'est-à-dire sur l'iodure ou lechlorure d'argent des plaques photographiques.
Enfin, M. Augstin Charpentier faisait lire a l'Académie des sciences, par
l'intermédiaire de M. d'Arsonval, un de ses membres, dans la séance du 14
décembre 1903, la note suivante sur les radiations du corps humain, déjà
étudiées à la même époque par un autre savant, M. Blondlot ; nous donnons cette note in-extenso, car il est bien
peu de personnes, dans le vrai public, qui la connaissent, et c'est un document
de la plus haute importance parmi ceux que nous possédons sur cette question
(1) :
(1) Comptes
rendus de l'Académie des sciences, 2 semestre do 1903, page 1048.
« Physique Biologique. - Emission
des rayons n (rayons de Blondlot), par l'organisme humain, spécialement
par les muscles et les nerfs. Note de M. A. CharpentER, présentée par M. d'Arsonval.
« En répétant à mon laboratoire, et dans des conditions diverses,
quelques-unes des expériences qu'a instituées M. Blondlot sur la production et
les effets des rayons n, et dont il a bien voulu me rendre témoin, j'ai
eu l'occasion d'observer une série de faits nouveaux qui me paraissent avoir une certaine importance au point do vue physiologique.
« On Bai) qu'une manière commode d'observer les rayons de Blondlot est de les recevoir dans l'obscurité sur une
substance phosphorescente assez peu lumineuse dont ils augmententl'éclat. 11 faut
ensuite, naturellement, les differencier d'autres
agents physiques
produisant le meme effet. On peut aussi prendre comme objets d'eprouve des substances fluorescsentes; ainsi je me suis souvent servi avec avantage de platino-cyanure de baryum, dont je réglaisi l'intensitelumineuseau moyen
d'un sel de radium
recouvert de papier noir et placé à une distances variable.
« Or j'ai reconnu
d'abord que le petit objet phosphorescent ou fluorescent augmentait
d'intensité lumineuse quand on l'approchait du corps. En outre, cette
augmentation est plus considérable lu voisinage d'un muscle, et d'autant plus
grande que le muscle est contracté plus fortement. Il en est de même au
voisinage d'un nerf ou d'un centre nerveux, ou l'effet augmente avec le degré
de fonctionnemenl du nerf ou du centre nerveux. On peut par ce moyen, et
quoique l'observation soit assez
délicate, reconnaître la présence
d'un nerf superficiel et le suivre (nerf médian, nerf cubital, filets divers voisins de la
peau).
« Ces effets ne s'observent pas seulement au contact de la peau ; ils sont
perçus à distance, à l'intensité près. Ils sont transmis
à travers les substances transparentes pour les rayons n (aluminium,
papier, verre, etc.), et arrêtés par l'interposition de substances
opaques pour les mêmes rayons, plomb (incomplètement), papier
mouillé. Ils ne sont pas dus à une augmentation de température au
voisinage de la peau, car ils persistent quand on interpose plusieurs lames
d'aluminium ou de carton séparées par des couches d'air et formant écran
calorifique.
« Ces rayons se réfléchissent et se réfractent comme les rayons n. J'ai
produit des foyers réels, manifestés par des maxima d'éclairement, à
l'aide de lentilles de verre convergentes. La position de ces foyers, ou
mamixa, quoique difficile à bien déterminer, m'a permis de reconnaître
que l'indice de réfraction des rayons émis par le corps était tout au moins de
l'ordre de grandeur de celui déterminé par M. Blondlot pour les rayons n.
« J'ai répété les mêmes expériences avec succès sur une
lentille plan-convexe formée parde l'eau salée
à 8 0/00 contenue dans une capsule d'aluminium.
» On pourrait te demander si le corps humain emet
réellement cet rayons, ou s'il ne fait que les emmagasiner pendant le jour ou a
la lumière ; or, après un sejour nocturne de neuf heures dans
une complète obscurité, les phénomènes se montrant les
mêmes, et plus faciles à observer ecore a cause de l'adaptation plus parfaite de l'oeil.
« Il me semble donc de montre dès maintenant que le corps humain
émet des rayons n, et que, dans l'organisme, ce sont les tissus dont le
fonctionnement est le plus intense qui les émettent en plus grande quantité. Il
y a la en particulier une nouvelle méthode d'étude pour l'activité musculaire
et nerveuse, et
l'importance de ces nouveaux faits est capitale en ce qui concerne cette
dernière, les réactions extérieures du système nerveux étant nulles jusqu'à présent, puisqu'on n'apprécie ses effets que
secondairement, par la contraction musculaire ou par la sensation.
« Il y a là en outre la base de nouvelles méthodes d'explorations
cliniques. On peut, avec quelque attention, délimiter l'aire du cœur,
organe en activité musculaire presque continuelle ; et un petit objet
luminescent promené dans la région cardiaque, au voisinage de la surface
cutanée, manifeste par ses changements d'éclat la limita al la surface deprojection de cet organe. »
Dans sa séance du 28 décembre de la meme année, M.. Charpentier faisait tire une
nouvelle note dont nous extrayons ce qui suit :
« J'ai l'honneur de communiquer a l'Académie une série de nouveaux faits
que m'a présentés l'étude des radiations émises par le corps vivant, radiations
dont j'ai signalé l'existence dans ma note du 14 décembre dernier. On peut
être assuré que l'émission de rayons n par le corps vivant n'est
pas un phénomène propre à l'homme. Il se retrouve, en effet, chez
les divers animaux de laboratoire (lapin, grenouille, etc.), et se retrouve
sans nul doute chez les animaux inférieurs. Ce sont ici les muscles et les
nerfs qui en forment la principle source, et ilsen fournissent d'autant plus qu'ils sont en état de
fonctionnement plus actif.
« La grenouilla petitesse, est un très bon sujet d'etude peut servir
donner une preuve de
plus que l'augmntation de
phosphorescence
constatee dans ces
expériences, n'est pas due a une elévation
de
température : il est en
cette saison,
de la maintenir à une température sensiblement inférieur)! à
celle du laboratoire; les lois générales du phénomène n'en sont pas
modifiées.
(< ..... -J'ai "observe que la compression,
même légère, d'un nerf augmentait notablement s,),, pouvoir
d'aviver la luminescence, soit au dessus, soit au-dessous du point comprimé :
si la compression se prolonge, la radiation
nerveuse finit par
diminuer. Ces activité. Ces rayons se transmettent en divergeant suivant les lois de
l'optique, traversent avec plus ou moins de réfraction les milieux successifs,
et se manifestent par une augmentation de luminescence de l'objet d'épreuve,
augmentation variable suivant l'intensité de l'émission et suivant la distance.
»
Il n'y a plus désormais de scepticisme à afficher.
C'est ne pas la tradition, ce n'est pas le dogme, ce n'est pas la legende crédulité, l'imagination ou la sottise qui parlent. C'est la science.ce sont des experiences scientifiques dont l'énorme importance estl consacrée par l'attention et l'intérêt
excessif qu'y témoigne l'un des corps les plus savants de l'univers. Ce qui
etaitl autrefois honni est aujourd'hui parfaitement reçu ; parce que cet
inconnu est dépouillé du faux prestige et des exagérations dont l'entourait le
vulgaire ; parce qu'il se présente à nouveau après avoir été soumis
à l'examen le
plus méticuleux d'une science qui ne se laisse tromper par rien, et qui fait toujours ses
réserves quand elle n'est pas sûre de son verdict.
Et ce n'est pas fini : ces rigoureuses études scientifiques sur le fluide
humain, ne font pour ainsi dire que commencer; uneexpérience en appelle
une autre ; une découverte en produit uneseconde et une troisieme : la science ne fait jamais faillite, malgre la très
curieuse affirmation d'un membrede l'Académie française, laquelle n'a d'ailleurs que des rapports fort éloignes avec I'Académie
des sciences.
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