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CONCLUSION

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PHYSIOLOGIE ET PSYCHOLOGIE

Nous ne verrons que très succinctement ici les prin­cipaux facteurs de développement humain qui, par ailleurs, sont envisagés et traités largement dans nos divers ouvrages, sous tous les aspects utiles pour éclairer chacun sur ses vie et fonctions, possibilités et but.

Le mal des hommes vient de leur ignorance d'eux-mêmes, de tout ce qui concerne directement leur propre vie, tant dans le domaine organique que dans celui de leur pensée, et des modes d'activité de celle-ci.

Il est incontestable que la Science a fait, dans toutes ses branches, des progrès notoires, indiscutables, mais il est non moins incontestable que la vie n'en est --- au point de vue du bien-être profond, du déve­loppement mental, et de la conscience humaine --- pas généralement améliorée, et que ne sont pas comprises, même par la majorité des érudits et savants, les lois et bases véritables qui permettraient l'essor complet, supérieur, qui est cependant le but final des aspira­tions, de tous efforts humains.

Pour que la vie humaine puisse se dérouler harmo­nieusement, que les facultés et talents de l'homme soient utilisés de manière vraiment féconde, en vue de son progrès réel et de celui de la race, il est indispensable de prendre résolument, de suite, d'autres voies d'investigation que celles qui sont couramment employées. L'objectif doit être l'individu lui-même envisager ses rapports avec l'ambiance, et les moyens qui permettent et facilitent ces rapports. Il n'y a pas à sortir de là pour amener le développement de l'homme sur le plan terrestre; et les plus sincères chercheurs, après les plus magnifiques envolées dans les domaines extérieurs, spéculatifs, en reviennent infailliblement, s’ils sont intelligents, à ce point d'interrogation: l'Homme et son But?

Scientifiquement, anatomiquement, les constitu­tion, qualités, et quelques attributions de toutes les parties du corps humain, des plus élémentaires aux plus subtiles, sont parfaitement rubriquées; microscope, et analyses vraiment merveilleuses, ont permis l'obser­vation minutieuse et la déduction précise des opéra­tions du jeu organique, du milieu vivant interne.

Les diverses circulations et échanges compris, cela, bien qu'important, ne résout point la question de la vie, on s'en rend amplement compte à l'examen de l'état général des corps et des cerveaux.

Avoir compris que les lois de la nutrition régissent toute l'économie vivante, fonctionnelle, est bon, mais réaliser quelle est la véritable nature, la qualité des apports susceptibles d'assurer correctement les échanges, les réactions et renouvellements cellulaire, sanguin, est, non seulement beaucoup plus important, mais seul capable d'apporter la solution du problème humain, physiologique, mental, et également, --- bien que la relation puisse, à priori, ne point sembler très directe, --- spirituel.

Il s'agit, en somme, pour qui veut pratiquement et très simplement voir les choses, ce qui est de grande aide et qui seul permet de partir d'un point central pour rayonner ensuite avec aisance et sécurité dans tous les domaines, --- bonne pratique, d'ailleurs, pour traiter de quelque sujet que ce soit, --- il s'agit donc de comprendre par quels moyens et appuis, l'homme peut, incessamment, renouveler en lui le principe Vie; de trouver quels agents sont capables de lui apporter les éléments réparateurs et régénérateurs suscep­tibles de « refaire » en lui sang et cellules.

Qui a étudié l'Art de la Respiration sait que deux courants vitaux se partagent le domaine organique humain, qu'ils animent, recréent et conduisent à ses fins.

Les courants magnétique et électrique, forces vitales, fluides tout-puissants, circulent dans le corps humain, véhiculés respectivement par le sang et par les nerfs.

Ces deux agents de vie, et ces deux systèmes, sont suprême force et moyens; sont, à la fois, vie, et acti­vité de cette vie; agents, propagateurs de vie orga­nique, mentale et de la pensée.

Pour que la vie humaine se poursuive conformément aux plans de l'évolution, le sang doit être pourvu des éléments et substances qui sont nécessaires à mainte­nir sa constitution, son intégrité, son taux normal de force, de pureté, sa qualité de « reconstructeur ».

C'est le sang qui porte partout les éléments, gaz et liquides, qui permettent à chaque cellule de se recréer, de vivre. Si le sang est impur, si acides et poisons l'encombrent, le liquide nourricier, le plasma sanguin, est impropre à assurer et maintenir dans le terrain organique le degré de pureté et d'alcalinité indispensable au renouvellement vital; il porte alors destruction, désorganisation au sein de l'économie, qui meurt localement d'autant : partiellement, mais sûre­ment.

Pour se renouveler, les tissus vivants ont besoin, avant tout, de l'oxygène qui leur permet de poursuivre leurs normaux processus de transformation, d'échanges et de réaction.

Pour convertir, transformer en chaleur et énergie, en vitalité, les éléments et substances qu'il absorbe, l'organisme humain doit conserver son pouvoir normal d'échange : d'assimilation et de désassimila­tion. Ce pouvoir est entravé dès que le milieu interne est modifié et ne répond plus, par conséquent, aux besoins d'entretien, de réparation et de croissance des cellules.

La plénitude organique et mentale de la constitu­tion humaine, qui se traduit pour l'homme en santé, équilibre, activité féconde et bonheur, relève, en tout premier lieu, de l'harmonie fonctionnelle; et tous les savants, sages et philosophes qui ne tiennent pas compte de ce point, --- qui leur semble secondaire, et qui est essentiel, --- dans leurs recherches et travaux pour l'obtention du bonheur humain, échouent inva­riablement.

Il faut, à la Pensée, un canal, un instrument capable, non seulement de la «laisser passer» et de s'imprégner d'elle, mais encore de la servir, de la matérialiser en actes conformes.

La Pensée n'a pas à être perfectionnée, elle est pure, parfaite d'essence; il n'y a donc logiquement qu'à préparer, rénover la constitution matérielle qu'elle habite, pour qu'elle puisse se manifester; elle s’exprime alors aussitôt justement, selon ses nature et buts supérieurs.

Ceci apparaît comme si clair et simple, qu'on reste confondu qu'il soit nécessaire même de l'exprimer avec tant d'insistance, et que tant de savants instruc­teurs aient dû, si patiemment et longuement, répéter et représenter cette si lumineuse vérité sous tant d'aspects et de formes. Cela n'est cependant que trop certain, et prouve justement à quel point la matière est devenue, par son inertie même, non une force, mais un poids mort, qui obstrue l'entendement, qui fausse toutes les conceptions, empêche tout essor.

Il faut, lentement, faire pénétrer la lumière dans cette opacité, ce rempart inintelligent qu'opposent à la lumière : la matière, les forces élémentaires et incontrôlées qui ont pris en l'homme trop d'impor­tance; qui sont devenues prépondérantes, au lieu de remplir le rôle d'aides et d'instruments soumis et dociles qu'elles doivent être.

Il faut donc rétablir l'harmonie, redresser ce qui est « tors », remettre ordre dans les conceptions mentales, et maintenir chaque domaine à sa véritable place. Une seule force a ce pouvoir de rendre l'homme maître de soi, de l'univers qu'il représente dans ses trois formes physique, cérébrale-intellectuelle et spirituelle, cette force est la Respiration, et c'est par l’inspiration, non plus machinalement exécutée, mais avec conscience de sa valeur et de son but, que chaque être se rend libre, fort, et peut utiliser justement, les merveilleuses et innombrables capacités qu'il détient, qui sont sa possession virtuelle, innée, impérissable, indestruc­tible, mais qui ne devient susceptible de rendement, d'épanouissement fécond que sous la baguette magique du Respir, actionnée par individuelle décision.

C'est seulement quand la respiration est exercée en pleine volonté consciente des buts auxquels elle concourt chez l'être éclairé, qu'elle peut apporter la large mesure de ses bienfaits; que la matière devient, par affinement, « spiritualisation », réceptive et har­monieuse, et que son épanouissement s'accomplit sur un rythme toujours meilleur : parce que devenue plus pure et sensible, elle répond à des catégories de vibra­tions toujours plus justes et fines.

Tout est régi par la loi d'affinité vibratoire,et cela explique que, par correspondance toute simple et naturelle, les émanations d'un corps donné, qui sont toujours de nature vibratoire, --- qu'elles soient de son, de couleur ou de senteur, --- sont forcément de qualité analogue à la composition, la texture plus ou moins délicate, pure et sensible de ce corps, et qu'elles rejoindront des courants vibratoires du même niveau qu'elles-mêmes.

Si donc, et cela est simple, l'organisme humain, la matière composante de ce corps est saine, pure, sensible, gouvernée et régénérée par des processus normaux d'affinement, de constant renouvellement rajeunissant, elle émettra des vibrations de qualité tout autre que celles émanant d'un corps malsain, lourd et vieillissant, au sang impur, chargé de toxines déséquilibrantes du milieu physiologique et mental. Cela tombe sous le sens des moins érudits.

Il est donc absolument clair qu'il est indispensable à tout être humain --- quel que soit son présent point de développement, et si peu définis que puissent être encore en son esprit les divers plans d'évolution parcourus et à parcourir, ou si ferré soit-il sur la métaphysique et les domaines de perception des plans supérieurs --- de ne jamais passer outre à l'état de la matière qui constitue son présent véhicule, véhicule qui doit l'aider à conduire sa vie à l'accomplissement qu'il envisage, et de commencer, au contraire, par s'assurer du concours de son instrument physique en vue d'avan­cer vers son but, quel qu'il soit.

Les vibrations émises, que leur qualité soit bonne, médiocre ou mauvaise, rejoignent donc, et renforcent, un centre d'émission vibratoire de même nature, qui, par jeu de correspondance, renvoie des « réponses » vibratoires de même espèce. Qui veut donc s'élever, sortir du malaise, de la souffrance, doit comprendre qu'il lui faut, avant tout, épurer la matière de son organisme, accorder, régler son instrument d'expression sur un mode toujours plus pur et meilleur, afin de prendre contact et inspiration dans des sphères toujours plus claires, élevées et fécondes, qui lui permettront de se hausser incessamment.

C'est à ce point de fusion des vibrations, que le Verbe, sous forme de récitation et de chant, qui sont le mode vibratoire le plus subtil que puisse, conjointement avec la pensée, employer l'homme, apporte son puissant et subtil appui. Ce sujet est développé dans notre ouvrage Avesta, mieux que nous ne le pourrions faire dans ce court aperçu, et nous passerons donc à la nutrition.

Les lois de la nutrition comprennent en toute pre­mière ligne les opérations respiratoires, puisque l'oxygène est, à toute vie manifestée sur le plan ter­restre, principe indispensable de formation et de renou­vellement.

L'homme vit plus par ses poumons que par les opérations de son appareil digestif, et ces opérations digestives même, sont d'ailleurs, pour fournir satis­faisant rendement, étroitement tributaires du «ravi­taillement » atmosphérique.

Fonctionnement organique et force nerveuse vont étroitement de pair; et la recharge éthérique des sys­tèmes nerveux sympathique et cérébro-spinal ne s'effectue que grâce au jeu pulmonaire, à l'apport respiratoire.

Le système nerveux est l'agent principal de la vie physiologique. Or, seule la respiration est en mesure d'apporter la qualité de substance vitale subtile qui assure force et équilibre à la délicate et merveilleuse cellule nerveuse.

Tous les « créateurs » et propagateurs de systèmes de rajeunissement et régénération humaines --- ceux qui sont de bonne foi, comme aussi ceux qui pataugent empiriquement et qui expérimentent inconsciemment sur la vie de leurs semblables --- ont, au moins, compris cela ! Les résultats de leur « entente » ne sont certes pas toujours absolument bénéfiques pour leurs patients, mais l'idée qui est derrière, finira sans doute par s'épurer et filtrer, et on aura alors recours au seul vrai et spécifique moyen --- spécifique et à la fois panacée universelle --- de la Respiration scientifiquement com­prise et exercée.

Stimuler, exciter les centres bulbaires, réveiller les énergies nerveuses, voilà ce que veulent, en général, obtenir tous les « guérisseurs » qui s'appuient sur tant de moyens extra-naturels, dont le meilleur, s'il en est un, n'est pas, ne peut être bon.

La nature humaine ne peut être conduite ainsi par sollicitations brutales, qu'on peut dire illicites, sans que, même si apparemment il semble qu'il en ressorte présentement quelque redressement appré­ciable --- sans que soit lésée la cellule nerveuse, sans que soit troublée la physiologie profonde.

On a clairement compris d'ailleurs, chaque fois qu'on a voulu loyalement pousser à fond une vérifi­cation expérimentale, que le mal, par aucun de ces moyens d'intervention locale, ne peut être définiti­vement détruit, mais qu'il n'est que déplacé, voire « jugulé » pour un temps, ou encore transformé en une autre catégorie de mal. Il n'en peut être autrement, et cela n'est pas même discutable pour qui comprend et reconnaît la nature des causes et source de vie, et de la déviation que représente, chez l'homme, toute souffrance ou maladie.

Nous ne voulons ici nous occuper que d'équilibre et de santé, et des moyens qui permettent d'établir ces conditions primordiales de développement; et non point des mille et mille détours qui sont faits et refaits par l'homme, depuis qu'il a quitté la voie saine de l'alimentation naturelle et pure, pour rétablir, par des expédients et des artifices, l'équilibre que ses faux agissements ont détruit, pour remédier au mal qui le lèse.

La voie droite du redressement individuel est dans l'observation des lois vitales relatives aux moyens conséquents de sustenter l'organisme, de pourvoir à son renouvellement et à son continuel enrichissement, en vue d'abord, du propre développement de son possesseur dans ses domaines physique, cérébral-mental et spirituel, et de la perpétuation de la race et de l'intelligence humaine; cette voie simple seule conduit au but d'intégral épanouissement de toutes les splendides possibilités humaines.

C'est dans le sang que les diverses cellules s'appro­visionnent de tous les matériaux, gaz et minéraux qui sont nécessaires à leurs travaux de construction et de réparation organiques. C'est donc, par les seuls contributions et apports offerts par la circulation san­guine que peut se poursuivre le travail incessant de réaction, d'élaboration et d'incorporation qui est celui du milieu intime cellulaire, qui vraiment « incor­pore », identifie, en quelque sorte, le milieu ambiant à sa propre substance.

Les poumons sont certes les plus importants des organes, on le conçoit, puisque c'est par leur fonction­nement que le sang est pourvu de l'oxygène qui conduit le travail de purification, de recharge, de combustion et d'épuration. Plus l'oxygène circule librement dans les poumons, plus le sang est riche, et plus l'acide carbonique résultant des combustions et échanges est largement rejeté, --- et plus, partant, le jeu fonctionnel est régulier, ample et parfait dans son ensemble. Un des rôles les plus directement importants de la respiration est la libération qu'elle assure des déchets de la nutrition. Si l'intestin et les reins sont les voies consacrées des évacuations, des éliminations natu­relles, les poumons et la peau n'ont pas, et de beau­coup, moindre importance à ce point de vue. Toute stagnation de déchets de désassimilation est cause d'intoxication, donc de destruction du milieu qu'elle encombre et pervertit. C'est le sang qui se charge des plus dangereux produits de la désassimilation qui doivent être rejetés, et c'est, nous l'avons vu, l'oxygène aspiré du dehors qui vient accomplir leur trans­formation, dans les alvéoles pulmonaires, en acides volatils, carbonique, capables d'être aisément rejetés sans dommage par les voies respiratoires.

La surface cutanée, également, tout entière, fonc­tionne sous l'influence du contact aérien, et rejette des acides dangereux pour les organes.

Nous ne pousserons pas plus avant ce petit exposé qui fera suffisamment comprendre combien la respi­ration est importante, et quel rôle immense elle peut jouer dans la nutrition, dans le maintien de la vie, et pour le rajeunissement, la « renaissance » de l'in­dividu.

Il est aisé de comprendre que l'individu qui devient conscient du pouvoir du souffle, tient, en ce qui con­cerne tout son être, la clé et le moyen de pourvoir intelligemment, individuellement, à sa propre auto-recréation.

Il est alors vraiment pour lui-même « la voie et les moyens », et ces paroles du grand Sage s'expliquent et se réalisent, deviennent vérité applicable et de contrôle facile, pour tout être de bonne volonté.

Vie est chaleur, lumière, mouvement, échange constant entre la créature et l'univers, donc incessante vibration; l'atmosphère contient, véhicule : chaleur, lumière et son, qui deviennent vie dans la matière organisée, animée,composant le corps de l'être humain issu d'une cellule fécondée par l'acte de génération des procréateurs, qui sont ainsi les agents intermédiaires de l'incarnation de la Pensée dans la matière.

Le corps qui se constitue alors comprend trois sys­tèmes principaux qui lui seront moyens de «ravitaille­ment » et d'expression de sa nature et de ses pouvoirs physico-psychologiques.

C'est le souffle, la respiration, qui est l'agent ani­mateur et revitalisateur constant de la matière et de tous les systèmes et organes composants du corps humain; systèmes qui ont pour but, nous l'avons vu, de transformer les éléments du milieu extérieur dans lequel doit vivre et agir l'être, pour assurer la continuation du milieu organique de cet être.

Poumons, peau, nerfs, organes digestifs et d'épura­tion, système glandulaire (générateur), sont les trois groupes, correspondants aux trois tempéraments humains, qui doivent, par des processus appropriés de transformation, assurer la vie de l'être en puisant par la respiration et l'alimentation, les éléments, fluides et substances qu'ils ont pour mission de transformer, en vue de permettre la poursuite du travail de constant renouvellement, de constante recréation de la cellule.

Les poumons qui reçoivent l'oxygène qu'ils trans­mettent au sang pour le purifier et enrichir, sont donc à considérer à la fois comme organes de nutrition et d'épuration.

Le sang se débarrasse de l'acide carbonique résultant du travail organique; mais ce travail le charge encore d'autres produits qui doivent être éliminés, et qui ne peuvent l'être par la voie pulmonaire. Ce sont les reins qui terminent le travail de séparation des poisons contenus dans le sang, et qui, par la fonction urinaire, achèvent l'épuration sanguine.

L'intestin débarrasse le corps des matières les plus grossières, et son activité est également, au point de vue de la pureté du milieu interne, d'une très grande importance; ses éliminations sont faciles à surveiller, les évacuations renseignant sur la plus ou moins grande régularité de son fonctionnement, qui doit être rigoureusement exigé, au moins une fois chaque jour, mais bien plutôt deux.

Les lavages intestinaux occasionnels, ou pério­diques, et pris selon de sages règles dans les cas nécessitant un drainage complet, sont d'une utilité indéniable pour ramener la muqueuse intestinale à l'état de netteté, d'élasticité et de robustesse qui lui permet de remplir son importante fonction de filtre.

Le sang reçoit le produit utilisable de la digestion par ce filtre que représente la muqueuse qui tapisse l'intestin; on conçoit donc aisément que si cette muqueuse est en mauvais état, encrassée, irritée, altérée dans sa constitution, elle fera mauvaise garde, laissera passer, après un imparfait travail de digestion et de séparation, des substances non conformes aux besoins organiques, impures, mal préparées, toxiques ou insuffisamment prêtes. Ceux qui suivent les ensei­gnements synthétiques de la Science mazdéenne et qui ont compris quel rôle immense jouent les glandes dans la finalité des opérations de la digestion et de l'as­similation (voir notre ouvrage Recettes culinaires),ont compris que c'est par la suprême transformation des sucs alimentaires, opérée par les sécrétions glandu­laires, que les aliments ingérés deviennent de nature analogue à la substance humaine :que les matières étrangères deviennent capables donc de contribuer à la construction, à la revitalisation de tous les tissus, des plus matériels aux plus subtils : de la cellule mus­culaire à la cellule cérébrale et nerveuse.

Les substances dites endocrines sont déposées dans le sang, de même que le produit raffiné des sucs alimentaires, après son triage, son filtrage intestinal; une dernière opération se produit alors, qui «spécialise», qui individualise les divers apports et les rend capables, « dignes », d'être incorporés à la cellule humaine.

Les cellules cérébrales-nerveuses reçoivent vie sous la forme fluidique résultant de l'ultime et subtile éthérialisation de la matière.

Ce sujet immense, et qui contient la clé du problème du développement humain, ne peut être longuement traité ici.

Il suffit, pour conduire tout être désireux de vivre vraiment, de s'épanouir et de produire des fruits de valeur dans tous les domaines où il opère, il suffit de lui faire comprendre que la seule connaissance de cette question de la nutrition peut lui permettre d'atteindre à son but.

La question de la contribution de l'appareil glan­dulaire au développement corporel, mental et de la pensée, surpasse en intérêt tout ce qu'on peut ima­giner, et quand l'homme aura compris comment il peut, lui-même, se recréer, amener sa propre «renais­sance », la déchéance, la misère humaine prendront fin.

Respiration scientifique, alimentation pure, sont donc les bases de toute vie consciente, et qui recon­naît : poumons, intestins, glandes, comme facteurs de vie, n'a plus à creuser de problèmes compliqués pour l'existence.

Les chercheurs ne partent en général pas du point qui leur permettrait d'avoir une vue d'ensemble de ce problème de la vie, ils négligent la connaissance de l'essentiel : d'eux-mêmes et des trois domaines qui assurent leur existence; c'est de là que vient l'apparente énigme qui rend si instable la vie, et si dure la lutte que soutient l'homme pour poursuivre si mal cette vie.

Pour tous ceux qui n'ont pas envisagé encore que là est la clé, ils dévient quant aux moyens à employer pour conduire la réalisation des programmes et idéals qu'ils conçoivent. Ils apprennent théoriquement, intellectuellement à connaître les parties et particules de leur organisme, ils poussent l'étude de la psycho­logie jusqu'à des domaines... extra-terrestres, puis, nantis d'une science imposante, ils restent impuissants jusque dans les plus simples applications de cette science à leur propre cas, à leur vie matérielle, à la conduite de leur pouvoir mental et spirituel… Pour­quoi ? C'est bien simple, ils veulent surtout savoir pour savoir; ils posent des questions, échafaudent des plans, trouvent des réponses, mais ne cherchent point cela seul qui est utile des preuves dans l'appli­cation; ou bien encore, ils trouvent de prétendues preuves qui n'en peuvent être, parce que résultant d'applications extra ou antinaturelles.

Il faut suivre les lois de la nature, garder à l'homme ses qualités, et pour cela il faut commencer par ne pas systématiquement enfreindre toutes les lois naturelles de pureté et d'équilibre, et par dénaturer corps et cerveau. Il faut respecter la constitution supérieure de l’homme, tant celle matérielle que de conscience, en commençant déjà par ne pas pervertir la qualité « spécifique» du sang et de la cellule humaine en intro­duisant dans le corps des matières cadavériques, en entretenant ainsi vices et fautes : faute contre le genre humain avili et diminué quant à ses possibilités et tenu sous le coup de réactions et châtiments qui sont résultats logiques de la violation des lois de pureté et de perfectionnement indispensable, et faute aussi, contre la loi d'évolution, dont les plans sont ainsi trahis, et par la régression humaine et par la souf­france et le retard subis par le règne animal, du fait du sacrifice sanglant dont celui-ci est indûment victime.

La qualité de l'alimentation conditionne la qualité de la force organique, l'essor cérébral-mental, et la libération de la pensée; tant que le sang est pollué et dénaturé, il n'y a pas lieu d'attendre du cerveau humain qu'il puisse manifester la nature vraie de l'individualité dont il devrait être l'instrument.

La pensée reste voilée et captive tant que la matière est alourdie et impure, et elle l'est tant que le règne animal est encore peu ou prou, pour l'homme, source alimentaire.

Sang, tissus, nerfs, glandes, cerveau humain, ne sont vraiment humains que lorsque l'individu --- ayant enfin réalisé quelle monstrueuse ignorance l’a jusque-là tenu courbé sous l'erreur et la juste sanction --- se libère définitivement de l'alimentation carnée, et qu'il vit sainement et simplement des seuls produits, fruits, de la terre : légumes, fruits et céréales, qui doivent et peuvent amplement suffire à tous êtres conscients désireux de ne plus souffrir et de s'épanouir dans toute la plénitude de leurs facultés.

L'entrave est là, et à mesure de leur éveil, les indi­vidus qui ont commencé leur travail de renaissance, par l'abandon de la consommation de chair animale, en viennent à supprimer également celle des produits animaux, quelque jour...

Il en va ainsi pour tous ceux dont l'intelligence, la pensée vraie, sous l'influence de la culture respira­toire, se libère des suggestions, de la routine et des maux qu'elles entraînent. La clarté se fait graduel­lement, simplement, et tout rentre normalement dans l'ordre; la conscience, l'individualité, reprend sa place vraie, gouverne la vie, et solutionne, l'un après l'autre, tous les problèmes qui, aux égarés, apparaissent redou­tables, complexes et insolubles.

Il n'y a pas de fatalité pour l'être qui a reconquis sa pensée, sa raison, grâce aux indispensables mesures de redressement prises, qui ont assaini son corps et son cerveau.

A mesure de leur opportunité pour lui, les possibi­lités d'essor se présentent, parce qu'il va au devant, de par son orientation même, et il est ainsi dirigé justement par le développement cérébral-mental qu'a­morce en lui la culture respiratoire. C'est le Souffle qui est le juste inspirateur, le sauveur, l'instigateur qui, toujours, infailliblement, guide chaque être vers ce qui lui est présentement la meilleure voie.

Il ne s'agit point là de confiance aveugle et d'attente béate de secours providentiel, il faut travailler,il faut vouloir,il faut accomplir le premier pas. Ce pre­mier pas consiste dans l'observation d'une respiration ample, complète, assidûment poursuivie pendant toutes activités, non pas seulement dans celles qui nécessitent mécaniquement, violemment, l'inspiration, mais bien davantage encore dans les moins «mouve­mentées ».

Le contrôle du souffle doit être surtout bien observé là où l'organisme est davantage laissé à lui-même, dans le travail sédentaire, dans les moments de repos et d'attention; c'est toujours pendant que la partie physique de l'organisme est sans emploi, qu'il y a lieu de surveiller les deux temps respiratoires : d'inspira­tion et d'expiration,afin de les garder complets.

C'est le défaut d'accomplissement intégral de ces deux temps respiratoires, qui est à la base de tous les maux humains, qu'ils soient corporels ou cérébraux.

Maladie, défauts, perversions, insuffisance ou dérè­glement mental découlent de l'insuffisante vitalisation par le souffle.

Tant que la circulation « aérienne », pulmonaire est complète, la circulation sanguine est active et pour­voit tous les systèmes des éléments indispensables à leur recharge et fonctionnement; elle entraîne rapide­ment au dehors tout ce qui est étranger et inutilisable, donc néfaste au jeu organique; elle épure, anime, renou­velle.

Le système nerveux reçoit par les poumons l'apport fluidique qui le fait vivre, et les glandes fournissent au sang leurs précieuses sécrétions sous l'impulsion de cet apport. L'influx nerveux ne se puise que dans l'atmosphère.

Il serait hors du sujet spécial de cet ouvrage de traiter de la complexité merveilleuse du système ner­veux; aussi bien, nous ne faisons jamais ici de science proprement dite, et bien que la Science mazdéenne représente la synthèse de toutes les connaissances humaines, il n'y est jamais fait d'exposé spécial de tableaux scientifiques, pour eux-mêmes; seulement, chaque point envisagé est compris dans ses causes et relations, des plus profondes aux plus lointaines, et tout ce qui concerne le point envisagé, y entre à sa place et y tient son juste rôle. Cela seul importe et il est plus utile pour l'homme qui cherche sa voie, de savoir comment il pourra, par lui-même, comprendre, retrouver et utiliser le savoir véritable, et comment il peut se rendre capable de conclure, d'appliquer à lui-même, à sa vie, à ses travaux, la somme de la sagesse humaine, dont une part est sienne, est enclose en lui et deviendra féconde quand il l'aura reconquise et qu'il en fera intelligent usage.

Les deux systèmes nerveux : sympathique et cérébro­-spinal (sensitif et moteur), sont en grande partie dirigeants de la vie. Ils président aux «services » internes et extérieurs. Ils sont agents d'exécution, de perception, de relation.

Ils permettent au cerveau appréciations et réflexes vis-à-vis du monde extérieur, et de la pensée. Ils sont déterminants de la qualité de l'exécution de la volonté humaine, et leur équilibre ou leur dérèglement conditionne la qualité de la vie organique, et d'adaptation et relation avec l'extérieur.

Le cerveau est sous la dépendance du système ner­veux, et ses fonctions et capacités sont étroitement tributaires de l'état bon ou mauvais de ce système. Nous avons vu que la nutrition de la cellule cérébrale-nerveuse dépend de l'apport atmosphérique, qui seul, peut lui insuffler la vitalité; de 1’« éthérialisation » des sucs alimentaires par les sécrétions glandulaires, qui a lieu dans le milieu sanguin; tout concourt finalement à confirmer la valeur de la Respiration.

Mais nous devons terminer cet ouvrage, et nous pensons avoir assez dit pour faire comprendre que la vie tient tout entière dans ce cercle parfait, qui est l’issue unique, qui est la fin et les moyens, qui est le cercle magique que représente la culture Humaine par le souffle.

Régénération individuelle, génération consciente, conduisent au développement humain illimité, par utilisation rationnelle des possibilités naturelles de défense et d'adaptation de l'organisme humain, réglé par l’intelligence et la connaissance véritable des lois physico-psychologiques, tenues sous le contrôle respiratoire.

L'homme doit, non plus se consacrer uniquement, ainsi qu'il le fait en général, à l'extension de ses con­cepts objectifs, intellectuels, à la recherche extérieure, mais il doit, au contraire, tourner son sens d'obser­vation sur lui-même d'abord, et comprendre qu'ainsi seulement il deviendra capable de redresser sa vie dégénérée; il doit réaliser que nul que lui-même n’a droit et pouvoir d'intervenir justement dans la destinée qu'il se constitue par ses propres vœux et actes.

Cessons de nous croire soumis à des lois et barrières inflexibles et infranchissables; il n'en est ainsi que pour l'homme qui ne se décide pas à remplir ses place et rôle dans la vie, qui ne s'individualise pas, et qui ainsi ne contribue pas à enrichir l'humanité par ses efforts et travaux.

Toutes limitations, luttes et souffrances sont sanc­tions de fautes ou de paresse. L'homme manque de bonne volonté et même de volonté tout court; il suit les vieux sillons, sans comprendre que son but est de tracer sans cesse plus avant et, plus haut, de nouvelles voies d'essor, pour lui-même et pour tous.

L'homme doit penser par lui-même, doit vouloir gagner son bien : la santé, la possibilité de donner libre cours aux facultés et talents qui sont latents en lui.

Incessamment de nouvelles protestations et de nou­velles plaintes s'élèvent de tous côtés, incessamment de nouvelles et plus cruelles menaces montent de partout, incessamment des revendications, des récriminations grondent, qui font pressentir que la mesure est comble de la détresse où croupit l'humanité... Maladies, sujétions de toutes natures asservissent les hommes, qui ne se révoltent que pour retomber plus las. On ne s'étonne plus de cela quand on réalise à quel point tout est faux et désordonné dans les conceptions et les agissements des peuples et des sociétés.

Le point malade est dans l'homme lui-même, ce mal se multiplie dans le foyer, et s'étend ainsi à l'humanité entière; ce point est l’ignorance, qui est le plus despote des maîtres, qui étouffe plus de vies, de bonheur que ne le pourraient faire les plus durs tyrans. C'est de cela qu'il faut à tout prix se défaire, c'est de ce voile, qui obscurcit et dénature tout, qui dresse partout des murailles et des obstacles. Un moyen unique existe de transformer l'homme, de rendre sa vie pure et simple: c'est d'apprendre à celui-ci comment vivre, comment se libérer de la maladie et des faux besoins qui le rendent esclave, qui empêchent l'éveil de son intelligence, l'éclosion de sa conscience.

C'est au foyer que se commencera l’œuvre véritable et féconde de redressement; c'est la Femme, la Mère qui orientera, dès qu'elle saura et pourra, les siens vers des voies saines et de paix. C'est seulement quand la Femme prendra conscience de ses vrais devoirs et pouvoirs, et qu'elle se montrera capable de leur accomplissement, que compagnons et enfants suivront dans la joie leur individuel chemin fécond. La Femme doit savoir quelle responsabilité est la sienne, tant dans la conduite de son compagnon que dans la formation des caractère et qualités de l'enfant; il lui faut s'éduquer, elle doit apprendre à alimenter les siens, elle doit, pour être à la hauteur de sa grande et belle tâche d'éduca­trice et d'initiatrice, se cultiver elle-même afin d'être vraiment en possession de ses forces et qualités, et de former des individus conscients et purs. Il lui faut, pour cela, pratiquer la culture respiratoire, non astrei­gnante et venant ajouter surcroît de fatigue, --- ainsi qu’elle est en général tentée de le croire, --- mais consis­tant en de courtes séances d'exercices de quelques minutes au matin et au coucher, et qui sont bien plus à considérer comme temps de détente et de repos, pendant lesquels elle puisera un réconfort mental et moral certain, et un puissant bagage de santé, d'intel­ligence et d'intuition, qui rendront sa vie infiniment meilleure, et moins lourde sa tâche.

L'enfant est à la base de la société, la Femme ne peut être, selon le vœu de son cœur, une mère vigilante, éclairée et forte, que si elle connaît et pratique sur elle-même les lois de l'eugénique, que si son corps est robuste, son sang pur.

La Maternité heureuse est trop souvent une concep­tion idéale, de rêve, elle doit devenir une réalité; cela ne se fera que par la diffusion de la connaissance relative aux fonctions de la génération, que doit précéder la régénération individuelle.

La Science Mazdéenne donne tous principes et enseignements utiles à l'émancipation vraie de l'indi­vidu, elle est basée sur la pratique respiratoire cons­ciente, et sur l'observation des lois de pureté, appli­quées à l'organisme et au choix des aliments destinés à sustenter cet organisme.

Toutes investigations dans les sagesse et civilisa­tions antiques, toutes les relations et connaissances qui furent recueillies sur les vies des sages Instruc­teurs qui ont depuis toujours maintenu le trésor de connaissance humaine à portée des hommes de bonne volonté, --- toutes ont clairement démontré que les préceptes de vie saine et la culture respiratoire ont été les bases de la force et de la science de ces guides.

Le Dr Hanish, qui fut le grand Instructeur moderne qui propagea, pendant plus de soixante années de son existence la Science Mazdéenne, a démontré par sa vie et par les résultats merveilleux qu'il permit à tant d'êtres d'atteindre, que la culture individuelle par la Respiration est seule capable d'amener l'épa­nouissement intégral de la personnalité humaine, et la libération de l'être par individualisation.

C'est à Lui, qui fut notre Instructeur aimé et vénéré, que doit aller, joint au nôtre, l'hommage reconnais­sant de tous ceux qui, grâce aux principes et ensei­gnements qu'il nous légua, --- et qui sont bases de tous nos ouvrages, --- retrouvent joie et paix dans la réalisation heureuse.

Mai 1937. G. et C. B.



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Titre Originel: Book Title : LA SCIENCE DU RESPIR
Ce livre vous est proposé dans le cadre d'un projet culturel.
Nous voulons porter l'attention sur les thèmes de l'hypnotisme magnétique, de la fascination e de la vraie tradition  magnétique originelle dans la quelle nous avons été initiés.

Il s'agit de techniques ayant leurs bases dans des concepts energétiques. (elles sont l'équivalent en occident de tradition millénaires basés sur l'énergie paragonables àl tradition de la kundalini).

Elles peuvent etre utile dans la thérapie, dans les situations personnelles (magnétisme personnel), dans les rélations et dans beaucoup d'autres situations.

Leur pratique est connecté à une école très anciennes (millenaire), très puissante et en partie mantenue toujours secrete.

Les livres contiennent seulement une partie de l'enseignement original.
Le systhème complet est constituéa par nombreux exercices physiques (une espèce de gymnastyque energètique) et mentaux.
Ces exercises sont aussi très regeneratif pour la personne.
Ils augmentent son impact et beaucoup d'autres qualités, en outre ils contiennent un modèle très comprehensif de l'homme.

Nous vous proposons ces techniques dans une formation pratique à la quelle nous avons donné le nom de Mesmerismus®, bien que nos techniques soient derivés d'une tradition bien plus anciennes que celle de Mesmer et s'appuient sur une ècole secrète.
Ce sont des techniques naturelles
.
Elles reveillent l'homme au soi mème naturel, ou il peut trouver le maximum de pouovoir, et peuvent en aider le dèvéloppement personnel et spirituel.
Pour reinsegnements sur nos cours prochaines vous pouvez nous contacter à travers:
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