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CHAPITRE VI

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GRÈCE

Les plus anciens mythes de la Grèce remontent au groupe légendaire Orphée-Dionysos. Ces légendes relatant les hauts faits merveilleux d'un chanteur qui parvient à sortir vainqueur de toutes épreuves, qui accomplit les plus gigantesques et à la fois les plus subtils travaux; d'un héros déchu, puis régénéré et réinstauré dans ses droits, est personnifié en Orphée et en Dionysos Zagreus;ces légendes ont leur racine dans des conceptions profondes, et sont basées sur la connaissance des lois de la vie, qui faisait déjà partie de la philosophie avestique où nous avons pu constater son existence.

Les doctrines des peuples iraniens contenaient déjà tous les principes relatifs à une renaissance ou résur­rection de l'Être, par rétablissement en lui de l'har­monie triple : corporelle, mentale, spirituelle; rétablis­sement qui s'obtenait, alors tout comme aujourd'hui, uniquement par l'emploi conscient, raisonné du Respir vital. C'est là le point fondamental qui constitue la base de l'enseignement de la science de la vie dans les innombrables doctrines de toutes les ramifications de la race blanche.

La littérature orphique contient une foule d'allu­sions aux enseignements initiatiques de l'époque.

Cependant, ceux-ci furent en tout temps sauvegardés de la curiosité profane avec le plus grand soin. Enveloppés de formes allégoriques, exprimés par symboles, leur citation n'aurait pas valeur véritablement pro­bante pour qui n'a l'initiale clé; il est donc plus urgent de passer à la pratique, pour celui qui a, de ces formes offertes, reconnu l'identité du principe qui leur donna naissance, plutôt que de se perdre dans une étude qui n'aurait d'ailleurs plein intérêt qu'en suite d'un meilleur éveil de la pensée individuelle.

Il est absolument indéniable qu'une correspondance manifeste, pour ne pas dire une liaison étroite, rend aux yeux des avertis, absolument concordantes les conceptions du cycle orphique et celles des cultes des mystères qui apparurent à une époque postérieure. Il est possible de constater là, très nettement, une fois de plus, l'existence d'une tradition initiatique unique, s'exprimant en des variétés infinies de formes données, selon les modalités convenables aux temps et milieux, modes conditionnés donc par les différentes époques, mais dont l'essence, le principe, le but se montrent immuables. Les textes qui demeurent sont, là encore, clairsemés et trop peu explicites pour qu'il y ait intérêt profond à les produire. Nous préférons passer seulement en revue la branche parallèle de la pensée grecque celle qui comprend la série des écoles philosophiques proprement dites, dans lesquelles il est aisé d'évaluer la place que tenait la Science de la Respiration.

La compréhension de la loi de correspondance, d'analogie entre le macrocosme universel et le micro­cosme humain, sert ici grandement à faciliter la péné­tration de la vérité.

Il est essentiel de réaliser simplement la filiation de l'homme créé avec le Principe universel créateur pour comprendre que tout ce qui se manifeste objec­tivement existe en partie double : et dans le domaine des Causes, et dans l'Individu qui est incarnation visible, «concrète » de l'invisible, de l'abstrait, qu'il doit amener à réalisation dans sa pensée, dans et par son organisme, dans l'ambiance, par le moyen des activités combinées de son cerveau, de ses sens, facultés et forces; activités qui, pour être justes, ordonnées, fécondes, doivent être gouvernées par sa pensée individuelle qui est écho, partie de la grande Pensée créatrice universelle.

Si tentants que puissent apparaître en la circonstance les développements, nous ne citerons que succincte­ment un certain nombre de passages qui sont parti­culièrement clairs et catégoriques quant au fond; qui représentent de véritables pépites d'or, extraites de la masse inépuisable d'enseignements que représente l'ensemble des écoles philosophiques grecques, qui peuvent, à bon droit, être considérées comme les héri­tières du trésor immense de connaissances que leur léguèrent les sages de l'Iran.

Empédocle étudia fort minutieusement la fonction respiratoire dans ses valeur et effets chez l'être humain. D'après lui, inspiration et expiration, qui éta­blissent le contact, l'échange permanent avec les éléments de l'atmosphère, n'utilisent pas seulement trachée et poumons, mais bien toute la surface cutanée (perspiration). C'est là une conception qui ne nous apparaît ni nouvelle ni surprenante, mais on peut assurer que pour la plupart de ceux-là même qui le savent pertinemment... ils en tirent relative­ment trop peu de conclusions justes en ce qui concerne directement leur vie.

Savoir qu'il est indispensable que l'annexe respi­ratoire, que représente entièrement «l'enveloppe» cutanée, soit laissée libre, maintenue toujours rigoureusement nette et souple, aérée et mise ainsi à même de profiter des bienfaits de la lumière et du soleil --- savoir cela ne suffit pas. Il faut obtempérer; il faut, chez soi, matin et soir, aux heures de soins corporels, d'exercices, garder le corps nu, ou à tout le moins très légèrement recouvert. Il faut, quand la saison le permet, prendre des bains d'air, de lumière et de soleil.

Nous ajoutons que nous n'entendons en aucune manière encourager, favoriser ici certaines pratiques collectives. Nous voulons seulement faire comprendre que chaque jour le corps doit être laissé sans vêtement, cela avec la discrétion qui convient à tout être délicat, dans l'asile que lui offre sa propre maison, et sans aucune espèce de promiscuité, avec respect des autres et de soi-même.

Nous savons que d'aucuns prétendent que justement parce que leurs pensée et corps sont purs et sains, ils n'ont point à entrer dans les vues étroites de ce qui leur semble hypocrite sottise. Qu'il en soit ainsi pour l'être pur, conscient de ses valeur, place et but dans l'existence, certainement, aussi n'est-ce point pour celui-ci que nous en appelons à la réserve --- réserve que d'ailleurs son sens de la responsabilité qu'il a envers de moins sages que lui, lui inspirera certaine­ment --- mais bien pour ne pas dérouter et laisser errer ceux qui ne savent pas, et qui se perdent encore dans l'illusion, la matière.

Qui a passé certains stades, et se sent fort et au-dessus des surprises, doit aussi être animé de solli­citude, doit comprendre que la majorité n'est pas libérée, est encore esclave, et ne doit point lui susciter d'embûches. Il en est ainsi pour les bains de soleil dont la Science mazdéenne fait un moyen de régénération insurpassable (voir Renaissance individuelle).Ils sont là indiqués de manière toute spéciale, et leur action sur les organes générateurs et régénérateurs, action qui était reconnue et employée dans l'antiquité, est juste­ment ce « moyen» éternellement cherché par les hommes de refaire l'or suprême de la vie; l'alchimie naturelle se fait dans le corps humain sous l'action de la chaleur solaire scientifiquement employée et rigou­reusement dosée, c'est là le mystère de la renaissance individuelle. De même pour les bains de soleil que pour les bains d'air et de lumière, il est essentiel, pour que parfait profit en résulte, que des mesures de discrétion soient observées, afin que rien de perturbant, de gênant, ou de non parfaitement clair et pur ne vienne troubler la pensée, qui doit participer en toute détente, conscience et paix, pour que l'effet parfait puisse être obtenu.

Démocrite attachait également une importance tout particulièrement grande aux phénomènes de la respiration. Il en faisait ressortir la relation étroite avec sa conception du principe atomistique. Selon lui, l'âme d'un être doué d'un bon souffle était protégée contre toute atteinte de mal. « Le souffle, disait-il, communique à l'organisme la substance ignée et animée, constamment renouvelée. » Lorsque la respi­ration est paralysée ou interrompue, la maladie inévita­blement s'ensuit. Pour Démocrite, l'air était «le véhi­cule de la pensée, dont l'aspiration donnait la vie et l'esprit ». Le « hieron pneuma » : le souffle, l'esprit sau­veur était considéré par lui comme la source féconde de toute joie, enthousiasme et inspiration lyrique.

Anaxagore distinguait entre air et éther. De même qu’Empédocle et Démocrite il attribuait aux végétaux un certain degré d'intelligence et de conscience. Il expliquait longuement l'origine des plantes et des animaux, chez lesquels il constatait l'existence du processus respiratoire, par une «association du limon terrestre avec les germes de vie contenus dans l'éther.»

Toute créature vivante doit, pour entretenir en elle les processus vitaux, la chaleur, la vibration vitale, recourir à la respiration.

Archelaos parlait de 1'« air animé par l'esprit», de même que Diogène d'Appollonie et Anaximène. Déjà dans Thalès, un des premiers «philosophes de la nature » ioniens, on trouve l'association «Eaux et Esprit » que nous relevons dans la Genèse, et en maints autres textes. On sait par les écrits d'Aristote et de Théophraste, qu’Anaximène enseignait que « l'âme était de nature aérée ».

Anaximène considérait l'éther comme principe fondamental de la création. Il distinguait entre l'air ou éther, élément primordial, et l'air atmosphérique, compris dans le sens courant entre pneuma et aër.

Chez les animaux, comme chez les hommes, l'air sans cesse inspiré et expiré lui apparaît, selon la conception commune aux anciens, comme la source même de toute vie, comme l'élément destiné à mainte­nir l'unité et la cohésion de l'organisme «puisqu'au moment où la respiration est interrompue, où le souffle quitte le corps, la vie s'éteint, l'organisme se désagrège » (Zeller, Philos. des Grecs).

Diogène d'Appollonie rappelait : «L'homme et les animaux vivent en inspirant l'air nécessaire; aucune créature ne saurait vivre sans respirer, même les animaux qui vivent dans l'eau aspirent l'air que celle-ci renferme; lorsque la respiration cesse, la vie s'arrête à son tour; le sperme renferme déjà de l'air.» Allant plus loin encore dans ses considérations, il rend attentif à la relation qui existe entre la fonction respiratoire et l'activité cérébrale.

« La vie et la pensée de tous êtres sont déterminées par l'air qu'ils aspirent; conscience et entendement sont déterminés par l'air inspiré, par ce qu'on nomme communément l'air. » Il est intéressant de remarquer que sur ce point, Diogène d'Appollonie s'en réfère à Homère.

Héraclite admettait que « l'âme se renouvelait inces­samment et récupérait ses forces et pouvoirs par l'apport d'énergie vitale fourni par la respiration. Chaleur vitale, faculté de penser, sont communiquées à l'organisme, elles y pénètrent par le souffle, et par l'appareil sensoriel. Le trépas intervient déjà pendant la vie, à mesure que diminue cet échange, ce contact avec l'atmosphère et le monde ambiant, qui s'effectue par l'entremise du souffle vivifiant et réchauffant. »

La Science enseignée par Pythagore à ses disciples ne nous est connue que par les indications fournies par ses biographes. Il en ressort un fait indéniable, c'est que la pratique systématique du chant jouait un rôle, sinon prépondérant, du moins très important dans la thérapeutique pythagoricienne. Le régime alimentaire et des exercices physiques spéciaux y tenaient également grande place.

Jamblique [De Vita Pythag.]mentionne que Pytha­gore faisait chanter ses disciples chaque jour, et dit que sa philosophie était d'origine orphique.

Porphyre relate ce qui suit [Vita Pithag.]:«Lors­qu'un de ses disciples était atteint de quelque trouble ou maladie, il lui enseignait comment se guérir par des récitations et des exercices musicaux. Ils chantaient en commun les hymnes d'Homère et d'Hésiode pour apaiser leur esprit, et exécutaient maints exercices gymnastiques (saltationes) auxquels ils attribuaient une grande influence sur la souplesse du corps, la santé organique et l'équilibre mental. »

Les Pythagoriciens parlaient d'un pneuma universel, illimité, dans lequel toute créature puise la vie par son souffle. On retrouve également chez eux cette concep­tion, d'origine orphique, mentionnée aussi par Aris­tote [De anima]que l'âme pénètre dans le corps avec le premier souffle, et le quitte avec le dernier. Une ancienne croyance populaire semble être en relation avec cette conception : l'invocation solennelle adressée par les, Athéniens aux Tritophores, génies du Vent, auxquels ils demandaient la bénédiction de leur des­cendance, lors de la cérémonie du mariage.

Platon traite en détail de la question de la respi­ration, du point de vue physiologique entre autres. Comme Empédocle, il parle de perspiration, c'est-à-dire d'échange avec l'atmosphère par la surface cutanée.

Dans le Timée, il décrit l'activité respiratoire comme suit : «Ces courants vitaux sont nommés inspiration et expiration; ils sont effectués par l'en­semble des organes respiratoires, et maintiennent dans l'organisme les opérations fonctionnelles et la vie, en humectant et rafraîchissant. »

Dans un autre passage [Tim., 36, 38] il décrit les fonctions circulatoires et éliminatrices. Enfin, il donne son avis sur la cause, la genèse des maladies: « En ce qui concerne ce troisième groupe de maladies, il faut admettre qu'elles ont triple origine : respiration insuffisante, encrassement humoral, ou trouble dans la sécrétion biliaire. »

« Si les organes destinés à donner accès à l'air, les poumons, sont obstrués par des impuretés de consis­tance liquide ou fluide, et sont donc empêchés de donner libre passage à l'air, la circulation vitale, par suite de ce dérangement respiratoire, ne parvient plus à certaines parties de l'organisme et stagne dans d'autres. Dans les parties ainsi privées de « rafraîchissement », aussitôt se déclarent des symptômes de décomposition. »

Aristote, au cours des dissertations qu'il fait sur les nombreux philosophes antérieurs à son époque, expose aussi sa personnelle théorie sur le sujet, dans ses ouvrages : De anima et Parva naturalia. L'ouvrage De spiritu --- peut-être apocryphe, ce qui n'importe d'ailleurs que très relativement ! --- traite du même sujet, du souffle associé à l'esprit de vie.

Par « pneuma symphyton », Aristote semble entendre le même principe qu'Anaxagore. Ame, force vitale, souffle, air, pneuma sont, pour lui, notions étroitement apparentées. Dans De anima, il cite Homère, Démocrite, Anaxagore, Thalès, les Pythagoriciens, Platon et beaucoup d'autres, soit pour confirmer leurs doctrines, soit pour commenter ou présenter certaines objections, voire pour les citer simplement, sans aucun commentaire. Il représente le type, peut-on dire, d'un certain nombre de philosophes grecs qui, se rendant compte, sans doute, de l'immense importance du problème respiratoire, en traitèrent fréquemment, à maints propos et de divers points de vue, y revenant sans cesse et toujours, comme sous l'emprise d'une sorte de préoccupation ou de prescience, sans même parvenir toujours à conclure de manière vraiment satisfaisante et définitive.

Dans son traité « De la fonction respiratoire », Aristote étudie en détail cette activité primordiale, dans son mécanisme; il émet l'hypothèse de son absence chez certains animaux, et rappelle les conséquences d'une respiration défectueuse. Il se perd d'ailleurs parfois en contradictions notoires au cours de ses considérations, mais le seul fait qu'il s'occupa avec tant d'insistance du principe de la respiration, a pour nous une importance plus grande que le détail de ses personnelles conclusions.

La doctrine, très répandue, des Stoïciens, ne saurait être véritablement comprise si l'on ne tient compte de leur conception du souffle considéré comme véhicule de force vitale et facteur de conscience individuelle.

Ils nommaient souffle, esprit, pneuma, l'élément universel qui pénètre tous objets et créatures, sans entendre par là ni quelque principe abstrait, ni un facteur uniquement matériel.

« Le souffle chaud et raisonnable» était à leurs yeux la force vitale primordiale.

Dans la conception des Anciens il y avait concor­dance absolue entre l'aspect matériel et spirituel du pneuma. Il est surprenant qu'une conception aussi naturelle et logique ait pu être, dans la suite, aussi complètement perdue de vue. La notion simple et juste du souffle vital, considéré comme véhicule du principe spirituel a été « oubliée » au cours des âges, et de là vient l'obscurité, l'incompréhension sur la science des lois de la vie.

L'universalité du pneuma forme la base de la concep­tion que s'étaient faite les Stoïciens sur l'unité de la création. Ce principe d'un pneuma universel est égale­ment représenté dans leur physique. Pour eux, il n'est pas, en effet, facteur de seul développement mental et moral, mais il est aussi présent dans la chaleur organique, la force vitale matérielle.

Diogène Laërce [VII, 157] et Sénèque [Epist., 66, 12] parlent d'un souffle chaud et divin qui circule dans l'organisme; de même Epicure, Galien, etc. [De Hyppocr. et Plat., III, 1,287]. Pour Sénèque, c'est le souffle chaud, le spiritus, le pur technikon et pneuma, que l'on voit à l’œuvre partout dans la création. La respiration tient un rôle très important dans tous les ouvrages des médecins grecs.

D'après Hippocrate, la maladie résulte de condi­tions de vie antinaturelles et d'insuffisance respira­toire : d'insuffisant apport du pneuma indispensable. [Nature de l'homme.] « La vie de l'organisme humain et de celui des autres créatures est entretenue par trois sortes de nourriture: aliments, boissons et pneuma [Les souffles, III].

« Je constate donc que le cerveau joue un rôle des plus important dans l'organisme. C'est lui, en effet, lorsqu'il est sain, qui transmet à l'homme les impres­sions du monde ambiant, et ce qui lui confère la rai­son, c'est l'air. Yeux, oreilles, langue, mains, pieds, exécutent chacun les ordres que leur transmet le cerveau; chaque organe possède une intelligence propre, agissante seulement dans la mesure où cet organe est en rapport avec l'atmosphère. Le cerveau fonctionne comme agent de transmission, il est le siège de la faculté de compréhension [De morbo sacro, XIX]. «Nous avons dit que l'air exerce une influence profonde sur toutes choses. Chez l'homme, il est origine et cause de la vie même, et il peut devenir aussi pour lui cause de maladie. Le besoin de pneuma est tellement absolu pour l'organisme humain, que l'homme, qui peut subsister deux, trois jours et même davantage sans prendre aliments ni boissons, trépasse infailliblement, en très peu de temps, si l'apport de pneuma est supprimé, car celui-ci lui est absolument indispensable. L'homme peut, à volonté, suspendre activités et occupations, mais jamais, et en aucun cas, et pour aucun être vivant, l'activité respiratoire ne saurait être interrompue ou remplacée; toutes créa­tures, sans exception, ne cessent d'inspirer et d'ex­pirer constamment » [Les souffles, IV].

« Il en ressort donc clairement que c'est dans la respiration que peut être trouvée la cause de toutes maladies, dont toutes autres apparentes causes ne sont que subsidiaires. J'ai démontré la véritable cause de toutes maladies, j'ai montré comment le pneuma exerce son action sur tout organisme vivant, et j'ai appliqué mon exposé aux maladies les plus con­nues; partout mon hypothèse a été confirmée. Si j'essayais de passer en revue toutes les maladies, mon exposé serait plus long, mais non plus probant. » [Les souffles, XV.]

Galien considère le pneuma comme le principe vital « puisé dans l'âme universelle au moyen de la respi­ration, et constamment renouvelé ».

« Tant que l'activité et la circulation du pneuma s'accomplissent librement, l'individu reste en bonne santé; lorsque la respiration est interrompue, le décès survient. »

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Titre Originel: Book Title : LA SCIENCE DU RESPIR
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