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CHAPITRE PRÉLIMINAIRE

Dans tous les domaines que comprennent les sciences naturelles, de la physiologie, de la biologie, de l'hygiène, du développement humain en général, une attention toujours plus grande est attachée à la connaissance le la Respiration, considérée non seulement comme agent vital indiscutable, mais encore sous l'angle de sa portée dans l'évolution mentale et spirituelle humaine.

En tant que moyen de revitalisation, rien ne peut être opposé en valeur à la culture respiratoire méthodique, consciemment employée, cela est maintenant reconnu. Les succès, en pathologie, sont irremplaçables, de cette pratique de la respiration, basée sur la connaissance judicieuse de ses pouvoirs et effets.

Il n'est aucun domaine de la constitution humaine qui ne relève de la respiration, cela se conçoit, puisque c'est par le seul apport de l'oxygène et des éléments nécessaires aux combustions, transformations et échanges organiques qu'il est possible que cette consti­tution se maintienne et renouvelle.

Tout, dans le mécanisme corporel, cérébral, mental, dépend de ce mouvement vital de transformation, d'échange et d'élimination, qui incessamment se produit et se poursuit sous l'influence de l'air aspiré.

Aucune cellule de l'organisme ne pourrait être «ravitaillée », ne pourrait poursuivre son œuvre indispensable et constante de destruction et de reconstitution, si la force dynamique pulmonaire ne faisait l'utile appel d’air qui brûle dans les poumons, au passage du sang, les déchets de nutrition et de désassimilation toxiques dont ce sang est chargé, en les transformant en acide carbonique que rejette l'expiration.

Tous les êtres humains ont appris cela, qui est simple, semble-t-il, en, classe, mais cette connaissance est alors donnée et prise théoriquement, et si machinalement « qu'autant, pourrait-on justement dire en emporte le vent ». L'ensemble de ces vérités primordiales, reste mots et ne s'impose pas à l'esprit comme étant source, base de la vie; et, autant dire, il n'existe pas d'êtres non avertis, qui attachent à leur respiration le moindre intérêt véritable, tant que leur attention, pour quelque cause, bonne ou mauvaise --- savoir ou maladie --- n’est pas ramenée obligatoirement sur le sujet.

Aspirer de l'oxygène, expirer l’acide carbonique, produit de la combustion organique résultant de l'action de l'apport aérien, c’est si simple, il n'y a pas semble-t-il, à s’en occuper ! On sait même aussi très bien que dans le règne végétal, c'est exactement l'in­verse opération qui se produit, et on prise beaucoup pour ce fait le voisinage des plantes, à cause du com­plémentaire et salutaire échange s'effectuant entre les deux règnes. Mais tout cela, qui dès que la pensé s'éveille prend un sens infiniment profond et qui ouvre ­des horizons immenses, glisse, pour la majorité, dans une grise acceptation globale, où tout est machinal, et reste sans attrait ni désir d'utilisation consciente.

Aucun acte fonctionnel cependant, si insignifiant soit-il, ne saurait s'accomplir sans que la respiration concoure; et il n'y aurait pas d'air respirable, pour hommes ni animaux, si le règne végétal n'existait pas, qui est, à bien des points de vue, indispensable à la vie humaine, tant pour l'acte respiratoire que pour la nutrition --- les deux domaines se tenant étroitement.

S’il est puissamment intéressant et utile de suivre les mécanisme et phases de l'acte respiratoire dans ses forme et effets, dans le déroulement de la vie organique, bien plus extraordinaire et attachante encore est la constatation du pouvoir du respir (respiration consciemment exercée) sur le développement de la cellule humaine cérébrale-nerveuse, et partant, sur l'essor, la manifestation de la pensée individuelle.

Nous ne pouvons ni ne voulons ici développer les preuves de la filiation étroite qui unit les règnes organique, cérébral, mental et de la pensée, filiation qui tient tout entière dans l’acte respiratoire.

Notre ouvrage l'Art de la respiration donne toutes lumières utiles pour amener chacun à comprendre la nature de la subtile liaison qui fait constamment échanger corps et pensée, par le moyen des circulations vitales : aérienne, sanguine et nerveuse, sous la forme des courants éthérique et électro-magnétique, qui convoient énergie vitale, nerveuse, et pensée, dans la matière.

Cet ouvrage, bien que permettant à l'intellect le moins développé de réaliser parfaitement ce mécanisme merveilleux de la vie organique et de pensée, fait plus et mieux, en offrant à chacun les exercices et moyens qui, par leur application simple, font réaliser effectivement à l'individu, dans sa propre vie, la véracité de ce qui est avancé sur le pouvoir de la Respiration en tant que moyen suprême de revitalisation corporelle, et de développement mental.

Une théorie n'a pas de va1eur qui n'est pas directement applicable à la vie de qui envisage cette théorie; qui ne permet pas le développement des qualités, force, possibilités de la personnalité, de la valeur entière de l'individualité. Aussi bien, dans l'enseignement des principes mazdéens sous la forme moderne, claire, adoptée par nous, n'est-il fait de développement intel­lectuel que jusqu'au point strictement utile pour donner toutes précisions et lumière objectives sur le but pro­posé, afin que toute conclusion, toute décision prise par quiconque, soit dûment éclairée, et conduise chacun au but qu'il se choisit, en pleine connaissance de cause. Tout y est dit de ce qui permet de juger des moyens offerts, et des réalisations auxquelles ils permettent de parvenir. Mais l'étude véritable étant pour chacun, celle de soi-même, et le but étant essentiellement individuel, il est sans cesse rappelé que seule l’appli­cation, la mise en pratique des moyens et des exercices indiqués, sont de valeur quant à l'obtention de résultats.

Il n'est pas fait, dans cet ouvrage, une étude appro­fondie de la Respiration pour elle-même, --- étude qui serait alors purement intellectuelle, donc sèche et stérile, comme il en existe tant sur tous sujets, --- mais bien du point de vue de sa valeur d'application dans la vie individuelle.

Comme nous le disions plus haut, dans la thérapeu­tique générale même, la culture respiratoire est cou­ramment employée, et nul moyen de rééducation cor­porelle, de redressement organique, fonctionnel, ne peut, à coup sûr, être opposé à cette culture naturelle, rationnelle de l'individu, par lui-même, au moyen de sa respiration.

Par la voie de l'expérimentation, de l'analyse objec­tive, la Science en est revenue au point de connaissance qu'avaient atteints déjà les sages et les guides de tous les siècles.

La science de l'emploi du souffle, dans tous les domaines de la vie humaine, la culture de l'organisme, de l'être, par les exercices respiratoires --- d'inspi­ration et d'expiration --- était connue, pratiquée il y a des milliers d'années déjà.

En ces temps, ceux qui étaient alors appelés des initiés, avaient reconnu, dans le Respir, la présence du principe atomistique dit « Galama »ou également, présenté sous la dénomination, par les diverses écoles de savants, modernes, de : Principe vital, Energie créatrice, force suprême, universelle, principe d'or­ganisation, d'unité, etc., etc., autant de noms et mots que de nuances, reflets de la qualité de la mentalité des parrains. Il n'entre pas dans nos vues de faire dans le présent ouvrage des études comparatives des diverses dénominations et des vues plus ou moins pro­fondes quelles dénotent. Nous savons que l'essentiel est, pour chaque être de bonne volonté, non de com­mencer par vouloir connaître et accepter telle ou telle orientation ou théorie, de se classer dans telle ou telle catégorie de penseurs ou de matérialistes; non plus que de réfuter ou d'affirmer telle base ou con­viction, mais bien d'apprendre par quel moyen chacun peut parvenir à se connaître, à se retrouver, développer, et par conséquent, à penser... seulement à partir de ce moment. Tout n'est, jusqu'à ce que soit acquis le, point de connaissance individuelle, qui seule peut con­férer la connaissance de l'univers et de ses lois --- que suppositions fragiles, suggestions, croyances, destinées à céder le pas à la certitude acquise par efforts indi­viduels. Seul est utile, urgent même, pour chacun, de chercher à se constituer une conviction basée sur l'observation et l'expérience personnelles pour tout ce qui concerne sa vie, son évolution; et rien, nous le répétons, mieux que l'exercice conscient de la respi­ration dans ses diverses modalités, ne saurait amener le développement de l'intelligence, de la conscience, le « rappel » de la connaissance innée. A tous les cher­cheurs dont la pensée, l'intelligence, --- non le seul intellect, --- en éveil, a conduit les investigations, par réflexion et retour aux causes, et non par recherches, éparpillement et déperdition dans la complexité des formes, apparences et aspects objectifs, matériels, il apparaît nécessairement que l'origine de la vie ne saurait être trouvée dans la matière, que la matière ne devient vivante, animée,que lorsqu'elle est «habitée » par le principe de vie, qui seul conduit, ordonne, gouverne, éclaire l'organisation matérielle.

Partout où la vie se manifeste, certaines conditions atmosphériques permettant cette vie sont indispensables; tout ce qui vit, vibre, émet et reçoit des ondes, des vibrations : respire.

Tout ce qui vit participe du Respir universel, est création de ce respir, Ce respir convoie donc indubitablement le principe animateur, vital, le principe spirituel, appelé aussi âme (anima).

Il ressort clairement de cette conclusion si simple, que c'est par la conscience qu’il prend de la valeur de son souffle, et de la façon plus ou moins rationnelle et attentive dont il use de ce souffle, que l'homme devient de plus en plus conscient de son origine, du principe spirituel qu'il incarne, de son individualité, qui est d'essence spirituelle, et destinée par conséquent à régir, à maîtriser et perfectionner le domaine de la matière, en lui et dans la création.

Toute cette grandiose et simple vérité, qui est le but de toutes les recherches, de tous les efforts et espoirs humains, ne saurait, pour quiconque, être acquise autrement que par culture et possession de soi-même.

La respiration, étant source et cause de la vie, étant l'unique moyen par lequel l'individualité, la pensée incarnée, se relie à l'universelle Pensée dont elle émane, est partie, et doit être continuatrice, agent créateur, dans la matière --- apprendre à respirer, c'est apprendre à vivre; non à la manière courante, aveugle, de la majorité, qui ne pense pas, et erre, mais en être conscient de ses valeurs, pouvoirs et buts, en Être pensant, en individu, qui a compris pourquoi il est présentement ici, et comment il peut y œuvrer de manière féconde, conséquente avec sa nature d'essence supérieure.

Ce n'est que par la connaissance, l'utilisation de la pratique respiratoire, qu'il est possible à l'homme de remonter la pente fatale où des erreurs l'ont fait glisser, et sur laquelle, avec effroi, journellement, il constate qu'il descend davantage, sans pouvoir se retenir, malgré ses vœux, ses efforts, et la prescience qu'il a d'une autre destinée possible, qui lui rend celle qu'il s'est faite, si lourde à supporter.

A toutes époques, et quelque forme ou apparence qu'ait pris un mouvement vraiment désireux d'éduquer les hommes, ceux qui dirigèrent et conduisirent ce mouvement connurent et pratiquèrent les exercices de culture respiratoire.

Cela seul permit aux guides, qui depuis toujours conservèrent, enrichirent et repassèrent à leurs des­cendants et suivants le patrimoine de Connaissance véritable, de se maintenir au-dessus du niveau des masses, qu'ils purent ainsi orienter incessamment vers le mieux, vers la lumière. Tous savaient que le pre­mier, le plus important facteur de développement individuel, d'assainissement, d'affinement, de rééqui­libration de la matière et du cerveau que le seul moyen libérateur de la pensée est le respir ou respiration individuellement et consciemment cultivée.

Ainsi que nous le démontrons et illustrons, dans l'ouvrage Avesta, la culture respiratoire comprend plusieurs modalités : Inspiration, expiration, tenue du souffle, arrêt du souffle; applications et mobilisations diverses, selon postures et exercices; mais le point qui, pour les Anciens, et tous éducateurs avertis, était et reste le plus important, est la combinaison de ces diverses modalités d'emploi dans le Chant et la Récitation.

La connaissance de la loi de la vibration sonore, interne et extérieure, était à la base de tous exercices de développement, auxquels le Verbe, ou principe de vie manifesté dans la matière, et par la matière, donnait --- et garde d'ailleurs --- la suprême et inson­dable valeur et puissance.

C'est, non pas une étude de l'une ou l'autre des formes, des applications du Souffle, que nous nous proposons de donner ici; les ouvrages cités plus haut, chacun sous un angle particulier, et cependant tou­jours concordant et étroitement complémentaire, donne, sur les modalités et exercices pratiques de culture respiratoire, toutes indications utiles pour permettre à chacun de conduire individuellement son propre développement; mais il nous a semblé bon cependant de réunir, à titre documentaire et pour permettre à nos lecteurs d’étayer leurs personnelles convictions, des preuves et affirmations variées, émanant de sources très différentes, de diverses époques et latitudes, toutes, cependant, absolument convergentes quant au principe initial, toutes dé­montrant clairement que les sages de tous les âges reconnurent une même et unique possibilité d'essor, de libération de la Pensée humaine : la culture de l'homme, par soi-même, au moyen de sa respiration consciemment exercée.

Dans toutes formes religions, doctrines, tous sys­tèmes, et de tout temps, un élément commun, bien que très diversement désigné, plus ou moins claire­ment ou symboliquement --- un même élément, toujours se retrouve, qui est base, impulsion, soutien des efforts des hommes pour l'évolution consciente.

Qu'il ait été, dans ces manifestations, selon le degré de compréhension, l'état des cerveaux et des organismes, question de guérison corporelle, de préceptes d'hygiène, de sélection, de culture mentale, d'amélioration, d'affine­ment, d'élévation morale, spirituelle, toujours, que les moyens aient été enseignés, prescrits et pratiqués sous forme thérapeutique ou rituelle, il s'agissait, ouverte­ment ou mystérieusement, de culture humaine par l'exercice de la Respiration, parce que la respiration, non machinale, animale, mais consciente et volontairement conduite, suivie et observée, est et restera l'unique facteur d'évolution consciente.

C'est cela, et cela seul, que nous voulons faire comprendre ici, et si ce ne sont certes pas des «preuves-appuis » que nous cherchons à donner de l'immuable conviction qu'est la nôtre, c'est, du moins, des moyens pratiques de comparaison que nous voulons mettre, à portée de tous ceux qui voudraient chercher dans les origines et sources antérieures, des analogies suscep­tibles de corroborer et éclairer, à leurs yeux, nos conclusions.

Si l'expérimentation pure et simple est, bien entendu, en ce domaine de la culture respiratoire, la seule utile et efficace méthode, il peut cependant être agréable à certains chercheurs, de retrouver le début de la con­naissance et de l'application relatives au pouvoir de la Respiration.

La conception du pouvoir du souffle et de sa relation avec la pensée, date certainement des temps les plus reculés, et l'on en retrouve la trace dans toutes les civilisations de tous les continents, et sous des formes plus ou moins primitives ou évoluées. Il est aisé de reconnaître que les plus avancés des guides de chaque peuple, se rallièrent, de manière plus ou moins consciente, à cette base immuable.

C'est ainsi que le chant, et maintes cérémonies rituelles plus ou moins comprises, se retrouvent dans toutes les formes éducatives qui ont le souffle pour essence.

Le symbole de l'esprit saint, descendant sous forme d'une colombe apportant vie et conscience, n'est autre que le Respir apportant vie et pensée dans la matière organisée.

Le Christianisme officiel, institution dogmatique, qui devint formalisme doctrinaire, ne devint ainsi que parce que la connaissance relative à la respiration, et son libre enseignement, furent réservés, et non librement diffusés.

L'évolution de l'humanité dépend tout entière de la divulgation, de la constante et active propagation de la connaissance de la valeur de la respiration, en tant que moyen susceptible d'amener l'épanouissement corporel et mental; et également de la libre proposition des simples moyens qui permettent à tout être, sans qu'aucun intermédiaire n'ait droit ou utilité à intervenir, de conduire lui-même cette individuelle culture de sa manifestation matérielle et spirituelle.

Les matériaux que nous réunissons ici, en vue de marquer la convergence absolue de l'orientation des moyens de culture humaine employés par tous les sages et guides en tous temps, tous basés sur les diverses modalités d'application du souffle --- seront confirmation absolue, d'une part, de nos affirmations, et seront, d'autre part, autant de points lumineux qui per­mettront à tous de reconstituer dans sa pureté, l'ori­gine de la source de la science humaine.

Toutes les sectes, doctrines, systèmes, eurent à leur commencement connaissance plus ou moins complète ou fragmentaire, il est vrai, de la vérité sur la Science du Souffle, s'en inspirèrent, et y puisèrent leur force.

Par essence, cette science est le patrimoine humain, et parce qu'elle ne fut pas clairement et librement enseignée, divulguée, toutes les institutions qui se constituèrent pour guider, devinrent nuisibles pour certaines, stériles pour d'autres.

L'heure est passée des controverses et des discussions, et tous les êtres intelligents se soucient infiniment moins de retrouver les origines et de constater les effets de l'erreur, que de reprendre le fil qui ramène à la source de clarté, de vérité. Ce fil se retrouve aisé­ment pour qui le veut, dans toutes les Ecritures, textes variés, de forme certes parfois obscure pour qui n'a pas la clé, mais d'une grande simplicité pour qui, au lieu de se perdre dans la complexité de la forme, les symboles et images du temps, part d'un principe clair, qui est Unité, et qui dénoue toutes énigmes, --- et que la «concentration» permet à l'homme d'atteindre.

Qui sait: souffle est esprit, Pensée universelle, Principe d'unité régissant le domaine de la matière, reconnaîtra aisément dans toutes les citations, formes, que nous avons recueillies, dans tous les symboles et emblèmes, la même interprétation, figuration du souffle: du Respir convoyant vie, âme incarnée dans l'organisation humaine.

Bien entendu, nous savons que le côté directement applicable de cette science vitale, a seule véritable valeur; mais nous n’écrivons pas pour nous, ni pour ceux, non plus, qui, ayant expérimenté et conclu, s’arrêtent moins du côté théorique, historique de la question, qu'a l'exercice du moyen merveilleux dont elle traite, qu'elle représente --- et il ne nous apparaît donc point oiseux d'apporter une documentation qui corrobore, appuie ce que nous avançons, pour ceux qui veulent savoir où ils vont, et sur quoi, et comment nous basons nos affirmations.

A qui voudrait ergoter, et dirait que la vérité doit s'imposer d'elle-même et que point n'est besoin de tant dire pour être entendu, il serait aisé de répondre qu'il n’en n’est pas encore ainsi pour tous individus; que cet état de réceptivité, de quasi-préparation à l'accep­tation du vrai, réside dans l'individu et est, non le résultat d'une présente volonté ou orientation de celui-ci, mais qu'il suppose une suite d'étapes parcourues... que seule l'évolution explique.

Ceci nous entraînerait trop loin, mais nous pouvons dire en peu de mots que la vérité, la lumière, la réin­tégration dans l'état conscient de connaissance, étant le but unique de l'existence manifestée de la Pensée dans l'être, l'individu, tous y doivent parvenir, et que, partant; nul n'est à exclure, quand il s'agit de projeter des rayons de lumière, du champ de ces rayons; et qu'il est du strict devoir de ceux qui ont fait quelques pas plus avant sur ce chemin de la compré­hension réalisatrice, de se prêter à doser, expliquer, rendre supportable, admissible et acceptable tout ce qu'ils proposent, cela, non selon le degré de compré­hension qui leur est propre présentement, mais selon celui de, l'entendement, du désir, de ceux auxquels ils s'adressent.

Jamais autrement qu'en mettant le moyen de déve­loppement à portée de tous, on ne parviendra à ra­mener les hommes au bon sens, à la vérité, à la con­naissance.

Même absolument dépourvus d'érudition et de tout esprit de recherche tâtillonne, de goût de l'ergotage creux et de la discussion intellectuelle; les individus d'aujourd'hui sont moins «enfants» qu'autrefois, et ils n’acceptent pas d'emblée tout ce qu'on leur propose.

Ils ont raison, ils ont l'âge du bon sens, du discerne­ment; il est presque insultant de poser en loi une hu­maine affirmation, sans reconnaître aux intéressés le droit d'en comprendre base, origine et but.

Il ne faut pas, bien entendu, être systématiquement opposé à tout ce qu'on n'est pas encore en mesure de s'expliquer, de comprendre; mais il ne faut pas, non plus, avaler, comme capsule... sur recomman­dation autoritaire, tout ce qu'il plait à d'aucuns de présenter péremptoirement comme indiscutable.

Libre examen est complémentaire de libre arbitre.

L'homme possède, de toute évidence, à son point actuel d'évolution, la faculté de contrôle, le libre arbitre, qui seul conduit justement son choix, qui est la voix manifestée de sa volonté individuelle, écho de sa pensée profonde qui veut le conduire vers son but.

Qui écarte sans preuve, ni jugement honnête, tout ce qu'il est encore incapable de pénétrer en fait de vérité, proclame son insuffisance, son ignorance, cela est certain; mais, qui admet tout, les yeux fermés, parce que certains «mandataires de la vérité (?) » diversement dénommés, l'affirment --- et qui n'en savent le plus souvent pas davantage que lui --- est un pauvre aveugle, un errant, dont les tribulations ne sont pas près de se terminer, car il en trouvera un grand nombre de ces bons apôtres qui lui feront « faire du chemin » sans qu'il avance.

Ainsi donc, si nous n'éprouvons pas personnellement de doute sur la valeur suprême de la Respiration en tant que moyen de développement intégral de la per­sonnalité humaine dans ses trois aspects, matériel­-organique, cérébral-mental, et spirituel, il ne nous en apparaît pas moins qu'il puisse y avoir grande aide pour beaucoup dans la présentation impartiale, objec­tive des divers matériaux qui constituent, depuis l'antiquité, l'édifice, le côté « visible » de la question.

Évidemment, ce qui, pour certain, est trait lumi­neux qui traverse son horizon, et fait instantanément image parfaite qui ramène en lui le ressouvenir, la conscience profonde de la vérité dont il sent en lui aussitôt la correspondance, reste, pour d'autres, pièces d'observation, objectives, intéressantes, curieuses, qu'ils accumulent et étiquettent soigneusement dans la case intellectuelle des souvenirs; leur satisfaction est alors entière et suffisante, d'avoir un élément de plus au « livre de la mémoire », du savoir intellectuel, d'em­magasiner stérilement quelque chose de plus...

Les premiers avancent, les seconds piétinent, mais ils ont, cela est certain, fait pourtant provision utile... Même s'ils ne l'utilisent point de suite, ainsi qu'ils le pourraient, ne désespérons pas cependant, s'ils n'en font cette fois que peu d’usage, quant à l'amélioration, la réalisation de leur présente vie, rien n'est perdu pourtant --- et celui qui manifeste en ce jour plus grande compréhension et sagesse, fut, un jour, tel théoricien qui sembla amasser inutilement... ce que, maintenant, il « retrouve », comprend et applique.

Rien ne se perd, rien ne peut se perdre, non plus dans le domaine cérébral ou de la pensée, que dans celui de la matière qui, éternellement, se reconstitue. Partant donc de ce principe, il y a lieu, toujours, d'offrir à tous individus, sous quelque présent prétexte qu'ils les demandent, toutes connaissances relatives à la vérité sur la manifestation de la vie.

Qui aujourd'hui théorisera et... thésaurisera, parais­sant perdre sa vie, son temps, ne fait seulement que reculer un peu l'heure de son réveil certain.

Quand l'idée d'évolution fait envisager celle d'in­fini dans tous les domaines, l'éternel Devenir entrevu fait la tâche toujours plus légère, et le jour présent est toujours le jour important pour l’œuvre de vie, et l'avenir qui ne finit pas est compris comme suite inéluctable de ce jour, qui est ainsi invariablement rempli au mieux.

Qui en est arrivé à juger ainsi pour soi, sait qu'il en est de même pour tous, même alors qu'engourdis encore, ils ne le savent point.

Montrer simplement toutes images bonnes de la vérité, susceptibles de s'imprimer dans le souvenir; faire entendre tous échos de cette vérité, la développer de tout ce qui l'enserre, l'encombre, l'étouffe, l'em­pêche de rayonner aux yeux de tous; tâcher à faire cela de son mieux, apparaît à qui a plus claire concep­tion de la vie, de ses origine et but, comme la meilleure, la plus utile des tâches. Aucun des efforts paisibles, faits, dans ce but humain ne saurait se perdre, rester stérile; plus tôt, plus tard, peu importe, chaque pensée, chaque geste, porte son fruit; et, qui sent, comprend l'origine, l'essence spirituelle de la vie manifestée n'est point pressé de résultats, n'est point soucieux d'appro­bation, n'a point vain désir de plaire, non plus que de récompense; sa conscience le mène, il agit et passe, satisfait d'avoir fait au mieux de ses présentes possi­bilités sa part d'ouvrage dans le dépouillement de la vérité pour la libération de la pensée humaine.

Universalité : principe d'harmonie, d'équilibre, de justice, point auquel parviendront tous êtres, après avoir trouvé en eux le point de contact, de jonction du principe spirituel, universel, avec le principe, indi­viduel résidant dans le cœur de tout être; principe qui régente et dirige la vie de cet être, dans la mesure où celui-ci prend conscience de son moi idéal, de son indi­vidualité de sa pensée, qui est partie de la Pensée créa­trice universelle.

Aucune culture académique, cérébrale, n'est ca­pable de rendre l'être conscient de son centre, conscient de la relation de son être avec l'univers. Seule la pra­tique consciente du souffle, --- nous le répétons là ni plus ni moins que dans tous nos ouvrages, dont chacun présente, développe, un aspect de la synthèse qu'est la vie --- permet à l'homme de réaliser l'essence de sa nature, l'origine de sa manifestation, les valeur, qualité et formes de cette manifestation, ses possi­bilités de réalisation heureuse, et les moyens qui lui permettent d’œuvrer en vue de connaître cette réa­lisation.

Tous les textes et fragments de textes, préceptes, commandements, que nous remettons ici sous les yeux du lecteur, n'ont que ce but de grouper un certain nombre de documents, qui, par leurs provenances et dans leurs formes si diverses, rendent plus éclatante encore la preuve que recherchent les mentalités des individus que l'intuition ne guide pas encore complète­ment.

Preuves documentaires : lettre morte, diront cer­tains; --- non, puisque la libre vérification pratique, immédiate, constante, simple, peut être faite par cha­cun sur soi-même...

Depuis un temps immémorial, il y eut, sans que ja­mais la suite ne s'en interrompît, un foyer de Connais­sance d'où partirent des guides avertis qui conservèrent cette connaissance, qui la présentèrent aux hommes sous la forme de principes de vie conformes au but humain. Ces principes de vérité prirent dans leur présentation successive, la forme de la vie des hommes, vie que déterminait leur degré de savoir; ils furent inculqués en tant que moyens de développement de la santé, de la cérébralité, de la pensée.

Il ressort clairement de tout ce qui va suivre, que tous ces enseignements de vie furent basés sur la connaissance de la valeur de la respiration, sur la culture individuelle par le respir.

La race blanche eut la Science mazdéenne pour lui conserver et enseigner les justes principes de vérité et les préceptes et moyens pratiques d'existence libre et saine.

La Science mazdéenne est la science de la vie, aucun point qui ne devienne clair pour l'individu, à la lumière de ses principes ancestraux, toujours en harmonie avec le degré d'évolution individuel, universel, parce que basée sur la connaissance de l'esprit, de l'unité, et expliquant, démontrant clairement les nature et rapports vrais du corps et de l'esprit : rapports qui n'ont existence, bases et lien, que dans et par l'exercice du Souffle.

Nous avons choisi dans les innombrables documents existant sur cette fondamentale question, les exemples qui nous ont paru particulièrement frappants et expli­cites, aux fins d'éviter à nos lecteurs de pénibles et longues recherches dans des bibliothèques et livres poussiéreux et morts, et de leur permettre de tirer, sans difficulté, une conclusion rapide, aisée et pratique.

Suivant la trace --- de si loin qu'il se puisse --- du Dr Hanish, qui fut le propagateur si puissamment génial de la Science mazdéenne, la pensée pénétrée des enseignements de cette science, les pénétrant chaque jour plus avant, et remontant plus universelle­ment à la source, nous offrons à tous ce petit travail de collation, dont l'unique but est d'aider chacun à concevoir toujours plus clairement, qu'il a la latitude de prendre personnellement en main, et de poursuivre, la conduite de son développement et essor individuel, sur des bases toujours plus simples et efficaces en cultivant son souffle.

Le sens de la réalité est tellement faussé dans les esprits, l'apparence et l'imagination ont si bien étouffé en l'être, le souvenir de sa véritable nature et des lois dont procède sa vie, que seuls les artifices, les complications arrêtent son attention, suscitent ses désirs et vœux. L'esprit d'ordre, d'unité, de simplicité n'habite plus les cerveaux... La seule supposition de l'existence d’un moyen qui permette de remédier individuellement aux difficultés et défectuosités que présente la vie, semble à l'homme une utopie.

La nécessité, donc, se fait sentir plus que jamais, de remettre en lumière l'existence de ce facteur unique, primordial, suprême, d'évolution aisée et parfaite; de rendre claires, envisageables par tous, les connaissances y relatives; cette nécessité fut, est et sera, éternelle­ment d'actualité; la relation que nous faisons ici de citations multiples, est une rétrospective, dont nous commentons succinctement au passage, soit les traits les plus marquants, soit ceux, au contraire, dont la forme ancienne rend le sens moins précis.

Chaque lecteur, en toute liberté d'esprit, est à même de se faire une opinion sur la question; de réa­liser qu'il ne s'agit pas ici de quelque fantaisiste hypo­thèse, de l'exploitation d'un quelconque mode de vie, tels ceux, variés, qu'un engouement passager met pour quelque temps à la mode, et dont la durée éphé­mère passée, le souvenir même n'existe plus, mais qu'il s'agit de l'essence même de la vie

De la connaissance de l'agent qui organise, soutient et renouvelle cette vie, découle l'efficience corporelle-organique, mentale, la qualité morale, l'essor supérieur, spirituel de l'être.

L'homme naît pourvu d'innombrables possibilités, doué de facultés latentes, dont, pour la majeure partie des individus, l'existence reste ignorée; c'est pour aider à amener l'affleurement, puis l'épanouissement des trésors de réalisation que détient tout être humain, mais dont la floraison ne s'effectue que sous l'impulsion de la pensée justement orientée, et servie, de cet être, que nous nous efforçons de rassembler les éléments susceptibles de susciter l'attention, l'intérêt, la certi­tude de chacun et de tous.

La pratique d'exercices variés de respiration et d'assouplissement, peut seule contribuer à donner à la Pensée, à l'intelligence, à la volonté, un instrument matériel, une organisation fonctionnelle et sensorielle qui soit en mesure de « l'entendre », de la suivre; qui ait les capacités et forces nécessaires pour la servir.

L'intelligence individuelle est partie de l’Intelli­gence créatrice, universelle; elle est la puissance qui doit se manifester par les paroles et actes de l'être. Pour s’incarner dans la matière, pour faire corps, pourrait-on dire de façon imagée, avec la substance, la matière corporelle qu'elle doit modeler, régir, guider, faire évoluer --- l'Intelligence, la Pensée créatrice, agit sur cette matière par la volonté, qui devient expression de la pensée individuelle. Un échange constant est nécessaire pour que cette union, cette collaboration puisse s’établir.

L'esprit communique avec la matière par l'inter­médiaire du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs, qui sont organes de la sensibilité, qui reçoivent et conduisent les impressions, internes et externes.

Le Souffle est le seul agent qui participe à la fois des domaines « immatériel » et matériel, spirituel et corpo­rel; il est donc le seul facteur qui puisse assurer liaison, échange et harmonisation entre ces deux domaines.

Donc, cultiver, pratiquer la science respiratoire selon les diverses modalités dans lesquelles la présente la Science mazdéenne, est l'unique moyen qui existe pour l'homme de cultiver et de développer son corps, son cerveau, ses organes sensoriels, ses sens et facultés supérieurs : de donner essor et pouvoir à son esprit.

HARMONIE FONCTIONNELLE D’ABORD, proclamons nous sans cesse; cet état de santé, d'équilibre orga­nique qui conditionne équilibre et ordre cérébral, harmonie mentale, est base indispensable de la péné­tration, de l'action de la pensée dans l'organisation matérielle.

Tous les adhérents, adeptes de tous systèmes philo­sophiques et doctrines, qui, en tout temps, donnèrent à l'humanité les Hommes dont âmes et intelligences furent sa sauvegarde, pratiquèrent des exercices de respiration sous formes variées : de respiration propre­ment dits, diversement rythmés; de chant et de réci­tation --- ainsi que nous le développons dans notre ouvrage Avesta, qui est spécialement consacré à l'en­seignement de la culture du souffle selon les modes sonores : parlés et chantés, dont la connaissance fut, par tous les sages, prisée comme de suprême valeur au point de vue de la maîtrise de la pensée et de son règne sur la matière.

Du point de vue plus direct de la physiologie, comme de celui plus subtil de la psychologie, il n'est rien d'autre qui puisse être opposé, en tant que valeur, à la culture respiratoire consciemment exercée, pour le développement intégral de l'être, pour l'évolution consciente humaine.

La substance cérébrale-nerveuse qui est, organique­ment, l'agent de la sensibilité, du mouvement, est directement sous le contrôle des sens lorsqu'on envi­sage le côté objectif, matériel de l'existence; et de la pensée, de l'intelligence, si l'on considère le côté sub­jectif, spirituel, immatériel, invisible et déterminant le domaine des Causes.

Toute vue basée sur l'ample connaissance des lois évolutives est absolument concluante sur la qualité, la nature spirituelle de la Pensée; sur la source et le but de la vie, se manifestant dans l'organisation humaine; reconnaît, dans l'universelle Pensée, la Cause première, déterminante, de toute vie; et dans la manifestation humaine, l'émanation de cette Intel­ligence suprême, première, universelle, que l'être hu­main incarne dans la matière, afin de lui permettre d'agir dans et sur cette matière pour en amener le perfectionnement continu, incessant.

L'être humain: corps, matière douée de pensée, a la volonté, le libre arbitre pour s'orienter et agir. La Loi de fatalité est donc relative seulement à l'état encore inconscient de l'être qui ne reconnaît pas sa source, ses devoirs et pouvoirs.

Rien là n'est mystérieux, il est clair que la pensée, principe immatériel, spirituel, invisible, n'a pas son origine dans la matière, mais qu'il lui faut pénétrer dans cette matière, l'animer, pour y agir.

C'est là le fond de la question, qui éclaire tout le problème de la vie humaine.

La matière ne devient organisation vivante, viable, que lorsque le principe de vie, lors de la conception, s’incarne dans la cellule fécondée, vient donc animer cette cellule, dont elle conduira alors tout le développe­ment ultérieur, organique, mental et spirituel. C'est par l'inspiration du souffle maternel qu'a lieu cette incarnation du principe spirituel. La Pensée, principe de vie universelle, devient pensée individuelle, Entité, qui régira tout ce qui se rapportera à l'existence de la nouvelle organisation qu'elle détermine, anime, dont elle est le centre.

Cette pensée individuelle, âme ou conscience, réside au cœur du nouvel être, de là, elle conduit toute sa création matérielle; cellules, organes, circulations vitales se constitueront sous l'égide de cette pensée innée, qui durant la gestation et toute l'existence active de cette constitution matérielle et cérébrale humaine, demeure suprême force et puissance de l'être : qui doit en devenir conscient, pour reconnaître son origine, ses « liens », ses pouvoirs et but véritables.

La Pensée, force, intelligence suprême, ainsi incarnée pour agir dans le domaine de la matière, doit, pour parvenir à opérer, circuler dans cette matière. Du cœur où elle règne, elle garde sa relation, son lien avec la Pensée universelle dont elle émane, et elle prend également contact avec le cerveau, organe de récep­tion double : des domaines spirituel et de la matière. Organe récepteur, de sensibilité, le cerveau reçoit les ordres de la pensée, qui devient volonté, et se transmet à la matière par l'entremise de la moelle épinière et des nerfs. Il reçoit également, par l'inter­médiaire des nerfs, les appels et sollicitations extérieures, ambiantes, sensorielles, et les transmet à l'intelligence, qui a besoin, pour devenir opérante, pour se réaliser, s'exprimer dans le domaine objectif de la matière, du concours du cerveau, des sens, des nerfs.

Ainsi donc, le Souffle, qui fut initiale cause et moyen de l'incarnation du principe spirituel en l'être se constituant, qui fut donc source de vie, reste le moyen de relation du principe individuel avec le principe universel; de même dans le domaine physique --- ac­tionnant et entretenant le mouvement vital --- il permet la double transmission au cerveau des ordres de la pensée et des «rappels » sensoriels, des besoins organiques, de réalisation physiologique, matérielle.

Le cerveau peut être considéré comme le lieu où se noue et renoue sans cesse le fil d'or qui relie la pensée incarnée au cœur, avec l'organisation physique, maté­rielle, sous l'influence, et avec le concours du courant vital, aérien.

La substance grise, cérébrale, nerveuse, qui est l'agent de liaison interne, transmetteur, récepteur, et réalisateur dans le monde objectif, ne vit et ne se renouvelle que par la recharge sanguine, qui se pro­duit constamment sous l'action du souffle, dans la dynamo pulmonaire, par inspiration et expiration. La liaison spirituelle, de l'individuel et de l'universel, est donc, bien entendu, également dépendante de l'échange respiratoire : l'inspiration, qui apporta vie, pensée dans l'organisme, seule l'y maintient et re­nouvelle.

De quelque côté qu'on veuille tourner la question, à quelque aspect qu'on préfère s'arrêter dans ce pro­blème central si attachant de l'origine, de la nature, de l'essence, de l'incarnation et du maintien de la vie dans l'être humain, il est impossible, sans déraisonner, de ne pas constamment retrouver le souffle, ou esprit, comme seule base logique de la manifestation de 1’être pensant.

La Pensée donc n'a pas, ne peut avoir son origine dans la matière, mais elle vient « l'habiter » quand, dès la conception, elle s'incarne et vient animer la cellule fécondée, dont elle conduit, dès lors, le développement organique, mental et supérieur durant toute l'existence. Cellules, organes se constituent sous l'égide de la Pensée, devenue individuelle bien que demeurant indissolublement reliée à l'universelle Pensée de laquelle elle émane, procède, par laquelle elle subsiste, à laquelle elle puise, avec laquelle elle échange inces­samment par le souffle; à laquelle, finalement, elle reviendra.

Ce problème de la nature, de l'essence de la Pensée, de son pouvoir dans la Nature et dans l’Etre, a de tout temps passionné les hommes à l'intelligence éveillée.

Les Philosophes de l'antiquité n’avaient aucun doute sur la qualité des liens qui unissent l'homme au divin, à la lumière, à l'universel pouvoir créateur; toute leur sagesse, non encore dépassée, et rarement égalée, est l'expression simple et paisible de leur immuable certitude sur les origine et but de la vie, sur les possibilités humaines de perfectionnement et de bonheur vrai, sur les lois fondamentales, évolutives. Ils avaient reconnu, retrouvé, la filiation de leur nature, de leur âme, de leur cœur avec le principe suprême d'intelligence, d'harmonie, de perfection; et, sereins, ils s'efforçaient de répandre la Connaissance, selon la forme et à la mesure d'acceptation que déterminaient les possibilités des temps et des hommes au milieu desquels ils vivaient, pour les aider, les éclairer par les moyens pratiques qu'ils avaient eux-mêmes reconnus et appréciés comme seuls capables de servir à la culture de l'être humain, dans les trois formes que prend la manifestation de celui-ci : physique, intellec­tuelle, spirituelle, --- moyens qui étaient et sont basés sur l'emploi conscient du souffle. Notre but n'est pas de discuter ou de controverser, mais bien de per­mettre à tout être de se faire une opinion éclairée, d'établir sa conviction d'après des données logiques, intelligibles, plausibles, dont la multiplicité et la convergence rendent la valeur indiscutable.

Il apparaît de façon indéniable que l'existence d'une science initiatique basée sur la valeur et la pratique de la Respiration, fut connue et employée, de différents points de vue et pour divers buts, par toutes les Églises, communautés et institutions de tous temps. Certains ordres monastiques ont puisé à la source et ont usé de ce pouvoir de développement des facultés humaines; ils eussent certainement fait progresser bien davantage, que ce n'en fut le cas, leurs membres et adeptes, s'ils en avaient usé « selon la Loi », et n'étaient tombés dans le ritualisme, le formalisme stérile.

Il est encore aisé de retrouver partout, dans toutes les conceptions si variées : de l'Esprit Saint, de la Colombe, du Souffle sacré, du Respir divin, Respir des anges, etc., la figuration de la respiration, dont on fit des images, qui, peu à peu, perdirent leur sens initial. Il est l'heure de diffuser largement et simplement cette science de la pneumatologie pratique. Même alors que l'origine d'une forme, d'un symbole fut parfaite, et que les nécessités d'adaptation, de présentation dans le temps, expliquent l'emploi de cette particulière « forme d'expression », le seul principe d'évolution, --- donc de transformation, --- pour une utilisation intelligente, conforme aux besoins nouveaux qu'entraîne le naturel développement de l'intelligence humaine dans le temps, ce principe d'évolution même, suppose constante modification pour un plus grand perfec­tionnement. Plus d'ampleur et de lumière, plus de simplicité dans l'énoncé de la vérité : cette idée, constamment doit être présente à l'esprit, au cœur de qui veut apporter sa contribution à l’œuvre d'éman­cipation des hommes. Il faut enseigner avec naturel et clarté aux peuples de race blanche, comment ont progressé les civilisations, les cerveaux, la pensée de l'homme, depuis son apparition sur terre, et comment, maintenant, non plus simplement par avance évolutive naturelle et collective, amenée seulement par le temps, mais bien par décision, initiative personnelle, vœu individuel: chacun peut, délibérément, choisir sa voie, accélérer consciemment la marche de son propre déve­loppement triple, et faire régner en soi la pensée justement éclairée.

Tout ce qui, aujourd'hui, n'aboutit pas à une con­clusion probante, pratique, qui ne met pas l'individu en face de soi et de son problème, et ne le conduit pas à l'effective solution de ce problème, est stérile, est nuisible. Assez de temps fut perdu à bercer les cerveaux par des contes, à égarer la pensée dans les suppositions, les hypothèses, les espoirs vagues.

Le temps de vie, et des chercheurs et de ceux qui professent de creuses théories, de ceux encore, qui prétendent être utiles pour « panser les blessures des déconvenues et des désillusions de la vie» --- ce temps se passe à parodier faussement, vainement, cette vie, qui ne comporte en elle-même aucune tristesse ou déconvenue, aucun motif de désillusion ou de souf­france, mais qui, dans son principe est, au contraire, lumière, vérité et bonheur.

D'où vient alors cette déviation, cette dénaturation de la vie, où est la cause de la souffrance ? Dans la mauvaise interprétation humaine des origines et lois de l'existence. Toutes les analyses et recherches que l'homme, mal basé en lui-même, par suite de l'amon­cellement d'erreurs et de fautes qu'il a accumulées, et au milieu desquelles il vit et auxquelles il participe encore : toutes ces abracadabrantes et immenses entreprises qu'il mène pour retrouver, hors de lui, la voie du meilleur, du salut, ne font qu'enfouir toujours plus profondément la vérité, la lumière, sous les décombres résultant de tant d'exactions commises en tous do­maines.

Cette Vérité unique, elle n'est pas en un lieu quel­conque, elle n'appartient point à telle ou telle doctrine, elle vit éternellement dans la Pensée, qui est, dans son principe, à la fois l'expression même du vrai, et l'origine de la vérité; elle est incessamment incarnée dans les cœurs des hommes qui passent, la portant, et cependant, la cherchant en aveugles. Voix de la Vérité : voix de la Conscience, de la Raison, en chacun et pour chacun !

Par la connaissance, la révélation de la nature du moyen qui, ayant amené en lui l'incarnation de la Pensée, fait vivre et agir dans son corps cette pensée, l'homme atteint à la suprême Connaissance, à la seule qui les contienne toutes en germe, qui en permette l'épanouissement, la réalisation.

Ayant réalisé cela, ceux qui veulent servir, consacrent leur vie à répandre la connaissance de cette science une, de cette science des sciences qu'est la science du souffle, qui ne peut être pratiquée utilement, qu'indi­viduellement.

Dévoiler donc simplement la vérité sur la source de savoir, de vie, d'intelligence; clairement énoncer cette vérité sur la Science de la Vie; enseigner simple­ment comment chacun doit aspirer en soi vie par le souffle, selon certaines modalités de valeur reconnue, cela seul est maintenant nécessaire.

L'Art de la Respiration est le traité de la science de la respiration. Il donne toutes explications et exemples utiles pour que chacun, libéré de toute tutelle, frais ou perte de temps, apprenne aisément et individuellement comment il peut et doit exercer, chaque matin, son corps, ses poumons; comment, en quelques minutes, à deux ou trois courtes reprises dans le jour, il peut, en « soufflant » rationnellement, amorcer, entraîner, entretenir, renouveler en lui l'élan vital parfait, harmoniser toutes ses fonctions, développer ses cellules cérébrales, et libérer sa pensée des voiles et suggestions, jusqu'à amener en lui la conception parfaite de l'unité spirituelle qui régit sa manifestation, son organisation corporelle. Cela suffit pour conférer à chacun pleine maîtrise et essor dans sa vie présente.

Aucun intermédiaire n'est là nécessaire. Pratiquer dans la paix et le recueillement indispensables les simples exercices indiqués; pendant le travail du jour, garder un souffle régulier et profond, que l'exercice matinal précédant la toilette a amorcé, et dont le cerveau et le système nerveux restent impressionnés; quelques rappels systématiques, courts, et faits dans un état d'attention complète, aux meilleurs moments du jour et avant le sommeil, voilà tout l'utile pour pro­gresser.

Si trop longtemps la vérité demeura un beau mystère inaccessible, sans aucune arrière-pensée, réserve ni contrainte elle doit aujourd'hui être mise à portée de tous.

Aussi bien, ceux qui frémissent à l'idée de voir donner à tous « ce que seuls des avertis doivent en­tendre » font là bien amusante mine, dans leur gravité ! Il n'est qu'enfantin de supposer que, si simple, pur et clair que soit un enseignement de la vérité, il sera purement et simplement entendu, accepté et compris par tous. C'est tout bonnement ignorer, méconnaître que la possibilité de choix de l'individualité est forcé­ment limitée au présent point de développement de l'incarnation qu'elle habite --- et tend patiemment à faire avancer.

Tout, certainement, de ce qui est vrai, pur, bon, peut, sans inconvénient, être mis à disposition de tous. Aussi bien, malheureusement, tous n'y viendront point puiser ! Chacun n'en prendra que la trop petite part correspondant à son entendement présent. Quelques-uns sont si « sourds » encore, qu'ils n'y en­tendront goutte, et passeront sans y vouloir rien prendre. D'autres, certes, d'un coup, embrasseront l'ensemble, mais ceux-là étaient prêts, arrivés au point de rencontre de la vérité que leurs efforts, vœux et agissements appelaient, et ceux-là ont, eux-mêmes, len­tement constitué, gagné, l'état présent de compréhen­sion, d'adhésion à plus de vérité, qui est le leur.

Évolution: à la fois hermétique muraille qui em­prisonne encore par son degré incomplet; ou horizon clair, vaste, sans fin, où tels ou tels se heurtent, ou s'envolent... Le temps est là grand maître certes, mais le libre arbitre aussi, dont est doué l'homme, existe, qui fait que celui-ci peut, volontairement, assister grande­ment le temps. Il y a des degrés innombrables dans le développement humain, pour l'accès à l'état de con­science, mais une puissance qui surpasse tout, qui est force, appui, lumière pour tous, est le souffle consciem­ment exercé, ne l'oublions pas, et ne désespérons jamais, de nous, ni de quiconque !

Toutes les pages qui vont suivre ne sont que confir­mation de ce que la Science mazdéenne enseigne depuis toujours, non nébuleusement, théoriquement, étroitement, comme miettes jetées parcimonieusement, d'un trésor particulier, mais clairement, librement, pratiquement, comme large et bonne dispensation à tous, à chacun, de l'individuelle part d'héritage ancestral, où tout est offert à l'intelligence humaine, où la liberté qu'a l'homme de se servir, est conditionnée par son individuel état de bonne volonté, de désir et courage intelligent. Il n'y eut dans l'humanité de progrès réel, d'émancipation véritable que propor­tionnellement à la connaissance et à la libre et indi­viduelle application de la Science de la Respiration.

Chaque fois que cette connaissance précieuse fut réservée, captée par une quelconque caste, pour une quelconque raison, le développement de la masse s'arrêta.

Aucun sacerdoce ou privilège professionnel, décrété à tort, par les hommes, d'utilité publique, ne doit là s'en­tremettre, autrement que pour se consacrer à la plus grande diffusion libre et désintéressée de la connais­sance des moyens simples et pratiques de dévelop­pement individuel que comprend cette science de la vie basée sur la culture respiratoire; nul n'a droit ou utilité à s’immiscer entre l'homme et la vérité. Il est inad­missible que quiconque prétende avoir droit ou mission de réserver ce trésor sauveur, d'en doser la diffusion, d'en accaparer les profits matériels ou de vanité, de se poser en intermédiaire indispensable, d'en morceler et mutiler l'enseignement, de s'opposer à ce libre échange de l'être avec sa source vitale, spirituelle.

Non-sens, ignorance, erreur, de part et d'autre d'ailleurs; résultats... nuls.

Rien, autant que cette Connaissance, qui est le pourquoi, le comment, la solution de l'énigme de la vie humaine, ne doit autant être mis et remis hautement et constamment à portée de tous degrés d'intelligence, de développement, en vue, justement, de rendre tou­jours plus grands et conscients, ce développement, cette intelligence, dans le domaine de la réalisation individuelle.

Dans cette seule connaissance du pouvoir de la Respiration, réside la possibilité de l'élévation du degré de la conscience humaine. Tous efforts valeureux, et si pénibles, des hommes, pour atteindre au savoir, à la vérité, ne deviendront simples, logiques et féconds que lorsqu'ils seront basés sur l'initiale culture indi­viduelle par le souffle consciemment exercé, conjointe­ment aux indispensables mesures d'hygiène et de diététique.

Vérité millénaire, vérité unique, qui doit se répandre, qui est en marche, qui se fait journellement plus précise aux yeux des moins érudits, de par le besoin même qu'en suscite l'esprit du temps.

Faute d'avoir réalisé cela, maints cerveaux puissants, maintes intelligences très proches cependant de la réalisation, ont œuvré vainement. L'orientation des études et travaux d'une vie, pour être conséquente, féconde, doit avoir pour base fixe la pensée indi­viduelle régnant dans un corps docile, sain, prêt, régentant un cerveau libre, où les déviations que suscite la matière indisciplinée où souffrante et l'imagi­nation incontrôlée, ne soient pas continuelles entraves, instabilité et continuelles dérogations imprévues.

Pour agir en individu libre et conscient, pour suivre durant sa vie une ligne conductrice qui soit en accord avec ses destinées et possibilités, l'homme doit, avant tout, non tout connaître et comprendre, mais se connaître; cela seul lui permet d'agir conséquemment avec sa nature, avec le but profond qui lui est propre. Ce n'est pas par études intellectuelles, par oiseuses ou savantes recherches à l'extérieur, dans l'objectif, par comparaisons, échanges de vue avec autrui, que se retrouve, pour chacun, le savoir vrai qui le concerne spécialement, qui correspond à son présent point d'évolution; tout cela est en lui, et nulle part ailleurs. Tout ce qui se peut accumuler de connaissances partielles sur tous domaines, ne représente qu'aspects, reflets, miroitements déroutants, surfaces qui cachent le fond, qui démembrent, fragmentent toujours plus l'unité, éloignent toujours plus de la vérité, dont le principe est dans l'unité primordiale qu'est la Pensée, et que seul le souffle véhicule, fait échanger pour chacun, en chacun, --- qui seul conduit l'être à la syn­thèse.

Nous ne voulons point convaincre, persuader, nous voulons seulement faire au mieux notre part dans cette œuvre de mise au jour, à la portée de tous, de la vérité salvatrice, et nous pensons que les «relevés » faits par nous dans les textes anciens, appuieront nos dires sur cet immense et vital sujet dont la connais­sance est indispensable à l'émancipation de l'intelli­gence, à l'épanouissement du cœur humain.

Nous donnons ici, aussi succinctement que possible, un choix de citations, ne voulant point faire œuvre livresque, intellectuelle, et il est certain que mille autres sources, non moins probantes, peuvent être trouvées dans beaucoup d'autres documents anciens, que ceux que nous avons compulsés.

Ce que nous voulons surtout, c'est ramener la pensée sur le sujet; amener chacun à pratiquer en connaissance de cause la culture respiratoire, sachant que de cette pratique découlera clarté et synthèse en tous domaines de l'existence, et que tous les moyens complémentaires d'hygiène, de diététique que nous préconisons seront appliqués tout naturellement, à mesure du réveil de la conscience, de la pensée, par tous individus.

Certainement nous savons que cet aperçu, pour beau­coup, semblera devoir rester simple acquis intellectuel, mais, nous le répétons, rien ne se perd, et qui, une fois, aura entendu, reconnu l'écho ancestral porteur de vérité, qui va jusqu'à lui par nos soins, aura dans son bagage un précieux appoint de plus, possédera une impression profonde, ineffaçable qu'il retrouvera quelque jour --- cela au sens vrai, littéral du mot, car tout s'imprime, se conserve, est enregistré dans les centres cérébraux de la mémoire, et forme individuel acquis et héritage, jamais perdu.

Nous touchons là au point palpitant de la question de l'évolution individuelle, de la perpétuité de l'esprit...

Le cerveau est matière, et, semble-t-il, ce qui s'y imprime, y est enregistré, enclos, devrait donc, logique­ment, finir avec cette matière périssable, et notre conception d'un acquis jamais perdu, restant à tout jamais propriété, gain, trésor individuel, semble alors être une contradiction...

Il n'en est rien cependant, tout ce qui touche au domaine de la Pensée, de l'esprit, tout ce qui est vé­rité --- et qui par conséquent émane de la Pensée, qui est Cause première, invisible, de tout --- retourne à cette Pensée immuable, et, pour autant que l'Etre humain devient conscient d'incarner une part de cette univer­selle Pensée et s'y relie volontairement, la sert, ce qui est en lui Pensée individuelle, reconnue, consciente, demeure et retrouve la part de richesse que ses efforts lui ont acquis.

Nous ne voulons point, ici, pousser plus avant dans ce domaine des causes et plans, où le cerveau humain ne peut pénétrer qu'ensuite de culture indi­viduelle : corporelle d'abord, par le souffle consciem­ment exercé.

Seule cette culture, basée sur la Respiration, permet à la matière de devenir docile et réceptive aux vrais courants de la pensée subjective et universelle; chacun, pour «s'éveiller », comprendre, doit la pratiquer.

Nous avons la certitude que ces pages écrites avec un profond désir de servir, contribueront à amplifier la compréhension de la valeur de la culture respiratoire, à rendre la propagation toujours plus large, des en­seignements et principes mazdéens de développement individuel, qui représentent le précieux et indestruc­tible héritage ancestral de l'humanité.

C'est là notre seul but; puissent les chercheurs y reconnaître toujours plus clairement la vérité en l'honneur de laquelle elles furent écrites.

Paris, 19 décembre 1936. G. et C. Bungé.

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Titre Originel: Book Title : LA SCIENCE DU RESPIR
Ce livre vous est proposé dans le cadre d'un projet culturel.
Nous voulons porter l'attention sur les thèmes de l'hypnotisme magnétique, de la fascination e de la vraie tradition  magnétique originelle dans la quelle nous avons été initiés.

Il s'agit de techniques ayant leurs bases dans des concepts energétiques. (elles sont l'équivalent en occident de tradition millénaires basés sur l'énergie paragonables àl tradition de la kundalini).

Elles peuvent etre utile dans la thérapie, dans les situations personnelles (magnétisme personnel), dans les rélations et dans beaucoup d'autres situations.

Leur pratique est connecté à une école très anciennes (millenaire), très puissante et en partie mantenue toujours secrete.

Les livres contiennent seulement une partie de l'enseignement original.
Le systhème complet est constituéa par nombreux exercices physiques (une espèce de gymnastyque energètique) et mentaux.
Ces exercises sont aussi très regeneratif pour la personne.
Ils augmentent son impact et beaucoup d'autres qualités, en outre ils contiennent un modèle très comprehensif de l'homme.

Nous vous proposons ces techniques dans une formation pratique à la quelle nous avons donné le nom de Mesmerismus®, bien que nos techniques soient derivés d'une tradition bien plus anciennes que celle de Mesmer et s'appuient sur une ècole secrète.
Ce sont des techniques naturelles
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