CHAPITRE VII
Théories et procédés du Magnétisme. — Les Oppositions polaires. — Les
impositions, les passes et le souffle. — Les frictions et le massage.— La
gymnastique et les attitudes.
Les différents cas auxquels on peut appliquer le magnétisme sont aussi
nombreux que les maladies, et l'on peut presque dire que non-seulement chaque
maladie, mais encore chaque malade, demande un traitement particulier approprié
aux circonstances. On comprendra done qu'il nous est impossible d'entrer dans
le détail de chaque procédé spécial d'application du magnétisme. Au reste, tous
ces procédés se réduisent à quatre, comme les maladies (exception faite de la vieillesse)
: entraîner, fixer, disperser, concentrer. Avec ces quatre mots, qui se
synthétisent eux-mêmes en la formule de l'androgyne hermétique : solve-coagulâ, le premier venu des magnétiseurs peut
accomplir des prodiges, pour vu qu'il sache les comprendre et les appliquer à
propos; car, nous l'avons déjà dit en d'autres ouvrages, et nous ne nous
lasserons pas de le répéter : en occultisme, moins que partout ailleurs, on
n'arrive à rien sans travail personnel. Avant d'apprendre les procédés du
magnétism la médecine, prenez-lui ce qu'elle a de bon et, quand vous sérez
certain qu'elle contient aussi du mauvais, jetez-le résolument par-dessus bord;
alors seulement, devenez magnétiseur. Sinon, vous ne serez jamais qu'un
empirique; car, si vous réussissez, ce ne sera guère qu'au hasard et
avec des malades deja a moltié guéris. Si vous en doutez, parmagnetisme; vous verrez que tous les magnetiseurs
devenus justement célèbres connaissaient leurs sciences médicales sur tut du doigt.
Nousdiviserons les procédés du magnétisme pratique en quatre classes principales, suivant les formes qu'ils revêtent — et non plus suivant l'effet qu'ils produisent; — il y a les procédés polaristes, les procédés que nous appellerons
magnétiques proprement dits (quoique les autres ne le soient pas moins,
mais parce que ceux-ci n'ont pas de spéciale manière d'agir) ; les procédés mécaniques;
et les procédés auto-mécaniques.
Los procédés polaristes sont, comme leur nom
l'indique, ceux en lesquels on fait usage des actions qui s'exercent entre les
parties polarisées des divers corps en présence. — Lee actions isonomes (opposition
de deux pôles de même nom) provoquent la condensation, la concentration, la
fixation, la congestion, quelquefois même l'engorgement; elles produisent en
petit et d'une façon délicate mais profonde ce que les vésicatoires produisent
en grand et d'unefaconbrutale mais
superficielle; elles ont an retentissement d'autant plus profond que le courent
émis est plus pénétrant, ce qui s'obtient par l'emploi d'un conducteur en
pointe, par exemple le doigt ou les cinq doigts réunis en pointe. Cette action
s'explique par le fait que la polarité d'oun point quelconque du corps est due
a la circulation sous ce point de courants de même nom ; si, à ce courant intérieur, on ajonte un autre courant sembiable mais extérieur,il
est clair que le point visé est pris comme entre deux feux, et qu'il loit
s'échauffer, se congestionner, en condensant sur ses deux faces (interne et
externe) les effluves qui loi arrivest de toutes parts avec les
molécules matérielles que lui
amènent ces affluves.
— L'action hétéronome (opposition de poles de noms contraires) provoque
inversement deseffets sédatifs salmants, dispersifs dont
l'intensitepeut aller jusqu'à la sensation de fratcheur et même jusqu'à
l'affaiblissement réel du point vise. En ce cas, les courants interne et externe,étant de sens
contraires, tendent à se decomposer mutuellement; par une sorte d'induction, ils agissaient
l'un sur l'autre, s'affaiblissent, se relaissent, amenant alosi dans le corps malade une detecte, un soulagement agreable apres la fatigue ou la douleur due à la trop grande energie premiere
des courants internes qui
refoules en quelque sorte par
l'action hetéronome, reprennent leur régime normal. — Ces actionspeuvent, d'ailleurs, être exercéessoit avec les
doigts, soit avec des aimants ou des végétaux; généralement, elles doivent durer au moins an quart d'heure pour
produire quelque effet; souvent, on peut attendre plus d'une heure avant d'en
voir le moindre résultat ; mais, à mon sens, il est préférable de ne pas
dépasser vingt minutes, puis de laisser reposer son sujet, et de recommencer
ensuite. De toute façon, il est bon que le sujet soit commodément installé dans
un fauteuil ou dans un lit, et que la main (ou l'aimant) du magnétiseur repose
sur un support fixe qui évite une fatigue inutile.
Les procédés magnétiques sont plus nombreux, quoique se réduisant aux deux
mêmes actions , ils comprennent les impositions, les passes et le souffle, soit
simples, soit doubles, soit combinés. — Les impositions, c'est ce que nous
venons de voir; la seule différence est que les anti-polaristes les font
indistinctement de l'une et de l'autre main et jamais avec l'aimant; c'est un
tort, car ils se privent ainsi des bons effets que pourraient produire des
impositions combinées : soit les deux hétéronomes ou isonomes, soit l'une
hétéronome et l'autre isonome. De plus, les anti-polaristes distinguent avec
soin les impositions avec la paume et avec les doigts, disant qu'avec la paume,
l'imposition est plus sédative et, avec les doigts, plus excitante ; c'est
possible; niais j'avoue ne m'en être jamais bien rendu compte, et, comme le
pourquoi de cette différence n'a pas été, que je sache, expliqué, je ne m'en
suis jamais occupé ; tout ce que je pourrais admettre, c'est que, de par le
pouvoir bien connu des pointes, les doigts ont une action plus pénétrante que
la paume. — Les passes consistent en une action exercée très lentement par la
main promenée près de la surface de la peau ou sur les vêtements (car c'est
l'un des grands avantages du magnétisme que nous oubliions do signaler que,
presque jamais, le malade n'a besoin d'être devêtu). D'une façon générale, les
impositions sont plus congestionnantes et les passes plut entraînantes. Cependant,
au moyen Je* passes longitudinales, surtout en tenant compte des lois de la
polarité, ou arrive très bien à endormir ; et on dégage, on réveille, au
contraire, au moyen de passes transversales qui doivent s'effectuer très vivement
de droite à gauche et de gauche a droite. Les passes longitudinales doivent se faire toujours dans le même sens : de latête aux pieds
on du centre à la circonférence; an chat tous
dira en son langage combien les passes renversées sont désagréables, et,
si vous Je caressez à rebrousse-poil, il vous sautera à la figure ; aussi,
lorsqu'on est arrivé au bout de la passe, il faut secouer les doigts, fermer la
main, l'éloigner un peu du corps du malade, remonter au point de départ et
recommencer avec la même souplesse et la même lenteur ; une passe de la tête
aux pieds ne doit pas durer moins de trente secondes, et, souvent, on y met une
minute entière ; cette lenteur est indispensable pour que l'influx du
magnétiseur pénètre dans l'organisme du sujet et en polarise les courants assez
énergiquement pour les entraîner. — On appelle passes à grand courant celles
qui s'effectuent sur toute la longueur d'un membre ou du corps; mais,
généralement, on scinde les passes sur le corps entier en trois parties, afin
d'éviter la fatigue 1° de la tête à l'épigastre (creux de l'estomac) ;
2° de l'épigastre aux genoux; 3° des genoux aux pieds. Il faut avoir soin que
chacune de ces trois parties dure autant de temps et comprenne autant de passes que les
deux autres, afin que l'action soit aussi uniformément répartie que possible.
Il y a aussi les passes rotatoires, qui s'exécutent les doigts en pointe en
tournant autour du point à traiter; leur action est à peu près la même mais
beaucoup plus énergique et profonde que celle des impositions. Enfin, il y a
les passes à distance, qui peuvent se faire suivant les cas et la sensibilité
du sujet, a cinquante centimètres, un mètre ou môme plus ; on site des cas où
des passes ont produit des effets extraordinaires a plus de cinq mètres ;
toutes les passes à distance sont à grand courant, cependant, on obtient
quelquefois de bons effets en visant, avec le doigt immobile, le point
où l'on veut agir, à une distance de cinquante centimètres a un mètre ; sur un
boa sujet, j'ai, de cette façon, obtenu le sommeil en quelques minutes. — Le
souffle a une action très puissante, sans doute parce qu'à l'action de
l'effluve proprement dit se joint celle, toute mécanique, du courant d'air et
l'émission d'une plus grande quantité de molécules matérielles. Ou souffle
chaud ou froid ; le souffle chaud s'effectue par-dessus les vêtements, soit eu
approchant te bouche, soit — préférablement — par l'intermédiaire d'un assez gros tube de
verre ; après une profonde inspiration, on souffle doucement et longuement
comme lorsqu'en hiver on veut sa chauffer les doigts; on produit de la sorte des effets
énergiques de condensation, mais non pas de congestion, le souffle paraissant
agir plus doucement que les impositions. Le souffle froid, qui se produit en
soufflant vivement et à distance, comme lorsqu'on veut éteindre une bougie,
dégage, au contraire, très puissamment. On ne doit jamais manquer de
l'employer, concurremment avec les passes transversales, après la
magnétisation, surtout quand le sujet s'est endormi ; il importe, en effet, de
ne pas le laisser congestionné, sous peine de risquer des accidents qui
pourraient être graves ; comme le dit avec beaucoup de raison Papus, dans sa Magie
pratique il ne faut jamais tenter d'endormir, tant qu'on n'est pas sûr de
savoir bien réveiller. — Un autre procédé qui rentrerait logiquement dans la
catégorie des procédés magnétiques, serait le procédé par le regard ; les yeux,
en effet, émettent des effluves d'autant plus puissants qu'ils •ont bordés d'une couronne de cils, lesquels cîle ne sont autres — au point
de vue physique — que des pointes, c'est-a-dire des conducteurs par lesquels
s'échappe facilement la force a l'état Statique. D'un homme violemment agité
par une passion quelconque, on dit que ses yeux lancent des éclairs, et rien
n'est plus vrai pour les sensitifs qui voient, en effet, dans ces conditions,
jaillir de véritables étincelles des yeux des passionnés. La figure 6 donne une
idée apprexiemative de ce que sont ces effluves des yeux (bien entendu, et le
lecteur l'aura compris, ces effluves sont lumineux, de même que la figure est
blanche et non pas noire, comme nous l'avons indiqué pour la commodité du
dessin). Malheureusement, on n'a conservé de la science du pouvoir des yeux que
ce qu'elle a de plus mauvais, c'est a-dire le pouvoir hypnotique; nous ne
savons plus utiliser leur pouvoir curatif qui existe très certainement, ainsi
qu'on en peut voir la preuve en mainte légende.
Nous souhaitons que cette remarque donne l'idée aux magnétiseurs de tenter
quelques essais dans cette voie,
persuadé qu'ils obtien dront des résultats intéressants et sans doute
utilisables.
Tels sont les procédés propres au magnétisme;
mais, à côté de ces manœuvres spéciales, il en est d'autres qui rentrent dans
le même ordre d'idées et qui contribuent, pour une très large part, an succès
de la dynamothérapie bien comprise. Nous roulons parler des procédés mécaniques
et auto-mécaniques. Les premiers comprennent les actions mécaniques que le
magnétiseur exerce sur le corps du sujet: frictions, malaxations, massage.,
percussions, férulation, etc. — De ces différents procédés, les frictions
surtout sont très employées par la médecine officielle, mais sous une
forme toute autre ; la friction médicale s'effectue arec force et dans
tous les sens ; elle s'accompagne presque toujours d'une onction d'huile ou de
graisse mélangée de médicaments plus ou moins sédatifs ou revulsife ; la
friction magnétique est une caresse un peu appuyée, simplement, s'effectuant
toujours à sec et dans le même sens, c'est-à-dire de haut en bas ou ou centre à
la circonférence; comme en le voit, ce n'est, à proprement parier, qu'une passeà laquelle
on ajoute une légère excitations mecanique de la peau et des nerfs et vaisseaux
périphériques; cette légère excitation favorise le passage de l'effluve
magnétisant, mais une excitation plus intense l'empêcherait, et c'est ce qui
explique l'insuccès des liniments les plus anodins tels que l'alcool camphré ;
quant aux huiles et graisses meme pures, comme leur premier effet est de boucher
les pores de la peau, on comprend facilement qu'elles s'opposent directement a
le
magntisation.
— Les malaxâtions et le massage médicaux sont aussi tout diffërents des
malaxations et massage magnétiques; au liés de pétrissemants énergiques et
effectués dans tous les sens ou même en remontant des extrémités au centre, le
magnétiseur n'emploie que des pressions douces simplement suffisantes pour
exciter le muscle sous-jacent, mais non pour le fatiguer on le meurtrir — et,
naturellement, ces pressions t'exercent toujours de bas en haut, pour ne pas
contrarier la marche des courants centrifuges, qui sont les courants moteurs de
l'organisme ; les deux grands secrets de la pratique du magnétisme sont, en
effet : 1° d'agir sur le principe moteur, et 2° d'exciter les organes à produire eux-mêmes e
phénomène de réaction désiré, et non de le produire pour eux ou malgré eux. —
Cette dernière règle surtout trouve son application dans les pratiques dites :
percussion et férulation, qui ont pour objet d'obvier aux inconvénients d'une
mauvaise nutrition des tissus, lorsque cette mauvaise nutrition provient d'une
paresse fonctionnelle de l'organe en traitement et non d'une alimentation
défectueuse. La mauvaise nutrition, c'est-à-dire l'assimilation imparfaite des
principes charriés par le sang, produit, suivant les conditions où elle a lieu,
on bien l'amaigrissement, ou bien l'obésité; l'amaigrissement provient de ce
que le sang ne dépose aucun des éléments nutritifs qu'il contient; l'obésité —
qu'il ne faut pas confondre avec l'embonpoint, lequel est un signe de santé —
provient de ce que le sang dépose bien les éléments qu'il contient, mais les
tissus refusent de s'approprier ces éléments qui se transforment en graisse et
gênent, par leur inertie et leur masse encombrante et toujours accrue, le jeu
des organes, lorsque la nutrition est régulière, les éléments nutritifs du sang sont absorbés par les tissus, leur fournissent la somme
de travail qu'ils contiennent, et, lorsqu'ils sont disqualifiés, usés, ils sont
soit résorbés par le sang, qui les évacue par le foie, l'intestin ou les reins,
soit évaporés par les pores de la peau qui les lancent dans cette atmosphère
propre de l'homme, qui est le corps astral ou aérosôme. Ajoutons que, dans une
bonne nutrition, il y a toujours production d'un peu de qui provient de l'excès
des éléments ntrifits du sang et
sert de réserve pour le cas où un jeûne prolongé, ou toute autre cause, priverait les tissus de
l'apport du sang. Pour rétablir la bonne nutrition, l'expérience a prouvé qu'une
très légère excitation des tissus état presque toujours suffisante ; cette
excitation est générale ou locale ; l'excitation générale se produit très
facilement par l'activité des exercices physiques, la marche, par exemple,
surtout la marche à, jeun qui, par la dépense de forces qu'elle exige, entraîne
les tissus à absorber soit la graisse en dépôt, soit les éléments nutritifs du
sang, et rétablit ainsi les courants normaux d'assimilation; l'excitation
locale s'obtient par la percussion ou la férulation ; la percussion
consiste en de petits coups donnés avec les doigts sur les parties en
traitement; on dit qu'une heure de percussion par jour suffit pour faire tomber
les gros ventres ; je n'en ai jamais essayé et ne puis, par conséquent, me
porter garant de l'efficacité du traitement; en tout cas, on ne risque rien à
le tenter; il est facile, peu coûteux et peu dangereux. La férulation consiste
également en de petite coups frappés sur les parties en traitement avec nue
légère latte en bois blanc recouverte de peau ou avec une vessie gonflée d'air;
il parait que les dames romaines osaient couramment de ce moyen pour faire
grossir leurs teins.
Les procédés auto-mécaniques comprennent la
gymnastique et les attitudes. La gymnastique dont il s'agit ici m'est pas
celle qui consiste à tourner autour d'un trapèze ou à faire les paids sur
la place publique; elle ne demande simplement que quelques mouvements effectués
avec ou sans résistance ; mais ces mouvements varient infiniment suivant les
maladies qu'il s'agit de combattre ; sans
p«rier des mouvements des bras, des jambes, des reins, qui se font avec ensemble dans tous les cours
élémentaires de gymnastique : une, deusse, froisse, quatre, nous
signalerons tout particulièrement la gymaastique du thorax et des poumons.
Tout le monde respire, mais peu de personnes savent respirer et nous ferions
bien de demander aux Orientaux quelques leçons de respiration ; ches les
Hindous, les Chinois, les Japonais, même chez certains Arabes, on fait de
longuet études pour apprendre à respirer ; il y a des règles fixes et et
soigneusement observées pour cette science, - grâce a laquelle les
fakirs en arrivent à rester plusieurs semaines, plusieurs mois, plusieurs
annaées sous terre en cet état de mort apparente dont nous avons déjà parié.
Aussi, tous ceux qui étudient pratiquement les phénomènes 'l'extériorisation,
d'extase, etc., devront-ils connaître parfaitement la gymnastique respiratoire
et les lois physiologiques de la respiration, de même que celles de
l'alimentation, s'ils veulent marcher sur les traces de ce fakir qui vient de
jeûner pendant cent quarante et un jours ! Plus tort que Tanner et Succi I Mais, sans songer a faire des tours de force, simplement pour régulariser le jeu des poumons, il est fort
avantageux d'apprendre à respirer; les traités de respiration ne manquent pas
et nous pouvons signaler entre autres : la Gymnastique pulmonaire, par
J.-F. Bernard, et l'Inspiration profonde, par Sophia (Mse À.
Ciccolini). D'ailleurs, dans la pratique du magnétisme, les sujets inventent
eux-mêmes le plus souvent la gymnastique qui leur est plus particulièrement
utile ; surtout pendant le sommeil magnétique, on les voit se livrer aux
mouvements les plus bizarres, prendre les attitudes les plus étranges et en
retirer le plus grand bien. La raison d'être de la gymnastique n'a pas besoin
d'être expliquée ; tout le inonde sait bien qu'il s'agit de développer les
muscles et d'activer les courants qui circulent dans l'organisme. La théorie
des attitudes est moins connue ; elle repose presque exclusivement sur les
phénomènes de la pesanteur et sur l'action que cette force exerce sur la
circulation du sang ; ainsi, la position couchée est plus favorable à la
circulation parce qu'elle laisse moins sentir l'action de la pesanteur; la position
debout favorise la circulation centrifuge et contrarie la circulation centripète ; c'est le
contraire, quand on a la tête en bas et les pieds en haut, etc. Par la
compression ou l'extension de certains muscles, les attitudes produisent aussi
souvent des effets bien marqués ; et ces indications qui peuvent paraître
puériles ou même grotesques ont une utilité pratique bien plus considérable
qu'on se l'imagine a première vue ; les malheureux asthmatiques, par
exemple, savent; bien qu'ils ne
peuvent pas s'etendre sur le dos ni se courber, tandis que les ataxiques eprouvent ordinairement de grandes souffrancesen redressant ; un saignement de nez ou
même une migraine cède le plus souvent a la simple élévation des bras au dessus
de la tête, et les femmes qui se lèvent trop tôt après leurs couches, ou qui
n'ont pas la patience de se tenir immobiles sur le dos dans leur lit,
conserrent un ventre difforme et ballonné que toutes les ceintures du monde ne
pourront réduire.
Ce qui étonne le plus ceux qui commencent à étudier le magnétisme, c'est
l'extrême simplicité les procédés ; on ne peut admettre qu'il suffise die
quelques attouchements, de quelques gestes pour guérir des maladies qui ont résisté aux efforts de tous les médecins
qui n'ont subi aucune amélioration, après qu'on a empoisonné leur organisme
de toutes les drogues de la pharmacie. Mais on oublie que ces gestes et ces
attouchements ont une raison d'être et ne produisent, d'ailleurs, leur effet
que s'ils sont répétés peu» dant longtemps avec patience et méthode; deux
choses que ne connaissent guère les médecine» en général.
Les poisons les plus violents peuvent donnez de bons résultats; mais il
faut savoir les doser et les administrer à propos ; c'est ce que font
les partisans de la méthode dosimétrique, mais c'est ce que ne comprennent pas
les médecins sans méthode qui sortent des écoles officielles.
Au reste, nous sommes heureux d'avoir à le reconnaître et nous le faisons
avec le plus vie plaisir : depuis plusieurs années, malgré bien des abus et des
erreurs perpétués par la routine, la médecine commence enfin à comprendre la
valeur des méthodes dynamothérapiques; partout, ce ne sont que cliniques
électro, thermo, aero hydrothérapiqaes; c'est on progrès immense, et je ne doute pas que le jour soit proche où l'ois admettra que, si
l'électricité en sa forme physique peut faire du bien, elleen doit
faire encore plus quand, après avoir été assimilée par un organisme
sain, elle a revêtu l'aspect de la force octénique ou force nerveuse, qui n'est
autre, semble-t-iï, que le magnétisme physiologique.
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