L'automatisme psychologique - deuxième partie.

Back to Index

Conclusion

On rencontre des difficultés toutes particulières et on s'expose à de grands dangers quand on essaye de tirer les conclusions générales de ces longues études expéri­mentales. Les faits étranges que l'on a passés en revue, les théories séduisantes que l'on a entrevues à propos de tel ou tel problème, semblent nous engager dans les hypothèses les plus aventureuses de la philosophie. Les spéculations des anciens auteurs hylozoïstes sur la vie universelle et la conscience partout répandues, les théo­ries plus modernes sur la persistance des idées dans la mémoire et sur le caractère indestructible de la pensée, ne se rattachent-elles pas d'une manière bien étroite à nos expériences sur la catalepsie, la suggestion thérapeutique et les actes subconscients ? Mais aborder ces suppositions, quelque séduisantes qu'elles soient, serait sortir entièrement de la méthode que nous nous sommes engagé à suivre et passer, comme disait l'ancienne logique, d'un genre dans un autre. Un des grands mérites de ces nouvelles études de psychologie, quoique cela paraisse singulier, c'est qu'elles sont susceptibles d'erreur. On peut démontrer d'une manière rigoureuse, et on le fera sans doute pour beaucoup de ces études, l'inexactitude involontaire de telle ou telle observation, l'erreur de telle ou telle interprétation. C'est là un mérite et un avantage : il y a une satisfaction pour l'esprit à constater que l'on s'est trompé sur un point, car cela donne l'espoir d'avoir pu ou de pouvoir, sur quelque autre, entrevoir la vérité. Les hypothèses générales de la philosophie ne sont pas susceptibles d'erreur. Qui donc a réfuté ou pourra jamais réfuter le spiritualisme ou le panthéisme de manière à faire disparaître l'hypothèse comme inutile ? C'est pour cela qu'il ne faut pas nous engager dans ces théories qui sont par leur nature au-dessus et en dehors de toute discussion précise.

Cependant la synthèse étant, comme nous l'avons vu, le principal mérite des travaux intellectuels. il est nécessaire de synthétiser toutes les études contenues dans ce livre. Les hypothèses générales sont de simples résumés, des symboles qui repré­sentent plus ou moins bien l'état momentané d'une question et le degré où l'on s'arrête dans l'interprétation des phénomènes. Quoique les quelques propositions que nous allons expliquer nous semblent vraisemblables, elles ne doivent être considérées que comme des hypothèses peut-être momentanées et transitoires.

Au début des travaux de psychologie, les philosophes insistèrent sur une remar­que, juste en général, nécessaire peut-être la séparation radicale de l'esprit et du corps. Cette conception, qui avait sa raison d'être, fut très utile à un certain moment et contribua puissamment à fonder les études de psychologie ; mais elle avait aussi ses exagérations et ses dangers. Les inconvénients de cette hypothèse se manifestèrent d'abord dans la métaphysique, et la difficulté d'expliquer l'action réciproque de l'âme et du corps força les philosophes à construire les systèmes les plus bizarres. En présence des difficultés et quelquefois des absurdités de ces théories, la philosophie modifia peu à peu sa conception primitive et, sous l'influence de Leibniz, puis sous celle de Kant, rapprocha singulièrement les deux natures quelle avait crues inconci­liables. Ce mouvement est tout naturel et se rattache parfaitement aux lois générales de l'intelligence. Pour comprendre les choses, il faut commencer par les séparer : la discrimination est le premier pas de la science ; mais, séparer, ce n'est pas compren­dre, il faut ensuite réunir, synthétiser les termes différents qu'on a distingués et établir cette unité dans la diversité, qui est proprement l'œuvre de l'esprit humain.

Ce progrès, qui s'est effectué plus ou moins dans la métaphysique de l'âme et de la matière, ne me semble pas avoir été aussi complet jusqu'à présent dans la science de l'esprit et du corps. Dans la science, en effet, la séparation avait été aussi complète entre les deux catégories de phénomènes psychologiques et physiologiques qu'elle l'avait été entre les deux espèces d'êtres distingués par les métaphysiciens. Cette séparation avait pris une forme particulière, c'était l'antagonisme entre les idées, les sentiments, d'une part, et le mouvement physique des organes, de l'autre, au lieu d'être l'opposition entre la pensée et l'étendue. Les difficultés cependant n'avaient pas tardé à survenir et avaient forcé les psychologues, comme précédemment les philoso­phes cartésiens, à inventer toutes sortes d'intermédiaires entre les faits que l'on avait séparés. Les théories de la faculté motrice, de l'effort musculaire, et même de la volonté me paraissent, dans la science, des suppositions absolument parallèles aux fameuses hypothèses du médiateur plastique, des causes occasionnelles ou de l'har­monie préétablie, dans la métaphysique. Ces intermédiaires cependant ne furent pas suffisants et, de plus en plus, on constate le rôle de l'activité et même du mouve­ment dans la pensée, et réciproquement le rôle de la pensée au mouvement. Peut-on expo­ser aujourd'hui une théorie de l'activité physique, instinctive, habituelle ou volontaire, sans y mêler perpétuellement toutes les théories de l'intelligence ? Peut-on parler de l'intelligence, de la perception et de l'attention, sans y mêler sans cesse la notion des mouvements corporels ? Une théorie de l'intelligence pure, indépendante de l'orga­nisme et du mouvement, n'est plus possible aujourd'hui, et bientôt une théorie de l'organisme purement mécanique sans intervention de la conscience sera également insoutenable. On ne peut plus considérer la psychologie et la physiologie comme indépendantes, on ne peut faire de l'une un appendice insignifiant de l'autre ; il faut avouer qu'il y a, entre ces deux sciences, des rapports particuliers qui n'existent entre aucune autre, et qu'en se plaçant à des points de vue différents, elles font toutes deux des descriptions parallèles d'une seule et même chose.

En restreignant cette question générale, en étudiant non pas tous les organes, mais seulement les mouvements des membres, des organes de relation, nous avons apporté notre contribution à l'établissement de cette théorie moderne ; nous avons essayé de montrer l'union complète, l'inséparabilité absolue des phénomènes de sentiment et de pensée et des phénomènes de mouvement physique chez des êtres organisés. D'un côté, nous avons montré que tout mouvement des membres chez un être vivant, si simple que soit ce mouvement, était accompagné par un phénomène de conscience. Qu'il s'agisse des poses des membres, des attitudes, des convulsions dans certains états de crise ou de maladie, quand le sujet semble insensible et réduit à l'état de machine, ou qu'il s'agisse des mouvements involontaires, de contracture persistante chez un sujet actuellement conscient d'autre chose et qui soutient ne pas les connaître, toujours on peut légitimement supposer et quelquefois démontrer l'existence de phénomènes de conscience, simples sans doute, mais réels, durant autant que le mou­vement lui-même. D'un autre côté, nous croyons avoir montré que, si l'on fait naître dans l'esprit d'une personne un phénomène psychologique quelconque, une sensation, une hallucination, une croyance, une perception simple ou complexe, on provoque infailliblement un mouvement corporel correspondant qui varie en complexité com­me le phénomène psychologique lui-même.

Inversement, si nous examinons ou si nous produisons diverses suppressions du mouvement, quand le sujet, par exemple, devient incapable de faire tel acte déterminé ou de dire telle parole, ou bien quand il est affecté d'une paralysie complète, nous constatons qu'il y a, en même temps, dans la conscience, un vide par ticulier, la perte d'une image ou une amnésie, la perte d'une sensation ou une anesthésie. Enfin, quelles que soient les modifications que le mouvement extérieur semble éprouver, qu'il devienne précis ou vague, complexe ou incoordonné, régulier ou très variable, toujours il y a dans l'esprit une modification correspondante. L'activité instinctive correspond aux sensations et aux perceptions, l'activité habituelle ne doit pas être séparée de la mémoire, l'activité volontaire n'existe pas sans le jugement. En un mot, à quelque point de vue que l'on se place, il n'y a pas deux facultés, une, celle de la pensée, l'autre, celle de l'activité, il n'y a, à chaque moment, qu'un seul et même phénomène se manifestant toujours de deux manières différentes.

Comment cette unité, malgré la diversité apparente des deux choses, est-elle pos­sible ? Je crois que les théories actuelles de la connaissance et de la science nous en donnent facilement la raison. Il s'agit d'une même chose qui est connue et étudiée de deux manières différentes. Un phénomène que je considère à l'extérieur, grâce a mes organes des sens, et que j'interprète par les règles et les habitudes de ma pensée, ne peut pas avoir le même aspect que si je le considère en moi-même par la conscience. La différence des points de vue, des procédés, des méthodes d'investigation est si grande, qu'elle suffit pour expliquer les différences apparentes qui nous avaient éga­rés. Ces différences ne doivent pas être supprimées sans doute, puisqu'elles résultent d'une opposition réelle entre nos procédés de connaissance, et l'étude physiologique du mouvement extérieur ne doit pas être identifiée avec l'étude psychologique de la pensée qui l'accompagne ; chacune de ces études a son rôle et son importance, et, suivant les points que l'on considère, l'une ou l'autre de ces sciences a le plus d'avance. Qui s'avisera de faire la théorie psychologique de la digestion ou la théorie physiologique du syllogisme ? Mais cela n'empêche pas que ces sciences ne soient parallèles et n'aient entre elles des relations qu'aucune autre science ne peut avoir, car elles étudient le même objet à deux points de vue différents. La connaissance de l'homme, cela est certain, ne serait complète, dans une science idéale, que si chaque loi psychologique trouvait son pendant dans une loi physiologique. Dans la marche vers cet idéal, les deux sciences se secourent mutuellement et, suivant qu'elle est, sur un point, plus avancée, l'une des deux sciences donne des indications et des directions à l'autre. Dans l'étude qui nous occupe, celle des mouvements de relation, il semble qu'aujourd'hui ce soit, pour un moment, la psychologie qui ait la prééminence, et les physiologistes eux-mêmes, on doit le remarquer comme un fait important, n'ont cru pouvoir expliquer les actes des somnambules qu'ils observaient qu'en faisant appel à des lois psychologiques.

Laissons donc de côté les phénomènes physiques, passons à la psychologie pure et cherchons dans ses lois l'explication de l'activité particulière et automatique que nous avons voulu étudier. Les choses semblent se passer comme s'il y avait dans l'esprit deux activités différentes qui tantôt se complètent l'une l'autre et tantôt se font obstacle : considérons chacune de ces activités séparément.

Comme le disaient les anciens philosophes, être c'est agir et créer, et la con­science, qui est au suprême degré une réalité, est par là même une activité agissante. Cette activité, si nous cherchons à nous représenter sa nature, est avant tout une activité de synthèse qui réunit des phénomènes donnés plus ou moins nombreux en un phénomène nouveau différent des éléments. C'est là une véritable création, car, à quelque point de vue que l'on se place, « la multiplicité ne contient pas la raison de l'unité [369], » et l'acte par lequel des éléments hétérogènes sont réunis dans une forme nouvelle n'est pas donné dans les éléments. Au moment où, pour la première fois, un être rudimentaire réunit des phénomènes pour en faire la sensation vague de douleur, il y eut dans le monde une véritable création. Cette création se répète pour chaque être nouveau qui réussit à former une conscience de ce genre, car, à proprement parler, la conscience de cet être qui vient de naître n'existait pas dans le monde et semble sortir du néant. La conscience est donc bien par elle-même, dès ses débuts, une activité de synthèse.

Il est impossible de dire quels sont les premiers éléments qui sont ainsi combinés par la conscience. De même que la physiologie trouve l'organisation dans tous les éléments du corps organisé, la psychologie trouve déjà une organisation et une synthèse dans tous les éléments de la conscience auxquels elle peut remonter. Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a des degrés d'organisation et de synthèse de plus en plus complexes. Les petites synthèses élémentaires sans cesse répétées deviennent les éléments d'autres synthèses supérieures. Étant plus complexes, ces nouvelles syn­thèses sont bien plus variées que les précédentes ; quoique en restant toujours des unités, elles sont des unités qui ont des qualités différentes les unes des autres. De même que les êtres composés d'une seule cellule sont tous pareils et que les êtres composés de plusieurs cellules commencent à prendre des formes distinctes, les consciences vagues de plaisir et de douleur deviennent peu à peu des sensations déterminées et d'espèces différentes. Chaque sensation est ainsi un tout, un composé, dans lequel des éléments de conscience correspondant eux-mêmes à des mouvements très simples ont été combinés. Il ne faut pas dire qu'un enfant apprend à sentir telle sensation, qu'il apprend ensuite à faire le mouvement complexe correspondant -, il a appris les deux choses en même temps, et la coordination des mouvements s'est faite en même temps que l'organisation des éléments de la sensation.

Ces sensations à leur tour s'organisent en des états plus complexes que l'on peut appeler des émotions générales ; celles-ci s'unifient et forment, à chaque moment, une unité particulière qu'on appelle l'idée de la personnalité, tandis que d'autres combinai­sons formeront les différentes perceptions du monde extérieur.

Certains esprits vont au-delà, synthétisant encore ces perceptions en jugements, en idées générales, en conceptions artistiques, morales ou scientifiques. Sans doute, nous sommes frappés alors de l'activité créatrice de l'esprit ; nous ne croyons pas que les hautes synthèses scientifiques faites par quelques hommes de génie leur aient été données dans les éléments fournis par les sensations. Nous savons bien que des générations d'hommes ont possédé ces mêmes faits, ces mêmes éléments, et n'ont pas réussi à les coordonner et nous disons que le génie est créateur. Mais la nature de la conscience est toujours la même et l'enfant qui, pour la première fois, avait construit en lui la plus faible des émotions artistiques ou religieuses, avait également accompli pour son propre compte une découverte et une création. « La perception n'est pas quelque chose de différent de l'association, disait M. Fouillée ; c'est toujours l'intro­duction d'un courant supérieur de force irrésistible qui se subordonne tout le reste et emporte tout dans son cercle propre... [370] » Comment, par quels progrès lents, la conscience effectue-t-elle de pareilles synthèses, dans quel ordre passe-t-elle de l'une à l'autre ? Ce sont des choses que nous n'avons pas recherchées dans cet ouvrage, car nous avons toujours supposé que cette première activité avait déjà fait son œuvre, et nous avons toujours étudié les conséquences de son travail.

Il y a en effet, dans l'esprit humain, une seconde activité que je ne puis mieux désigner qu'en l'appelant une activité conservatrice. Les synthèses une fois construi­tes ne se détruisent pas ; elles durent, elles conservent leur unité, elles gardent leurs éléments rangés dans l'ordre où ils l'ont été une fois. Dès que l'on se place dans les circonstances favorables, on voit les sensations ou les émotions se prolonger avec tous leurs caractères aussi longtemps que possible. Bien mieux, si la synthèse précé­demment accomplie n'est pas donnée complètement, s'il n'existe encore dans l'esprit que quelques-uns de ses éléments, cette activité conservatrice va la compléter, va ajouter les éléments absents dans l'ordre et de la manière nécessaires pour refaire le tout primitif. De même que l'activité précédente tendait à créer, celle-ci tend à conserver, à répéter. La plus grande manifestation de la première était la synthèse, le grand caractère de celle-ci est l'association des idées et la mémoire. « C'est la contre-partie mentale de la grande loi du mécanisme, la conservation de la force. Cette loi, en effet, veut que tout mobile persévère dans son mouvement, tant qu'une autre force ne l'en détourne pas, et qu'il suive toujours la ligne de la moindre résistance. Une première expérience a réuni, dans l'esprit de J'enfant, la brûlure à la flamme, et produit ainsi une certaine direction de la pensée en même temps que de l'action ; nous avons ainsi en faveur de la direction flamme-brûlure une force positive et pas d'autre en sens contraire [371]. »

Ce sont les conséquences de cette loi générale de conservation et de reproduction que nous avons examinées dans ce travail. Nous avons vu les sensations durer et maintenir les éléments qui les constituaient, nous avons vu les émotions se reproduire et maintenir les mouvements et les expressions de la physionomie qui en étaient les parties constituantes. Un élément d'une mémoire particulière et d'une personnalité complexe étant donné, toute la mémoire et toute la personnalité se reproduisait. Suivant que l'on amenait ainsi les éléments de telle ou telle synthèse antérieurement constituée, on faisait alterner les consciences et les existences personnelles. Enfin, quand le sujet avait appris le sens des paroles et compris le langage, on provoquait, en se servant des synthèses effectuées autrefois, tous les actes, toutes les pensées, on faisait naître tous les phénomènes psychologiques dans un ordre régulier et facile à prévoir. Ceux qui ne veulent voir qu'un côté de l'esprit peuvent évidemment s'arrêter à cet automatisme que nous avons décrit avec détails, mais, pour nous, cet auto­matisme n'est que la conséquence d'une autre activité toute différente, qui, agissant autrefois, l'a rendu possible aujourd'hui et qui, d'ailleurs, l'accompagne encore pres­que toujours.

En effet, ces deux activités subsistent ordinairement ensemble tant que l'être est vivant ; de leur bon accord et de leur équilibre dépendent la santé du corps et l'harmo­nie de l'esprit. De même que dans un état politique, l'activité novatrice et l'activité conservatrice doivent se régler et se limiter mutuellement, de même, dans l'esprit, l'activité actuelle, capable de comprendre de nouvelles synthèses et de s'adapter à de nouvelles conditions, doit faire équilibre à cette force automatique qui veut maintenir immuables les émotions et les perceptions du passé. Quand l'esprit est normal, il n'abandonne à l'automatisme que certains actes inférieurs qui, les conditions étant restées les mêmes, peuvent sans inconvénient se répéter, mais il est toujours actif pour effectuer à chaque instant de la vie les combinaisons nouvelles qui sont inces­samment nécessaires pour se maintenir en équilibre avec les changements du milieu. Cette union des deux activités est alors la condition de la liberté et du progrès.

Mais que l'activité créatrice de l'esprit, après avoir travaillé au début de la vie et accumulé une quantité de tendances automatiques, cesse tout d'un coup d'agir et se repose avant la fin, l'esprit est alors entièrement déséquilibré et livré sans contrepoids à l'action d'une seule force. Les phénomènes qui surgissent ne sont plus réunis dans de nouvelles synthèses, ils ne sont plus saisis pour former à chaque moment de la vie la conscience personnelle de l'individu ; ils rentrent alors naturellement dans leurs groupes anciens et amènent automatiquement les combinaisons qui avaient leurs rai­sons d'être autrefois. Sans doute, si un esprit de ce genre est maintenu avec précaution dans un milieu artificiel et invariable, si, en lui supprimant le changement des circonstances, on lui évite la peine de penser, il pourra subsister quelque temps faible et distrait. Mais que le milieu se modifie, que des malheurs, des accidents, ou simple­ment des changements, demandent un effort d'adaptation et de synthèse nouvelle, il va tomber dans le plus complet désordre.

Ce sont tous ces désordres petits ou grands résultant de la prédominance de l'auto­matisme ancien sur une activité synthétique actuelle très affaiblie que nous avons étudiés dans la dernière partie de ce travail. Nous avons vu que les perturbations les plus étranges pouvaient se ramener à quelques lois simples et que la psychologie n'était pas impuissante pour les expliquer.

Les idées générales que nous venons d'exposer et qui d'ailleurs se retrouveraient en partie dans les travaux de plusieurs philosophes d'aujourd'hui, nous ont paru une manière simple de résumer, de synthétiser les phénomènes que nous avons décrits. Elles ne doivent être considérées que comme des conjectures vraisemblables. Leur imperfection ou même leur fausseté n'altéreraient pas l'exactitude de quelques lois particulières et des quelques faits qui sont toujours à nos yeux l'essentiel dans cet essai de psychologie expérimentale.

Provided Online by http://www.neurolinguistic.com

Back to Index

From our Online Free Library at www.pnl-nlp.org/dn Find now here hundreds of ebooks and texts on NLP, Hypnosis, Coaching, and many other mental disciplines...

Dalla nostra libreria online a www.pnl-nlp.org/dn/ Scopri centinaia di libri su PNL, Ipnosi, Coaching e molte altre discipline della mente