L'automatisme psychologique - deuxième partie.

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La baguette divinatoire. - Le pendule explorateur. - La lecture des pensées.

Les croyances et les superstitions populaires, devançant en cela la spéculation philosophique, ont toujours attribué une très grande importance aux mouvements subconscients de nos membres. Nous sommes tellement convaincus que nos bras et nos jambes sont faits pour obéir aveuglément à tous les caprices de notre volonté personnelle, que nous sommes absolument stupéfaits quand nous constatons chez eux une émancipation passagère. Qui n'a été surpris par une crampe, un tremblement, un mouvement involontaire de ses membres ? Mais cet étonnement augmente et devient bientôt une terreur superstitieuse quand ces mouvements, qui nous échappent, pren­nent un sens, expriment une idée, un conseil, une menace. C'est une intelligence qui parle, ce doit être un esprit étranger à l'humanité, bon ou mauvais, qu'il faut implorer ou qu'il faut craindre.

Une des pratiques les plus anciennes et les plus simples pour ces révélations mystérieuses est l'usage de la baguette divinatoire. C'est une baguette, ordinairement de coudrier, qui a la forme d'une fourche et qui servait autrefois dans les campagnes pour découvrir les sources, les métaux cachés et même les traces des criminels. Le devin, car ce n'est qu'une personne privilégiée qui peut se servir de cet instrument, prend dans ses deux mains les deux branches de la fourche et s'avance sur le terrain qu'il doit explorer, en ayant soin de ne pas bouger volontairement les bras. Si, sur un point du parcours, la baguette oscille, s'incline jusqu'à tordre les poignets du devin qui ne peut résister, c'est là qu'il faut fouiller pour trouver les sources ou les trésors. Le fameux Jacques Aymar conduisit même ainsi les magistrats sur la piste de deux criminels depuis Lyon jusqu'à Toulon [144]. Il est probable que, dans quelques cam­pagnes, subsiste encore la croyance aux révélations de la baguette divinatoire.

Si les devins de village ont recours à la baguette de coudrier, il y a dans les villes des diseuses de bonne aventure qui se servent d'un procédé plus élégant. Un anneau suspendu au bout d'un fil plonge dans un verre : la sybille tient l'extrémité de ce pendule explorateur et lui pose des questions auxquelles il doit répondre par les mouvements ou les battements de l'anneau contre le verre. Ce petit jeu mérite quelque célébrité, car il a provoqué les premières recherches de M. Chevreul et il a été le point de départ des études expérimentales sur les phénomènes subconscients de l'esprit humain.

Cependant un autre jeu de salon a hérité aujourd'hui de la faveur accordée autrefois au pendule. Cet exercice est appelé en Angleterre, où il est très répandu, le « willing game », le jeu du vouloir, et en France la lecture des pensées ou le cumberlandisme, du nom de celui qui l'a introduit il y a quelques années. J'emprunte la description du cumberlandisme à des auteurs qui en ont fait une étude minutieuse et qui nous indiquent les termes usuels qui le caractérisent. Le « willing game » a lieu ordinairement ainsi : un membre de la société qui doit jouer le rôle de « thought reader », lecteur de la pensée, ou de « percipient », devin, quitte la salle ; les autres personnes qui restent choisissent quelque action simple qu'il doit accomplir ou cachent quelque objet qu'il doit trouver ; le devin est alors ramené et un ou plusieurs « willers », conducteurs, lui touchent légèrement la main ou l'épaule. Dans ces conditions, l'action choisie est souvent assez vite accomplie ou bien l'objet est retrouvé. Le « willer », le conducteur affirme cependant et avec une parfaite bonne foi qu'il n'a donné aucune impulsion directrice [145]. » J'ai eu l'occasion d'assister une fois à une séance de ce genre donnée par un Russe, Osip Feldmann, qui a eu, il y a quelques années, une assez grande réputation comme émule de Cumberland. Quoique des séances de ce genre, surtout lorsqu'elles sont publiques, laissent toujours quelque doute et ne puissent pas être rapportées avec autant de confiance que des expériences personnelles, je crois que, dans ce cas, les mesures de précaution contre des supercheries possibles étaient assez bien prises. Dans cette séance de « mentévisme », comme il disait, Osip Feldmann arrivait, non pas toujours, mais assez souvent, à exécuter l'acte auquel on pensait en lui serrant fortement le poignet. Il réussissait mieux les expériences compliquées que les plus simples, celles qui comportaient beaucoup de mouvements que celles qui devaient être faites sur place. Il réussissait également mieux avec certaines personnes qu'avec d'autres : ainsi, j'essayai en vain de le diriger, il ne comprit rien à ce que je pensai, tandis qu'il comprenait très bien plusieurs de mes amis. Il parvenait même à comprendre une personne qui ne le touchait pas, mais se contentait de le suivre partout en restant à un mètre de distance : cette expérience est déjà décrite en Angleterre [146]. Mais voici un tour de force de ce genre que je n'ai vu rapporté nulle part. Au lieu de se faire tenir directement par la personne qui avait choisi l'action à accomplir et qui jouait le rôle de « willer », il interposait entre elle et lui une troisième personne totalement ignorante de ce qu'il y avait à faire et dont le rôle consistait uniquement à tenir d'un côté le poignet du devin et de l'autre la main du willer sans penser elle-même à rien de précis. J'ai vu cette expérience curieuse réussir une fois avec beaucoup de précision.

Il n'est pas nécessaire, pour voir des expériences de ce genre, d'assister aux séances toujours un peu suspectes données par des devins de profession, beaucoup de personnes peuvent, sans aucune préparation, les réussir très bien. J'ai vu des jeunes filles jouer ce rôle de devin d'une manière remarquable et, simplement dirigées par une personne qui leur tenait la main et s'efforçait de rester immobile, non seulement faire les mouvements, mais même écrire, comme sous la dictée, les mots que cette personne pensait.

Nous avons rapproché ces trois faits, la baguette divinatoire, le pendule explo­rateur et la lecture des pensées, qui sont certainement analogues. Il est évident que l'on ne peut expliquer ces phénomènes de mouvement par l'action des objets physi­ques extérieurs, des sources, des métaux, des traces des criminels, des objets cachés, sur la baguette ou sur le devin, comme beaucoup l'ont cru autrefois [147]. « Pour­quoi, disait déjà Gasparin, les corpuscules de l'eau ne se font-ils pas sentir quand on est à la poursuite de l'or, pourquoi la baguette d'Aymar tournait-elle sur les traces des assassins et demeurait-elle insensible aux corpuscules d'un grand fleuve comme le Rhône [148] ? » En Angleterre, où l'on a, pour toutes ces questions, une curiosité intelli­gente et active, plusieurs observateurs ont entrepris, afin d'étudier la baguette divina­toire, une série d'expériences longues et coûteuses que l'on n'aurait jamais songé à faire en France. On trouverait le compte rendu de ces expériences dans les articles de MM. Sollas [149] et Edw. Pease [150], qui donnent en outre une bibliographie complète sur la question.

La conclusion de ces recherches fut celle que l'on pouvait attendre. « Tout dépend de la perspicacité ordinaire du devin et la baguette n'y est pour rien... L'action de l'objet caché ne porte pas sur la baguette, mais sur l'esprit du devin. » C'est à la même conclusion que parvient M. Chevreul quand il montre que les objets physiques n'influent pas sur le pendule, mais que la pensée ou la vue d'un mouvement détermine ses oscillations : « Lorsque je tenais le pendule à la main, écrit-il, un mouvement musculaire de mon bras, quoique insensible pour moi, fit sortir le pendule de l'état de repos et les oscillations une fois commencées furent bientôt augmentées par l'influence que la vue exerça pour me mettre dans cet état particulier de disposition ou de tendance au mouvement [151]... »

Imagine-t-on que le pendule doit osciller dans un sens, il prend ce mouvement ; se représente-t-on qu'il s'arrête, il reste immobile [152]. Enfin il est évident que c'est la pensée du conducteur qui joue le rôle principal dans les expériences de lecture des pensées. Dans la séance dont j'ai parlé, le devin semblait une fois se tromper et faire un tout autre acte que celui qui avait été choisi, nous en fimes la remarque ; « mais c'est moi qui me trompe, répondit celui qui le conduisait, j'avais oublié l'acte qui était convenu et je pensais à autre chose. » « J'ai remarqué, écrit un observateur anglais, que si un objet a été d'abord caché dans un endroit, puis déplacé pour être mis dans un autre, la personne qui me conduit ne manque pas de me mener d'abord à la pre­mière place, puis elle m'entraîne à la véritable [153]. » En un mot, dans toutes ces expériences, le rôle de la pensée est indiscutable.

Mais il ne faut pas oublier que, dans tous ces cas, le sujet qui a tenu la baguette, le pendule, ou qui a dirigé le devin, affirme, et nous avons souvent des raisons suffi­santes pour croire à sa sincérité, qu'il n'a fait aucun mouvement volontaire et qu'il est le premier surpris de voir les phénomènes qui ont lieu. Plusieurs personnes à qui j'ai fait tenir le pendule de Chevreul furent stupéfaites et effrayées de voir l'anneau m'obéir et osciller dans le sens que j'indiquais. Le mouvement est cependant réel ; « les patients, dit un expérimentateur, prétendent n'avoir pas bougé quand en réalité ils se sont servis de ma main comme d'une plume [154]. » Il faut bien en conclure qu'ils ont remué lº sans le vouloir et 2º sans le savoir.

lº Le premier point, c'est-à-dire le mouvement produit sans le vouloir, ne doit plus nous surprendre ; nous savons déjà que la volonté n'est pas nécessaire pour produire des actes les plus compliqués, que des perceptions, ou même des sensations, s'accom­pagnent ou s'expriment toujours par des mouvements quand elles sont isolées. Ici, on prie le sujet de ne penser qu'à une seule chose et les images restent, par conséquent, aussi isolées que possible. Aussi, tantôt les paroles, comme dans mes expé­riences sur le pendule, ou bien la vue d'un mouvement suffisent pour le provoquer. M. A. Bertrand, reprenant l'expérience de M. Chevreul, a même montré que l'imagination d'un mouvement produit les mêmes effets que la perception réelle. « Le cercle que j'imagine, dit-il, donne une impulsion tout aussi nette, quoique peut-être plus faible, que le cercle que j'aperçois [155]. » Pour pouvoir reproduire cette expérience, il faut appartenir au type visuel et avoir habituellement des mouvements déterminés par des images visuelles. C'est pourquoi plusieurs personnes, qui agissent d'ordinaire autre­ment, ne peuvent pas mettre le pendule en mouvement par ce procédé. Nous savons déjà, par toutes les études précédentes, que l'on peut sans hésitation conclure comme M. Chevreul: « Il y a donc une liaison intime entre l'exécution de certains mouve­ments et l'acte de la pensée qui y est relative, quoique cette pensée ne soit pas encore la volonté qui commande aux organes musculaires [156]. »

2º Mais il y a une seconde question qui me paraît au moins aussi intéressante et dont on ne tient pas assez compte ordinairement. Pourquoi ces individus font-ils ces mouvements sans le savoir ? Un mouvement automatique déterminé par une image n'est pas forcément un mouvement ignoré. Quand nous bâillons en voyant bâiller quelqu'un, nous savons bien ce que nous faisons. Le mouvement est provoqué par l'image visuelle ou auditive ; soit, mais pourquoi n'amène-t-il pas à sa suite la sensa­tion musculaire qui suit d'ordinaire tout mouvement. Il y a évidemment là un com­mencement d'anesthésie au moins momentanée et systématique. J'ai cru observer que les individus qui appartiennent au type moteur ou musculaire ne sont pas, comme on pourrait le penser, les meilleurs sujets pour ce genre d'expériences. Habitués à se servir de leur sensations musculaires et à y faire attention, ils ne laissent pas passer inaperçus ces mouvements involontaires de leur main et ils les arrêtent dès leur début. Ce sont, au contraire, les auditifs et surtout les visuels qui réussissent le mieux, car ils ne tiennent jamais grand compte de leurs sensations musculaires. Dans ce cas en particulier, absorbés par l'image à laquelle on les force à faire attention, ils négligent entièrement les sensations musculaires. Mais c'est exactement le mécanisme que nous avons rencontré dans la formation des actes subconscients, et on peut dire que, dans toutes les expériences que nous avons rappelées, il y a au moins un commencement de désagrégation psychologique avec sensations et mouvements subconscients.

Pour le vérifier, nous remarquerons que ces expériences du pendule explorateur, par exemple, réussissent d'autant mieux que l'on choisit un sujet chez qui cette désagrégation psychologique est plus nette et plus avancée. Entre les doigts d'une hystérique anesthésique, le pendule fait merveille et exécute tous les mouvements possibles, parce que l'anesthésie musculaire est déjà complète et que ces sensations ne viennent pas gêner le mouvement produit par les images visuelles ou auditives. Jus­qu'ici ce ne sont que des mouvements très légers, « peut-être moins une contraction qu'un relâchement de la tension musculaire au moment où le pendule ou le devin s'avance dans la bonne direction [157] ». Le groupe des phénomènes subconscients n'in­tervient pas d'une manière active, il se contente de retenir au dehors de la conscience normale les sensations musculaires. Mais quelquefois les choses ne sont pas aussi simples, et les mouvements produits ne sont pas uniquement explicables par l'action des images conscientes. Le mouvement, à peine commencé par leur influence, est augmenté, précisé, interprété tout à fait à l'insu du sujet. Pour expliquer l'expérience particulière d'Osip Feldmann que j'ai rapportée, il faut supposer que la personne intermédiaire entre le willer et le devin répétait, sans le savoir, de la main gauche les impressions qu'elle avait reçues, sans les sentir, sur sa main droite. Le devin qui se laisse guider n'interprète pas toujours consciemment les petites impulsions qu'il reçoit. Il est lui-même tout surpris de l'acte qu'il a accompli et dont il ne se rendait pas compte en le faisant [158]. Il assure qu'il n'a pas senti comment on le dirigeait et qu'il ne sait pourquoi il a fait une chose au lieu d'une autre Bien mieux, on a vu des personnes jouer ce rôle de devin, sans avoir l'air de comprendre les petites impulsions qui leur étaient communiquées, ne rien accomplir, et cependant pouvoir dire exactement ce qu'on avait pensé, ce qu'on avait voulu leur faire faire, si on les hypnotisait quelque temps après l'expérience [159]. La sensation avait si bien appartenu à la seconde con­science qu'elle ne se manifestait que dans la seconde existence mise au jour par le somnambulisme. Il y a donc, dans certains cas, plus qu'un acte automatique, manifes­tation involontaire d'une image visuelle ou auditive ; il y a une véritable action subconsciente, une véritable collaboration de la seconde personnalité avec la première.

Une pareille collaboration, évidente dans certains cas, n'est pas toujours facile à comprendre. N'avons-nous pas admis, tout en faisant des réserves, que les deux groupes de phénomènes s'ignoraient réciproquement et que, par conséquent, ils ne pouvaient pas collaborer à une même œuvre. Sans doute, les deux personnalités (nous les nommons ainsi par convention, car, dans le cas présent, la seconde est loin d'être complète) ne se connaissent pas directement et ne réunissent pas les différentes pen­sées dans une même conscience. Mais elles peuvent se connaître indirectement, comme nous pouvons connaître les idées d'autrui. Un des sujets dont j'ai parlé, N.... mêlait quelquefois dans son écriture automatique des mots qui n'avaient point de sens, mais qui étaient la reproduction de ceux qu'elle prononçait par la bouche. Si je lui faisais faire une opération arithmétique inconsciemment par l'écriture et si une autre personne lui demandait de prononcer des chiffres consciemment, on constatait dans l'écriture la confusion des deux sortes de chiffres. Ce mélange eut lieu aussi, mais très rarement, chez Léonie je ne me souviens pas de l'avoir jamais constaté avec Lucie mais il s'explique facilement. Il suffit que je prononce un mot pour que la main du sujet l'écrive automatiquement ; pourquoi n'écrirait-elle pas aussi comme sous la dictée, les mots que prononce la bouche même du sujet? La communication entre les deux personnalités est ici le son de la parole, comme entre des personnes normales. Mais allons plus loin: nous savons que la seconde personnalité possède la sensibilité tactile et musculaire dans les membres anesthésiques et que cependant la première personne peut les mouvoir au moyen des images visuelles. N'est-il pas naturel que l'inconscient sente ces mouvements qu'il n'a pas produits, mais qu'il constate. J'ai suggéré à Léonie que si elle touche mon papier, elle aura le bras contracturé. Elle a oublié complètement ce commandement et veut faire une plaisanterie en déchirant mes notes suivant sa déplorable habitude : à peine a-t-elle touché le papier que son bras se raidit. La contracture est bien produite par la seconde personne, qui d'ailleurs s'en vante par écrit: elle a donc senti, par le sens kinesthésique, le mouvement que Léonie faisait, elle, au moyen des images visuelles, et le contact du papier. Une des observations qui m'ont paru les plus originales, dans l'article de MM. Binet et Féré sur les actes inconscients des hystériques, a rapport à ce qu'ils appellent, très heureu­sement, le bégaiement de l'écriture. Une hystérique, anesthésique de la main droite, ne pouvait écrire, même spontanément, sans répéter deux ou trois fois, et à son insu, la même lettre. La collaboration est, dans tous ces exemples, évidente : l'acte est commencé par la conscience normale, grâce aux images qui lui restent ; cet acte provoque une sensation musculaire ou autre, chez le second personnage et celui-ci faible, inintelligent, la répète ou la développe automatiquement.

Cependant, dans certains cas, cette explication de la collaboration ne doit pas être suffisante. Il est très probable que la pensée consciente amène, par association d'idées, d'autres pensées qui, elles, sont subconscientes et qui se développent alors à leur façon, sans que la personne qui a senti le premier phénomène sente les suivants. Cette supposition semble bizarre, car il faut admettre que les phénomènes sont, d'un côté, réunis par l'association des idées et, de l'autre, désagrégés en deux perceptions personnelles, mais cela ne nous paraît pas incompréhensible. Cependant comme l'explication de ce fait est plus délicate et qu'il joue en réalité un rôle assez faible dans les expériences que nous venons de rapporter, nous renvoyons cette discussion à la fin de ce chapitre où nous rencontrerons des phénomènes de ce genre plus nombreux et plus précis.

Il suffit de constater ici que, soit d'une manière soit de l'autre, la collaboration des deux groupes de phénomènes est nécessaire. M. Chevreul pousse aussi loin que possible l'explication des faits par la tendance au mouvement créée par les images conscientes, mais quand les faits dépassent cette théorie, il retombe dans les explications banales par la fourberie et la simulation. Il faut voir alors comme M. de Mirville triomphe facilement, en montrant que le pendule enregistreur peut être très spirituel sans que la personne qui le tient en sache rien, et il revient à son refrain : c'est le démon ou ses agents subalternes qui parlent par le pendule. Il faut aller plus loin que M. Chevreul et, après avoir admis des actes sans volonté, il faut parler des pensées sans conscience ou en dehors de notre conscience, si l'on veut se débarrasser des innombrables petits diables de M. de Mirville.

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