L'automatisme psychologique - deuxième partie.

Back to Index

Les paralysies et les contractures expliquées par la désagrégation psychologique

Loin de pouvoir se développer indépendamment des anesthésies, ces deux phéno­mènes de paralysie et de contracture : 1e  présentent les mêmes variétés, peuvent être rangés dans les mêmes classifications; 2e naissent dans les mêmes circonstances, et 3e enfin peuvent être interprétés exactement de la même manière que les phénomènes d'insensibilité.

lº De même qu'il peut y avoir des anesthésies générales supprimant absolument toutes les sensations d'un sens, de même il peut exister des paralysies totales, suppri­mant absolument tous les mouvements d'un membre, et des contractures totales, raidissant au plus haut degré possible tous les muscles d'un bras ou d'une jambe. Ces deux formes de la paralysie et de la contracture sont les plus simples et, si l'on veut, les plus fréquentes ; elles se reconnaissent à des signes constants. Dans la paralysie complète, le membre retombe toujours inerte, obéissant aux lois de la pesanteur ; dans la contracture générale, un membre, et quelquefois le corps entier, prend une position fixe, invariable, déterminée par la position et la force relative des différents muscles. Cette attitude des membres dans la contracture générale a été souvent décrite à propos des attaques de tétanos ou de certaines crises d'épilepsie: la jambe, par exemple, sera dans l'extension forcée, parce que les muscles extenseurs prédo­minent sur les fléchisseurs, le poing sera fermé, légèrement tourné en dedans, le corps courbé en arrière légèrement en arc, etc. De même que l'anesthésie peut être partielle, n'atteindre qu'une partie de l'œil ou une portion de la surface cutanée, de même, la paralysie ou la contracture peuvent être partielles et n'atteindre qu'un muscle ou qu'un groupe de muscles auxquels aboutit un même nerf, mais ceux-là seulement. C'est dans cette classe qu'il faut ranger les griffes cubitales, médianes et radiales qui ont été si souvent décrites. Enfin, il y a un troisième groupe d'anesthésies dont les précé­dentes se rapprochent beaucoup : il contient celles que nous avons décrites sous le nom d'anesthésies systématisées. Ilest facile de constater qu'il y a des paralysies et des contractures exactement correspondantes.

Les anciens magnétiseurs avaient déjà remarqué que l'on peut défendre à un sujet de faire un certain mouvement, de prononcer tel mot, ou d'écrire telle lettre. « Un individu ne peut arriver à écrire la lettre A, il la supprime quand il écrit son nom [138] ». « Les paralysies systématiques consistent dans la perte de mouvements spéciaux, de mouvements adaptés. Le sujet qui en est atteint ne perd pas complètement l'usage de son membre ; il est seulement incapable de s'en servir pour exécuter un acte déter­miné et cet acte seul [139]. » Il est facile de comprendre combien un sujet qui peut faire de son bras tous les mouvements possibles, sauf ceux qui sont nécessaires pour écrire un A, ressemble au sujet qui peut avec son œil voir tous les objets, sauf une seule personne désignée. Il y a même, quoique ce soit un fait moins connu, des contractures systématisées, c'est-à-dire des contractures dans lesquelles tous les muscles du bras ou de la main ne sont pas contractés au plus haut degré, mais dans lesquelles quelques-uns seulement sont contractés et les uns plus, les autres moins, de manière à donner au membre une attitude également rigide, mais expressive. Les bras, par exemple, pourront rester contracturés dans la posture de la menace ou dans celle de la prière. Les paralysies et les contractures peuvent donc présenter toutes les modifica­tions que présentaient les anesthésies et être classées de la même manière.

2º À un autre point de vue, si nous étudions les phénomènes obtenus par sugges­tion, nous verrons que les paralysies et les contractures se produisent dans les mêmes circonstances où se produisaient les anesthésies, et donnent lieu aux mêmes expériences. La suggestion posthypnotique amenait des insensibilités partielles et des anesthésies systématiques, elle produira des paralysies et des contractures du même genre.

Pendant le somnambulisme, je commande à N... de faire sa prière, puis je la réveille avant qu'elle n'ait commencé. Quand elle est éveillée, les deux mains se rapprochent sans qu'elle s'en aperçoive et prennent la position de la prière pendant qu'elle parle d'autre chose. C'est là un des actes subconscients accompagnés d'anes­thésie systématique que nous connaissons. Au bout d'un instant, ayant besoin de faire un mouvement, elle déplace spontanément ses mains, et rien ne paraît plus subsister de la suggestion. À ce moment, on demande à N... de mettre ses mains dans la posi­tion de la prière ; elle refuse d'abord, trouvant la demande ridicule, enfin elle essaye en plaisantant, mais elle ferme les poings au lieu d'étendre les mains. « Tiens, dit-elle avec agacement, je ne sais plus mettre mes mains en prière... ah! comme cela. » Et elle croise les doigts. « Non, lui dit-on, les mains jointes comme les statues dans les églises. - Je sais bien ce que c'est, fait-elle en interrompant, mais je ne sais plus comment on s'y prend. » Ce langage rappelle naturellement celui de l'agraphique qui a perdu la faculté d'écrire ; mais, chez celui-ci, la faculté est détruite, chez l'hysté­rique, elle n'est que désagrégée. En effet, N... ne veut plus s'occuper de sa prière et parle d'autre chose, mais pendant qu'elle parle, les mains se relèvent à son insu et se mettent fort bien l'une contre l'autre : M. ne sait plus prier qu'inconsciemment. N'est-ce pas exactement ce que nous avions constaté à propos des anesthésies, quand l'écriture automatique nous montrait la connaissance d'un objet que le sujet ne pouvait plus voir. Un autre jour, je suggère au même sujet de faire au réveil des nœuds à une ficelle que je lui donnai. Au réveil, les mains faisaient des nœuds rapidement, sans que N... s'en doutât. On s'adresse alors à elle et on lui demande de faire des nœuds à une autre ficelle qu'on lui donne ; elle y consent par plaisanterie. Mais voici sa colère qui recommence, car elle s'embrouille étonnamment, fait des cercles, des boucles avec sa ficelle et jamais ne peut faire un nœud. Elle y renonce et ne s'en occupe pas ; les mains reprennent la ficelle sur les genoux et font subconsciemment des nœuds très corrects. Voici les mêmes expériences faites sur un autre sujet. « Quand vous serez éveillée, dis-je à Lucie 2 pendant le somnambulisme, vous allez me réciter les nombres et vous les écrirez sur un papier. » Pendant qu'elle les écrit après le réveil, de la façon automatique que nous avons souvent observée chez elle, une autre personne interroge Lucie, et la prie de compter jusqu'à 10. Elle croit qu'on se moque d'elle et essaye de compter, mais, à sa grande stupéfaction, elle ne sait plus un seul nombre et cependant à ce même moment la main les écrit toujours. Je fais, par ce procédé, écrire l'alphabet, Lucie ne le sait plus. Je demande au personnage subconscient l'ortho­graphe d'un mot, « chapeau, maison, etc. », il l'écrit correctement ; mais si on le demande à Lucie à ce même moment, elle cherche et prétend l'avoir oublié. Bien mieux si, avec quelques précautions, on arrête cette écriture automatique, sans détruire l'état d'hémisomnambulisme qui subsiste alors, on constate que Lucie a, en ce moment, totalement perdu la faculté d'écrire consciemment et qu'elle ne peut s'exprimer que par la parole.

Dans ces mêmes circonstances, il se produit quelquefois, plus rarement il est vrai, au lieu de la paralysie, une contracture. Je veux recommencer avec N... une des expé­riences précédentes et je lui suggère encore de faire sa prière à son réveil. Les choses semblent se passer comme précédemment, mais les mains tardent plus à se baisser. Trouvant que l'expérience avait assez duré, je veux les lui prendre pour les défaire de leur singulière position et je suis tout étonné de rencontrer une grande résistance ; les muscles des bras et des mains étaient entièrement contracturés et maintenaient indéfi­niment les bras dans cette position. Comme le sujet maintenant s'apercevait de sa contracture et commençait à s'effrayer, il fallut le rendormir et la contracture se dissipa alors facilement. Léonie présenta aussi, mais une seule fois, un phénomène analogue. Je lui avais suggéré de prendre à son réveil une fleur dans un bouquet, elle le fit inconsciemment ; mais, au bout d'un instant, elle jette les yeux sur ses mains et pousse un cri. La main était toute contracturée dans une position élégante, mais gê­nante, le pouce et l'index rapprochés et serrant une rose, les autres doigts légère­ment courbés, mais également rigides. Chez elle, il m'était facile d'atteindre le personnage subconscient même pendant la veille ; je laissai le sujet se distraire et m'oublier, puis je lui demandai tout bas de me donner la main, elle l'étendit très facilement et me la donna sans le savoir. Sans chercher d'autres exemples, nous voyons que les contrac­tures, comme les paralysies, peuvent se présenter d'une manière systématisée à pro­pos d'une suggestion posthypnotique, exactement comme l'anesthésie, et nous consta­tons en outre que ces phénomènes ne sont pas plus réels et définitifs que les anesthésies elles-mêmes, qu'ils n'existent que pour la conscience normale du sujet et disparaissent complètement si on s'adresse à une autre conscience ou à une autre personnalité.

Cependant les exemples que nous venons de citer ont un grave inconvénient : ils ont été observés sur des sujets habitués aux expériences hypnotiques et ils ont été produits artificiellement. Les paralysies et les contractures ont-elles des caractères analogues quand elles se reproduisent naturellement ? Je le pense, quoique ce soit quelquefois assez difficile à vérifier. La grande différence entre les hystériques qui ont déjà été étudiées et hypnotisées et les hystériques qui ne l'ont jamais été, c'est que, chez les premières, le groupe des phénomènes désagrégés séparé de la conscience normale a été plus ou moins réorganisé en une personnalité qui connaît l'opérateur et lui obéit, tandis que, chez les secondes, ce groupe de phénomènes qui existe aussi bien, ainsi que le prouvent leurs anesthésies et leurs paralysies, est incohérent, inca­pable le plus souvent de comprendre et d'obéir. Malgré ces difficultés, on peut quelquefois constater les mêmes phénomènes que précédemment.

Plusieurs auteurs, entre autres M. le Dr. Lober [140], ont déjà remarqué que l'on peut parfois provoquer des mouvements dans un membre douloureux en détournant l'attention du malade. J'ai eu l'occasion de faire à ce propos une observation plus générale, qui me paraît intéressante et que je demande la permission de résumer.

M. le Dr. Piasecki (du Havre), sachant que je désirais examiner un cas de paralysie hystérique naturelle, dont il n'y avait pas à ce moment d'exemple à l'hôpital, eût l'obligeance de me conduire auprès d'une de ses malades. C'était une jeune femme de 30 ans que nous avons déjà citée quelquefois sous le nom de V... [141]. Elle était atteinte depuis six semaines d'une paraplégie complète d'origine évidemment hysté­rique. Pour ne pas interrompre notre étude actuelle, je ne parle que des caractères de cette malade qui nous intéressent en ce moment : les jambes, qui étaient absolument flasques et qui tombaient par leur propre poids, avaient perdu jusqu'aux hanches toute sensibilité tactile ou musculaire. Le tronc avait conservé une sensibilité normale et présentait même de nombreux points d'hypéresthésie surtout le long de la colonne vertébrale. Les membres supérieurs n'avaient qu'une sensibilité tactile et musculaire extrêmement obtuse. La face et les sens spéciaux étaient restés à peu près normaux, sauf l'œil gauche assez fortement dyschromatopsique. Les mouvements des jambes étaient totalement impossibles, même quand la malade les regardait ; les bras au contraire paraissaient avoir des mouvements faciles et gesticulaient sans cesse ; mais je ne tardai pas à m'apercevoir qu'ils ne se remuaient ainsi qu'à une condition. Il fallait que V... eût les yeux ouverts et les regardât sans cesse ; quand elle avait les yeux fermés ou ne regardait pas ses mains, elle perdait le mouvement des bras comme celui des jambes. Si je lui levais le bras à son insu pendant qu'elle regardait d'un autre côté, le bras restait en l'air et prenait toutes les positions cataleptiques que je voulais. Si je demandais à V... de remuer, sans le regarder, le bras que je venais de mettre en l'air, elle faisait de vains efforts qui se traduisaient par des trémulations convulsives de tout le corps, se plaignait de souffrir beaucoup et aurait commencé une crise, si je n'avais pas baissé le bras qui n'avait pas bougé.

Après avoir fait rapidement ces quelques remarques sur l'état de la conscience du sujet, je fis signe au Dr. Piasecki de faire ce qui avait été convenu entre nous : il se mit à parler sérieusement avec la malade de manière à détourner complètement son attention. De mon côté, je m'écartai d'elle sous prétexte d'écrire quelques mots, quand je vis que, suivant l'habitude des hystériques, elle avait complètement oublié ma présence, je lui commandai tout bas de lever un bras, de faire tel ou tel geste. Tandis que précédemment elle ne pouvait faire aucun mouvement sans regarder son bras et commençait une crise quand elle voulait essayer, elle remuait son bras maintenant sans le savoir de toutes façons, même derrière son dos. Enhardi par ce résultat, je lui commande sans hésitation de lever la jambe droite, puis la jambe gauche, de les plier, etc. Tout cela s'accomplit très exactement et avec la plus grande facilité. Ainsi, ses jambes paralysées depuis six semaines pouvaient parfaitement se remuer, dès qu'on leur commandait un mouvement. Seulement ce mouvement avait lieu subconsciem­ment, en dehors de la personnalité réelle du sujet qui, elle, avait bien perdu le mouvement des deux jambes. Je ne raconte pas ici comment, à la fin de cette séance je pus, sans toucher le sujet et par quelques paroles, guérir définitivement cette para­plégie qui n'a pas reparu depuis un an. De cette façon ma visite et mes expériences psychologiques furent aussi avantageuses pour le sujet que pour moi.

Les contractures hystériques sont beaucoup plus fréquentes que les paralysies, car les muscles anesthésiques ont une tendance curieuse à se contracturer sans cesse sous la plus légère influence, le massage, la pression circulaire, l'approche d'un aimant, etc. Nous avons pu faire plusieurs observations qui rapprochent les contractures natu­relles de celles qui se sont produites dans nos expériences.

Une femme de 26 ans, évidemment hystérique, a une querelle avec son mari et lève le poing pour le frapper : comme par une punition céleste, le bras droit reste contracturé dans la position du coup de poing. Elle vint au bout de trois jours deman­der assistance, car la contracture n'avait pas cédé : M. le Dr. Gibert eut l'obligeance de me la montrer. J'ai d'abord essayé les expériences avec l'aimant qui, je dois le dire, n'eut aucune influence sur cette paysanne très ignorante des théories du transfert. Mais elle fut très émotionnée, pleurait et ne comprenait plus rien à ce qu'on lui disait. Je profitai de son émotion pour lui faire des suggestions à l'état de veille ; par un mot, je fis passer la contracture de droite à gauche, de gauche à droite et enfin je la fis disparaître.

Autre exemple analogue. Un jeune marin de 19 ans, atteint d'hystéro-épilepsie et anesthésique de presque tout le corps reçoit un choc assez violent au bas de la poi­trine. Il n'eut en réalité aucun mal, mais il resta complètement courbé en avant dans la position la plus pénible, qu'il gardait depuis un mois, quand M. le Dr. Pillet, médecin-major de l'hôpital, m'offrit obligeamment de l'examiner. Tous les muscles antérieurs de la poitrine et de l'abdomen étaient contracturés et il était impossible de le redresser. Ce fut cette fois par hypnotisme que je cherchai à atteindre l'idée fixe qui évidemment tenait sous sa dépendance cette contracture vraiment systématique. Je l'endors très facilement et, sans rien lui commander, je lui demande simplement s'il peut se redresser. « Pourquoi pas ? » répondit-il de ce ton bête qu'ont les somnam­bules au début du sommeil. - « Eh ! bien, alors, redresse-toi mon garçon ». C'est ce qu'il fit immédiatement et l'on put constater que la guérison se maintint très bien après le réveil. Il est inutile de citer d'autres exemples de faits de ce genre qui sont aujourd'hui bien connus. Ceux que j'ai cités suffisent pour montrer que ces accidents naturels ont les mêmes caractères que les paralysies et les contractures suggérées, comme les anesthésies naturelles étaient identiques aux anesthésies artificielles.

3˚ Puisqu'il ressort de ces discussions que les paralysies et les contractures se rapprochent à un tel point des anesthésies, nous avons le droit de chercher s'il n'est pas possible de les expliquer par les mêmes hypothèses.

Le médecin psychologue du XVIIIe siècle, Rey Regis, dont nous avons déjà parlé, avait remarqué que les paralytiques qui ont perdu le mouvement d'un membre peu­vent le retrouver quand, en remuant ce membre, en leur montrant ses mouvements, on leur apprend de nouveau à s'en servir, ce qu'ils paraissaient avoir oublié [142]. La paralysie doit être, en effet, une amnésie, le mouvement des membres étant, comme nous l'avons vu, déterminé par la succession de certaines images dans la conscience, il suffit, pour perdre le mouvement, d'oublier ces images motrices. En réalité, ces deux choses, l'oubli et la paralysie, ne sont qu'un seul et même phénomène considéré de deux côtés différents, comme l'image et le mouvement. Cette assimilation est aujourd'hui généralement admise. Mais il faut ajouter, croyons-nous, que cette amné­sie est du même genre que toutes les autres, que c'est une désagrégation beaucoup plus qu'une destruction des souvenirs. Il faut admettre que ces images existent encore et font simplement partie d'un autre groupe plus ou moins coordonné de phénomènes psychologiques, afin de comprendre comment le mouvement des membres paralysés se conserve et a lieu, quand on le désire, à l'insu du sujet lui-même.

La simple désagrégation des phénomènes psychologiques produit la paralysie en même temps que l'anesthésie et l'amnésie, mais il faut supposer une activité véritable du second groupe d'images séparées de la conscience pour expliquer les paralysies par arrêt dont nous avons parlé et les contractures. Certains sujets paraplégiques, comme Rose, ne peuvent essayer de mouvoir leurs membres sans qu'il se produise aussitôt de petites contractions incohérentes dans tous les muscles. Chez d'autres, le membre dont ils ont perdu la direction s'agite convulsivement ou se raidit entière­ment. Ne peut-on pas supposer que ces mouvements et ces contractions permanentes sont dues à la persistance indéfinie de quelques images motrices, en dehors de la conscience du sujet qui les ignore et ne peut s'opposer à leur action. C'est pour cela qu'il suffit quelquefois d'entrer en rapport avec le second personnage, soit par la distraction, soit par le somnambulisme, pour lui faire cesser cette mauvaise plaisan­terie. On peut aussi occuper à quelque travail le second groupe de phénomènes qui oublie, pendant ce temps, de maintenir la contracture. « Quand l'inconscient est occu­pé dans l'écriture automatique, a-t-on remarqué, les procédés qui ordinairement contracturent ou paralysent le bras n'ont plus d'action, la main continue à écrire [143]. » Quand les contractures de Rose réapparaissaient trop souvent, je pouvais les faire disparaître en suggérant la sueur sur la jambe ou en appliquant un sinapisme imagi­naire. Il semble vraiment que l'inconscient, occupé à faire suer la jambe ou à rougir la place de mon sinapisme en étoile, ne songeait plus à contracturer les muscles. Car la contracture disparaissait ainsi, tandis que des suggestions directes, commandant de remuer la jambe, n'avaient aucun succès. Lucie eut les muscles de la mâchoire contracturés et aucune suggestion ne pouvait lui faire ouvrir la bouche ; il suffit de lui suggérer de tirer la langue pour que la contracture disparût. Il semble donc que les contractures se rattachent à la désagrégation psychologique comme les paralysies elles-mêmes.

Provided Online by http://www.neurolinguistic.com

Back to Index

From our Online Free Library at www.pnl-nlp.org/dn Find now here hundreds of ebooks and texts on NLP, Hypnosis, Coaching, and many other mental disciplines...

Dalla nostra libreria online a www.pnl-nlp.org/dn/ Scopri centinaia di libri su PNL, Ipnosi, Coaching e molte altre discipline della mente