|
Introduction
Ce sont presque toujours les formes les plus élevées
de l'activité humaine, la volonté, la résolution, le libre arbitre, qui ont été
étudiées par les philosophes. On s'intéressait naturellement aux manifestations
de l'activité qu'il était le plus utile de connaître pour comprendre la
conduite des hommes, leur responsabilité et la valeur morale de leurs actions.
Mais, quoique cette façon d'aborder la question soit peut-être la plus
naturelle, elle est cependant la plus difficile et la plus dangereuse :
les phénomènes les plus élevés et les plus importants sont loin
d'être les plus simples ; ils présentent au contraire bien des
modifications, des développements accessoires qui empêchent de bien
comprendre leur véritable nature. Les faits les plus élémentaires, aussi bien
en psychologie que dans les autres sciences, sont recherchés aujourd'hui de
préférence, car on sait que leur connaissance plus facile à acquérir
éclaircira beaucoup celles des formes plus complexes. C'est l'activité humaine dans ses formes les plus
simples, les plus rudimentaires, qui fera l'objet de cette étude.
Cette activité élémentaire, soit qu'elle ait été
constatée chez les animaux, soit qu'elle ait été étudiée chez l'homme
même par les médecins aliénistes, a été désignée par un nom qu'il faut
lui conserver, celui d'activité automatique.
Ce nom, en effet. même d'après son sens étymologique (mot grec
, même( mot grec) effort, de(en grec) chercher, s'efforcer, Littré)
paraît s'appliquer assez bien aux caractères que présentent ces actions.
On désigne, en effet, sous le nom d'automatique un mouvement qui présente deux
caractères. Il doit d'abord avoir quelque chose de spontané, au moins en
apparence, prendre sa source dans l'objet même qui se meut et ne pas
provenir d'une impulsion extérieure ; une poupée mécanique qui marche
seule sera dite un automate, une pompe que l'on fait mouvoir à
l'extérieur ne pourra pas en être un. Ensuite, il faut que ce mouvement
reste cependant très régulier, et soit soumis à un déterminisme
rigoureux, sans variations et sans caprices. Or, les premiers efforts de
l'activité humaine ont précisément ces deux caractères : ils sont
provoqués et non pas créés par les impulsions extérieures ; ils sortent du
sujet lui-même, et cependant ils sont si réguliers qu'il ne peut
être question à leur propos du libre arbitre réclamé par les
facultés supérieures. Mais on ajoute ordinairement au mot automatique un autre sens que nous n'acceptons pas aussi
volontiers. Une activité automatique est, pour quelques auteurs, non seulement
une activité régulière et rigoureusement déterminée, mais encore une
activité purement mécanique et absolument sans conscience. Cette interprétation
a été l'origine de confusions nombreuses, et beaucoup de philosophes se
refusent à reconnaître dans l'esprit humain un automatisme, qui est
cependant réel et sans lequel beaucoup de phénomènes sont inexplicables,
parce qu'ils se figurent qu'admettre l'automatisme, c'est supprimer la conscience
et réduire l'homme à un pur mécanisme d'éléments étendus et insensibles.
Nous croyons que l'on peut admettre simultanément et l'automatisme et la
conscience, et par là donner satisfaction à ceux qui constatent
dans l'homme une forme d'activité élémentaire tout à fait déterminée,
comme celle d'un automate, et à ceux qui veulent conserver à
l'homme, jusque dans ses actions les plus simples, la conscience et la
sensibilité. En d'autres termes, il ne nous semble pas que, dans un être
vivant, l'activité qui se manifeste au dehors par le mouvement puisse
être séparée d'une certaine forme d'intelligence et de conscience qui
l'accompagne au dedans, et notre but est
de démontrer non seulement qu'il y a une activité humaine méritant le nom
d'automatique, mais encore qu'il est légitime de l'appeler un automatisme
psychologique.
Les philosophes qui ont considéré l'activité comme un
phénomène psychologique, mais qui ne l'ont examinée que dans ses
manifestations les plus parfaites, l'ont séparée très nettement des
autres phénomènes de l'esprit et l'ont considérée comme une faculté
particulière distincte de l'intelligence et de la sensibilité. Sans
doute, les phénomènes compliqués qui ont acquis, par suite de leur
développement, une foule de caractères précis se séparent nettement les
uns des autres, et il est certain qu'il ne serait pas légitime de confondre un
raisonnement abstrait et une résolution pratique. Mais ces facultés, si
différentes lorsqu'elles sont achevées, ne se rapprochent-elles pas l'une de
l'autre dans leur origine et ne partent-elles pas d'une forme inférieure de la
vie et de la conscience où l'activité, la sensibilité et l'intelligence
se confondent absolument ? C'est ce que nous croyons pouvoir établir et l'étude des formes élémentaires de
l'activité sera pour nous en même temps l'étude des formes élémentaires
de la sensibilité et de la conscience.
Un autre caractère toujours attribué à
l'activité supérieure, c'est le caractère de l'unité : la puissance
volontaire semble une et indivisible, comme la personne elle-même dont
elle est la manifestation. Il est impossible de comprendre les actions humaines
si l'on veut se représenter toutes les activités sur ce modèle. L'unité
et la systématisation nous semblent être le terme et non le point de
départ de la pensée, et l'automatisme que nous étudions se manifeste souvent
par des sentiments et des actions multiples et indépendantes les unes des
autres, avant de céder la place à la volonté une et personnelle. C'est
cette remarque qui nous permet d'établir les divisions générales de notre
travail. Nous étudierons d'abord
l'automatisme dans sa forme la plus simple lorsqu'il est complet et qu'il
occupe l'esprit tout entier, c'est-à-dire lorsque nous ne constatons
dans l'esprit d'une personne qu'une seule pensée et qu'une seule action
automatique. Mais il nous faudra admettre ensuite que, dans bien des cas,
l'automatisme peut être partiel et n'occuper qu'une partie de l'esprit,
lorsque plusieurs activités élémentaires peuvent se développer simultanément
dans une même pensée.
Enfin l'activité humaine se présente quelquefois sous
des formes anormales, mouvements incohérents et convulsifs, actes inconscients
ignorés par celui-là même qui les accomplit, désirs impulsifs
contraires à la volonté et auxquels le sujet ne peut résister. Ces
irrégularités sont inexplicables si on ne connaît que la théorie de la volonté
libre et une. Deviennent-elles plus intelligibles grâce à l'examen des
formes inférieures de l'activité ? L'étude
de ces activités anormales nous permettra de compléter et de vérifier les
solutions données aux problèmes précédents.
La méthode que nous avons essayé d'employer, sans
prétendre aucunement y avoir réussi, est la méthode des sciences naturelles.
Sans apporter d'avance sur ce problème aucune opinion préconçue, nous
avons recueilli par l'observation les faits. c'est-à-dire les actions
simples que nous voulions étudier ; nous n'avons formulé les
hypothèses nécessaires qu'à propos de ces faits bien constatés
et, autant que possible, nous avons vérifié par des expérimentations les
conséquences de ces hypothèses. Une recherche de ce genre ne peut se
faire au moyen de l'observation personnelle des faits qui se passent dans notre
propre conscience. En effet, les phénomènes qu'elle nous présente ne
peuvent que difficilement être l'objet d'une expérimentation
régulière ; ils sont ensuite beaucoup trop compliqués et ils ont
lieu au milieu de circonstances très nombreuses et difficiles à
déterminer, enfin et surtout ils sont toujours incomplets. La conscience ne
nous fait pas connaître tous les phénomènes psychologiques qui se passent
en nous ; c'est une vérité aujourd'hui indiscutable que nous espérons
confirmer encore. C'est de là que proviennent les plus graves
difficultés qu'ont rencontrées les psychologues quand ils ont voulu se borner
à l'observation personnelle par la conscience. Quand on veut démontrer
qu'il y a « entre les états de l'esprit des uniformités de
succession », en un mot, quand on veut faire de la psychologie une science
analogue aux autres sciences, on est arrêté par cette difficulté :
« c'est que dans la série des associations, à chaque instant on se
heurte aux représentations inconscientes [13] ». Comme, pour beaucoup d'auteurs, un phénomène
inconscient est uniquement un phénomène physiologique, c'est à
la physiologie et à ses lois que l'on fait sans cesse appel pour
expliquer les phénomènes de l'esprit. Cet appel souvent utile nous
semble quelquefois prématuré, car, d'un côté, la psychologie renonce à
trouver de véritables lois des phénomènes spirituels et, de l'autre, la
physiologie constate simplement des coïncidences entre tel fait moral et
tel fait physique et n'explique pas réellement les lois de la conscience.
Stuart Mill, quand il soutient contre Auguste Comte la légitimité d'une
psychologie scientifique [14], ne répond que d'une manière embarrassée à cette
difficulté ; c'est qu'elle est en effet insoluble si on n'admet comme
phénomènes de conscience que les faits incomplets fournis par la
conscience personnelle. Pour avoir des phénomènes simples, précis et
complets, il faut les observer chez les autres et faire appel à la
psychologie objective. Sans doute on ne connaît qu'indirectement les
phénomènes psychologiques chez autrui et la psychologie ne pourrait pas
commencer par cette étude ; mais, d'après les actes, les gestes, le
langage, on peut induire leur existence, de même que le chimiste
détermine les éléments des astres d'après les raies du spectre, et la
certitude de l'une des opérations est aussi grande que celle de l'autre. Notre
étude sur l'automatisme sera donc un essai de psychologie expérimentale et
objective.
Un des grands avantages que l'observation d'autrui
présente sur l'observation personnelle, c'est que l'on peut choisir les sujets
que l'on étudie et prendre précisément ceux qui présentent au plus haut degré
les phénomènes que l'on désire examiner. Mais les individus qui
présentent ainsi à un degré exceptionnel un phénomène ou un
caractère qui sera peu apparent chez un homme normal, sont forcément des
malades. Cela n'a, je crois, aucun inconvénient. Il faut admettre pour le moral
ce grand principe universellement admis pour le physique depuis Claude Bernard,
c'est que les lois de la maladie sont les mêmes que celles de la santé et
qu'il n'y a dans celle-là que l'exagération ou la diminution de certains
phénomènes qui se trouvaient déjà dans celle-ci. Si l'on
connaissait bien les maladies mentales, il ne serait pas difficile d'étudier la
psychologie normale. D'ailleurs, à un autre point de vue, « l'homme
n'est connu qu'à moitié, s'il n'est observé que dans l'état sain ;
l'état de maladie fait aussi bien partie de son existence morale que de son
existence physique » [15]. Il n'est pas mauvais que la psychologie pénètre un peu dans
les détails des différentes perturbations morales, au lieu de rester toujours
dans les généralités trop abstraites pour être d'aucune utilité pratique.
C'est pourquoi une psychologie expérimentale sera nécessairement à bien
des points de vue une psychologie morbide.
Toute expérimentation suppose que l'on fait varier les
phénomènes et les conditions dans lesquelles ils se présentent :
la maladie effectue bien pour nous quelques-unes de ces modifications, mais
d'une manière trop lente et dans des conditions peu précises. On ne fait
de véritables expériences psychologiques que si l'on modifie artificiellement
l'état de la conscience d'une personne d'une manière déterminée et
calculée d'avance. Moreau (de Tours), l'un des plus philosophes parmi les
aliénistes, prétendit arriver à ce résultat au moyen de l'ivresse procurée
par le haschich. « C'était, disait-il, un excellent moyen
d'expérimentation sur l'origine de la folie [16]. » Tout en partageant ce désir d'expérimentation psychologique
que Moreau (de Tours) est l'un des premiers à exprimer, je n'apprécie
guère le procédé qu'il a employé. Ayant assisté, une fois seulement il
est vrai, à une ivresse produite par le haschich, j'ai trouvé que la
perturbation physique causée par cette substance était bien grave et bien dangereuse
pour un assez maigre résultat psychologique. En outre, les modifications morales
ainsi obtenues sont très peu à la disposition de
l'expérimentateur et ne peuvent être dirigées par lui. Aussi cette
méthode d'expérimentation psychologique est-elle en réalité peu pratique.
Au contraire, il est un état facile à provoquer
et qui n'est point dangereux, dans lequel les modifications morales sont
obtenues très aisément et que Moreau aurait préféré à tout autre
s'il l'eût bien connu, c'est l'état de somnambulisme provoqué. Déjà
Maine de Biran, l'un des précurseurs de la psychologie scientifique, dans ses
nouvelles considérations sur le sommeil, les songes et le somnambulisme,
insiste sur le parti que la psychologie pourrait tirer de l'étude de ces
phénomènes : il s'intéressait aux expériences des magnétiseurs de
son temps, il suivait leurs séances et en parle fréquemment.
Plus tard M. Taine indiquait aussi l'usage du
somnambulisme en psychologie [17] ; on connaît d'ailleurs les travaux de Jouffroy, de Maury et
de bien d'autres psychologues sur ce sujet. Les magnétiseurs insistaient sur
le parti que l'on pourrait tirer de leurs procédés : « En nous
donnant le moyen de faire fonctionner séparément les divers rouages de la
pensée, d'en ramener l'exercice à ses opérations élémentaires.... en
nous apprenant en outre à tirer de
leur latence une classe entière de manières d'être des
facultés de l'âme, le braidisme fournit une base expérimentale à la
psychologie qui dès lors devient science positive et prend rang dans le
cadre élargi de la physiologie animale [18]. » Cependant des préjugés peu justifiables, la crainte de ce
renom de charlatanisme qui reste attaché aux opérations du magnétisme animal
empêchèrent longtemps de suivre ces conseils : il fallut tous
les travaux et toutes les découvertes des savants contemporains dont les noms
sont bien connus pour mettre hors de doute l'existence du sommeil nerveux et
les avantages que la science pouvait tirer de son étude. Nous ne discuterons
pas ici la réalité du somnambulisme ni le danger de la simulation, cette discussion
serait longue et surtout banale, car on la rencontre partout très bien
faite ; nous pensons d'ailleurs avec le Dr Despine qui a beaucoup étudié
le somnambulisme, que, « considérer facilement les choses comme
frauduleuses, c'est une opinion commode pour se dispenser d'étudier ce qu'on ne
comprend pas [19] ». Il suffit de quelques précautions, que chaque
expérimentateur doit savoir prendre lui-même, suivant les circonstances,
pour se mettre en garde contre des tentatives de supercherie, plus rares,
à mon avis, qu'on ne le croit généralement. Aussi, sans insister sur ce
point, nous dirons seulement dans quelles conditions nous avons usé pour nos
recherches du sommeil hypnotique.
Les sujets sur lesquels ces études ont été faites
étaient presque tous, sauf des exceptions que nous signalerons, des femmes
atteintes de maladies nerveuses plus ou moins graves, particulièrement
de cette maladie très variable que l'on désigne sous le nom d'hystérie.
Ces névroses, ayant comme caractère principal une grande instabilité mentale,
nous offrent, et par les accidents naturels qu'elles occasionnent et par la
prédisposition au somnambulisme qu'elles engendrent, le champ le plus favorable
aux études expérimentales de psychologie et surtout aux études sur
l'automatisme. Cependant des sujets de ce genre présentent dans leur étude des
difficultés spéciales. Ils sont extrêmement variables, et sans même
parler de ce penchant à la fourberie qu'on leur attribue avec quelque
exagération, ils ne sont pas toujours dans les mêmes dispositions
physiques et morales. Il est nécessaire de les suivre pendant longtemps et avec
beaucoup d'attention, « de les étudier non pas un instant mais à
toutes les phases de leur maladie [20] » pour savoir exactement dans quelles circonstances et dans
quelles conditions on expérimente. Ensuite, en raison même de leur
mobilité, ils subissent très facilement toutes les influences
extérieures et se modifient très rapidement suivant les livres qu'on
leur laisse lire ou les paroles que l'on prononce imprudemment devant eux. En
raison de ce caractère, il est impossible de faire avec eux une expérience
ayant quelque valeur si l'on les étudie une seule fois, au hasard, sans
connaître exactement leur état maladif, leur caractère, leur idées
antérieures, etc. Il est également impossible de constater aucun fait naturel,
si on les interroge en public, si on indique à des personnes présentes
les expériences que l'on fait et les résultats que l'on attend. Il faut les
étudier souvent et il faut toujours expérimenter seul ou avec des personnes
compétentes, connaissant d'avance les questions et au courant des précautions
indispensables.
Telles sont les conditions que nous avons essayé de
remplir dans les recherches que nous allons exposer. Elles ont porté sur
quatorze femmes hystériques et hypnotisables, sur cinq hommes atteints de la
même maladie, sur huit autres individus atteints d'aliénation mentale ou
d'épilepsie. Le nombre des sujets aurait pu facilement être augmenté si
nous n'avions tenu avant tout à n'expérimenter que sur des sujets bien
connus dont l'état physique et moral pût être entièrement
déterminé. D'ailleurs il n'était pas nécessaire de citer séparément les
expériences faites sur tous ces sujets : plusieurs, étant identiques les
uns aux autres, ne nous apprennent rien de nouveau et leurs noms ainsi que
leurs caractères compliqueraient inutilement notre exposition. Il nous a
semblé préférable, quand cela était possible, de répéter la plupart des expériences
sur un petit nombre de sujets qui, étant une fois bien connus, seraient cités
de préférence aux autres. C'est pourquoi, sauf dans des cas particuliers, la
plupart des faits signalés ont été décrits d'après quatre sujets
principaux que nous désignons par des prénoms plutôt que par des lettres,
Léonie, Lucie, Rose et Marie [21]. Ces quatre personnes, plus que toutes les autres, nous ont paru
satisfaire aux conditions d'une bonne expérience psychologique. Étudiées
pendant longtemps, elles étaient parfaitement connues dans tous les détails de
leur maladie et de leur caractère ; examinées avec précaution et
seulement par des personnes compétentes, elles ont été le moins possible
modifiées par des exemples ou par des paroles imprudentes.
Aucune de ces précautions n'auraient pu être
prise et même toutes ces études auraient été complètement
impossibles, si nous n'avions été soutenu dans ce travail par les personnes les
plus capables de le faire réussir. Les études de l'homme moral ne peuvent plus
guère être faites aujourd'hui par les philosophes sans le secours
de ceux qui se sont consacrés à l'étude de l'homme physique. Sans le
médecin qui lui montre les sujets atteints des maladies particulières
dont il a besoin, qui le prémunit contre les accidents possibles et lui
prête sans cesse le secours de son expérience, le psychologue ne pourrait
pas aborder l'étude expérimentale des phénomènes de la conscience.
Quoique cette association, pour ainsi dire, des médecins et des psychologues
soit aujourd'hui tout à fait générale, je ne puis m'empêcher de
dire combien j'ai trouvé chez les médecins du Havre d'encouragements et de
secours. Je désire surtout exprimer toute ma reconnaissance et mon affection
à M. le Dr Gibert et à M. le Dr Powilewicz qui, sans hésiter
devant les embarras et les ennuis que de pareilles recherches pouvaient leur
causer, ont bien voulu prendre part à tous mes travaux. Si les
observations rapportées dans ce livre, plus peut-être que les théories
qui y sont soutenues, peuvent avoir quelque valeur ou quelque intérêt,
c'est à eux que doit en revenir le principal mérite.
Le Havre,
décembre 1888.
|