CAHIERS MÉTAPSYCHIQUES ESOTERIQUES ET TRADITIONNELS. TROISIÈME ANNÉE - NUMERO 10
SCIENCES MÉTAPSYCHIQUES
sous la direction du V B. de CRESSAC-BACHELERIE,
Ingénieur E. C. P.
Radiesthésie et Voyance (*)
(*)
Ce sujet a été complètement traité par le Colonel Le Gall, lors de sa
conférence du cycle d'Enseignement de l'A.F.E.M. le 15-II-51.
On a beaucoup trop
écrit sur la Radiesthésie et je crains que cet art se présente à vous sous des
aspects très variés qui en feraient une sorte de branche occulte indéfinie et
même indéfinissable : vous croyez aussi que les radiesthésistes ne sont pas
d'accord sur le moindre principe et que, par conséquent il faut attendre pour
parler le la radiesthésie que ses pratiquants aient unifié leurs croyances et
codifié leurs techniques.
Or j'ai le plaisir
de vous annoncer que le temps est proche où ce sera chose faite.
Je me propose de
vous présenter la radiesthésie d'une façon claire et rationnelle qui doit faire
l'unanimité dans nos rangs et de vous montrer son caractère spécial qui la
distinguera de la voyance que vous connaissez avec laquelle la comparaison sera
facile et profitable.
Qu'est que la
Radiesthésie ?
Il suffit de
s'élever un peu au-dessus des procédés variés et des discussions stériles pour
reconnaître, dans toute opération de radiesthésie, deux phases bien distinctes
: à la fin de l'opération le radiesthésiste annonce
une vérité qu'il vient de découvrir par une technique particulière ; avant cette
annonce son instrument (pendule ou baguette) a effectué le mouvement-réflexe
qu'il attendait.
La radiesthésie est
donc un moyen de connaissance dans lequel la connaissance est acquise au moyen
d'un mouvement réflexe qui lui était associé, véritable réflexe conditionné.
Comme il a bien
fallu que l'opérateur pose la question dont la vérité cherchée est la réponse
et choisisse une méthode qui associe le réflexe attendu à la vérité recherchée,
nous pouvons dire, sans crainte de démenti que l'opération radiesthésique
comporte quatre phases successives :
poser la question,
choisir la méthode, attendre le réflexe-réponse, exprimer la solution.
L'unanimité est en
train de se faire parmi les opérateurs depuis qu'il est admis (sauf par
quelques marchands de pendules) que pendules et baguettes ne sont pas autre
chose que des amplificateurs de mouvement, analogues aux aiguilles des
instruments de physique : il rendent visibles un mouvement du corps qui serait
imperceptible de même que l'aiguille du volmètre permet de juger facilement la
rotation de son axe dont la perception serait difficile et l'évaluation
impossible.
Donc tout se passe
en l'homme et par l'homme : si on examine les méthodes diverses employées par
les opérateurs, on trouve, au
fond, peu de différences : ce sont ; surtout des procédés de détail qui
marquent les opposilions et aussi des explications théoriques dont l'intérêt
est très discutable.
Il nous suffit, ce
soir, de constater le caractère permanent et général de la Radiesthésie, moyen
de connaissance très particulier.
La connaissance
intuitive
La connaissance
obtenue par la radiesthésie ne s'accompagne pas de sensations analogues à
celles qui procurent la connaissance sensible, scientifique ou normale : c'est
une connaissance qui ne nécessite
aucun raisonnement
et qui
constitue une prise directe de la vérité ; on l'a appelée connaissance supranormale, paranormale,
perception extrasensorielle, etc.. : son vrai nom est connaissance intuitive.
Mais le caractère
particulier de la radiesthésie donne
a la connaissance intuitive qu'elle obtient une qualité
particulière : en
réalité le radiesthésiste ne perçoit pas la
verite elle-même, c'est la production d'un mouvement
attenduqui la lui révèle indirectement.
Il se passe quelque
chose de semblable au tir à la cible oule tireur ne voit pas ses
balles arriver au but mais aprend le succès de son tir par le mouvement
convenu du marqueur qui agite le drapeau dans la tranchée.
Radiesthésie et
voyance
Entre la divination
indirecte du radiesthésiste et
celle plusdirecte du voyant, il y a deux différences : 1 la
divination radiesthésique ne peut être que particuliere : la vérité
associée au réflexe peut seule être
connue : il faut
donc une opération par vérité élémentaire tandis que la voyance peut s'exercer
de façon globale,
synthétique : une scène complète
peut être décrite par 2 la divination radiesthésique utilise une faculté
spéciale de l'être humain qui s'est révélée d'une sensibilité tout à
fait imprévisible. Du reste, parmi les qualités requises pour être bon
radiesthésiste, la sensibilité est de beaucoup la plus répandue au point qu'on
peut affirmer qu'acune erreur n'est due en radiesthésie à un manque de sensibilité. Parconséquent la radiesthésie présente un caractère de genéralité
et de régularité que les voyants
ne connaissentpas.
Généralité de la
radiesthésie
On sait que les
radiesthésistes sont en très grand nombrele jour prochain où
cet art sera mieux connu et
degagedu bas occultisme qui l'obscurcit encore et quand
chacun saura
qu'aucun don spécial n'est nécessaire, le
nombre des
opérateurs croîtra énormément.
D'autre part la
publicité actuelle dont profite ou ...souffre la radiesthésie a appris que tous
les domaines lui sont ouverts.
M. Marcel Boll cite,
en particulier : l'eau, le pétrole, les os, les métaux, les minerais, les
cavités, les maladies, les microbes, le sexe, le criminel, les cadavres, les
disparus, les parachutistes ennemis, les fourmillières, les champignons
vénéneux, les convenances de caractères, l'infidélité conjugale, etc..
On pourrait allonger
cette liste en y comprenant tout ce que l'homme peut connaître : la
Radiesthésie est un moyen de connaissance qui, comme la connaissance
scientifique peut s'appliquer à une multitude de faits et d'idées.
Régularité de la
radiesthésie
La régularité des
réussites est presque exclusivement due à la perfection de la première phase de
l'opération, c'est-à-dire à la perfection avec laquelle l'opérateur pose la
question.
C'est là que réside
la difficulté de l'opération, contrairement à ce qu'on pourrait "croire à
première vue: le radiesthésiste
doit poser la question avec
précision et pour le faire,
il doit penser clairement à ce qu'il va chercher, le définir sans ambiguïté, se
représenter exactement l'objet inconnu ou la qualité à découvrir.
On peut donc définir
nettement la limite de chaque opérateur : celui-ci ne peut opérer avec
régularité que : dans le domaine où il peut penser correctement.
La voyance du
radiesthésiste est caractérisée par :
sa technique
particulière,
sa généralité
d'application,
ses limites de
nature psychologique.
Elle se distingue
aussi des autres formes de voyance par une possibilité d'étude d'une efficacité
exceptionnelle comme deux exemples le montreront tout à l'heure.
LES DEUX VOYANCES
Les voyants peuvent
être divisés en deux familles distinctes d'après le caractère de leurs visions.
Certains ont l'impression de voir une scène, un personnage ou un objet par une sorte de
vision paroptique comme disait Jules Romains ; les autres parviennent à la même connaissance par
un processus entièrement abstrait, apprenant ce qu'ils
découvrent comme si on leurracontait la vérité dont ils vont être
les interprètes. On retrouve
en somme les deux
genres de la connaissance normale : j'ai vu et
on m'a dit. Les voyants sont donc visomanciens ou verbomanciens : en face d'une même scène
ils se comporteront différemment. Les premiers seront plus brillants dans leur
exposé des détails mais
sujets aux erreurs dues à l'explication des formes tandis que les seconds
seront plus aptes à saisir le sensprofond et les grandes lignes avec exactitude mais sansle détail
caractéristique qui donne le relief au récit, Laradiesthésie, avec
son caractère de connaissance indirecte et élémentaire, classe ses
adeptes dans la catégorie des verbomanciens, eux qui
travaillent en aveugiespar la vertu de
l'intuition. LA VOYANCE ET L'UNITE HUMAINE L'unité humaine
est une telle réalité que l'une des formes de voyance peut coexister
avec l'autre et même preparer son.éclosion. Aufond il se passe dans ce domaine de la
connaissance intuitive ce qui est de règle dans la connaissance normale: en
développant sa puissance de perception abstraite on augmente l'efficace de sa sensibilité :
c'est l'entraînementde l'attention qui est cause de 'cet accroissement. Cepoint très important va être éclairé
par les deux exemples suivants : il s'agit d'études psychologiques réalisee par radiesthésie en mesurant au pendule
les facultés et tendances composant un individu
et en refaisant ensuite la synthèse de
sa personnalité: cette méthode est tout
a fait logique puisqu'elle utilise
la radiesthésie selonsa nature de moyen
de connaissance fournissant des veritesd'ordre élémentaire. Premier exemple Unjour, en captivité,
je commençais l'étude de l'auteur inconnu de
quelques lignes copiées dans
un journal : tout a coup je vis, comme s'il était près de moi, un
commandant nommé
B... d'une baraque voisine. Je repris mes mesures gêné par cette image qui,
selon moi, venait comme une distraction : je voulus la chasser mais n'y pus
parvenir et c'est dans un état d'énervement extrême que je terminai cette étude
psychologique. En sortant pour remettre mon travail à celui qui m'avait confié
le document, j'eus la révélation de ce qui s'était passé et j'annonçai: « Voici
l'étude psychologique du commandant B... à la stupeur du camarade qui ne pouvait
comprendre comment j'avais connu le nom du copiste.
La connaissance
verbomantique de cet homme avait rappelé l'image connue de sa personne.
L'exemple suivant
est plus complexe et plus intéressant car il a la valeur d'une expérimentation
menée logiquement avec la technique adéquate.
Deuxième exemple
J'étudiais une jeune
fille (mon étude n° 71) d'après une lettre, et, en rédigeant le texte au moyen
des mesures, je regrettais de connaître seulement sa personnalité et non son
visage.
Je me rendais compte que
son profil psychologique détaillé et précis me
livrait son caractère dans toute son intégralité et je supposais que
l'intuition ne devait pas se limiter à une portion de connaissance : je risquai
donc quelques descriptions de son
visage: « ...et dans ses yeux clairs bien
ouverts sous des sourcils droits que la mode n'a pas remplacés par un trait de
crayon, on lit une froide résolution... ».
Son fiancé ne
démentit aucun détail.
Quelques mois plus
tard, de passage à l'infirmerie, je vois à la tête d'un lit inoccupé une
photographie de jeune fille devant laquelle je tombai en arrêt : des yeux
clairs sous d'épais sourcils horizontaux me regardaient comme s'ils voulaient
me dire : « Me voici ! ».
J'avais oublié la
jeune fille 71 que je n'avais jamais vue (même en photo évidemment) mais je
l'ai reconnue c'était bien
elle comme la vérification fut rapidement faite.
Le phénomène inverse
de celui du premier exemple venait
de se produire : la vision du visage avait rapele la connaissance de la personne.
Conclusion
On verrait par d'autres exemples avec
quelle régularité
se présente la
connaissance intuitive du radiesthésiste
pourpeu que celui-ci emploie
une méthode simple et
claire, comme celle qui a été esquissée
au cours de cette etude, et on admettrait facilement la
définition que M.
le Vicomte Henry de France a proposée pour
la radiesthesie une intuition dirigée.
Il est bien certain aussi, comme l'a
remarqué M. Christophe, qu'un radiesthésiste possédant quelque aptitude à lavoyance
trouve dans l'exercice de son art l'occasion de la développer.
En serrant
au plus près la vérité, on peut dire que la
radiesthésie est un moyen de
connaissance d'une sûreté
et d'une facilité
exceptionnelles (si on respecte sa nature
exclusivement humaine, bien entendu) et
que, par conséquentla radiesthésie dispense d'être voyant.
M. Le
Gall. Ancien élève de Polytechnique.
Apres son exposé
très applaudi, M. Maurice Le Gall
repondità plusieurs
questions qui lui permirent de développerquelques points du plus haut intérêt. . Enparticulier, à la
question : « Peut-on dévoiler l'avenir
comme le présent ou le passé ? il répondit par cette comparaison qui obtint
le plus vif succès : Une caravane de 100 chameaux traverse une oasis : chameaux
l'ont dépassée : 10 chameaux s'y trouvent devant un bédouin pour lequel ils
sont présents. Pour ce bédouin, 30 chameaux sont passés, 10 sont prê-sents et 60 sont futurs.
Un aviateur survole le
désert : il aperçoit d'un coup
d'oeil l'oasis, le bédouin et les 100 chameaux qui, pour lui, sont tous
présents ».
Lesappellations de présent, passé et futur sont
subjec-ellestives elles pendent du point
de vue de l'observateur. A
ce propos, on peut refaire un parallèle entre la
radiesthésie et la voyance : celle-ci est presque entièrementpassive alors que le radiesthésiste
dispose d'une
technique qui lui permet de « poser
la question » à sa guise, en particulier dans le temps et dans l'espace,
donc de choisir le point de vue.
Par conséquent ne nous étonnons pas si
les voyants sont souvent gênés pour dater leurs visions .- des scènes
vues peuvent être des prémonitions, des images actuelles ou anciennes :
beaucoup de prophètes ont d'ailleurs mis au passé leurs prédictions.
Par contre le radiesthésiste qui
connaît son métier doit savoir à quel moment précis il applique sa pensée
divinatoire : la soi-disant rémanence n'est pas autre chose qu'une
position de repli pour questions vagues.
(N. D. L. R.).
Pour ou contre un contrôle parapsychologique
M. Masse,
administrateur délégué
de l'Institut Métapsychique, s'est récemment
fait le porte-parole de cet organisme pour préciser sa position à l'égard des
voyants, médiums, guérisseurs professionnels et de l'éventualité d'un « ordre »
pour le contrôle de leurs activités.
Si l'on en croit son porte-parole, cet
organisme prétend, en deux mots, se laver les mains de ce grave problème (*).
(*) V. Revue Métapsychique n° 18, p. 128.
« De temps à autre, certains
réformateurs bénévoles, nous dit M. Masse, rêvant à un Ordre des médiums, à un
Statut des métagnomes, à une fonction publique des guérisseurs, proposent
l'organisation d'examens, devant des « spécialistes » et la délivrance de
titres officiels aux candidats reconnus sérieux. Aucun avantage pratique ne
pourrait en résulter... » et il conclut: « ...l'I.M.I. n'est et ne peut être,
le répondant de personne ».
Nombreuses sont, au
contraire, les personnalités estimant
suuhaitable la
réalisation d'un tel projet. Le Dr Claoué, dont lanotoriété
est immense et dont chacun connaît l'activité et les campagnes, a soutenu, avec
brio et vigueur, un point de vue diamétralement opposé à celui exprimé par le
distingué metapsychiste, relativement aux guérisseurs. Nous-mêmes serions fort
désireux de voir enfin abandonner un statu quo, pré-judiciable et routinier, en
ce qui concerne les voyants professionales (*).
(*)Etant
administrateur
de l'Institut Métapsychique, j'avais déposé, Il y 2
à 3 ans, un projet très détaillé qui aurait permis
un contrôle facile et avantageus des voyants
professionnels,
un instrument de recherche précieux
pour les métapsychistes et une garantie non négligeable pour le public. Ce projet m'a été
rendu, lors de ma démission, sans
jasais
avoir l'objet du moindre examen. — (B. de C).
De quoi s'agit-il
donc ?... Pour ne parler que de Paris, il existe, dans la capitale, quelques
centaines de voyants, médiums et guérisseurs professionnels — d'aucuns
prétendent les compter par dizaines de mille — qui tirent des revenus, souvent
considérables, de dons reels ou supposés. Une clientèle innombrable, souvent
haut placée, agit d'après leurs conseils.
Or, si le phénomène
de voyance est, pour ne parler que de
psychiquement et philosophiquement, d'une
importance tout à fait
primordiale, il n'en reste pas
moins patent que le
laissergalvauder présente un double risque grave : l'un affecte
l'ordre public et
intéresse sans conteste les gouvernants, l'autre
- et ce n'est pas le
moindre pour nous — concerne, au premier
chef,tous ceux qui se penchent avec sympathie sur ces problèmes métapsychiques.
Nul ne saurait, en
effet contester que d'innombrables filous,
s'ayant aucune trace de qualité
métapsychique, ne se soient
glisses dans la petite cohorte
des métagnomes véritables,
pour tirer d'imposantes
ressources d'une escroquerie systématique,haussée
à la taille d'une véritable industrie. De multiples
scandales en portent
l'évident témoignage.
Le gouvernement, qui
aurait son mot à dire devant un état de
choseset sans aucun moyen de séparer le bon grain de l'ivraie,
devrait logiquement interdire
l'exercice d'une profession trop
souvent douteuse et
dont les errements sont préjudiciables à un
public naïf et mal
informé.
Est-ce cela que l'on
veut ? Est-ce un un interdit biblique, rétrograde et
enténêbré, que
l'on désire voir réinstaurer ? Il n'est pas un métapsychiste,
bien assuré que ses recherches en subiraient, par contre coup, un choc
terrible, qui pourrait s'en faire le champion...
En fait, si l'Etat
manifeste à cet égard une carence coupable, mais peut être momentanée, c'est
qu'il en tire lui-même des bénéfices immoraux par le truchement de la « patente
» attribuée sans discernement. En sera-t-il de même demain ?
C'est pourquoi, il
serait de l'intérêt, pour ne pas parler du devoir, de quiconque s'intéresse, de
près ou de loin, aux phénomènes métapsychiques de se désolidariser
catégoriquement des charlatans et des escrocs, tout en aidant, dans toute la
mesure du possible, les personnes dont les qualités métapsychiques ont pu réellement
être constatées.
Par ailleurs, tous
les métapsychistes, quels qu'ils soient et qu'ils le veuillent ou non, sont
inévitablement solidaires, dans l'esprit du public, des désordres observés dans
les milieux où ils ont coutume d'évoluer et ils ont le choix d'être considérés,
à leur gré, comme des escrocs ou comme des sots.
Même sans aucun souci
du qu'en dira-t-on, tient-on, tant que cela à une semblable réputation ?...
Outre l'avantage
moral incontestable que cela présenterait, cela permettrait une meilleure
éducation du public et éviterait les ironies, trop légitimes et trop faciles, à
l'égard de « voyants » par trop inférieures et sans conscience.
Sans doute, comme le
fait excellemment remarquer l'éminent métapsychiste, est il est impossible de
garantir la perrenité des dons reconnus, mais, quel examen, quel concours
apporte semblable garantie ?
Il importe pourtant,
chacun en conviendra, par exemple à un employeur, qu'un candidat au
baccalauréat, latiniste ou mathématicien, ait été, « un jour », en mesure de
subir avec succès certaines épreuves.
Or, il existe, — et
on peut en imaginer beaucoup d'autres — divers tests permettant de mettre en
évidence, de façon certaine, les qualités médiocres pu remarquables des
personnes désireuses de faire connaître ou de monnayer leurs talents. De plus,
tout métapsychiste sait que pratiquement, les très bons sujets ont certes leurs
« éclipses » et parfois leurs extinctions, mais qu'ils conservent aussi souvent
fort longtemps leurs qualités.
C'est pourquoi, pour
conclure, nous pensons, pour notre part, queon
seulement l'intérêt mais encore le devoir de tout métapsychiste est évident et
tout tracé: « Préparer et organiser le controle rationnel des voyants; apporter
à l'Etat un concours eclairé dans le maintien de l'ordre public ».
Toutes ces raisons
d'ordre « moral » ne tiennent
pas en
fait, le moindre compte de l'intérêt «
intellectuel » majeur,
effort à la recherche
métapsychique par de tels «
examens »
systématiquement
organisés. Elles passent aussi sous silence la
considération
évidente qu'en retirerait la métapsychique auprès
du grand public.
Sans
doute, dans l'état actuel des choses, la politique à la
PoncePilate est elle la seule possible pour un organisme métapsychique pris
isolément. On ne manquerait pas, en effet, de
lui objecter,
rapidement, sa partialité plus ou moins rémunérée,
sévérité excessive,
ou son indulgence coupable.
Il y aurait là une série d'écueils dont aucun groupement, livré a ses seuls moyens, ne pourrait présentement triompher, quelles
quesoient son autorité, sa bonne foi et l'excellence de ses methodes.
Aussi
est-il légitime de dire, dans l'état actuel des choses, comme l'écrit M. Masse
: « ... Et c'est pourquoi, pour conclure,
l'I.M.I. s'interdit
rigoureusement de servir d'intermédiaire entre consultants et consultés, bien
qu'il soit incessamment sollicité
(quand il n'est pas sommé sur le mode impérieux) d'avoir à senseigner
d'enthousiastes amateurs... ». Ce besoin impérieux du public, aussi souligné,
avec tant de
netteté, montre donc surabondamment que l'abstention est une
solution paresseuse, indigne de
quiconque veut penser clair loin des ornières de la routine. Des qu'à la
politique présente de division des milieux métapsychiques aura succédé une politique
cohérente de fédération de
ces mêmes milieux, il sera tout à fait possible et même aisé
de creer, avec le concours des personnalités les plus en vue de lamétapsychique, l'organisme que nous avons depuis longtemps preconisé et que
nous préconisons encore.
Il suffirait de le
vouloir... Comme elle l'a proclamé à plusieurs reprises, l'A.F.E.M. esttoujours
prête à s'associer à tout effort constructif qui pourrait etre fait dans, ce sens !... B. de Cressaç.
Un Fait Télépathique ?
Notre excellent collaborateur H.
Darrigrand nous a communiqué cette observation qui peut constituer un fait
télépathique intéressant. En voici la teneur :
J'avais 'connu, au cours de la guerre
14-18 un officier de réserve, qui avait été mon instructeur dans un cours
d'aspirant d'artillerie, en 1917 je crois bien. Il s'appelait Gougaud. Je
l'avais revu seulement une fois depuis 1917 ; c'était dans un train en 1942 ou
1943. Je ne pensais jamais à lui.
Or, étant allé récemment à Milan, et
rêvassant vaguement dans le train entre le lac Majeur et Milan, le dimanche 12
mai 1951, après avoir admire le lac Majeur et les iles Borromées, tout à
coup je réalisais que je pensais à Gougaud, en me demandant s'il était
encore en vie. Rien ne pouvait me faire croire que sa vie était menacée
(quoiqu'il m'eût toujours paru, même jeune, plus vieux, que son âge). Je répète
que je n'ai sûrement jamais pensé à a lui depuis 1943.
Rentré en France le jeudi 16 mai, je
trouvais dans le train un exemplaire du journal Le Monde (que je ne lis presque
jamais) ; ce devait être Le Monde du 16, paraissant à Paris le 15. Je parcourus
Le Monde. J'y regardai la notice nécrologique, que je ne lis jamais ni dans le
Figaro, mon canard habituel, ni dans Le Monde les rares fois que je le lis. Ce
jour-là même, je ne l'avais pas lue, et ne l'ai d'ailleurs pas lue ensuite non
plus, dans le Figaro, que j'avais acheté et que j'avais lu avant Le Monde..
Je tombai aussitôt sur le nom de
Gougaud ; on annonçait sa mort subite au Mans, le 9 mai, et ses obsèques. Je ne
savais même pas qu'il habitât Le Mans, je croyais qu'il habitait vers Caen ou
Cherbourg.
Tel sont les faits, strictement et
objectivement contés.
Peut-on v voir un phénomène de
télépathie ?
Procès du déterminisme sous l'angle Métapsychique
M. Edouard
LEFRANC a magistralement ouvert le procès du
Determinisme (*) en démontrant que la formuale bien connue
de LAPLACE, qui est à
la base du « credo » des partisans du
Determinisme absolu, ne pouvait
s'appliquer
rigoureusement
qu'aux phénomènes purement matériels et
non aux phénomènes
qui sont du domaine de
l'esprit, et en
particulier aux actes
volonlaires dans lesquels l'être
conscient et pensant se comporte
comme un véritable « créateur d'énergie
» au moins partiellementindépendant
de ce déterminisme, c'est-à-dire pourvu d'un
certain libre-arbitre. Nous avons
en effet l'impression bien
nette que nous pouvons tous, à notre
gré, et librement remuer
un doigt ou ne pas le
remuer. C'est là une expérience que
chacun peut répéter à satiété jusqu'à
en obtenir une absolue
conviction.
(*) V. Sciences
Métapsychiques »
(1946-1), 8 rue Rougemont, Paris - IX . Le n° 125 francs + frais postaux.
Devant un jury parfaitement impartial,
l'éloquent plaidoyer deM. LEFRANC entraînerait certainement la
condamnation unasimedu Déterminisme absolu. Mais il est sans doute des
penseurssavants ou philosophes qui n'admettront pas les conclusionsde
l'avocat du Libre-Arbitre en raison de leurs opinions préconçueset
basées sur des considérations personnelles dont sousn'avons pas à
discuter ici la valeur.
Ces opposants se divisent en deux
groupes qu'on peut imaginer, comme
dans une assemblée parlementaire, l'un à l'extrême
droite et l'autre à
l'extrême gauche de notre Jury en
face de
cettefameuse formule de LAPLACE
qu'il est bon de rappeler.
La
voici :
Une Intelligence qui, pour un instant donné, connaîtrait
toutes les forces dont la Nature est animée et la situation
respective des êtres qui la
composent, (si d'ailleurs elle
« était assez vaste
pour soumettre ces données à l'analyse), « embrasserait dans une même formule
le mouvement des plus « grands corps de l'Univers et ceux du plus léger atome.
Rien « ne serait incertain pour elle, et l'avenir, comme le passé, « seraient
présents à ses yeux ». La Droite objectera :
« Pour nous,
cette Intelligence que vous
imaginez existe
« réellement : c'est celle du Créateur de
l'Univers, et c'est
« elle seule.
C'est aussi cette Intelligence seule qui possède
« un pouvoir réellement créateur
d'énergie, à l'exclusion de tout
« être vivant, fût-il le mieux
instruit de tout ce qui se passe
« dans l'Univers. Il est donc
impossible d'attribuer à l'être
« humain
un pouvoir créateur quelconque, même de la plus
« faible quantité
d'énergie imaginable ».
Nous répondrons :
Avec vous nous
admettons que la Cause infiniment Intelligente de l'Univers a <c insufflé »
(métaphoriquement parlant « aux êtres pensants que nous sommes un « souffle de
vie », selon l'expression allégorique de la Bible. Nous sommes donc à vrai dire
les enfants, les fils de cette Intelligence éternelle. Or tous les êtres
vivants aussi bien ceux du règne végétal que du règne animal) participent tous
aux attributs essentiels de leurs ascendants ou procréateurs. Pourquoi donc
fenez-vous une inexplicable exception à l'égard de l'être pensant humain
en lui refusant la moindre parcelle de ce pouvoir créateur qui existe en
proportion infinie dans la Divinité ?
Rappelez-vous ce
passage biblique : « Et YaHWEH Dieu
dit « Voici que l'Homme
est devenu comme l'un
de nous ! (Genèse, Ch. III,
v. 22).
Sans preuve, et même
en contradiction formelle avec vos Ecritures affirmant que le corps de l'homme
a été tiré « du limon de la Terre » et son âme du « souffle divin »,
(c'est-à-dire de l'essence divine elle-même, nous savons que vous répondrez :«
La Divinité a tiré l'âme humaine non de sa propre essence, mais du néant absolu
!» — et cela en contradiction encore avec votre axiome scolastique disant : «
ex nihila nihil ou (( rien ne peut sortir de rien ».
Pour échapper, ou
essayer d'échapper à cet amas de contra-dictions, vous vous réfugierez, nous le
savons, dans votre ultime argument qui sera celui-ci : « Dire que l'Homme est «
fils de la Divinité d'une façon plus ou moins analogue à la
filiation des êtres
vivants, c'est tomber (!!!) dans
l'erreur soit de la doctrine dite « émanatiste », soit de la doctrine dite «
panthéiste », toutes deux, sévèrement condamnées par l'Eglise ».
Soit ! mais remarquez que c'est cette même
Autorité, que
vousconsidérez comme infaillible
qui a également condamné
comme absurde et
hérétique l'hypothèse héliocentrique de
COPERNIC, C'est donc une bonne référence et d'un
heureux
presage pour la
vitalité et la véracité de l'hypothèse « émanatrice »... Il suffit de laisser
agir le Temps, ce grand réformateur des
erreurs humaines... qui sont, certes, bien pardonnables
pourvu qu'on ne s'y attarde pas en dépit des progrès de l'înteligence et des
Sciences humaines ! '
La Gauche à son tour,
objectera :
Nous acceptons
pleinement la formule de LaPLACE, tout
en la considérant
comme une hypothèse actuellement irréalisable, mais... qui sait ce que nous
réservent dans l'avenir
les foudroyants
progrès de nos Sciences?...
Quant à votre thèse attribuant à un être
vivant quelconque
un « pouvoir créateur
d'énergie », si minime soit-elle, nous
ne pouvons l'accepter parce qu'elle
est en contradiction
formelle avec les lois naturelles
de la Thermo-dynamique
mises en évidence par
nos Savants, et que le public résume
en cette formule devenue proverbiale :
« dans l'Univers,
rienne se perd, et rien ne se crée ». Notre conviction est
que le mot lui-même
de création est dépourvu de sens réelpratique, obectif.
Enfin, pour ce qui
est de votre distinction entre les phénomenesde
la Matière et ceux de l'Esprit, là encore nous ne
pouvons vous suivre,
car cette distinction est
loin d'être
demontrée, et nous
tenons au contraire comme suffisamment
prouvepar l'expérience qu'il n'est pas et ne peut pas être de
Penseesans un cerveau convenablement agencé pour la produire par des
procédés que nous estimons d'ordre biologique,
alors que vous
recourez à l'hypothèse indémontrable de procedes extra-biologiques, ou comme vous dites, spirituels. Nous restons donc partisans
du déterminisme absolu selon
la formule de LAPLACE, avec toutes ses conséquences ». Ennous plaçant
toujours sur le terrain même de nos contracteuren
employant leurs propres armes, nous répondrons : Dequel droit étendez-vous au
domaine de la Volonté
humaine une formule
que LAPLACE a manifestement limitée au domaine de la position relative des composants matériels de
l'Univers? L'intelligence imaginée par LaPLACE connaîtrait, il se peut, les
divers emplacements successifs « des plus grands corps et du plus léger atome »
; elle saurait aussi probablement résoudre le fameux
problème des trois corps en mouvements relatifs, compte tenu même des variantes
dues à la Relativité, car tout cela est strictement « déterminé ». Cette
super-Intelligence
pourra calculer exactement l'orbite d'une lointaine comète, mais ne
calculera jamais
exactement l'orbite du vol d'une
mouche. On pourra toujours la mettre au défi de prédire, ne serait-ce que d'une
seconde à l'avance, si tel homme, selon l'exemple proposé
par M. LEFRANC, va mouvoir
son petit doigt, ou le
laisser au repos.
La Pensée, dites-vous, est essentiellement
dépendante du cerveau. Mais
quelle preuve en apportez-vous ? Simplement que, vous n'avez jamais pu voir sous le scalpel du
chirurgien ni l'âme ni la pensée ?
Mais avez-vous mieux vu cette sorte de « ficelle élastique » qui, sous le nom
de « gravitation universelle » relie infailliblement la Lune à la Terre ou la
Terre au Soleil ?... Outre que notre grand BERGSON a démontré que la Pensée
débordait infiniment les limites du Cerveau, n'avez-vous pas entendu dire
maintes fois que nos chirurgiens ont constaté des cerveaux
réduits par blessures de guerre
en véritables
bouillies informes n'empêchaient pas toujours leurs malheureux possesseurs de penser
et exprimer leurs pensées ? ? ? Votre argument manque totalement de preuve, c'est le moins qu'on puisse en dire. Et les
expériences métapsychiques en cours sont
en voie d'infirmer définitivement votre toute
gratuite assertion.
Vous faites appel aux
lois de la Thermo-dynamique, mais
ces lois de CARNOT et CLAUSIUS reposent sur un « postulat », sur une hypothèse
qui est loin d'être démontrée, à savoir que « la somme
des unités d'énergie de l'Univers pourrait être exprimée, (si on la connaissait) par un nombre entier,
fini, limité ». Cette quantité serait alors rigoureusement invariable,
ce qui impliquerait l'impossibilté
d'imaginer une création (ou rapport miraculeux d'une nouvelle quantité
d'énergie).
(à suivre) Docteur CANTENOT.

ESOTÉRISME ET TRADITION sous la direction de J. RENARD
Comment se protéger contre les envoûtements I.
- SYMPTOMES DE L'ENVOUTEMENT Lesenvoûtements
réels sont assez rares à cause de leur difficultetechnique
de réalisation, à cause de la défi-rience de volonté de la plupart de ceux qui veulent en faire, a cause, dans les
villes, surtout, des milliards d'ondes qui les gênent. D'autre
part, il y a souvent, chez ceux qui se disent envoûtes, une imagination
excessive, ou quelque
maladie cachée, ou quelque mauvais état mental a soigner.
Encore, en sens contraire, faut-il qu'un médestin soit assez
averti de ces choses pour ne point, niant les possibilités d'envoûtement,
prendre toujours celui-ci pour simple cas pathologique qu'il voudra, mais ne
pourra
Il y a des envoûteurs et des envoûtés, c'est certain. A quoi peut-on les reconnaître ?
Commençonspar « le type » envoûteur :
Sansdoute, il faut se garder en premier lieu d'un
jugement téméraire,
et ne pas accuser quelqu'un de ce crime, à tort et à travers, même si on le
sait méchannt même s'il a une mine patibulaire, même si l'on a quelque chose à
lui reprocher, même si l'on sait qu'il est votre « ennemi ». Néanmoins, il est
permis de le soupçonner et dans ce cas, une investigation s'impose.
La première chose à
se demander, c'est s'il est capable d'envoûter. Croyez-vous qu'il a vraiment
une volonté sur fisante, ce qui se voit aux détails de sa vie courante
Croyez-vous qu'il s'occupe d'occultisme, qu'il est au courant de la
magie noire ? Vous a-t-il parlé lui-même de magie, sorcellerie, etc. ? Un peu
de perspicacité psychologique vous suffira. D'autre part, tenez compte des
renseignements ci-dessous et tâchez de vous documenter pour voir ou savoir si
la personne soupçonnée présente les symptômes suivants :
Très souvent,
quelqu'un qui se livre habituellement aux manigances de goétie est marqué d'une
tare physique atteignant soit le visage (tache de vin, loucherie, œil roua et
larmoyant), soit le corps (bosse, boîtierie, etc.). Et c'est cette tare qui,
lui donnant la haine de la société, le pousse aux manœuvres de nuisance, avec
la joie sadique de faire du mal. En général aussi, c'est plutôt un vieux les
jeunes ayant d'autres soucis en tête. Parmi les métiers à la campagne, qui
attirent le soupçon de sorcellerie, un cite la maréchalerie (le feu de la forge
est comme un diminutif des fournaises diaboliques), la profession de tailleur,
celle de berger surtout, mais aussi celle de cor donnier et encore les
sages-femmes, les sourciers, la rebouteux, les braconniers... N'allez pas pour
cela accabler de vos suspicions tel pauvre bossu que vous connais sez ou tel
maréchàl-ferrant !... Il s'agit seulement ici, a d'après Charles Lancelin dans
sa Sorcellerie des Campé gnes, de quelques remarques dont il faut se
garder de faire des généralités.
A un autre point de
vue, les envoûteurs sont astrologiquement — et en toute logique — marqués
plutôt de influx de Saturne, de Mars et de la Lune à des doses variables.
Qui est versé, en
effet, dans la Science Astrale, sait que la Lune donne de l'imagination, que
Saturne en mai vais aspect pousse à la méchanceté, à la haine, à la soûrnoiserieala vengeance ; que Mars est un influx de dynamisme favorisant le
développement de la volonté— pour te mal comme pour le bien. Donc,
tâchez de connaître la date de naissance de qui vous vous méfiez et
faite faire son theme de naissance » par un astrologue sérieux, psychologue et
réellement occultiste. Physiquement, le type très saturnien a le visage allongé
et en quelque sorte rectangulaire (ou triangulaire), l'ossaturevisible, le front à bosses accusées, les arcades saillantes, les yeux de
couleur foncée et le teint plombe le nez long à convexité brusque (genre bec
d'aigleou de vautour), la bouche serrée, à coins abaissés, les levres minces, la stature voûtée, le corps maigre, le regard triste
et froid, la voix gutturale et grave, la diction trainante et le geste circonspect.
Il a les doigts
noueux les lignes
palmaires profondes.
Si vous pouvez avoir une lettre d'un type de ce genre,
vous y remarquerez
une écriture tassée, anguleuse, aux
majuscules petites,
aux lettres fermées (les a, o, g). Un
bon graphologue vous renseignera plus copieusement, car,
a sescaractéristiques, il s'en ajoute d'autres marquant la
bassesse d'âme, la
bizarrerie, la dissimulation, la fausseté,
la haine, la fourberie, etc.
Je ne crois pas utile de vous donner le portrait du
marsien, car s'il a
pour défaut possible la cruauté, il a
desqualités (le saturnien peut en
avoir aussi!) et son
influx en
magie (blanche ou noire) ne vient qu'en apport
sur le plan de réalisation. J'indique
seulement qu'on
reconnait graphologiquement
la dose de volonté à l'aspect
des barres des « t » qui, dans ce cas, sont énergiquement
tracees.Laissons aussi les lunaires à visage rond, car
L'imagination peut engendrer
des saints contemplatifs,
d'héroïques marins,
des poètes, etc..
En bref, si vous
soupçonnez quelqu'un, dans le cas où vouscraignez de lui un envoûtement, confiez si possible a une personne compétente les éléments
d'une étude
astro-chiro-graphologique.
Passons au « type »
de l'envoûté — à celui qui l'est
vraiment :
En genéral, il est sombre, triste, inquiet, parfois agité, souvent abattu ; des
douleurs le parcourent, avec parfois des crises aiguës ; il a le
système nerveux déréglé, et son
corps est miné. Il
porte souvent — signe important — des traces de coups, de griffes, des « bleus
» visibles surtout au réveil si l'envoûteur, ce qui a lieu souvent, l'a «
manœuvré » pendant qu'il dormait.
Voici la
description, abrégée, d'une envoûtée examinée par le Dr Teutsch : « Elle avait
les yeux enfoncés dans leur orbite, mornes, immobiles, n'ayant rien d'humain.
Elle se plaignait d'être tourmentée la nuit par des Esprits. Elle avait presque
constamment des sensations de brûlures et de piqûres aux membres, au dos, à la
tête, à la poitrine. Pendant des quinze jours, des stries rouges la marquaient,
au-dessus du sein gauche, et semblables à des griffes de chat ».
L'envoûtement
d'amour rend, lui, le sujet non douloureux, mais languissant, sans volonté ;
souvent la pudeur s'efface en lui. S'il succombe à qui l'envoûte, il ne le fera
pas avec cette joie, cette sympathie qui caractérisent le véritable amour, mais
il subira une sorte de viol, avec une soumission sans ardeur. Dans, ces
conditions, est-ce vraiment la peine d'employer l'envoûtement pour aboutir à un
tel résultat ? Certains auteurs affirment que l'envouteur d'amour, dans le
succès, n'a qu'une impression de tristesse et de remords qui le conduit parfois
au suicide
Conclusion : si vous
craignez d'être envoûté, consultes une personne sérieuse s'occupant
d'occultisme. Elle vous dira si votre cas relève où non de la médecine, ou s'il
y a lieu de vous désenvoûter.
II.
- PRÉCAUTIONS GÉNÉRALES CONTRE L'ENVOUTEMENT
Elles sont
nombreuses, diverses de qualité, d'efficacité Les unes ont une allure sensée et
d'autres une allure bizarre. En voici de scientifiques en quelque sorte, et en
voici d'empiriques, de traditionnelles, qui n'ont pour elles qu'un bon
pourcentage de résultats probants. Dans le domaine de l'Occulte, on doit ne
sourire de rien, ne pas s'en tenir à la logique ordinaire, car il a ses
logiques secrètes. Toutefois, dans cette liste qu'on pourrait encore allonger
(elle formerait tout un volume!), je ferai un choix pour écarter 'ce qui se
pratique autre part qu'en nos pays, ce qui paraît réellement par trop de la fantaisie
superstitieuse, de la nigauderie
populaire, et dans bien
des cas je donnerai la raison qui paraît justifier le succès
du
procedé.
Naturellement, aucun ordre n'est
possible en cette énumeration qui répond à la multiplicité des sortes diverses
du Maléfice.
Ne jetez
jamais dehors des démêlures, rognures d'ongles, poils, bouts de linge intime,
etc., que trop souvent
on
met aux ordures et qui, de là, vont dans la rue ou sur
laroute ; mais
brûlez-les. Vous savez, en effet, qu'ils
peuvent servir à faire un voult ;
Soyez circonspect dans vos relations, de
quelque
nature qu'elles soient, même amicales
et amoureuses, et
ne vous confiez à quelqu'un que lorsque
vous êtes bien
sur qu'il n'est pas un être de perversion, capable d'un
acte de nuisance magique, parce qu'il n'est pour cela, ni
assez méchant, ni assez instruit de ces choses ;
N'acceptez jamais rien d'une personne suspecte ou
meme qui vous est absolument inconnue
(il arrive, en
voyage, sur la route, etc., qu'on se
lie quelques minutes
avec quelqu'un et, sans
façon, qu'on accepte une cigarette un bonbon, etc. Excusez-vous poliment). On
ne sait
jamais si un quidam rencontré n'est pas
hanté du besoin de nuir. De
même, modérez les poignées de mains (les mains sont agents fluidiques) ; Evitez le regard (appuyé, bien entendu)
d'une personne rencontrée au
hasard. Si cette personne
insiste dansla possibilité d'une « jettatura » (mauvais
œil), faites--lui
subrepticement les cornes, sans
qu'elle s'en
apercoive, en dirigeant vers elle le médius et l'index écartes en forme de fourche, en murmurant « corna
! ». Cette pratique italienne est bien connue. Il s'agit là de ce qu'on appelle
un mot cabalistique. Il est divers autres
mots cabalistiques de protection dansla crainte d'avoir l'astral troublé par un envoùtement ou
une intention mauvaise. Tels sont : Ada Rama ! Gratis ! Salomonus ! Perditi !
etc. Une célèbre voyante pourquoi ne pas la nommer : Luce Vidi — a confié à
l'un de nos amis, qu'elle
reçut de l'Invisible une sorte de mot
de passe pour dissiper les mauvais fluides, une nuit qu'elle en était
tourmentée. C'est le mot Embata,
dont elle n'a trouvé
l'origine dans aucune langue. Elle pense
qu'il faut le prononcer M'bata, le
rapprochant ainsi de certains dialectes africains. Enfin, à ce propos,
rappelons) qu'il est des mots maléfiques à ne jamais prononcer ; entre
autres : Diable ! Malédiction ! Misère ! Malheur Damnation ! Quelle guigne !
etc. Tout blasphème peut être également maléfique ;
6° Saluez les bergers rencontrés, ou
tout au moins répondez toujours à leur salut, afin d'éviter leur hostilité
7° Si vous possédez un objet
appartenant à une personne soupçonnée de sorcellerie, si vous trouvez au seuil
de votre porte ou sur un chemin que vous parcourez souvent, un objet suspect,
jetez-le au feu ;
8° Si quelqu'un vous demande l'heure,
donnez-là toujours inexactement, à cinq ou dis minutes près, afin qu'en
cas d'une suggestion voulue faite à l'heure fixe, contre vous-même ou contre un
autre, ce décalage la rende inopérante ou au moins l'affaiblisse. Il va de soi
qu'il ne s'agit pas ici de tromper quelqu'un qui se hâte vers une gare pour ne
pas manquer son train, ou d'autres cas analogues
9° Lavez-vous souvent les mains à l'eau
courante. L'eau est purificatrice, ainsi que le feu. Usez d'eau bénite pour
les signes de croix. Il n'est nullement ridicule de croire que, puisque l'eau
peut être magnétisée, elle peut aussi s'imprégner des bons fluides -d'une
bénédiction. A propos du signe de croix, qui est un geste de protection, Sabazius
nous enseigne que celui que l'on fait d'habitude est trop court, puisqu'il
ne va en hauteur que de la tête à la poitrine sans protéger le. reste du corps.
Avant de vous endormir -- ou de vous lever — faites-en donc un, étant couché,
très ample, allant de la tête au bas du ventre, et même aux pieds.
Sur l'Eau, le même auteur a aussi des
remarques très justes : elle est, dit-il, un grand dissolvant dans la nature.
En Magie, l'eau lustrale, l'eau bénite-, l'eau magnétisée, l'eau dite
miraculeuse (de Lourdes ou d'ailleurs) jouent de même un grand rôle de fixateur
et de neutralisateur. Elle fixe les forces errantes, les garde, fait fonction
d'accumulateur et peut alors servir de véhicule à des fores (bonnes ou
mauvaises).
Il conseille d'avoir chez soi de l'eau
ordinaire, mais de préférence une de ces eaux chargées de bons fluides,
et de la conserver dans un récipient
non poreux (donc verni
a l'intérieur). Le
matin, on y
jettera quelques grainsde sel et d'encens en récitant une prière de bénédiction. On l'emploiera
(en cas d'envoûtement craint ou realisé) pour s'en laver les mains et le visage
et pour de nombreux signes de croix. Jerappelle qu'on peut
acheter de l'encens (notamment a l'eglise de Saint-Sulpice, a Paris) et de l'eau bénite (notamment dans la même ville, à l'église
Saint-Merri) ; Le
charbon de bois est aussi une matière très absorbante, utilisée comme on le
sait pour purifier l'eau, détruire les gaz délétères. Or, il absorbe'aussi les
miasmes psychiques. Mettez donc du charbon de bois dans une assiette
remplie d'eau, et placez-la, soit sous votre lit (du cotede
la tête), soit près du seuil intérieur de la porte d'entrée, soit dans un coin
sombre, de façon à ce qu'on ne puisse pas l'apercevoir ou tout au moins à ce
qu'elle n'attire pas l'attention. Changez l'eau tous les deux ou troisjours, et de charbon chaque semaine, en jetant au
feu celui qui ne
sert, plus. On peut aussi porter sur soi, dans un sachet de soie ou de lin, une
rondelle de charbon de bois (plutôt de bois d'aulne ou de peuplier) et la
brûler, avant de la remplacertous
les sept jours ; Un
autre moyen de dérivation des mauvais fluides est l'emploi des pointes. Comme le paratonnerre dérive le danger de la foudre en la dispersant en terre, les poinlesdispersant
l'espèce d'électricité psychique que forment les ondes malfaisantes. Cela est
très connu des magistes qui tous ont une « épée magique » dans leur matériel,
et dessorciers qui la remplacent par un poignard ou un batonmuni d'un clou. Vous pouvez,
vous aussi, avoir un bâton clouté,
ou de longues aiguilles à tricoter placées autourde
votre lit pour vous protéger, la nuit, ou encore une planchette
cloutée, mise sous le lit, ou sous votre siege habituel ;
La Tradition indique, comme
plantes propres à la
protection contre
l'envoûtement et tous maléfices : l'angelique, l'armoise, la bétoine, le
bouleau (écorce), le datura le gui. On peut les porter sur soi dans un
petit
sachet.
Les parfums réputés comme
dissipant les influences néfastes sont le santal, l'encens (surtout l'encens
liturgique acheté dans une église), le musc, le benjoin, le storax, la myrrhe
et le galbanum. Ces parfums sont surtout faits pour être brûlés, dans une
cassolette, un brûle-parfum, un encensoir. On peut les bénir avant de les jeter
sur les charbons ardents.
Leur fumée est un bon préservatif, surtout si, pendant qu'elle se dégage, on prie
ou si l'on essaie la force d'un « choc en retour » contre l'envoûteur présumé ;
A propos du « choc en
retour », voici ce qu'il faut faire au cas où, vous connaissant un ennemi, vous
craignez qu'il vous ait envoûté (à cause de malaises ressentis et suspects) :
imaginez fortement que cet ennemi est là, devant vous. Visualisez-le, avec son
individualité, son visage,
ses gestes, ses vêtements, sa voix, ses yeux. Forcez-vous à croire, par une affirmation vigoureuse, que vous êtes plus fort que lui.
Avec une volonté impérieuse et tenace, renvoyez-lui par la pensée le mal dont
vous souffrez, à la tête si c'est
à la tête, et en fixant du regard sa tête dans l'image que vous vous faites de
lui, aux pieds si c'est aux pieds ; bref, à l'organe atteint (c'est souvent le
cœur, le poumon, le foie, l'intestin). Par un mécanisme bien connu en
Occultisme, les ondes malfaisantes se heurtant à une volonté plus forte
qu'elles, retournent à l'émetteur avec une force doublée ;
Mais un
conseil s'ajoute à celui-là. Cet effort de préservation, qui doit être fait non
dans un esprit de vengeance, mais dans un esprit de légitime défense, faites-le
suivre d'un effort de pardon. Et dites-vous que, si l'Ennemi à qui vous
pardonnez du fond du cœur et sans ré- serve, est à ce moment-là en état de
réceptivité, il doit faire la paix avec vous. Dans le cas contraire, vous avez
acquis, une force qui vous place au-dessus de lui et, dès lors, il ne
peut plus rien contre vous, ou tout au moins, il peut beaucoup moins ;
Mais surtout, et ce sera mon dernier conseil, soyez en bon
état moral constant. Une sérieuse hygiène mentale et spirituelle est la
vraie et la meilleure cuirasse contée tout effort de maléficience. Un être
psychiquement bas dit Sabazius, n'en peut atteindre un autre plus évolue que
lui. Les forces du mal se coalisent en vain contre un
bouclierde prière, de charité, de pardon. Il y
a donc lieu, en cas d'envoûtement, de
faire appel aux forces spirituelles
d'Eu-Haut, de prier selon la religion qu'on a — car le riteconfessionnel
importe peu, — de faire le bien autour de
soi (dons aux pauvres, visites aux malades, réconforts a ceux qui souffrent
physiquement, moralement ou matériellement) ;
Il n'est pas mauvais,
si l'on se sent faible psychiquement, d'avoir recours à une charrie occulte,
entendons par la de faire partie d'un groupe (confrérie,
secte, ordre, etc.), qui vous
soutient et dont vous vous incorporez la
force collective, ou encore de demander à une chaîne, sans enfaire partie, de
vous aider de sa force occulte par
example, à une congrégation de novices ou de moines, et à ce point de vue sont renommés les
Chartreux, les Clarisses et
les Bénédictines), ou enfin de vous adresser a un occultiste (homme ou femme) habitué à utiliser sonpropre psychisme en
faveur des autres. Pour, ma part
j'ai beaucoup fait de bien dans ma vie dans ce sens-la connaissant à fond les
pratiques occultes nécessitées par
tel ou tel cas ; Enfin, il y a encore
des moyens de protection : talismans et prières rituéliques. III. - TALISMANS
ET PRIÈRES RITUÉLIQUES Laquestion des talismans a été et demeure fort controversee. Et je la suppose
résolue pour vous dans le sens de
la foi en leur action sous la double condition qu'ils soient bien faits, par une personne compétente,
et que teurport soit
accompagné de certains exercices psychiques.Ilva de soi que les « porte-bonheur »
qu'on achète dans
le
commerce n'ont pas la moindre valeur psychique. Mais en ont certains objets
consacrés (j'ai dit pourquoi en partant de l'eau bénite) ou établis dans des
conditions spéciales. Passons-les en revue : Il y a d'abord les talismans
dits astrologiques, fort diverssuivant les conceptions occultistes de
ceux qui les etablissent. Carrés de carton, parfois magnétisés, composesd' après l'horoscope
du porteur, et mis dans un sachet, additionnés de certaines choses en
correspondance astrale avec l'influx planétaire dont on veut capter la
puissance
bénéfique — ou
plaques de métal, ou morceau de parchemin, il y a quantité de façons d'opérer.
En voici quelques-unes :
Prenons, par
exemple, le talisman de Mars, qui est celui que je conseille pour
renforcer le dynamisme de la volonté et vaincre les ennemis (donc un envoûteur
présumé). L'opérateur prendra une plaque ronde ou carrée de fer (métal
de Mars), choisira un mardi (jour de Mars), à une heure marsienne et, si
possible, à l'époque du passage du Soleil dans les signes du Bélier ou du
Scorpion (signes de Mars) ; il s'armera d'un burin rouge (couleur de Mars), se
vêtira si possible d'étoffe rouge et, sur le recto, gravera un glaive dans une
pentagramme entouré d'un cercle et des noms des génies de Mars ; au verso, un
hexagramme dont chaque pointe s'ornera d'une des six lettres du nom de Phaleg,
avec, au centre, l'hiéroglyphe de Mars. Puis il parfumera ce talisman à la
fumée d'un' ou plusieurs végétaux de Mars... On le voit, pour un tel travail,
il faut être documenté et le premier venu ne peut le faire.
On peut aussi
réaliser un talisman de Mars sur carton magnétisé, comme je le disais plus
haut, y transcrire la schéma de l'horoscope de nativité de la personne qui les
portera, y renforcer l'influx de Mars en plaçant l'hiéroglyphe dé cette planète
en certaines « maisons », compléter en colorant en rouge certaines parties, en
inscrivant certains hiéroglyphes, certains nombres comme, par exemple, le «
carré magique » de Mars ; le porteur met ce carton dans un sachet de soie rouge
avec un brin de plante marsienne et du parfum d'essence de bruyère, puis il le
garde en portefeuille et fait chaque jour, aux heures de Mars, une
concentration de pensée selon une formula spéciale.
Beaucoup d'auteurs préconisent le parchemin vierge, aspergé d'eau bénite, passé à la fumée
d'encens. On y grave avec une
pointe S'aiguille ou de couteau certains caractères magiques ; on le peint à la
couleur planétaire voulue, mais avec une couleur naturelle et non chimique
Encore une fois, il
ne me sert à rien de m'étendre sur la confection de ces sortes de talismans
comportant des caractères, des figures que je n'ai la place de donne: Le mieux est de me consulter ou de
consulter un
tiste qualifié qui se chargera de ces travaux délicats et Quant aux médailles,
on recommande celles dites de la Vierge de Saint-Michel, de Sainte-Philomène,
de Saint-Benooit (la plus
puissante, selon Sabazius). Il faut toujours qu'elles soient bénites, et la
dernière doit l'être par un oblatde l'ordre de Saint-Benoît ou un Bénédictin. Dans les moments où l'on croit
sentir une influence maléfique, onsaisit la médaille
et on récite trois Pater, trois Ave et l'antienne Salve
Regina.
A
propos de Prières, on en trouve, indiquées pour repousserles maléfices, dans divers ouvrages dont
ceux de
l'ableJulio, de Méry, etc. Celle à la
merveilleuse petite
Sainte-Thérèse (de Lisieux), faite avec ferveur, est une des plus efficaces. Il existe des textes tout
faits ainsi que pour les prières
accompagnant les talismans.
Mais vous pouvez les composer vous-même, car ce qui compte sur-tout,
c'est l'intention personnelle que vous y mettez, Sabazius conseille
comme autres signes ou Symboles de
protection: D;abord, les
dents de fauves. Les dents
symbolisent, dit-il, la défense
naturelle. On pourra donc se procurer un collier
africain ou australien de dents (lion, tigre, ours,
loup, sanglier)- que des rites magiques indigènes ont deja chargés de puissants
fluides ; on les consacrera comme
les talismans et on les portera au cou ou au poignet, Puis les griffes, armes aussi de défense. Griffes de chat, léopard, tigre, guépard, lion...
Enfin, les représentations phalliques,
le phallus étant
un
symbole universel de vie, la signature de la procréation humaine. Autrefois, on considérait le
phallus comme
unefigure sacrée, ainsi qu'en font foi les
menhirs celtiques et les
linghams hindous, pierres érigées
en pleine
terre. Mais le respect du
phallus est tellement tombé que
je ne le conseille pas.
Je
laisse également de côté la fameuse main de Fatma,
rappelent seulement qu'à l'instar des
dents et griffes, on
peut porter aussi la corne
napolitaine fondée sur le même
principe que le geste de « faire les
cornes » évoqué plus
haut.
Pour terminer, rappelons qu'une des
prières rituéliques de defense
considérées comme une des plus
puissantes
est le premier chapitre de l'Evangile
de Saint-Jean, dont on trouvera facilement l'admirable texte dans une Bible ou
un simple livre de messe..
On cite aussi, dans le même ordre
d'idées, le psaume 72 : Quoniam, bonus Israël Deus, etc., à réciter
trois fois, matin, midi et soir, en période d'envoûtement.
Et voici, enfin, une -note bien
curieuse tirée de là Sorcellerie des campagnes :
Au cours d'une promenade, ramassez un
caillou da grosseur moyenne ; emportez-le chez vous et mettez-le sur un meuble,
mais loin de votre lit. Chaque soir, placez l'aiguille de votre réveil à
une heure — toujours la même -où
vous pensez que votre sommeil est le plus profond. Au bruit du réveil,
levez-vous aussitôt, allez manier et retourner votre caillou, puis reprenez
votre sommeil. Au. bout d'un certain temps de cet exercice (un an, dit
Lancelin, mais je crois qu'on peut abréger ce laps de temps), votre petite
pierre sera imprégnée de votre volonté dont elle aura donné la mesure,
et il vous suffira de la porter sur vous, de la regarder ou même simplement d'y
penser pour avoir la certitude que tout, sur le plan physique aussi bien
que sur le plan hyperphysique, doit céder à votre volonté devenue ainsi
très puissante, Vous vous serez ainsi créé un véritable talisman de
dynamisme devant lequel doit s'incliner toute volonté étrangère qui
viendrait dominer la vôtre, donc celle qui oserait vouloir vous envoûter.
Léa Lesâge
(*)
(*)
Pour tous renseignements complémentaires, prière d'écrïre directement à Mme Léa
Lesage, radiesthésiste, 20, rue du Cherche Midi, Paris.
L' importance de la notion temps et les livres de
tradition occulte
Dans l'article précédent des Cahiers métapsychiques (*), nous
sans voulu démontrer l'importance de la
notion du cosmos se
deplacant le long
d'un plan que nous avons appelé le plan du
temps. Cette conception de notre
univers, aussi baroque qu'elle
paraisseau premier abord, trouve sa justification dans les énonces les plus révolutionnaires de nos
savants modernes et explique
bien la loi de la relativité d'Einstein. En étendant cette notion
aux cêlèbres
formules de transformation Lorenz, nous arrivons
a des
simplifications de calculs étonnantes, car elles trouvent
dorenavant leur
traduction dans les figures
géométriques d'une
simplicité
prodigieuse.,
(*)
N
8 Cahiers Métapsychiques, éso'tériques et traditionnels
En admettant la vitesse du déplacement du cosmos le long de la
soordonnée temps
égale à celle de la lumière constante « C », les
calculsde la relativité deviennent
compréhensibles en soi. Les
foisles masses de la gravitation, des champs magnétiques, se résument dans une loi unique déterminée par le
déplacement de
notre cosmos et
deviennent d'une simplicité
rivalisant avec les
ancienneslois de la mécanique élémentaire. Cette conception n'est pas très moderne,
car déjà dans les livres anciens hindous et chinois, nous retrouvons les mêmes notions
concernant le cosmos et son mouvement
dans l'espace quadridimensionnel. Ainsi les livres sacrés hindous nous
parlent du mouvement de
notre univers, créé le long du « jour de Brahma », egal a 320.000
ans solaires terrestres, Il est évident que ce chiffre donné est
difficilement contrôlable et est plutôt d'ordre qualificatif que
quantitatif. l'eminent
auteur, Louis Chochod, dans
son livre : «
L'occultisme et magie en Extrême-Orient », nous donne l'image de ce mouvement
sous forme d'une courbe se déplaçant le long de la coordonnée temps, ayant l'allure d'une hélice, et exprimée en joursde Brahma. Cette transcription géométrique permet
d'étabir et
de traduire en années les 4 périodes principales
de la vie du cosmos : Krita-Yuga, Treta-Yuga, Dwapara-Yuga et Kali-Yoga chaque période d'une durée
décroissante. Après le « jour Brahma » vient la « nuit de Brahma », retour de
l'univers dans lenon-etre et extinction du temps, On retrouve les mêmes conceptions de la vie
de l'univers dans les
livres anciens chinois et la même courbe en hélice le long du
aguyen», correspondant au «jour de Brahma» des indous.
Il est curieux (le
constater qu'en parlant de la notion du termps du futur et du passé, les
chinois les caractérisent comme « ce qui se trouve devant » pour le passé et ce
« qui se trouve après tard) » pour le futur. Cela devient compréhensible si,
pendant le mouvement du cosmos le long du plan de temps, l'observateur est
place le dos tourné à ce mouvement. Ainsi ne peut-il voir que les événements du
passé et non du futur, lequel, pour lui ne sera matérialisé que plus tard.
Seuls les voyants et
les prophètes font exception à cette règle et se déplacent, le regard fixé dans
l'avenir. Ainsi se vérifier également les notions védhiques du Karma
généralisé, quand futur est enseigné comme la prolongation du passé dans
l'étendue des temps. C'est, le passé qui est la cause directe du devenir (les
lignes d'univers de Minkowsky).
En définissant par «
jour de Brahma » l'étendue du temps, le anciens ont toujours estimé la valeur
de la quatrième dimension de nos conceptions modernes scientifiques comme étant
la prédominante dans la vie du cosmos et dont découlent les trois autre
dimensions composant notre espace.
Le continium
espace-temps d'Einstein n'est qu'une présentation moderne et différente de la
même réalité contenue clans « jour de Brahma ».
Nous savons que ce
continium de nos physiciens est composede l'espace
tridimensionnel qui nous est familier depuis no: études primaires et du temps
dont la réalité en soi nous échappe (Le temps : Kalaha — action de compter.
L'espace : Deshala action d'indiquer). Et pourtant c'est elle, cette notion
temps, qui détermine et conditionne la réalité et l'existence de notre monde
tridimensionnel.
Dans les stances du
livre de Dzyan, en parlant de l'époque de la procréation de notre monde
visible, il est dit : « Le temps n'existait pas, car il dormait dans le sein
infini de la durée » Les causes de l'existence avaient été éliminées. Le
visible qui avait été et l'invisible qui est, reposaient dans le Non-Etre
éternel ». — Bésumons : Avant la création du monde, comme il n'y avait pas de
temps, il ne pouvait rien être d'existant, ni de vis; ble. Mais dès que le
temps, comme une vérité en soi, fit son a parition, la réalisation
du monde visible devint
possible.
La lumière, la plus
différenciée des énergies, le trait d'union entre la matière proprement dite et
la notion abstraite — le terni — surgit des ténèbres.
La Genèse nous
enseigne les mêmes lois de la création, par le paroles bien connues :
« Dieu dit : Que la lumière
soit. lumière fut ».
C'est dans la
création du temps et de son dérivé « lumière qu'il faut chercher l'origine de
toute chose matérielle. Dans la physique moderne, nous sommes habitués
maintenant à introduire la vitesse de la lumière comme une valeur déterminant
dans nos calculs des lois fondamentales relatives aux corpuscules énergétiques
et matériels. Cette vitesse est la vitesse limite pour toute
manifestation de notre univers spécial. Selon les forrnules d'Einstein et sa
théorie de relativité, un corpuscule matériel nepourra
jamais la dépasser, car une fois cette vitesse atteinte par
aucunepropriété physique ne peut plus lui être attribuée (loi transformation de Lorenz,
loi des masses, etc.). Ces notions ont été vérifiées
par certaines expériences avec les radioactiîs et cela avec plein succès.
Ainsiaussi paradoxal que cela puisse paraître, l'existence de notre espace
tridimensionnel et pesant est subordonné à cette quatrième dimension n'ayant
qu'une réalité idéologique
immatérielle et irréversible = le temps, Pour notre
commodité, nous divisons noire notion temps en 3 methodesdistinctes
: le futur; le présent et le passé. Par un élémentaire, nous pouvon
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