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CAHIERS MÉTAPSYCHIQUES ESOTERIQUES ET TRADITIONNELS. TROISIÈME ANNÉE - NUMERO 9

SCIENCES MÉTAPSYCHIQUES

sous la direction du V B. de CRESSAC-BACHELERIE, Ingénieur E. C. P.

Recherches sur l'Effet psychocinétique, effectuées avec l'appareil à gouttes Chevalier (1950-51)

(Suite) (*)

(*) Voir Cahiers Métapsychiques, n° 8.

Diverses objections ayant été ou pouvant être faites aux méthodes employées, l'A.F.E.M. a tenu à faire elle-même la critique des expériences effectuées. C'est à ce travail qu'à été employée la deuxième partie de la dernière campagne. Nous allons exposer sommairement en quoi il a consisté.

INFLUENCE DU POIDS DU SUJET

Nous avons vu que l'allure des courbes expérimentales obtenues semblait cadrer difficilement avec l'hypothèse que les résultats soient dues non à une influence P.K. mais, simplement, à l'action du poids des sujets faisant fléchir le plancher du laboratoire et modifiant l'assiette de l'appareil.

Il convenait cependant d'éclairer expérimentalement ce point important. Pour le faire, on a exécuté (le 23 novembre 1050) d'abord quatre expériences à blanc qui ont donné les coefficients suivants : —6, — 7, + 4, + 1 ; on a ensuite placé une masse de 75 kg. de poids aux emplacements occupés par les sujets lors des expériences et on a fait des essais échelonnés pendant 5 heures et demie. Tous les coefficients obtenus au cours de ces essais ont été compris entre — 2 et — 5 c'est-à-dire à l'intérieur de la fourchette des coefficients de référence.

Il semble donc que l'influence du poids du sujet, si elle existe, ne dépasse pas ce que peuvent produire les diverses actions naturelles comprises sous le vocable de « hasard » et desquelles découlent les légères variations des coefficients obtenus dans les expériences à blanc.

INFLUENCE DES ACTIONS ELECTRIQUES

Il est très possible qu'une goutte de liquide tombant d'un réservoir soit électrisee ; il se peut d'abord que l'appareil ne soit pas entièrement isolant et se mette au potentiel de la terre en sorte que la goutte serait elle-même portée à ce potentiel : il se peut ensuite que, l'appareil étant suppose parfaitement isolant, la goutte, neutre lorsqu'elle quitte l'ajutage d'où elle s'écoule, s'électrise par frottement contre les molécules d'air.

Si la goutte est électrisée elle sera attirée ou repoussée par une charge électrique en sorte que, si le corps humain lui-même est électrisé il devient susceptible d'attirer ou de repousser la goutte par simple action physique normale et en dehors de toute influence P.K.

Il convient d'élucider cette question.

Etude de la possibilité d'électrisation de la goutte.

Les deux armatures d'un condensateur ont été disposées en dessous de l'ajutage, l'une, chargée positivement, rapprochée de cet ajutage c'est-à-dire de la ligne de chute de la goutte, l'autre, chargée négativement, assez éloignée, cette dernière étant connectée avec le réservoir contenant le liquide. Entre les deux armatures il a été créé une différence de potentiel de 5.000 volts. Opérant dans ces conditions on a constaté que la presque totalité du liquide s'écoulait dans la cuvette située du côté de l'armature chargée positivement. Les gouttes étaient donc chargées négativement. Il est ainsi établi que les gouttes peuvent prendre une charge électrique si l'ensemble de l'appareil est lui-même chargé (fig. A).

Dans une deuxième expérience une plaque auxiliaire p placée à proximité de la goutte a été reliée à l'a plaque négative, mais le fil connectant cette dernière au réservoir a été supprimé (fig. B). L'expérience a donné le résultat suivant : la totalité du liquide s'est écoulée dans la cuvette située du côté de l'armature positive.

Il faut en conclure que la goutte était chargée négativement bien que le réservoir ne soit plus connecté au pôle négatif du dispositif mis en oeuvre. C'est donc que l'appareil n'est pas isolant et que la goutte est chargée par la terre d'électricité négative.

Dans une troisième expérience l'armature négative a été supprimée et l'ajutage a été réuni par un fil à une canalisation d'eau c'est-à-dire mis au potentiel de la terre (fig. C). Le liquide s'est presque entièrement écoulé dans la cuvette située du côté de l'armature positive. Cette expérience confirme la précédente et, prouve que c'est parce que, la goutte est portée au potentiel négatif de la terre qu'elle est déviée par la charge positive.

Etude de l'influence de la position de la charge électrique déviant la goutte.

L'ajutage étant relié au pôle négatif, la plaque positive, a été disposée immédiatement au-dessus du couteau.

De cette manière la goutte est fortement

chargée négativement puisque reliée directement au pôle — mais lorsqu'elle arrive en face de la plaque + elle a atteint sa vitesse de chute maxima (fig. D).

Le résultat de l'expérience est le suivant : la répartition du liquide entre les deux cuvettes est sensiblement la même que celle obtenue dans les expériences de référence.

L'influence électrique est donc devenue insensible en raison de la force vive acquise par la goutte.

Etude cruciale de l'influence de l'électrisation du corps humain sur la chute de la goutte.

L'ajutage a été relié à l'aire sur laquelle posent les pieds du sujet qui, d'autre part, tenait dans une de ses mains l'extrémité d'un fil relié à une plaque disposée immédiatement en-dessous de l'ajutage, c'est-à-dire au point ou les actions électriques sur la goutte sont les plus fortes (fig. E).

Aucun effet sensible n'a été constaté.

Câge de Faraday,

Il est à noter que l'appareil tout entier est normalement enfermé dans une cage de Faraday (entièrement remplie de plaques métalliques). Cette précaution semble, après les expériences ci-dessus d'une rigueur inutile.

Quoiqu'il en soit, il semble qu'on puisse considérer comme établi que les déviations de la goutte constatées au cours des expériences P.K. ne sont pas dues à des actions électriques, bien que la goutte soit normalement électrisée.

Etude de l'action du magnétisme sur la chute de la goutte.

Les phénomènes électriques étant étroitement liés aux phénomènes magnétiques, on a cru devoir étudier l'action de ces derniers sur la goutte (fig. F).

Les deux pôles d'un électro-aimant ont été disposés de part et d'autre et immédiatement en dessous de l'ajutage. Le courant ayant été lancé, aucune déviation sensible des gouttes n'a été constatée. Le courant ayant été inversé, aucun effet sensible n'a été non plus constaté. Mêmes résultats, l'électro-aimant étant placé au milieu de la trajectoire de chute de la goutte.

L'hypothèse d'influences magnétiques étant ainsi éliminée, il restait encore à étudier l'action possible des courants d'air.

ETUDE DE L'ACTION DES COURANTS D'AIR Etude de l'action directe des courants d'air.

Les panneaux qui ferment l'appareil ayant été enlevés, on a disposé un ventilateur à 2 m. de l'appareil ; ce ventilateur ayant été mis en route, on a fait tomber les gouttes pendant plusieurs minutes. Tout le liquide s'est écoulé dans la, cuvette la plus éloignée du ventilateur. L'influence du vent a donc été énorme.

La même expérience a été renouvelée, après fermeture des panneaux. Cette fois la répartition du liquide entre les deux cuvettes n'a pas été différente de celle donnée par les expériences de référence.

Conclusion : Les expériences P.K. étant toujours effectués panneaux fermés, l'influence perturbatrice des courants d'air est négligeable.

Etude de la déviation aérodynamique éventuelle par la présence d'un corps inerte au voisinage de la goutte.

Une surface inerte a été installée au 1/3 de la hauteur de chute de la goutte et à l'extrême voisinage de sa trajectoire (fig. G).

Aucune influence appréciable n'a été constatée.

Ayant placé la surface à la même hauteur mais à l'opposite de la première position, on a trouvé un résultat inchangé.

CONCLUSIONS GENERALES

Aucun des facteurs étudiés : poids du sujet, électricité, magnétisme, courants d'air, ne semble pouvoir être la cause des déviations observées au cours des expériences de psychocinésie.

Il n'est pas impossible que d'autres facteurs encore interviennent ; il semble toutefois que, sans pouvoir encore certifier que la cause des déviations des gouttes est bien d'odre psychocinétique, il soit pourtant permis d'estimer que cela apparaît comme vraisemblable.

Nous recevrons avec intérêt les suggestions raisonnables qui pourrait nous être faites concernant un facteur important d'action strictement physique qui aurait pu nous échapper.

G. Chevalier, Ing. E.C.P.

A propos du " Langage Tambouriné "

Certains lecteurs se sont étonnés de voir dans les « Cahiers Métapsychiques » (n 8) une étude sur le langage tambouriné des noirs d'Afrique, jugé plus à sa place dans une publication d'ethnologie.

C'est là une erreur. On a voulu voir dans cette pratique, tantôt une transmission par code, tantôt une pratique télépathique, avec des télépathes spécialisés.

L'article de Mme Barat-Pepper fait justice de tout cela et montre clairement qu'il s'agit là d'une véritable transmission phonique, d'un vériable langage.

B. de C.

Le Problème des Matérialisations Métapsychiques

(Suite) (*)

(*) Voir Cahiers Métapsychiques, n 8.

L'une des premières conséquences de nos hypothèses serait la primauté de l'esprit sur la matière.

D'après les relations concernant les matérialisations, il est, nous le verrons en effet, constant de découvrir, à leur origine, un travail, un effort, une extériorisation d'énergie, spirituelle ou psychique, sans attacher, en fait, une valeur bien précise à ces deux qualificatifs.

Postérieurement à cette action,- une sorte de condensation matérielle se produit, perfectionnant graduellement son organisation jusqu'à constituer le fantôme, la matérialisation ou l'objet définitifs. Le phénomène, se produirait donc, indubitablement, suivant les termes du Dr Osty, grâce au « pouvoir inconnu de l'esprit sur la matière ».

Une telle façon de voir a été, grosso modo, admise par toutes les traditions occultes, toutes les religions et toutes les tendances spiritualistes, en opposition aux philosophies matérialistes.

Il ne sera, sans doute pas inutile de rappeler, en quelques mots les positions opposées de ces deux grandes catégories de penseurs qui se sont affrontés avec passion, au cours du siècle dernier, dans le champ clos des idées.

Les spiritualistes, considérant l'homme comme constitué de deux éléments indépendants, l'âme et le corps, ne rendent pas compte de l'action de la première sur le second. En outre, leur explication du cosmos se limite essentiellement à cet infime atome que nous sommes en laissant délibérément de côté non seulement tout le monde vivant mais encore toute la partie minérale de l'univers. .

Il y a là une lacune évidente dont on peut, à juste titre s'étonner.

Les seconds admettent uniquement dans la nature, des actions strictement mécaniques réagissant indéfiniment et suivant un déterminisme précis, les unes sur les autres. Parfois, même le terme de mécanisme postulant un mécanicien, a paru compromettant et diverses doctrines, comme la biologie de Loëb, par exemple, ont reçu quelquefois la qualification de mécanistes, destinée à mieux préciser leur position.

Tout, dans l'univers, serait alors l'effet de forces aveugles dirigées par le hasard, et on a même prétendu démontrer que l'ordre naturel apparent, n'est au fond, qu'un désordre absolu.

Il ne s'agit pas là — persuadons-nous en bien— de simples élucubrations de rhéteurs, bien au contraire. Toutes nos précisions scientifiques se basent, on le sait, sur des données simplement statistiques, M. Lecomte de Nouy, déjà cité, nous en a donné, dans un ouvrage récent, à la suite du Professeur Guye, une démonstration claire et pertinente.

A l'usage de ceux, ayant quelques notions élémentaires de physique, nous pensons commode d'illustrer ce point de vue par un exemple aisément accessible.

La théorie cinétique des gaz postule une pression identique en tous les points de la paroi, du contenant. Cette pression étant, en principe, causés par les chocs multiples dus au mouvement brownien des molécules sur la paroi, ces chocs doivent nécessairement être identiques en nombre et en intensité, en tous les points de cette paroi. Cela ne sera possible que pour une agitation absolument chaotique et désordonnée.

Si le mouvement obéit, au contraire, à une loi, on doit y découvrir une ou plusieurs directions privilégiées, où les chocs sur la paroi seraient plus ou moins nombreux et où la pression ne serait, dès lors, plus homogènes en tous les points.

Dans ces conditions toutes les lois physiques, basées sur la théorie cinétique des gaz seraient à réviser.

Cet exemple simple montre fort clairement la nécessité d'admettre le chaos, le désordre, le hasard absolu dans l'état actuel de notre connaissance humaine basée sur des observations d'ordre purement statistique.

Cependant, même dans ce cas, le mécaniste n'arrive pas au bout de ses difficultés et se trouve inévitablement bloqué, sur une infranchissable barrière au moment où il lui faudrait discerner le pourquoi des lois naturelles.

De même, les matérialistes ne reconnaissent chez l'homme qu'un composé' de substance, force et énergie, sans pouvoir expliquer le sens ou l'inutilité de la volonté. Par quel profond mystère, un membre gangrené reste-t-il soumis à l'action de la volonté, alors que, paralysé, il vit sans y avoir recours ?

La matière ne serait-elle pas, dans ces conditions, la grande illusion, comme semble l'indiquer et aussi le prétendre le mot sanscrit « maya» au double sens de matière et d'illusion.

Et nous abordons là, une troisième et immense question susceptible de recevoir, un jour, sa, solution grâce à l'étude positive des matérialisations. L'unité de la substance fondamentale de l'univers est-elle une réalité ou un simple et séduisant rêve de philosophe ?

S'il est scientifiquement bien prématuré de prendre une position quelconque à cet égard, reconnaissons nombre d'excellents esprits de tous les temps comme les zélés champions de cette idée. Les uns tiennent celle-ci pour excessivement probable, les autres la voient tout à fait evidente.

Dans l'antiquité reculée, la théorie atomique de la matière aurait été découverte,d'après Strabon, par le Sydonien Mochos. Epicure et les anciens se rallient à cette thèse en considérant la matière comme en mouvement dans le vide. Les atomomécanistes du xixe siècles ont des théories tout à fait voisines.

Dans un autre sens, Aristote et les scholatiques reconnaissent dans la matière deux principes indissolublement liés : la force et l'étendue. Non loin de là, prend place l'idée de Descartes, identifiant la matière avec l'étendue géométrique différenciée par des tourbillons. J'avoue ne pas très bien saisir cette explication, à moins que, dans la pensée de ce philosophe, étendue géométrique ne s'identifie avec l'éther des physiciens.

Mais une tout autre catégorie de penseurs est celle qui, suivant le mot de Kant, a. comme Leibnitz « spiritualisé la matière ». Platon considère le monde des idées comme le seul vraiment réel. Selon lui, l'idée fonde l'être et non pas l'être, l'idée. Ce même point de vue constitue l'idéalisme réaliste moyenâgeux pour lequel l'idée constitue le fond même des choses. « Dieu, esprit, matière sont identique » affirme David de Binon.

Cette même pensée se retrouve dans les lieux et dans les époques les plus diverses. La font leur aussi bien Hegel que les livres bouddhiques. '

On lit par exemple, dans le Thu Kouen Ron, la négation définitive de la matière : « Si la matière existait, elle échapperait à notre entendement. La qualité d'étendue qu'on lui confère est une absurdité. L'atome est indivisible ? Autre absurdité. Puisqu'il fait face sur 6 côtés à ses voisins, il a 6 parties. L'étendue ne peut s'expliquer. Formes et matière n'existent pas ».

Buffon, faisant figure de précurseur génial, entrevoit déjà la désintégration de la matière, dissociée en lumière, quand il dit : « Toute matière deviendra lumière dès que toute cohérence étant détruite, elle se trouvera divisée en molécules suffisamment petites ».

Enfin, pour en terminer avec cette incursion rapide dans le domaine des philosophes, nous citerons ces lignes typiques de Maeterlinck : « Quel est le résultat des récentes découvertes dans les deux infinis ? C'est que la matière inerte, sous quelque forme qu'elle se présente, est aussi spirituelle, aussi vivante que nous : que la mort n'existe nulle part, et que cette agitation éternellement frénétique est aussi énigmatique que notre présence sur cette terre ».

Passons sur la position des modernes physiciens sur ce sujet, en nous bornant à un léger rappel de la position présente du monde savant vis-à-vis de la notion l'éther physique.

On sait que l'idée en était née de la constatation de l'énorme durée nécessaire au parcours et à l'arrivée de la lumière provenant d'étoiles éteintes depuis longtemps au moment des observations. Un tel fait nécessiterait, en effet, l'existence d'un support permanent pour permettre, après la disparition de la source lumineuse, la transmission d'un rayon lumineux perdu dans l'espace. L'expérience de Fizeau, a permis à cette notion de prendre corps pour la première fois. Cela est conforme aux vues de Newton déclarant « impossible au point de vue mécanique une action à distance s'exerçant sur deux corps sans aucun milieu intermédiaire ».

De nos jours, si les théories d'Einstein prétendent se passer de la notion d'éther, par contre les meilleurs noms de la science s'en sont faits les avocats.

Voici certains témoignages, parmi les plus grands.

Dès 1720, Bouillet, lauréat de l'Académie, expliquait déjà l'attraction de la pesanteur au moyen des tourbillons d'éther. Parmi les contemporains, Lord Kelvin considère la matière comme le lieu des points où l'éther est animé de mouvements tourbillonnaires, opinion voisine de celle de Wiechert et Larmor, voyant la matière prendre naissance dans une torsion complexe de l'éther.

A l'opposé, Rieman — mais le savant mathématicien n'a-t-il pas coutume d'être à l'opposé des concepts habituels ? — voit dans la matière le lieu des points de l'espace où l'éther est détruit.

Nous ne songerons pas ici, bien entendu, car nous en serions, hélas, bien empêchés, à nous instituer arbitre de ces savants éminents et nous nous bornerons à citer, à l'appui de la thèse de l'éther universel, cette affirmation, bien nette et caractéristique du Professeur 0. Lodge : « Toutes les fois qu'on laisse les abstractions mathématiques et qu'on essaie de se rendre compte de ce qui se passe dans la réalité physique, on doit ajouter à la discontinuité de la matière, un milieu continu plein d'énergie ; et j'ose dire que ce milieu est l'instrument qui cause et guide tous les mouvements sensibles ».

Aussi, du seul point de vue de la science, — et nous nous excusons de ce développement un peu long — l'unité de la substance universelle pourrait ne pas être un vain mot.

Or, s'il est possible d'apporter un. jour la solution de ce problème d'un si puissant attrait, ce sera pour des raisons toujours semblables et déjà exposées, sans aucun doute, grâce à l'étude des matérialisations métapsyehiques qu'on l'abordera aisément.

On entrevoit, ainsi clairement, pensons-nous, un nouvel aspect de l'intérêt tout aussi primordial et fécond de l'étude scientifique de ces manifestations.

En continuant encore à développer les conséquences éventuelles de notre première hypothèse, nous allons enfin, pouvoir répondre à une quatrième question ne le cédant en rien aux précédentes puisqu'il s'agira du problème même de la création.

Tous les problèmes posés ci-dessus étant supposés favorablement résolus, faisons rapidement notre point de position avant de poursuivre notre route.

Notre hypothèse de travail offre désormais la contexture suivante :

« Dans l'univers coexistent deux milieux qualifiés pour la commodité du langage de matériel et de spirituel," s'interpénétrant de façon continue, et le second exerçant sa prépondérance sur le premier. Celui-ci, aspect particulier du milieu spirituel, ayant la faculté de pouvoir s'y résorber ».

Si ces prémisses pouvaient être, un jour scientifiquement démontrées par l'étude méthodique des matérialisations métapsychiques, on aurait, dès lors toute faculté, toute facilité de remonter à la source même de la création.

En effet, le problème se présenterait, dès lors, comme une sorte de proposition, réciproque, ou, si l'on préfère, comme une réaction inverse ou réversible du phénomène admis, ci-dessus, dans notre hypothèse de travail.

Deux données'de la science moderne que nous allons simplement indiquer et sur lesquelles on reviendra, semblent apporter une intéressante confirmation à une telle hypothèse. Il s'agit du calcul des probabilités et de la notion d'entropie.

Esquissons, en deux mots, ce que l'on entend par cette dernière.

Dans tout système physique, non en équilibre, il y a une perte de qualité de l'énergie dont un non initié aux mystères de la thermodynamique peut se faire une idée par la notion de rendement. Un moteur thermique, on Le sait, ne rend pas exactement la puissance qui lui est fournie théoriquement en combustible. De même deux appareils électriques, tournant l'un comme générateur, l'autre comme moteur n'ont jamais un rendement égal à l'unité.

Pareillement, l'énergie universelle subit une dégradation représentée par une fonction nommée « entropie » dont la valeur dépendant seulement de l'état actuel de l'univers, augmente indéfiniment. Elle atteint un maximum pour l'état d'équilibre du système, c'est-à-dire, dans le cas de l'univers, quand aucune manifestation thermique, chimique, mécanique ou autre, ne pourra plus se produire, par suite de la diminution progressive du potentiel d'énergie disponible.

Tous les physiciens ont déjà prévu cette époque lointaine et sont d'accord sur son inéluctable échéance, la disparition, de la matérialisation métapsychique dans le domaine psychique la rendrait parfaitement admissible et la pensée serait bien, comme certains penseurs l'on présumé, la seule forme continue de l'énergie, car la matiers discontinue ne se peut concevoir qu'au moyen d'un continu.

Le calcul des probabilités appliqué à la création donne des résultats non moins extraordinaires. Là aussi, on vous développera ce point de vue dont on peut dire aujourd'hui qu'il est la démonstration mathématique de l'existence de la divinité, de Dieu, sans préjuger d'ailleurs quoi que ce soit sur la constitution métaphysique de ce dernier.

Illustrons ce point de vue par un exemple.

Dans le domaine chimique, les manifestation de la vie sont accompagnées, on le sait, par l'apparition de molécules, essentiellement dissymétriques. Envisageons donc une molécule biologique, constituée par 2.000 atomes de seulement 2 espèces, chacun d'un poids atomique égal à 10. Le poids moléculaire de cette molécule sera de 20.000, très inférieur à la plus simple des protéines, d'un poids moléculaire de 34.500 minimum.

Si nous calculons la probabilité d'apparition d'une dissymétrie minime de 0,9 dans une telle molécule, nous obtenons une valeur de 2,02 x 10-321 soit une fraction décimale représentée par une suite de 320 zéros, suivis du chiffre 202, nombre ne nécessitant pas moins de 7 lignes ininterrompues de zéros pour être écrit dans un livre courant.

En choisissant une probabilité plus élevée de 0,6 ou 0,7 nous arriverions aisément à des puissances de l'ordre de 10-600 et plus. Mais, en nous bornant à la première valeur, une telle probabilité, quoique rigoureusement impensable sous l'angle humain, ne représenterait cependant qu'une portion absolument infime du hasard à envisager pour obtenir la réalisation de la vie par les seuls moyens mécaniques.

Essayons, malgré tout, d'en faire toucher du doigt ce qu'elle représente déjà d'impossibilité pratique. Il nous suffira d'indiquer qu'un brassage général et continu, depuis l'origine des temps d'une sphère de matière d'un volume égal à celui de notre univers serait tout à fait insuffisant pour mettre sur pied, par le hasard, la combinaison nécessaire à ce programme extrêmement modeste pourtant.

La création et, en particulier, celle de la vie, postule donc un phénomène tout différent du pur hasard pour l'xpliquer son mécanisme.

Si donc, nous en revenons à notre hypothèse non opposée, comme nous venons de l'indiquer, aux données sientifiques, il nous sera facile d'admettre que, si la matire se résorbe et se spiritualise, l'opération contraire n'a plus rien d'absurbe. La création apparaît de ce chef, comme l'action organisatrice d'une force spécifiquement spirituelle.

Là, se manifeste véritablement une sorte d' « imagination créatrice » suivant l'heureuse expression d'un de nos grands maîtres de la philosophie.

Là se retrouve vraiment le sens profond de ces traditions esotériques et hermétiques, transmises de bouche à oreille durant des millénaires et dont on découvre parfois les cristallisations étincelantes et précieuses, mais souvent incomprises, dans les textes sacrés de nos grandes religions.

« Au commencement était le verbe et le verbe était en Dieu » proclame dans ses premières paroles l'évangile selon St-Jean. N'est-ce pas exactement l'hypothèse que, par des voies sensiblement différentes, nous venons de formuler ?

Aussi bien, le nirvânah des religions bouddhiques n'est-il pas justement cette transformation, cette désintégration de la matière en esprit, dont nous venons de parler il y a peu d'instants, et non point cet anéantissement absurde et total par lequel des commentateurs ignorants ou de mauvaise foi ont tenté de ridiculiser ces magnifiques doctrines ?

Bornons-nous, à ces considération largements suffisantes pour montrer tout l'intérêt de la question des matérialisations, et formons le vœu de voir, un jour, toutes ces extrapolations hypothétiques et audacieuses prendre corps et figure de réalités scientifiques indiscutées.

Cet ensemble de considérations est, reconnaissons-le presque de pure imagination. Cela est peu dans nos habitudes, mais nous trouverons notre excuse et notre défense en ce fait qu'imagination ne signifie pas toujours fantaisie et nullement incohérence.

Nous nous sommes efforcés de nous tenir très loin et à égale distance, à la fois de la philosophie métaphysique et de la science objective, nous cantonnant, comme un simple géomètre logicien, dans la déduction et la mise en évidence des résultats nécessaires et de conséquences probables d'un postulat primitivement accepté.

Nous n'avons pu nous empêcher, au cours de ce développement, d'en appeler au témoignage d'excellents maîtres de la pensée, afin d'étayer nos raisonnements et de planter quelques jalons sur un itinéraire particulièrement difficile.

Nous souhaitons avoir montré quelques-unes des raisons les plus valables de s'intéresser aux matérialisations métapsychiques.

B. DE CRESSAC,

Ing. E.C.P.

ÉSOTÉRISME ET TRADITION

sous la direction de JEAN RENARD

Rose + Croix et Rosicruciens

par Jeanne DUMONCEAU

Lorsque les tribus nomades des Hyksos envahirent l'Egypte dix-sept siècles avant notre ère, elles apportèrent aux autochtones, avec des mœurs peu honnêtes — le terme Hyksos veut dire pillard, voleur — les cultes barbares du Taureau et du Bœuf Apis. Le collège des prêtres décida de conserver les trésors culturels et prépara la renaissance nationale.

C'est alors que, dans le plus grand secret, le culte continua avec ses cérémonies, sa préparation des néophytes instruits des propres traditions de l'Egypte. Résistance dans La clandestinité que nous avons appris à connaître et à pratiquer au cours de l'occupation !... Ecrire la doctrine religieuse en clair, il n'y fallait pas songer ; mais les symboles expliqués aux adeptes après de dures épreuves servaient à conserver l'essentiel et à le transmettre.

Pour la foule, le mythe d'Isis et d'Osiris tué par son ennemi Seth et revenu à la vie grâce à la puissance d'Isis, symbolise la patrie déchirée qui renaîtra avec Horus, fils d'Isis et d'Osiris né dans les circonstances les plus dramatiques. Grâce à cette allégorie, le patriotisme est entretenu, la résurrection de l'Egypte est possible. Du temple de Thèbes surgira Amos qui refera l'unité de la nation après cinq siècles d'occupation dans les ténèbres de laquelle seront nés les Mystères,

C'est dans le malheur que se forgent les caractères. La discipline imposée aux néophytes leur donnait une force morale indomptable ; les symboles étaient des sujets de méditation qui leur en apprenaient plus que les longs discours. Cette pédagogie, si différente de la nôtre, peut surprendre : elle a permis l'éclosion de géants intellectuels comme Moïse, Orphée, Pythagore.

Parmi ces symboles égyptiens, l'un d'eux retient notre attention : c'est la rose crucifère, la rose à quatre pétales disposés symétriquement deux à deux de chaque côté de la croix. La logique veut que plus un symbole est simple, plus il est ancien. La croix se retrouve partout, jusqu'en Chine, et ce dès la plus haute antiquité. La rose crucifère remonte à Ahmose I qui régna en Egypte de 1580 à 1657 avant l'ère chrétienne. Qu'on le veuille ou non, l'origine des Rose + Croix se situe donc à cette époque ; il ne s'agit pas de rechercher une succession matérielle, assez peu dans l'esprit « rose-croix », mais de déterminer un parallélisme spirituel si l'on craint le terme d'héritage, pourtant mieux approprié.

On sait que les Rose + Croix ont toujours reconnu le Christ comme leur Maître Suprême et l'on peut voir, dans le symbole mis en valeur par Ahmose Ier, une de ces intuitions pré-chrétiennes chères à Simone Weil (*).

(*) Intuitions pré-chrétiennes, par Simone Weil, Paris 1951, édit, La Colombe.

Je ne résiste pas au plaisir de citer le R.P. Victor Poucel qui écrit dans Ma Religion :

« La science mystérieuse des Pharaons était bien dérivée « de la connaissance originelle, la Science innocente du « Commencement, une science de l'homme et du monde « par les signes du Ciel et par les puissances psychiques « occultes auxquelles nos sciences rationalisées ne savent « plus faire leur part. Les prodiges égyptiens remontaient

« jusque-là... et notre occultisme moderne descend de là,

courant troublé d'une science divine, une astrologie sans Dieu qui enfante et nourrit le paganisme (*), un spiritisme de connivence avec les esprits dumal Mais l'Eglise qui a jusqu'ici détourné ses enfants de ces terriblés dangers, ne pourra se contenter indéfiniment de son attitude négative. La Science du Commencement est un héritage auquel elle a droit. Elle y reviendra, non pas en faisant la guerre à la science, mais en la pénétrant d'esprit, non pas en exterminant l'occultisme (d'ailleurs serait-ce possible ?), mais en le purifiant.

(*)L'auteur fait ici allusion à l'astrologie, dite scientifique, issue du cerveau des rénovateurs qui l'ont « matérialisée , c'est-a-dire abaissée ; mais la véritable astrologie est la science des analogies qui a sa source dans le Créateur, son explication dans le Nombre et sa raison d'être dans le désir légitime de l'homme de connaître le monde et lui-même.

Une grande joie m'a été donnée. Je sais aujourd'hui que la Mystique de la Terre, après moi aura sa suite épanouie... L'Eglise entrera, parée des dépouilles de l'Egypte et les vaincra par leurs œuvres. Une science du Ciel, dont le Zodiaque symbolise la Vie en l'y introduisant, un spiritisme ouvert à Celui qui est l'Esprit ; en somme une « méta-physique » et une « métapsychie » « réunies en une « méta-science » dont l'Eglise tiendra les clés et le contrôle. Le ciel étoile au-dessus de nos I êtes, la loi morale au-dedans de nous » (*).

(*) Cf. Ma Religion, p. 65 et 68, par le R.P. Victor Poucel.

Certains rites des sacrements de l'Eglise romaine rappellent étrangement l'Egypte, comme l'ouverture de la bouche de la momie rappelée dans le baptême, quand le prêtre met dans la bouche de l'enfant du sel bénit pour Éviter la corruption.

Le temps passe et nous retrouvons la rose crucifère dans un monument énigmatique sur lequel se penchent curieux et archéologues depuis plus de cent ans : le Tombeau de la Chrétienne, ruines imposantes en leur dépouillement que l'on peut voir en Algérie aux environs de Cherchell. Ce tambeau dans lequel on n'a pas trouvé de momie, réssemble bien plus, avec sa porte basse, ses couloirs, sa grande salle aux murs garnies de niches, à un temple initiatique apparenté à la grande Pyramide.

Ce monument est généralement daté du deuxième siècle de notre ère ; il est attribué aux Berbères et comporte, sous son énorme voûte à gradins, des chapiteaux ornés d'une bande de douze roses à trois, quatre, cinq, six et neuf pétales. Or, les roses à quatre pétales figurent plus souvent que les autres, comme si le constructeur voulait attirer l'attention sur elles. Impossible de parler de reproduction pure et simple ; la rose à quatre pétales n'existe pas dans la nature : les roses naturelles ont cinq pétales comme l'églantine et les roses cultivées en ont beaucoup plus.

Ainsi la rose crucifère est cachée sous des spirales, tandis que la croix s'étale complaisamment sur les portes. N'est-ce pas là un témoignage de la doctrine cachée que cette « rose occultée » qu'il faut découvrir ?

A notre connaissance, la rose à quatre pétales va bientôt évoluer dans les monuments chrétiens. A cinq pétales d'abord, elle deviendra bientôt la rosace ornée de vitraux splendides comme à N. D. de Paris. Est-ce le signe d'un enrichissement spirituel ou la décadence de la Connaissance que l'on sacrifie à la décoration ?

Le monde évolue ; rien n'est immuable ; et les Rose + Croix sentirent passer parmi eux divers courants comme toute communauté humaine. Je renverrai le lecteur pour plus ample documentation au livre de Sédir : Histoire et Doctrine des Rose + Croix qui donne l'essentiel de la question appuyé sur de nombreux témoignages, la place m'étant ici mesurée.

Ce que Sédir semble n'avoir pas compris, c'est que les Rose + Croix ne pouvaient laisser trace de leur existence particulière avant la Réforme pour la bonne raison qu'ils étaient catholiques et comme tels ils se confondaient avec les fidèles, n'étant ni un ordre, ni une communauté religieuse, mais des chrétiens possédant cette « science du Commencement » dont parle Victor Poucel et par là même représentant l'élite spirituelle de l'Eglise. Or, il serait absurde de rechercher dans un pays déterminé ou dans le monde la « société de l'élite » avec ses statuts, ses adhérents, etc.. Cette société de droit existe en fait comme une communauté spirituelle. C'était ce qui se passait autrefois.

Aussi s'étonne-t-on, parmi les critiques, que Paracelse, qui fait état de la Rose et de la Croix « entée sur la croix à bon droit », ne fasse point partie des Rose-Croix, pas plus que son maître Jean Trithème, moine bénédictin.

Bruquement, en 1614, éclate le coup de théâtre de la Fama Fraternitatis, dans un document rendu public à celte époque dont le titre comporte une dizaine de lignes d'allemand et qui a été traduit par la « Réformation Générale ».

Il y est déclaré notamment que les frères ont la connaissance de Jésus-Christ. Leur philosophie est celle d'Adam qui la reçut après la chute et que Moïse et Salomon ont pratiquée.

On y relate d'abord la vie de Christian Rosenkreutz qui fonda la fraternité des R + C ; d'autres prétendent qu'il la réorganisa après entente, en 1399, avec les membres du Suprême Conseil Primitif au cours de son voyage en Egypte (*). On a prétendu qu'il s'agissait là d'un personnage mythique, son nom étant manifestement un symbole. Qu'on ne perde pas de vue cependant qu'en tant que R + C tout membre de la Fraternité porte son nom d'initié et non plus son patronyme. Cette précaution rend ainsi invisible pour le profane le R+C qui est dans la vie un homme comme tout le monde.

(*) Revue Rose+Croix, n° 7-8-9, juillet-août-septembre 1934 dirige par Jollivet-Castelot.

L'initiation et son travail personnel de « lecteur du Livre M (Livre du Monde) avait donné à Christian Rosenkreutz une « science harmonique ».

Il s'adjoignit des frères qui avaient six obligations à remplir :

1° Ils devaient, partout où ils allaient, guérir gratuitement ; 2° N'avoir pas d'uniforme ; 3° Se réunir chaque année au jour C, au Temple du St-Esprit ; 4° Se choisir un disciple ; 5° Garder le mot R + C, leur sceau ; 6° Demeurer cachés cent ans.

A la suite de cette manifestation, bien des polémiques s'ouvrirent, les critiques contestèrent l'existence du fondateur, ou bien prétendirent, à juste titre selon moi, que les Rose + Croix existaient bien avant lui, ou bien qu'il s'agissait là d'une histoire ridicule et d'une fumisterie.

Cependant, un document de 1574 parle du Comte de Falkenstein qu'il désigne « Imperatoris nostri ». Ce titre d'Imperator sera repris plus tard.

Le document, de la Fâma reflète une influence nettement protestante et en 1623, en réaction contre les désordres causés par les charlatans qui se crurent habilités à se parer du fameux titre, parut sur les murs de Paris une curieuse proclamation :

« Nous, députés Rose-Croix, faisant séjour visible et « invisible dans cette ville par la grâce du Très-Haut vers « qui se tourne le cœur des Sages, nous enseignons sans « aucune sorte de moyens extérieurs, à parler les langues « des pays que nous habitons et nous tirons les hommes, « nos semblables, de la terreur et de la mort. S'il prend « envie à quelqu'un de nous voir par curiosité, il ne communiquera jamais avec nous, mais si sa volonté le porte « à s'inscrire réellement et de fait sur le registre de notre « confraternité, nous qui jugeons des pensées, nous lui ferons voir la vérité de nos promesses tellement que nous « ne mettons point le lieu de notre demeure, puisque la « pensée jointe à la volonté réelle du lecteur sera capable « de nous faire connaître à lui et lui à nous »..

Est-ce ce texte qui a incité René Guenon et M. Paul Le Cour à exprimer cette curieuse opinion que les Rose + Croix ne s'érigeaient pas en société et qu'il suffisait d'être arrivé à un certain degré d'évolution pour être rose-croix ?

On impute beaucoup de choses aux Rose +Croix, car l'ombre est propice aux légendes. Pourtant on s'étonne de ne pas retrouver de document catholique rose-croix. La raison en est pourtant bien simple.

Comme dans toute organisation importante, l'Eglise comportait différentes activités. Le Christ avait confié à Pierre le soin de bâtir son église, tandis que Jean, le disciple qu'il aimait, par sa culture et son enthousiasme, avait à faire un tout autre travail où la contemplation et l'illumination avaient leur part. Pierre était l'organisateur et le combattant de la foi ; Jean était le témoin, « fidèle d'amour », et l'apôtre de l'Esprit.

A ce titre, St-Jean était invoqué par les Rose + Croix qui ont toujours recherché l'illumination. Le titre d'illuminés qu'on leur donna à la Renaissance et jusqu'à la Révolulution est significatif à cet égard.

Le moyen-âge vit fleurir le compagnonnage ; il est probable — et pour moi il est certain — que les Rose + Croix avaient des signes de reconnaissance pour se retrouver entre eux au cours de leurs voyages. Cette précaution est légitime ; elle tombe sous le sens. De là à former une société, il ne paraît pas que les R + G y aient songé. Il fallut l'écartèlement du christianisme pour en arriver là et la publication du manifeste de la Fâma révèle le trouble des esprits causé par la Réforme ; il consacra la séparation en deux branches des R + G : la branche protestante, la Fama, et la branche catholique qui resta au sein de l'Eglise, L'étrange message placardé dans Paris en 1623 fut une nette réaction contre la Fâma. Celle-ci n'avait pas entraîné elle les savants de son époque, reconnus généralement comme Rose + Croix : Francis Bacon, Robert Fludd par exemple. De plus, on peut s'étonner qu'ils ne fassent pas etatd'illustres devanciers comme Trithème et son disciple, Paracelse, alors que celui-ci parle à l'article XXVI de son Pronostic, de la Rose et de la Croix et encore mieux de Khunrath dont le cinquième pëntacle représente une de lumière au centre de laquelle se trouve un Christ enforme de croix.

La rose crucifère figure notamment à la cathédrale de Laon a Ste Croix, à Bordeaux et dans les armes de l'Abbaye de St Benoit sur-Loire.

Quoiqu'il en soit, rien ne s'opposait et ne s'est jamais opposé, quoi qu'en disent certains critiques modernes, comme René Guenon et M. Paul Le Cour, à ce que les Rose + Croix sacrifient au goût de former des cénacles, des amicales ou des fraternités. Je ne vois pas, quant à moi, Qui aurait pu leur intimer cette défense ni pour quelle raison valable. Qu'au moyen-âge la nécessité ne s'en soit pas fait sentir, c'est un fait ; que plus tard et surtout de nos jours, les R+C aient continué à être des isolés, c'est fort improbable si nous nous en référons à certains documents qui reflètent leur esprit.

Au temps des Egyptiens, la rose crucifère, à quatre pétales, symbolisait la Loi et la Connaissance ; après la venue du Christ, le symbole perdit de sa sécheresse ; un souffle chrétien lui infusa la Vie et l'Amour ; aussi voyons-nous la rose à cinq pétales fleurir sur la croix, plus tard elle en eût huit et même neuf (le nombre cher à Dante). Sa couleur est de pourpre et d'or.

Dante représente le ciel par neuf cercles divisés par une croix au centre de laquelle fleurit une rose. Ailleurs, dans Il Convito, le poète déclare que par Ciel il entend la Science et par cieux les sept arts libéraux, le huitième étant celui des Rose + Croix.

Plus près de nous, Guaita, qui fut un authentique Rose+Croix d'ailleurs affilié à la H.B. of L. britannique, voulut pour sa Rose+Croix kabbalistique composée seulement de sept membres triés sur le volet, une croix irradiante au centre de laquelle se dessine une rose. Lorsque l'un des sept, Péladan, partisan d'un élargissement de la Rose+Croix, fonda sa Rose+Croix catholique, il choisit la croix du Calvaire ornée d'une rose épanouie en son centre. C'est ce symbole que, légitimement, reprit l'A.M.O.R.C. (Antiquusque Mysticus Ordo Rosae Crucis).

Reprenant l'idée de Péladan, le fondateur américain de l'AMORC, Spencer Lewis, aidé de quelques compagnons, rachercha minutieusement à travers les siècles et le monde les vestiges, documents et enseignements des Rose+Croix. Il établit ensuite un enseignement initiatique et scientifique, constamment mis à jour, où le travail personnel, la méditation et une certaine discipline sont les meilleurs guides de la régénération et de l'illumination du néophyte, prélude à la « communion cosmique ».

Il ne suffit pas de se croire missionné par les S.I. pour établir une fraternité rosicrucienne valable, il faut encore posséder ses lettres de noblesse, ses archives, et justifier de sa filiation spirituelle. A notre connaissance, l'AMORC est le seul groupement rosicrucien qui put obtenir, sur références, de la F.U.D.O.S.I. (Fédération Universelle d'Ordres et de Fraternités Mystiques) ,(*), la confirmation de l'authenticité de sa filiation et de son enseignement.

(*) C'est à dessein que je ne traduis pas les deux dernières initiales. Ceux qui savent me comprendront.

Qu'il ait été fondé en 1915 en Amérique, selon des méthodes américaines, n'enlève rien à sa valeur.

Dans un article paru dans ces Cahiers (*), M. Paul Le Cour qui n'est certainement pas Rose + Croix en dépit du soinqu'il prend à le faire croire en accentuant deux lettres de son nom, reproche aux maîtres de l'AMORC d'avoir mis l'accent sur une vie meilleure obtenue par l'enseiment rosicrucien. Oui ou non, l'esprit domine-t-il et organise-t-il le monde de la manifestation et par conséquent le monde terrestre ? S'il en est ainsi, qu'y a-t-il d'étonnantà ce que certains obstacles tombent, soit que notre entendement leur enlève tout intérêt, soit que la nouvelle discipline acceptée donne une plus claire vision de la meilleure conduite à tenir, soit encore que notre esprit derive vers des préoccupations plus hautes ? Le propre d'un certain spiritualisme moderne, fumeux et stérile, est de provoquer un divorce entre la vie spirîtuelle et la vie physique, alors qu'il y a la Vie avec toutes cesmanifestations, non pas antagonistes, mais complémentaires, et qu'il importe de recréer en nous l'Unité en donnant à notre frère Corps la place qui lui est assignée et on assurant à l'Esprit, c'est-à-dire a Dieu en la. personne du Christ, la primauté qui lui revient. C'est cet équilibre queveut réaliser le rosicrucien. D'authentiques Rose + Croix aident les Frères et veillent surleur travail. Il faut en effet distinguer entre les Rose + Croix, adeptes arrivés à l'illumination, maîtres de pouvoirs dont ils ne se servent que pour le bien d'autrui et les rosicruciens qui s'engagent sur la voie et la suivent, mais n'ont pas encore atteint le But.

(*) Cf. Vrais et Faux Rose+Croix, Cahiers Métapsyctoiques, n° 6.

Contrairement à ce que prétend M. Le CouR, il n'y a pas eu scission entre l'Amorc et le Dr Bertholet, de Lausanne à cause des buts pratiques de l'Amorc, mais pour une toute autre raison de doctrine auquel le profane n'a rien à voir.

Et si l'on veut savoir au juste ce que recherche un frerede l'Amorc, il est facile d'énoncer ses désirs : être instruit de la Science du Commencement afin d'ennoblir sespensées et son cœur, d'atteindre la Vérité, pour mieux accomplir son rôle social, être utile et bienfaisant à l'Humanité. Pour cela, il s'instruit, il prie, il médite, il veut comprendre : il recherche l'illumination qui lui permet de mieux savoir pour mieux croire. Son Maître Suprême est le Christ qu'il invoque sans cesse et dont il attend tout, Quant aux sciences spéciales auxquelles se livrent certains rosicruciens qualifiés pour le faire par leur formation précédente et leur complément d'instruction, elles s'intègrent peu à peu, quand le moment est venu, dans la Science Officille sans que celle-ci puisse soupçonner leur origine.

D'ailleurs, pour couper court à toutes les mauvaises fantaisies, un organe paraît présentement et qui s'intitule « Rose+Croix ».

J'ai parlé précédemment de René Guenon dont je regrette, quant à moi, l'influence déprimante qu'il a eue et qu'il garde sur notre génération. Indifférent à l'influence occidentale qu'il renia, à la tradition égyptienne qu'il n'étudia même pas, flottant entre les tendances extrême et proche-orientales, il était moins capable que tout autre de parler des Rose + Croix. Ce n'est ni aux Indes (*), ni en Chine, ni en Chaldée qu'il faut aller pour les connaître ; les Rose+Croix étaient et restent d'obédience chrétienne. Quant à M. Le CouR qui cherche aussi sa voie dans un syncrétisme où l'on trouve toutes les tendances adornées d'une affabulation dans le type Aor-Agni (curieux mélange d'hébreu et de sanscrit, mais quand on se réfère à la langue primordiale, on peut tout se permettre), lui non plus ne saurait parler valablement des Rose + Croix. Ni l'un ni l'autre ne sauraient juger du dehors ce qui ne peut être jugé que du dedans.

(*) Pas même au Thibet. Il parut dans Détective ces temps derniers un article sur de pseudo Rose+Croix dont le Chef serait un arabe prétendu thibétain résidant à La Havane. Ce personnage, en quête de disciple n'a, bien entendu, aucune qualité pour prendre un tel titre et le « Thibet » introduit dans cette affaire est le signe certain de l'imposture.

Les Rosicruciens de l'Amorc désirent que le langage et les conceptions des frères soient unifiées ; aussi obligent-ils tout le monde, même les plus savants d'entre eux, à reprendre le travail au début, car les deux premières épreuves à subir quand on veut entrer dans la Voie étroite sont la patience et l'humilité.

Alors au Néophyte qui acceptera de les suivre, les Rosicruciens peuvent dire valablement :

« PAR LA ROSE, SUR LA CROIX, TU VAINCRAS ! »

Jeanne DumonCeau.

A propos de l'A. M. 0. R.C.

Le rosicrucianisme n'est pas un culte. Depuis sa naissance, il est resté libre de toute affiliation religieuse ou sectaire, laissant à chacun de ses membres la pleine liberté de ses actes en matière religieuse; il ne s'est pas laissé non plus entraîner dans des controverses politiques.

Son but est de lutter contre la superstition, l'ignorance, la crainte, qu'il considère comme les plus grands obstacles à l'évolution de l'homme.

L'usage édicté, et réaffirmé au 17e siècle de « rester cachés cent ans » oblige les rosicruciens à de nouvelles manifestations quand le moment est venu de réapparaître à la surface. C'est ainsi qu'en 1915 sous l'influence d'un initié français, le Dr H. Spencer-Lewis fonda « The ANCIENT MYSTICAL ORDER ROSAE CRUC1S dont il fut, selon la coutume, l'Imperator à vie et qui a son siège à San-José, en Californie.

C'est actuellement un vaste mouvement ayant des groupes es temples fraternels dans tous les pays civilisés. Il est connu sous le nom d'A.M.O.R.C. qui sont les initiales du titre complet tant en anglais qu'en latin (Antiquus Mysticusque OrdoRosae Crucis). Si le siège est à San-José où il existe de vastes bâtiments : bibliothèque, laboratoires et institut de recherchesscientifiques, observatoire, musée d'antiquités égyptiennes et un très beau parc ainsi qu'un sanatorium, la juridiction française beaucoup plus modeste parce que plus récente, n'en est pas moins très active et le nombre des membres européens augmente sans cesse, créant ainsi un vaste réseau dans tous les pays de langue française, y compris les plus lointaines colonies. A tous les « frères et sœurs », il est donné un enseignement philosophique et scientifique comprenant des expériences très intéressantes et rendu personnel non seulement par des monogrphies graduées, mais aussi par les rapports des étudiants envoves à la direction et auxquels il est toujours donné une L'enseignement n'exige aucune formation spéciale préalable et il est donné en plusieurs années. Il comporte diverses epreuves et peut porter l'étudiant aux plus hauts grades, s'il les merite.

En outre, un Comité d'Entr'aide Spirituelle fonctionne pour aider les frères et les sœurs à résoudre les problèmes personnels, et des résultats absolument probants ont été constatés.

Comme le disait déjà le philosophe Roger Bacon, on ne domine les lois naturelles qu'en s'y soumettant. C'est à la connaissance de ces lois, dans le sens très élargi du terme, beaucoup plus élargi que les concepts des facultés rationalistes officielles, que l'étudiant travaille grâce à l'enseignement rosicrucien. Il s'ensuit pour lui une meilleure compréhension de sa propre nature, des rythmes individuels et sociaux et tout naturellement, il devient moins inquiet, plus clairvoyant; ses actes visent à plus d'efficacité. IL EST DONC PLUS HEUREUX, car il a trouvé la vraie voie.

D'ailleurs une brochure La Maîtrise de la Vie, est envoyée gratuitement à toute personne qui en fait la demande à l'A.M.O.R.C, 56, rue Gambetta, à Villeneuve-St-Georges (S.-et-O.) sans aucun engagement de sa part.

Depuis deux années, des conférences ont lieu chaque mois, le premier samedi, ou des sujets très intéressants sont traités par divers orateurs. Ainsi les frères et sœurs rosicruciens peuvent faire connaissance et convier les amis qu'ils jugent dignes à prendre contact avec un grand et beau mouvement : l'A.M.O.R.C.

De plus, il existe un organe de langue française, revue illustrée et trimestrielle, ROSÉ + CROIX, qui contient des articles variés sur tous les sujets considérés ésotériquement. L'abonnement est d'un prix modique (600 frs par an) vu sa belle présentation et l'intérêt qu'elle présente, et peut être souscrit en écrivant aux Editions Rosicruciennes, 56, rue Gamb,etta, à Villeneuve-St-Georges (S. -et-O.).

Quelques conséquences des Lésions du corps Astral

L'occultisme qui passionne de plus en plus les masses,risques'il est mal interprété, de faire dévier les croyances spirituelles au profit de la superstition et de la terreur. Il est bon de rappeler, une fois de plus, combien le mental et le spirituel dépendent du physique.

Une simple lésion du corps Astral suffit à provoquer, chez dessujets rendus ultra-sensibles, des phénomènes assimilables a l'envoûtement ou à la possession. En effet, le corps Astral ou "Corps de désirs », est avide d'émotions et de sensations violentes. De plus, il est en contact permanent avec l'Astral invisible. Ce qui n'offre aucun danger tant que notre « Œuf de

Cristal » n'est perméable que selon notre bon vouloir.

Mais qu'il se produise une fissure dans cette fragile enveloppe, et l'obsession, la suggestion, voire même la folie pourront s'emparer de votre cerveau. L'individu dont la médiumnité inconsciente et non dirigée est constamment sollicitée contre sa volonté, devient la proie des tentations de l'Astral inférieur, dontles habitants parviendront à lui faire exécuter leurs ordres criminels. Comme l'écrivait Curtiss, s'opposant à la peine de mort : << Un criminel endurci que l'on guillotine, devient de ce fait même mille fois plus dangereux que s'il était demeuré prisonnier à vie. Retranché du nombre des vivants en pleine force, au milieu de son activité meurtrière, il désire continuer d'exercer celle-ci, avec une soif de meurtre encore décuplée par la haineque sa mort prématurée lui inspire contre la société ».

Desincarné mais encore attaché à son corps Astral, l'assassin cherchera à assouvir sa soif de crime et de vengeance en obsedant des êtres faibles, susceptibles de lui obéir. D'un corps Astral à l'autre le contact s'établit aisément, surtout si celui du vivant est « lésionné » et rendu plus impressionnable donc réceptif. Ainsi se produisent d'inexplicables « vagues de criminalité », séries de crimes qui ne visent que le meurtre pour lui-même, sans la relative excuse du lucre ou de la vengeance.

Ce qui est vrai pour l'assassin l'est également pour l'ivrogne, l'opiomane ou le sadique. Car les esprits désincarnés, morts sans repentir ni lumière intérieure cherchent désespérément à continuer leur activité sensuelle (la seule qu'ils connaissent ou apprécient), et cela par l'intermédiaire d'un être vivant. Les émotions ressenties par ce dernier sont alors communiquées par son corps Astral à celui du désincarné. Ce dernier, bien qu'il soit dépouillé de son corps physique, est à peine élevé au-dessus du plan terrestre et il continue d'errer, à la recherche d'une prolongation illusoire de ses jouissances ou de ses activités d'antan.

Dans un ordre d'idées moins sinistre, l'obsession peut être exercée par des esprits malicieux, vulgaires ou relativement méchants. L'obsédé ne se mettra pas toujours à boire, à tuer, ni à se droguer ! Mais il pourra être gêné par les idées folles ou perverses que les lésions de son corps Astral l'obligeront d'inhiber, bien malgré lui. Il se croira envoûté, victime d'un sort, ou possédé, parce que les fêlures de son enveloppe Astrale l'empêcheront de s'isoler dans son œuf de cristal, à l'abri des sollicitations perverses ou importunes. Sur ce chapitre les enfants et les adolescents sont particulièrement à surveiller. Les chocs de la formation ou ceux d'une grave maladie peuvent entraîner chez eux un déséquilibre mental et moral dont l'origine demeure la plupart du temps incompréhensible aux parents. Ceux-ci sont parfois responsables de ces désordres. Une hérédité d'alcoolique ou de syphilitique peut entraîner les lésions du corps Astral. Celles-ci sont parfois dues aux émotions de la guerre, qui ont troublé beaucoup de jeunes combattants, ainsi qu'aux bombardements, à de grands chagrins, deuils, déceptions, etc.. Beaucoup d'êtres n'ont connu la médiumnité qu'après une crise ; douleur, maladie ou épreuve, qui les a ébranlés jusqu'au fond d'eux-mêmes et a rendu leur corps Astral plus réceptif.

Ajoutons que les lésions du corps Astral paraissent se transmettre d'une réincarnation à l'autre. L'individu expie ainsi, par rétribution Karmique, les excès qu'il a commis dans une vie précédente et dans les domaines d'ordre passionnel que nous avons énumérés plus haut.

Le fait de cicatriser les lésions du corps Astral ne supprime pas la médiumnité, mais permet de la diriger à bon escient et de demeurer sourd aux entreprises dès malfaiteurs invisibles.

sommes de plus en plus persuadés que le traitement le efficace consiste à traiter la thyroïde. Le bon fonctionnement de celle-ci permet à l'individu de renforcer sa puissance devolonté et de jugement, et de résister aux obsessions qui lent les sujets nerveusement faibles ou déséquilibrés. Il est probable que l'étroite parenté qui relie les endocrines entre elles permet sans doute à la glande thyroïde d'exercer une action équilibrante ou déséquilibrante sur la pinéale ou pituitaire. Celle-ci correspond, ne l'oublions pas, au « 3e œil », celui du front, par où pénètrent la plupart des visions ou impressions de l'Astral invisible. Cet important centre médiumnique est généralement le premier à entrer en fonction, souvent à l'insu du sujet. Si la médiumnité inconsciente offre des dangers, elle doit pourtant être contrôlée et utilisée avec intelligence, sous peine de causer des perturbations dans l'equlibre mental et nerveux.

Elisabeth LaSZLOE.

A quel Saint de vouer ?

Liste établie par le Très Minime Frère Antoine-Augustin

Contre :

Abcès dans la gorge

Affaires désespérées

Agitations nerveuses

Aliénation

Angines

Angoisses

Apoplexie

Asthme

Blessures

Boutons et pustules

Brûlures

Calamités publiques

Cancer

Cas désespérés

Cauchemar

Cécité

Chagrins

Chancres

Choléra

Coliques

Consomption

Contagions

Convulsions

Contusions

Coqueluche

Coups et blessures

Crampes

Dartres

Démons

Douleurs

Dyssenterie

Ecrouelles

Energumènes

Enfer

Enflures

Engelures

Epidémies

Epilepsie

Epizooftes

Recourir à

Saint Albert-le-Carme

Saint Joseph

Saint Guy

Saint Evroult

Saint Biaise

Sainte Quiterie

Saint André Avellin

Saint Goussault

Sainte Aldegonde

Saint Laurent

Saint Jean Porte-Latine

Saint Aignan

Saint Gilles

Saint Stanislas Kotska

Ste Franque, Franche ou France

Saint Christophore

Saint Job, patriarche

Saint Macre

Saint Nicaise

Saint Vulgan

Saint Pantaléon

Sainte Lucie

Saint Corneille

Sainte Amlberge

Saint Nicaise

Sainte Marcienne

Saint Firmin

Saint Antoine

Saint Michel

Saint Loup

Sainte Lucie

Saint Cloud

Saint Mathurin

Saint Patrice

Sainte Bertille

Saint Genès

Saint Rémy

Saint Jean Chrysostome

Saint Antoine de Padoue

Contre :

Erysipeleimmondes Esprits immondes Flevre Folie

Fraciures Frenesie

Furoncles et clous

Gangrene Goitre Gourme

Gravelle Hemorrhagie Hemorrhoïdes Hernies

Hydropisie Idiotisme Imbecilité Impossibitité infirmités

inflammations Influences mauvaises Influences de conscience

insultes

Jalousie

Jaunisse

Jugements injustes Langueurs

Lumbago

Maladies des enfants

Maladies nerveuses

Maladies de poitrine Malefices

Mauvais esprits Maux incurables Melancolie Migraines Nervosités Nevralgies Ophtalmie Oreillons Palpitations de cœur

Paralysie Paresse

Penseesimpures

Petite vérole

Pteuriésies

Recourir à :

Saint Martin

Saint Michel, archange

Saint Valentin

Sainte Radegonde

Saint Germain d'Auxerre

Saint Dragon

Saint Mathurin

Saint Firmin d'Amiens

Saint Marc

Saint Fiacre

Saint Biaise

Saints Cosmes et Damien

Saint Maur

Saint Benoit

Sainte Marthe

Saint Alexandre

Saint Florent (Strasbourg)

Saint Firmin

Saint Menou

Saint. Colomban

Sainte Rita de Lascia

Saint Front

Saint Sylvain, martyr

Saint Michel, archange

Saint Ignace de Loyola

Saint Georges

Les Saints Innocents

Saint Odilon

Saint Nicolas

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Saint Lazare

Saint Laurent

Saint Biaise

Saint Barthé



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