CAHIER II
II. — La Démonstration
Expérimentale delà Télépathie
(suite)
PRÉCISIONS DIVERSES
Il ne sera pas inutile de préciser quelques points d'ordre pratique sur ces
expériences.
A. Participants. —
Nous devons tout d'abord adresser nos remerciements à ceux qui nous ont apporté
l'aide précieuse de leur participation effective. Certains n'ont fait qu'une apparition de météores,
d'autres nous ont consacré une part considérable de leur temps. On ne nous en
voudra pas de les englober dans une même reconnaissance.
Le nombre des participants a son intérêt et sa valeur. Seul, il permet, en
effet, de se rendre compte si les résultats obtenus correspondent à une
extraordinaire performance ou se présentent, au contraire, comme l'effet d'une
série moyenne.
Atteignant pour nos 1.000 premières épreuves, exclusivement réalisées à
Paris, un total de 57 personnes (groupes de province non compris) dont 34
hommes et 23 femmes, notre désir d'obtention de « moyenne » se trouve donc
complètement satisfait
Nous sommes heureux de donner
ci après les noms DE nos collaborateurs :
Liste des personnes ayant participé
aux 1.000 premières
épreuves
de la démonstration expérimentale de la télépathie
par le procédé de la rencontre télépathique
|
HOMMES
|
FEMMES
|
|
MM.
1. — Adam
2. — Adamian
3. — Adaridi à. —
Berger
5. — Bertrand
6. — Bussac
7. — Carayon
8. — Carrère
9. — Cervera
10. — Chevalier
11. — Chomette
12. — Cressac (de)
13. — Darrigrand
14. — Delamare de Mondiaux
15. — Dupuy
16. — Fenestraz
17. — France (de)
18. — Frugier
19. — Garât
20. — Gaudfernau
21. — Guy
22. — Josuat
23. — Langle (de)
24. — Loisillier
25. — Mangin
26. — Muhlthaler
27. — Perrain
28. — Bougeoreille
29. — Saiseau
30. — Lavritch
31. — Tournier
32. — Trintzius
33. — Vaculik
34. — Warcollier
|
Mmes, M"es
1. — Adamian
2. — Bueil (de)
3. — Caillou
4. — Collin
5. — Collin M.
6. - Collin F.
7. — Crouzet
8. — Desmouillères
9. — Favre
10. — Frugier
11. — Jousselin 12.— Garnier
13. — Geoffroy
14. — Gut
15. — Moreau
16. — Muhlberger
17. — Pfeffel (de)
18. — Poyrault
19. — Lavritch
20. — Filières (de)
21. — Tournier
22. — Tschudnowky
23. - Viel
Soit:
34 hommes 23 femmes
57 personnes
|
B. Cartes
employées
Voici comment nous
avons conçu et realise les cartes employées.
Quatre couleurs avaient a priori reçu notre agrément : le
noir et les trois
couleurs fondamentales, jaune, bleu, rouge.
Nous avons ensuite cherché à discerner, pour chacune de ces couleurs, une
idée symbolique simple,
capable de s'imposerl'accidement au
mental des participants.
Après avoir d'abord songé à nous adresser aux données du symbolisme
traditionnel, nous n'avons pas tardé à abandonner ces notions bien trop
complexes pour notre usagenous bornant à dire : noir = nuit ; jaune = lumière ;
bleu= mer, ciel ; rouge = sang, feu.
Partant de ces rudiments, nous nous sommes attachés à imaginer des figures
très simples, complémentaires des idées précédentes, et capables d'éveiller
chez le percipient une sensation de forme rattachée au système général adopté
pour la couleur.
Le camaïeu des représentations des couleurs du blason nous donnait sans
ambiguités la direction où chercher. Nous l'avons adopté en fond de nos
coloris.
On s'est ensuite efforcé de différencier au maximum les desseins de chacun
des groupes de 10 cartes ainsi constituées malgré la précédente règle d'unité,
rendant le problème complexe et contradictoire. Nous avons dans ce but associé
aux idées déjà réservées aux couleurs, les notions successives ci-après :
nuit = étoiles, pointes, triangles, matérialité, terre,
formes : étoile, triangle, lumière == soleil, or, anneaux, univers, mouvement (illusions
d'optique)
formes : cercle, anneau, mer, ciel = horizon, fenêtre, calme, stabilité, construction,
forme : horizontale, carré, feu, sang = danger, toutes formes de sacrifices, inconnu,
forme : croix, croix de St. André. Il nous est en outre apparu judicieux de créer une nouvelle
différenciation dans chaque lot de 10 cartes, en en prenant 5
de champ coloré avec figures blanches et l'inverse poulies 5 autres.
Démonstration expérimentale de la télépathie

Tableau des cartes employées
Enfin nous avons assigné à chaque série de ces 5 cartes
l'une des deux formes générales choisies, en leur donnantun caractère
numérique très net, de 1 à 4 pour 4 d'entre elles, avec pour la cinquième la
même forme générale mais très différenciée des précédentes.
Dans quelle mesure cet ensemble de précautions a-t-il facilité la réussite
de nos expériences ? Il est, bien entendu, impossible de le dire. Toutefois,
grâce aux réflexions faites par divers percipients, nous pouvons affirmer que
chacune de ces règles a, dans un nombre restreint de cas tout au moins,
contribué à obtenir un surcroît de coïncidences.
Lors d'une suite remarquable de rencontres, par exemple, un percipienta
établi qu'il avait, non seulement deviné clairement la couleur, mais encore le
champ blanc ou coloré des cartes. Des équipes sensibles et entraînées
pourraient, pensons-nous, obtenir un rendement énorme sur ce point.
Non moins incontestablement, la forme du dessin n'est pas sans influence
sur les résultats.
Ayant réalisé la moitié des épreuves prévues, nous avons constaté que 3
cartes n'étaient encore jamais «sorties» alors que toutes les autres avaient
obtenu 3 ou 4 rencontres. Après choix d'un nouveau dessein, les cartes furent
changées.
Le jour même de la mise en service une coïncidence fût enregistrée et,
comme on peut s'en rendre compte, (v. Sciences Métapsychiques cahier 1. graphique
N° 9) les nouvelles figures sont, ultérieurement, aussi ou plus largement
sorties que les anciennes.
C Amélioration des expériences. — Le but que nous nous étions assignés : « chercher une méthode
expérimentale simple, à la portée de tous, permettant de mettre clairement en
évidence l'action télépathique », nous paraissant désormais pleinement et
parfaitement atteint, nous n'avons pas pour le moment, l'intention de reprendre
des recherches sous cette forme.
Cependant, il nous serait possible d'indiquer, d'ores et déjà, un certain
nombre de mesures capables d'améliorer dans d'énormes proportions,
croyons-nous, les résultats obtenus par nous dans cette suite d'expériences.
Oûtrel'étude approfondie des ligures employées sur les lames d'expérience dont
il vient d'être question, les améliorations
pourraient porter sur les points suivants :
1) Obtention 'de couleurs très
différenciées.
Le jaune pourrait, sans doute, être avantageusement remplacé par un « or »
jaune brillant, contrastant avec un blanc mat.
Le noir serait par contre mat et non brillant, en opposition avec un argent
brillant uni.
On pourrait même utilement songer, vu les résultats des courbes N° 8, à
supprimer totalement ce coloris.
Un rouge vermillon, vif et chaud, etun bleu de roi éclatant assez clair,
auraient nos suffrages.
Les blancs pourraient, dans les deux cas, être brillants comme nos cartes
actuelles.
On pourrait enfin, concevoir un jeu vert vif, genre Véronèse.
2) Sélection desexpérimentateurs.
Nous avons été amenés sur ce point, à faire de curieuses remarques au cours
de nos essais.
Nous avions invité, à plusieurs séances, de bons voyants, professionnels ou
non, dans l'espoir d'obtenir, avec leur concours, un important surcroît de
réussites.
L'échec de nos prévisions a été total sur ce point.
Par contre, des hommes d'affaires ou autres, ne laissant à priori présumer
aucune faculté psychique spéciale, se sont révélés comme d'excellents agents ou
percipients.
Il nous paraît certain — et nous en avons fait l'expérience, sans toutefois
la répéter systématiquement pour ne pas retirer à nos résultats leur
intéressant caractère de « moyenne » — qu'une sélection appropriée améliorerait
nos chiffres dans de considérables proportions.
3) Conditions expérimentales
optima.
Celles-ci demandent une température douce et moyenne.
Une chaleur excessive et orageuse est très défavorable, (v. courbe N° 1).
Une ambiance calme, sympathique, une lumière modérée, bien diffusée, avecun signal pour le
choix des cartes, régulier, bien frappé, sans trop de bruit, seraient
favorables.
Un métronome très lent, à sonnerie,
serait probablement
excellent.
Il y aurait avantage à disperser les 4 percipients dans la salle et à les isoler table par table pour éviter les influences mutuelles, maintes fois constatées,
Avec toutes ces améliorations, il serait des plus aisé, selon
nous, d'obtenir un coefficient télépathique
D = 100 % ce qui, on en conviendra, serait considérable et de nature
à entrainer de vive force la conviction du plus obtus
des sceptiques,
D. Critique de la Méthode (*)
Tonnant autrefois dans « Le Temps » contre les métapsychistes, le
Professeur Pouchet s'écriait : « Démontrer qu'un cerveau, par une sorte de
gravitation, agit à distance sur un autre cerveau, comme l'aimant sur l'aimant,
le soleil sur les planètes, la terre sur le corps qui tombe, arriver à la
découverte d'une influence, d'une vibration nerveuse se propageant sans
conducteur matériel ! ...
(*) Nous accueillerons avec le
plus grand intérêt toutes les objections ou les critiques que l'on voudra bien
nous faire sur notre « démonstration expérimentale de la télépathie ».
Notre argumentation nous a paru
solide, mais on ne peut évidemment penser à tout. Il se peut que certains
points paraissent douteux ou mal explicités. Nous aimerions qu'on nous le dise.
Nous nous efforcerons, le cas
échéant, soit de réfuter les critiques, si nous en avons les moyens, soit de
préciser certains détails, soit d'envisager de nouvelles expériences tenant
compte des faiblesses éventuelles qui nous guraient été signalées.
Le prodige c'est que ceux qui croient peu ou prou à quelque chose de la
sorte ne semblent même pas, les ignorants, se douter de l'importance, de
l'intérêt, de la nouveauté qu'il y aurait là-dedans et de la révolution que ce
serait pour la science, pour le monde de demain. Mais trouvez-nous donc cela,
bonnes gens ; montrez-nous donc cela et votre nom ira plus haut que celui de
Newton dans l'immortalité et je vous réponds que les Berthelot, les Pasteur vous tireront leur chapeau bien bas ».
Certes nous n'en demandons pas tant bien loin de là. Il nous suffira
d'avoir pour notre « Démonstration Expérimentale de la Télépathie » comblé
largement les vœux du Pr. Pouchet.
N'étant pas candidat à la célébrité de Newton je ne m'étonnerai pas de ne
pas faire graviter vers moi l'enthousiasme universel et de voir critiquer ma
démonstration. Il y eut des critiques avant ; il y en eut pendant ; il serait
bien anormal de n'en point faire surgir après.
Les critiques formulées « avant » étaient de deux sortes : — ou bien
l'échec m'était prédit, c'est-à-dire un résultat avoisinant en plus ou en moins
le chiffre du hasard donc expérience sans valeur probative.
Critique de poids... et j'avouerai sincèrement toutes mesinquiétudes quand,
au début de nos recherches, quelques mauvais essais infléchissaient
dangereusement mes courbes.
Mais, incontestablement, les expériences ont réussi au delà de toute
espérance et cette critique tombe d'elle-même, — ou bien des critiques variées,
sans grande consistance, m'étaient faites par des personnes ne s'étant donné
aucune peine pour assimiler l'économie du système. Pour elles, je m'efforçais
de clarifier une seconde fois mes explications, puis, en cas d'échec,
j'abandonnais, comme j'abandonnerai demain sans vergogne dans des circonstances
analogues. Pendant les essais, les critiques ont surtout porté sur les
possibilités d'amélioration de ces expériences.
Ilme
paraît— je l'ai dit— tout à fait possible d'améliorer nos performances. Cela
pourra être le souci de demain. Mais nous avions à l'essai une technique à
laquelle il avait été longuement réfléchi et qui avait nécessité un travail
matériel important.
Il ne pouvait être question de la modifier en cours d'expérimentation ;
cela eût été aller à l'encontre de toutes les règles les plus saines de la
recherche.
Je m'excuse donc, après coup, de mon entêtement systématique, peut-être
jugé trop sévèrement par quelques personnes bien intentionnées.
Je n'en ai cependant aucun regret, l'examen rétrospectif des faits n'étant
point toujours favorable aux critiques formulées.
Que seront-donc les objections de demain ? (*) Evidemment, je les ignore car je me serais efforcé, des le premier jour,
d'y parer.
Ne les attendonsdonc pas et, comme après une manœuvre militaire,
essayons de faire ensemble « la critique » des opérations.
Pour la première fois nous avons introduit, avec succès et avec une
certaine ampleur, le calcul des probabilités dans les sciences métapsychiques.
Est-ce logique ?
(*) Nous recevrons avec reconnaissance toutes les critiques
pertinentes que l'on voudra bien nous adresser.
Nous ne manquerons pas de les exposer en toute
objectivité dans un prochain numéro. Nous nous efforcerons, bien entendu, de
les réfuter si possible.
Nous demandons seulement à nos correspondants éventuels
de nous les faire de façon précise en condensant leur pensée autant que faire
se pourra.
Naturellement nous demanderons aux personnes
désireuses de nous faire des objections de s'être bien pénétrées au préalable
de notre processus expérimental.
Incontestablement, de nombreux chercheurs ont, avant nous, mis surpieds de semblables
essais fondés sur les lois du hasard. D'où vient donc notre prétention nouvelle
d'avoir l'ait franchir une étape à la connaissance humaine ?...
Exactement de ceci : ou bien nos prédécesseurs, soucieux de présenter dans
leurs résultats une « moyenne », opéraient avec un groupe de personnes
important, et leurs chiffres, atteignant péniblement 10 %, étaient assez
maigres etpeu probants ; ou, avec un petit nombre de sujets doués ou d'expériences,
ils obtenaient des pourcentages élevés niais prêtant le flanc à toutes sortes
de fâcheuses critiques... Notre seul mérite est d'avoir pu réaliser un
pourcentage élevé (42 % de moyenne) de résultats favorables avec un grand
nombre d'expériences et de participants.
Quant à la valeur propre du calcul des probabilités dans ce domaine,
peut-être n'est-il pas inutile de rappeler quelques notions simples sur ce
sujet. M. Bachelier, quia publié un important ouvrage de vulgarisation sur ces
questions, écrit : «Le calcul des probabilités qui n'est pas ce qu'il y a de
plus difficile
dans la science est peut-être cequi est compris par le moins de
gens et comme il ne présente rien qui soit visible ni tangible, comme il
conserve pour beaucoup quelque chose de mystérieux, ses conclusions ne sont
souvent accueillies qu'avec un profond scepticisme ».
On ne saurait dire en moins de mots la réserve injustifiée mais
significative avec laquelle est considérée cette partie des mathématiques dans
le grand public.
Quoique « l'idée de probabilité semble en contradiction complète avec
l'idée essentielle de la science exacte », il n'en va pas de même parmi les
chercheurs. Pour n'en donner qu'un exemple classique, les lois de la sociologie
sont toutes basées sur ce calcul.
Enfin je me permets de citer un texte de Laplacequi s'applique trop parfaitement à notre
objet pour qu'il nous soit permis de le laisser dans l'oubli.
« L'esprit a ses illusions comme le sens de la vue et, de meme que le
toucher corrige celle-ci, la réflexion et le calcul corrigent les premières.
Nos passions, nos préjugés et les opinions dominantes, en exagérant les
probabilités qui leur sont favorables et enatténuant les probabilités contraires sont
des sources abondantes d'illusions dangereuses. Cette impression vive que nous
recevons de la présence des événements et qui nous laisse à peine remarquer les
événements contraires observés par d'autres, est une cause principale d'erreur
dont on ne peut trop se garantir. On ne réfléchit point au grand nombre de
coïncidences qui n'ont fait aucune impression et que l'on ignore. Cependant il
est nécessaire de les connaître pour apprécier la probabilité des causes
auxquelles on attribue ces coïncidences ».
Ne croirait-on pas ces quelques lignes écrites spécialement en prologue
pour nos travaux essentiellement basés,par ailleurs, sur la loi de Bernouilli
voulant « qu'à la longue les événements se produisent proportionnellement à
leur probabilité ».
L'objection de logique écartée, demandons-nous : est-ce légitime ?
H. Bergson nous fournira la réponse : « Je suis porté à croire, dit-il, à
la télépathie, de même que je crois, par exemple, à la défaite de
l'Invincible Armada. Ce n'est pas la certitude
mathématique que me donne la démonstration du théorème de Pythagore ; ce
n'estpasla certitude
physique ou je suis de la vérité de la loi de la chute desdorps ; c'est du moins toute
la certitude qu'on obtient en matière historique ou judiciaire. »
Comme l'observe, en effet, l'illustre philosophe, les expériences de salon,
aisément réalisables sur la télépathie provoquée, peuvent après quelques essais
donner la « certitude judiciaire » de la chose, encore que l'on puisse assez
bien expliquer par un hasard la détection entre deux personnes, d'un cercle,
d'un triangle ou d'une croix.
Nos expériences, nos calculs à nous sont beaucoup plus brutaux. 42% de
résultats supplémentaires, inattendus. Impossible de se dérober... C'est la
télépathie ou autre chose... mais quoi?... 42%. L'esprit le plus subtil ne peut
ergoter...42. Cela pourrait être aussi bien d'ailleurs 25, 30 ou 50, la
question resterait entière.
Eh bien,la légitimité de nos essais apparaît dès lors clairement puisqu'ils
nous permettent cette fois, d'obtenir enfin « la certitude mathématique » dans
le domaine nébuleux de la té_ lépathie.
En troisième lieu peut se poser la question : est-ce précis ?
Nous prétendons en somme avoir constitué, grâce à notre méthode, une sorte
d'instrument de contrôle implicite des qualités télépathiques.
Dans quelle mesure nos résultats sont-ils exacts et généraux ?....
Wolf, matérialisant le problème dit de « l'aiguille de Buffon » est arrivé
par l'expérience et le calcul des probabilités à obtenir à l/100me, près le nombre pi.
Quelle peut être la précision de nos résultats, aucun repère ne nous permet
de le dire. Elle n'est certainement pas de l'ordre de celle de Wolf mais étant
donnée l'importance relative du nombre des épreuves effectuées; nous pensons
bien dans les deux séries d'analyses faites, avoir obtenu des résultats valables
à l/10me près.
Cela paraît déjà fort convenable.
Quelles autres critiques pourra-t-on encore opposer à nos expériences ?...
Probablement, nous parlera-t-on de la fraude. Elle peut avoir deux
origines. Examinons-les.
D'abord la mienne. C'est la plus vraisemblable. Prévoyant l'objection, j'ai
pris soin de rédiger à l'encre mes fiches-procès-verbaux et de les faire signer
par tontes les personnes présentes dès la fin de la séance. Cette double
garantie est, je crois, suffisante.
Ensuite les participants. Là aussi, la sincérité des résultats se justifie
par la quantité des participants, d'autant mieux que si quelques essais heureux
en rencontres se sont produits, jamais les performances réalisées n'ont été
suffisantes pour nécessiter de les imputer soit à des qualités sensationnelles,
soit à des fraudes des expérimentateurs.
En outre l'objection fraude sera catégoriquement écartée, si l'on sait que
:
1) J'ai évité, dans toute la
mesure du possible, de prendre part personnellement aux expériences, me bornant
à en assurer la direction.
2) Les participants différents
et ne se connaissant souvent pas lors des diverses séances étaient changés ou
déplacés presqu'à chaque expérience (près de 100).
3) Les signaux des épreuves, toujours les mêmes,
étaient ma prérogative
habituelle.
4) Agents et percipients,
assez loin les uns des autres, se tournaient le dos ; condition éminemment
défavorable pour tricher.
5) Enfin nous pouvons nous porter garant qu'à aucun moment une telle idée
n'a effleuré aucun des 57 participants dont les noms sont publiés ci-dessus.
6) Les expériences peuvent
être reprises à volonté.
Peut-être reste-t-il une dernière chose, le nombre insuffisant de nos
expériences.
Pour 2.000 épreuves, pourra-t-on nous dire, le résultat aurait été bien
différent que pour nos 1.000 épreuves...
On peut le dire... et l'argument avait son poids au bout de 2 à 300 épreuves.
Il n'en a plus beaucoup désormais, à la fin de nos 1.000 épreuves, où
l'allure nette et remarquable de nos graphiques permet sans grand risque et
sans audace intellectuelle, d'envisager la plus large interpolation.
Bien entendu, si des objections sérieuses,
imprévues, nous sont faites, nous en tiendrons le plus grand compte.
Réciproquement, si notre démonstration de
l'existence de la télépathie parait exacte et judicieuse, nous aimerions
également que l'on en tint non moins grand compte pour en tirer toutes les
immenses conséquences que la chose comporte, tant au point de vue pratique que
du point de vue théorique et philosophique.
(à suivre)
B.
de Cressac
Ing. E.C.P.
Radiesthésie et Téléradiesthésie
__________
Radiesthésie
__________
N.D.L.R. —
D'une manière générale tous les articles paraissant dans << Sciences
Métapsychiqaes » sont publiés
sous la seule
responsabilité des auteurs .
En particulier les articles techniques, concernant des hypothèses
scientifiques, des essais ou des expériences qui n'auraient pas été réalisés
dans le cadre et sous la garantie du Comité Technique des Etudes de l'A.F.E.M.,
ne sauraient malgré leur intérêt réel ou apparent, engager en quoi que ce soit
notre publication.
Nos lecteurs sont invités à vérifier les renseignements ainsi fournis et à
nous faire part de leurs contrôles.
Une telle façon de faire est en effet, susceptible de permettre de très
fructueux recoupements à tous les chercheurs.
I — Généralités
Tout corps émet des radiations électro-magnétiques qui impressionnent le
système nerveux. En face de ces ondes, notre corps joue assez exactement le
rôle de témoin enregistreur, ou mieux, d'appareil récepteur de T.S.F. et les
mouvements de la baguette ou du pendule ne sont que les appareils enregistreurs
et les amplificateurs, sortes de sismographes des réflexes musculaires produits
par ce qu'on pourrait appeler le passage du courant.
La majorité des tempéraments est sensible à ces radiations des corps, mais
1) cette sensibilité est
variable selon les individus,
2) elle s'augmente par
l'exercice : d'où nécessité d'exercices méthodiques et progressifs constituant
l'éducation du sens radiesthésique,
3) elle ne peut donner les
renseignements sûrs et précis que nous attendons d'elle que si les expériences
sont conduites en suivant les règles techniques déduites des expériences et que
l'on peut appeler les lois de la science radiesthésique.
Conditions de succès :
1°) Pendule : si possible sphérique ou avec pointe, en matiereneutre de préférence
(bois, bille, terre,verre...), d'un poids
de 30 à 50 grs, avec fil de 20 à 25 cms enroulé sur un baton-
2°) Réglage de la longueur du fil pour chaque corps (voir p.20).
3°) Source lumineuse : lumière solaire du lever au coucher (inopérante
avant lever et après coucher).
lumière artificielle, en se méfiant d'une lumière électrique trop proche
ou trop intense.
4°) Position des membres : éviter le contact des parties gauche et droite
du corps (2 mains, 2 pieds, jambes croisées), Ce qui produit un court-circuit
entre les deux pôles.
5°) Faire les expériences sans précipitation et avec attention soutenue,
mais en évitant l'auto-suggestion.
6°) Se désimprégner de toutes radiations parasitaires en se frottant les
mains pour établir un court-circuit.
7°) Pousser à fond l'examen des échecs pour en découvrir les causes.
Elles peuvent être dues, en dehors de l'inobservance des règles précédentes
:
a) à l'état physique de
l'opérateur ; fatigue, absorption de certains excitants (café) ou de certains
médicaments.
b) au fading (cause inconnue)
c) à des phénomènes
atmosphériques (notamment orage)
d) au manque d'imprégnation du
corps cherché, ou, au contraire manque de désimprégnation de corps étrangers
(notamment du corps touché auparavant)
e) à l'oubli de cette règle
que : les expériences ne peuvent se réaliser avec certitude que toutes
conditions restant égales, ce qui peut s'étendre à : la constitution du pendule
(nature et poids), la longueur du fil, la constitution du corps, l'heure,
l'orientation, l'opérateur, la position du soleil par rapport à l'objet, la
personne de l'opérateur (état physique, alimentation,...) et à toute autre
condition non connue pouvant influer sur les ondes ou les réactions
corporelles.
f) à la présence d'écrans trop
rapprochés de l'objet cherché : par exemple, le cuir, le verre, le mica,
peut-être le papier
dans certains cas. Les radiations corporelles sont arrêtées par portefeuille,
ceinture...; une plaque de verre sur papier, plan, photo empêche les
expériences, etc..
D'où, tant que les lois de la radiesthésie ne seront pas plus connues, un
échec est possible à toute
expérience.
Note importante :
Bien remarquer que s'il y a des lois générales delà radiesthésie, il y a aussi des règles
relatives à chaque individu, les réactions nerveuses étant variables pour
chacun (ce qui se marque notamment pour les particularités de chaque corps :
sens de giration et nombre de tours du pendule.
D'où :
1) nécessité de tâtonnements
et d'inscription de toute expérience personnelle,
2) Ne pas s'imaginer pouvoir
réaliser tout ce que l'on trouve dans les livres de radiesthésie, ou au moins
de la même manière.
3) Ne pas bâtir les règles
générales, absolues, sur des expériences personnelles qui peuvent n'être que relatives.
4) Aller toujours du connu à
l'inconnu : s'appuyer sur des expériences faites, avec résultat sûr, pour en
essayer d'autres et tirer des
conclusions générales.
II — Radiations des corps et mouvements pendulaires
Chaque corps est entouré d'un champ radiesthésique,. semblable au champ
lumineux ou calorique autour dune lumière. Dans ce champ qui n'est pas
homogène, on peut distinguer :
a) radiations générales dans
toutes les directions. La sphère de radiation est variable selon la nature des
corps, et probablement la masse.
b) radiations spéciales :
Rayons solaires : rayons existants entre le soleil (et tout foyer
lumineux) et le corps cherché ;
Rayons fondamentaux : rayon dirigé vers une certaine direction,
différente pour chaque corps (Fer : N-S ; Or, aluminium : E-0 ; craie : N-E,
S-O, etc.) ;
Rayon mental reliant le corps cherché et le cerveau du
sourcier ;
Rayon d'union: reliant chaque corps avec corps exactement semblable (ce rayon est coupé : au milieu si les 2 corps
ont même masse, à distance proportionnelle aux deux masses
en cas contraire).
On peut encore créer un rayon entre chaque corps et un
aimant.
Comment se fait la réception des radiations :
a) radiations générales :
— si l'objet est
proche : soit tenir de la main droite (sauf pour les gauchers) le pendule
au-dessus de l'objet, soit etendre l'index gauche au-dessus de l'objet ou le
toucher ;
— si l'objet est éloigné :
étendre l'index gauche en antenne sur
l'objet.
b) rayon solaire ou
fondamental :
Tenir un corps identique au corps cherché (corps témoin voir plus loin) et
traverser en faisant osciller le pendule :
— pour le rayon solaire : le
plan reliant le corps au soleil ;
— pour le rayon fondamental :
le plan reliant le corps a la direction particulière au corps.
Mouvements du pendule :
Giration : 1) sens d'aiguille d'une montre : positif (mouvements se
produisant au moment de captation d'onde ;
2) sens inverse : négatif.
Oscillations : 1) d'avant en arrière (oscillation générale se produisant en
l'absence de captation d'onde) ;
2) autre sens : oscillation spéciale produite par le rayon fondamental
spécial à chaque corps (pour les corps inanimés), un le rayon solaire (pour les
corps vivants).
Le pendule tenu en main sans réception d'onde oscille d'avant en arrière en
mouvement perpétuel (après un peu de pratique du moins) ; il gire lorsqu'on
reçoit une radiation.
Comment faire de la sélection :
Comme un appareil de T. S. F., le système nerveux peut se rendre insensible
à toute autre onde que l'onde cherchée : pour cela il se met « en longueur
d'onde » du corps cherché, par le moyen d'un corps identique à celui que l'on
cherche ce qu'on appelle un corps témoin ou « syntonisateur ».
Cinq moyens : (Remarquer que tous ces moyens ne conviennent peut-être pas,
ou au moins également, à tous les opérateurs ; choisir donc celui qui, après
expérience, vous convient).
1) Tenir ce corps entre les doigts tenant le pendule ;
2) mettre ce corps dans un
pendule creux ;
3) tenir ou toucher ce corps
de la main gauche ;
4) toucher ce corps quelques
secondes afin d'en rester imprégné (ce qu'on appelle « rémanence » ;
5) le faire toucher quelques
instants par le pendule.
Par ces moyens le pendule ne joue plus que sur le corps correspondant.
(Noter que, parle 5mc moyen, le pendule exécute des girations inverses sur le
témoin et le corps cherché). Pour se désimprégner ensuite, toucher l'autre
main, se frotter les mains ou tremper le doigt dans l'eau.
Quand on est très sensible, on peut garder la rémanence de plusieurs
témoins à la fois (1 pour chaque doigt) et rechercher ainsi plusieurs objets
différents, selon le doigt chercheur tendu en antenne.
Pour les êtres vivants le témoin peut être : un corps ayant appartenu à
l'organisme (cheveu par exemple) — un objet ayant touche le corps (moins sûr) —
un papier ayant été touché et sur lequel restent les empreintes digitales
(lettre par exemple) ; mais il semble que ces empreintes perdent leur vigueur
avec le temps.
III
— Exercices (*)
(*) J'insiste pour que l'on ne
fasse aucune expérience sans avoir passé par ces exercices pendant assez
longtemps ! on s'expose à des erreurs-lamentables (dont on rendrait responsable, évidemment, la radiesthésie).
La meilleure manière de développer un muscle c'est de lui imposer des
exercices progressifs et réguliers.
1°) Exercice sur l'électricité :
a) Commencer par s'exercer sur
l'électricité ou une bougie allumée. Faire osciller le pendule sur la lampe, et
dérouler lentement le fil : au « point d'accrochage, qui, est, pour
l'électricité, à une longueur de fil de 8 à 10 cms, le pendule passera de
l'oscillation à la giration. Ne pas se décourager en cas d'échec : au bout de
quelques séances le pendule finit habituellement par tourner, et, avec
l'habitude, l'accrochage se l'ait trés vite. "Le pendule est réglé
correctement quand, après une secousse du poignet, le mouvement de giration se transforme
en oscillation ; si la secousse est suivie d'une giration le réglage est à
modifier.
b) Mesurer la zone d'influence
de la lampe.
1. — S'éloigner jusqu'à ce que le pendule oscille, ce qui indique la limite
horizontale de la zone d'influence ; mesurer cette zone circulaire.
Revenir à la lampe et reprendre lentement le parcours : des changements de
sens de giration du pendule indiqueront trois subdivisions distinctes et
égales.
2. — Faire cette même
prospection dans le plan vertical : mesurer la limite d'influence en hauteur,
puis, restant à cette-hauteur limite, mesurer la distance maximum d'influence
en largeur : cette largeur est plus étendue qu'en dessous, ce qui montre que la
zone d'influence a la forme conique.
c) Après cette prospection de
près, procéder à la prospection à distance : se placer plus loin que la limite
d'influence constatée, et étendre la main gauche vers le corps en antenne puis
faire l'expérience de plus loin jusqu'à la distance où, le rayon n'étant plus
perçu, le pendule ne réagit plus.
2") Exercices sur des
corps différents :
Essayer les réactions du pendille sur des corps différents, et noter ses
mouvements. Habituellement il exécute un certain nombre de mouvements
successifs, qui est invariable pour chaque corps et qu'on appelle chiffre de
séries, La succession en est girations, oscillations, girations inverses,
oscillations, etc.. Ce chiffre permettra de reconnaître chaque corps, une fois
le chiffre de série connu. Pour moi, la formule est :
X girations négatives
+ 2X oscillations -|- X
girations positives et la
série reprend.
(En passant de la giration à l'oscillation et vice-versa, le pendule décrit
des ellipses qui sont des mouvements de transition qui doivent être comptés
comme oscillations ou rotations).
3°) Exercices avec
témoins :
Opérer ensuite avec témoin. Placer divers corps sur une table et en rechercher
un à l'aide d'un témoin. Puis chercher un objet caché dans la pièce par le bras
et l'index tendus en antenne. Si l'on cherche plusieurs objets successifs,
veiller à se bien désimprégner.
4°) Exercices à l'aide du rayon fondamental ou solaire :
Poser un corps à un endroit ('sur une table ou au milieu d'un terrain),
puis, s'étant mis en longueur d'onde de ce corps (par un des procédés vus page
20) faire osciller le pendule autour de ce corps : si la prospection se fait
tout près (table) en déplaçant la main tenant le pendule autour du corps, si
elle se fait plus loin (terrain) en marchant autour. Le pendule girera
lorsqu'il traversera le plan de chacun des rayons : solaire et fondamental,
c'est-à-dire, qu'il girera quatre fois dans le tour complet, aux deux côtés de
chaque rayon.
a) Pour le rayon solaire le
pendule girera dans un sens en passant entre le soleil et l'objet, et dans
l'autre sens lorsque l'objet se trouvera à l'opposé, entre l'opérateur et le
soleil, c'est-à-dire dans le prolongement du rayon solaire.
b) Pour le rayon fondamental
la giration s'effectue dans le même sens des 2 côtés (Remarquer qu'il semble
que c'est ce procédé qu'utilise, avec son seul instinct, le pigeon voyageur
accordé sur le lieu
d'où il vient).
c) On peut trouver également
le rayon fondamental d'une autre manière : il se manifeste, après plusieurs
successions de series, sur le corps ou à l'aide du doigt en antenne, par un
mouvement oscillatoire continu
dans le sens de ce rayon ;
on peut précipiter l'apparition de
ce mouvement en interrompant la
succession de la série par une secousse du poignet.
C'est ainsi qu'avec un objet en fer, on trouve la direction N. S. (Ensuite,
on peut reconnaître le Nord du Sud ; marcher dans la direction indiquée en
faisant osciller le pendule : dans la direction Nord, il girera négatif, dans
la direction Sud, il girera positif.
d) Quant au rayon solaire il
se manifeste de cette même manière sur tout corps vivant (qui n'ont pas de
rayon fondamental). C'est le principe de ma découverte de l'heure, par le
pendule, avec établissement de cadran solaire, (voir p. 25-27), et, par
corollaire, leprincipe du discernement entre êtres doués de vie ou non (p. 27).
Résumé
En général, travailler toujours avec, l'aide d'un corps témoin, ce qui
élimine les radiations étrangères à l'objet cherché.
Procéder ainsi : 1) Recherches.
a) se mettre en longueur d'onde du corps cherché, en le
touchant ou le tenant actuellement avec le pendule, ou par rémanence (corps touché quelques
instants par l'index ou le pendule) (procédés vus
page 20).
b) chercher la longueur de fil
correspondant à ce corps, en faisant osciller le pendule au-dessus, et
déroulant le fil jusqu'à ce que se produisent les girations (voir page 20).
c) faire osciller le pendule
ainsi accordé, et effectuer les recherches en le déplaçant ou en déplaçant
l'index gauche en antenne. Lorsque le pendule passera des oscillations aux
girations, ce sera le signe normal (sauf cause' d'erreur) de découverte de
l'objet.
2) Confirmation.
a) éviter l'effet toujours
possible de l'auto-suggestion, en freinant le pendule par contraction des
muscles du bras droit et laissant repartir (s'il ne tourne plus, c'est qu'il y
a erreur).
b) laisser se développer
ensuite la série des mouvements, pour constater si elle est conforme à la série
déjà expérimentée de l'objet (Ex. : Pour moi, voici les mouvements sur le fer :
12 girations négatives, 24 oscillations d'avant en arrière, 12 girations
positives, et parfois reprise de ces divers mouvements (sauf si je freine) pour
terminer par un mouvement définitif d'oscillation en sens N.S. (rayon
fondamental du fer).
c) on peut chercher une autre
confirmation, en utilisant :
1 — le rayon solaire : faire
osciller le pendule en tournant autour de l'objet : il girera en coupant le
plan entre l'objet cherché et le soleil.
2 — le rayon fondamental :
même procédé.
Comment voir si on a du fluide :
Par soi-même :
Certainement pas comme l'ont les profanes en essayant un pendule quelconque
(sinon même une montre au bout de sa chaîne) de but en blanc sur n'importe quel
objet, mais en faisant l'expérience de la page 20 avec un pendule normal (voir
page 19). Les résultats obtenus dans d'autres conditions ne prouvent rien : les
mouvements divers du pendule ne prouvent pas plus que l'on possède du fluide,
que son immobilité ne prouve que l'on en est dépourvu.
Par un radiesthésiste :
1°) Mettre la main sur l'épaule gauche d'un radiesthésiste opérant avec son
pendule. Si le pendule continue à tourner c'est que l'on a du fluide (et la
force de rotation est proportionnelle à ce fluide) ; si le pendule s'arrête,
c'est que l'on en est est dépourvu (le fluide du radiesthésiste s'échappant en
terre par ce « fil à terre »).
2°) Se placer en face d'un radiesthésiste tenant son pendule et dirigeant
son index gauche vers soi. Si l'on n'a aucun fluide, ce qui est assez rare, le
pendule ne tourne pas.
S'il tourne, s'éloigner progressivement de l'opérateur, et s'arrêter au
moment où le pendule cesse de tourner : mesurer
alors sa force de fluide d'après la distance entre l'opérateur et soi ; le maximum
paraît être mètres.
IV — Ce que le pendule peut indiquer
Une énumération de quelques réalisations actuelles : 1) la présence et la
position des corps inertes
où des personnes,
2) constitution et état des
corps (chimie, médecine, culture).
3) Accord entre deux corps (radiesthésie médicale et agricole).
4) Certaines directions (à
l'aide du rayon fondamental ou du rayon solaire).
5) La masse du corps trouvé
ainsi que son éloignement (débit d'une source).
Et l'avenir permettra probablement
d'autres réalisations.
1° Recherche des corps :
Les premiers essais ont été faits sur l'eau. Le pendule ou la baguette
indique, avec un peu d'habitude, non seulement la présence d'une source d'eau,
mais son débit, sa profondeur, le sens du courant etc..
Tous objets peuvent être recherchés, à l'aide d'un corps témoin, soit par
le procède du doigt en antenne, soit par le rayon fondamental ou solaire, soit
en usant de ces divers moyens pour établir des lignes se coupant. La
connaissance du chiffre de série, et son rayon fondamental (certains disent : à
sa polarité, c'est-à-dire au sens des girations pendulaires produites).
2°) Constitution et état des corps.
Parfois, après un chiffre de séries en succédera un autre. Ce deuxième
chiffre indiquera une caractéristique accessoire du corps, on décèlera un corps
étranger : eau savonneuse, eau calcaire. Quelquefois, par contre, le chiffre
unique sera une addition ou une moyenne de deux chiffres, ce qui pourra indiquer
la force d'un mélange : lait, vin additionné d'eau qui sera marqué par un
chiffre intermédiaire entre eau et vin ou lait pur.
Pour les corps vivants, le pendule
partiè malade du corps ou d'un 1) constate leur étatvégétal
(vie ou mort
leur sexe 2) exprime par une succession
de chiffres de séries, les
caractéristiques du corps humain :
tempérament, vitalité, état nerveux, âge (?), etc..
3°) Accord entre
deux corps :
Application de la loi de résonnance : le pendule tourne du même sens sur
deux corps accordés, il tourne en sens inverse si les deux corps ne se
conviennent pas. Cette loi s'applique d'une manière particulièrement
intéressante en radiesthésie médicale ou agricole.
1) Alimentation et médicaments :.
Régler le pendule sur la main gauche et après l'avoir ramené à l'immobilité
ou à l'oscillation, le présenter sur l'aliment ou le médicament. S'il tourne
dans le même sens que sur la main, il y a « accord », s'il tourne en sens
contraire il y a « désaccord ». Dans le 1ercas l'aliment convient, dans le 2e cas il est nuisible. Si le
pendule oscille il y a indifférence ou excès de quantité. 2) Plantes :
On jugera de même de l'accord entre une plante ou une graine, et une terre,
ou de l'engrais. On situera aussi l'arbre, la branche, la lige sur lesquels ont
été cueillis une fleur, une feuille, etc..
Le résultat est encore plus concluant en utilisant le plan solaire passant
entre la plante et le soleil.
4° Direction.
- Utilisation du
rayon fondamental et du rayon
solaire.
1) Rayon fondamental :
S'il peut servir à repérer un objet caché (exercice page 23), il peut
servir, à l'inverse, à trouver la direction du rayon particulier du corps,
soit par la traversée du plan reliant le corps et la direction de son
rayon,
soit par le mouvement
oscillatoire
terminant lasérie du corps qui
indique le sens du rayon. 2)
Rayonsalaire :
S'il peut, de même, servir à repérer un objet caché (mais uniquement par la
traversée du plan), il peut aussi servir à trouver la direction du soleil :
— à l'aide d'un corps inanimé, en traversant le plan reliant cet objet au
soleil
— à l'aide d'un
corps vivant par le
mouvement oscillatoiresuccessif aux
mouvements giratoires. (Ce
mouvement, pour les corps vivants, n'indique
pas le rayon Fondamental,
qu'ils ne semblent pas avoir, mais le rayon solaire).
Donc prendre en témoin, une
feuille ou une partie
de
plante, ou un noyau vivant.
On peut s'en passer
en utilisant
son propre rayon solaire :
faire toucher le pouce et l'index de la
main gauche. Puis faire
tourner le pendule violemment dans
le sens inverse des
aiguilles d'une montre ; le pendule réagira
immédiatement et dirigera progressivement ses oscillations
vers le soleil. Pour confirmation, faire la même expérience en
faisant girer le pendule de
l'autre côté, puis en
changeant la
position du corps.
De cette manière on peut se constituer un cadran solaire ets'en servir pour connaître l'heure. (Mais, les positions du soleil
changeant selon les dates, ce cadran ne donnera de précision d'heure que-pour
une période maxima de 15 jours).
V
— Recherches sur les êtres vivants A) L'homme (*)
(*) Ne se lancer dans les
expériences de radiesthésie médicale qu'api es une longue pratique très sure et
l'utilisation prolongées des exercices de la page 20.
1°) La série humaine :
Voici d'abord les indications que le pendule doit donner normalement sur
chaque personne, sous forme d'une succession de chiffres :
a) le chiffre de l'espèce
humaine : 30
b) le chiffre individuel, invariable, indiquant la constitution du
corps (de 1 à 15)
c) la vigueur: de 7 à 15 sur les sujets en bonne
santé.
de 16 à 30 ,, ,, malades.
d)la vitalité : de 50 ( très belle vitalité) à 570(morts).
Pour ma part je n'utilise que ce chiffre. Il varie au cours de la journée,
avant et après les repas etc. et permet de se rendre compte de son état de
fatigue.
En tenant le pendule entre le médius (au lieu de l'index) et le pouce, le
chiffre est divisé par 10, ce qui est plus rapide.,
e) état nerveux et cérébral.
2° Polarité.
1. — Le sens des girations est
différent selon le côté du corps, un côté du corps étant négatif et l'autre
positif, et de même pour chaque membre.
Ainsi les girations sont différentes du côté gauche, et, pour chaque côté,
par devant et par derrière ; de même sur la paume et sur le dos de chaque main,
etc ...
(C'est pourquoi le contact de partie gauche et droite du corps établit
court-circuit empêchant toute expérience).
2. — Le sens est également
inverse pour le sexe masculin et le sexe féminin.
3° Etat des organes.
En désignant de l'index gauche chaque partie du corps, on trouve le chiffre
de chaque organe ainsi que son état, le pendule ne se comportant pas de la même
manière devant un affaiblissement de vitalité, tandis que la giration inverse de
la giration générale sur le côté du corps où se trouve l'organe, indique une
perturbation plus grave ; le chiffre varie également selon l'état.
4° Sélection.
Sélection des médicaments, des aliments correspondant à chaque personne et
à chaque moment.
D'après la loi de résonnance, le pendule gire du même sens sur médicaments
et aliments qui conviennent à l'organisme. Accorder donc le pendule sur sa main
ou sur l'organe envisagé et voir la réaction du pendule : giration dans le même
sens indique accord, oscillation indifférence ou trop grande quantité, giration
inverse indique nocuité
On peut doser ainsi les gouttes d'un médicament ou le nombre de cachets à
absorber à un moment donné, ou
savoir
ce que l'on peut absorber pour
répondre à sa faim et sanscrainte d'indigestion.
B. Radiesthésie agricole,
Les mêmes principes dominent la question delà radiesthesie agricole.
1 ) Le pendule gire à
droite pour une plante
en bonne sante, oscille si elle se
porte mal, gire à
gauche si elle est
morte.
Il indique également les
parties de la plante malade, les parties d'écorcesou de tige contusionnées et
jusqu'où monte la seve dans une branche malade.
2) Selon la loi de résonnance, le pendule tourne dans lemème sens : a} sur
une plante et la terre lui convenant, b) sur une plante et l'engrais utile
(avec indication précise pour la quantité).
3) Selon la loi des
semblables, on peut reconnaître une plante à l'aide de témoins ( plante ou
graine).
4) A l'aide du rayon solaire
on peut reconnaître sur quelle plante et quelle branche une feuille, une fleur, un fruit a
été
cueilli : le tenant dans la main gauche, marcher en lançant le pendule : il
girera entre la plante et le soleil, ou dans la prolongation de ce rayon solaire
(l'opérateur se trouvant
entre
plante et soleil; dans ce cas giration en sens inverse).
5) On doit pouvoir
sélectionner les bonnes graines desmauvaises. J'étais en recherche, et attendais le
résultat des semences faites : ce résultat s'étant révélé un échec marquant par
la preuve de l'inexistence du
principe que j'avais cru trouver, je
dus chercher une autre piste. Je crois avoir trouvé, par le corollaire
du principe de base de
mon cadran solaire, (p. 27)
puisque le rayon solaire n'est marqué par oscillation du pendule que sur
les êtres vivants, l'absence d'oscillation du péndule, sur un corps, dans la
direction du soleil, indique absence de vie. Jusqu'ici les expériences que j'ai
faites sur petits animaux vivants ou morts,et sur graines en germination ou
pourries ont été concluantes, j'attends des échecs pour atténuer mon
pirincipe ou faire une mise au point plus serrée.
VI — La part de
1 esprit
L'opération radiesthésique
est une opérât ion humaine et non simplement mécanique : si le mouvement
du pendule dépend d'un réflexe musculaire, il est influencé ou dirigé en grande partie par l'esprit de l'opérateur.
A — En quoi l'esprit doit et peut aider
1) L'orientation mentale doit
accompagner toutes expériences, l'opérateur devant formuler le désir mental de
trouve™ tel corps ou telle caractéristique du corps envisagé, c'est-à-dire fixer
son esprit sur le but à atteindre. C'est ce qui fait qu'une expérience faite
avec l'attention non soutenue ou en présence d'autres personnes risque de ne
pas aboutir.
Cette règle générale se précise pour la sélection d'ondes venant
d'un même corps. De même que l'esprit peut agir sur les autres sens : vue,
ouïe, toucher, odorat, pour diriger ourestreindre leurs perceptions, ainsi il peut diriger
la recherché vers telle ou telle caractéristique du corps : matière ou couleur
— chiffre de série ou rayon fondamental... etc
En cas de séries successives exprimant les diverses caractéristiques d'un
corps, l'esprit peut obtenir immédiatement à son gré l'élément qu'il désire, et
cela se produira soit par une orientation mentale opérée, chaque fois,
soit par l'habitude (recherche habituelle de tel élément).
Quelques éléments de séries successives :1e pendule trouve :
— sur l'écriture, le sexe de
la personne, l'encre, la plume et peut-être d'autres éléments.
— sur le corps humain : le
caractéristique humain, le sexe, le
chiffre personnel, la vigueur, la vitalité,
la puissance des facultés
intellectuelles, l'état de tel
organe etc...
Or le pendule
n'indiquera
qu'un élément si l'esprit
n'en cherche qu'un.
2) L'esprit déplus intervient pour
interpréter les résultats. Ceci est particulièrement visible pour la recherche
des sources, et toutes recherches géologiques.
B — En quoi il peut fausser l'expérience
1°) L'autosuggestion peut fausser les conditions de l'expérience en substituant aux sensations réelles des sensations supposées ou attendues : la pensée que tel objet se tient à tel
endroit risque de faire réagir le pendule contre la réalité. Il faut donc
toujours expérimenter avec un esprit de doute méthodique, ce qui a été dit plus
haut sur l'orientation mentale : actif quand à la recherche dirigée
(orientation mentale), l'opérateur doit etre passif quant au résultat.
2°) La volonté peut empêcher totalement les résultats : -soit qu'elle s'oppose à la réussite et freine les mouvements instinctifs (volonté
de l'opérateur ou volonté d'une personne
de l'assistance).
- soit qu'elle arrête, au contraire, les réflexes par volonté trop forte
d'aboutir qui provoque un raidissement et une tension des muscles.
C - La fable de
l'autosuggestion
Après avoir dit la part possible de l'autosuggestion si l'on
agit sans prudence, le cerveau trop plein de son désir et avec
la pensée d'aboutir à tel résultat, il m'est permis, je pense, de
faire le procès de la fable de 1' « autosuggestion génératrice de
tous les succès radiesthésiques» et de la « radiesthésie, science
créée par l'imagination ».
Quelques conseils typiques tirés de mon expérience, personnelle depuis 10
ans suffiront, je crois, à abattre cette thèse.
1) J'ai commencé la
radiesthésie dans un état d'incrédulité moqueuse totale, sur une proposition
aimable d'Henri de France de nous faire des articles dans une de nos revues.
J'essayai, presque contre mon gré, une expérience élémentaire avec la
conviction de l'insuccès ; devant le phénomène inattendu du pendule tournant
malgré moi, je dus bien me rendre a l'évidence, et dire comme Galilée, mais
contre ma pensée antérieure : « Et cependant il tourne ».
2) Ce fut le début de nombreuses
expériences personnelles menées sans l'aide de personne et d'aucun livre, après
quoi je trouvai dans les auteurs radiesthésistes la confirmation de tout ceque
j'avais trouvé : preuve évidente de l'objectivité des phénomènes.
3) Dans de multiples expériences
les réactions de mon pendule se produisirent en contradiction totale avec ce
que je croyais savoir, ce qui me donna d'ailleurs toujours l'occasion heureuse
de chercher les causes de l'erreur, et, en les trouvant
d'augmenter les données de la science radicsthésique et d'éviter ces
erreurs à l'avenir.
Je rassemble quelques souvenirs
parmi mes expériences:
a) Matière isolante :
Perte de ma elef — Recherches pendulaires sans succès. J'ouvre mon placard
et la vois, et mon pendule mis en présence réagit. Je referme mon placard et
mon pendule ne réagit plus alors que je sais la clef présente. (Je
trouve la cause de l'insuccès :
porte du placard tapissée de cuir qui est isolant).
b) Court-circuit :
Le pendule me fait découvrir habituellement, sur un plan, la présence ou
non de quelqu'un dans son bureau. Un jour les girations m'affirment sa présence
; je constate absence. L'expérience répétée affirme la présence, alors que je
sais l'absence. (Je trouve ensuite la cause de l'erreur : jambes croisées établissent
court-circuit).
c) Cause de fading :
Plusieurs expériences sont interrompues subitement avec impossibilité de
les reprendre. Je trouve ensuite les causes : action du café, d'un fortifiant,
coucher du soleil, orage.
d) Présence ignorée de
l'objet cherché :
1) Recherche de craie dans un
placard. Mon pendule me conduit avec obstination vers un bocal où n'était pas
cachée la craie. Mais le bocal contenait de la magnésie bismurée (à base de
craie ou apparentée à la craie).
2) Recherche de pièce d'argent.
Le pendule conduit avec obstination vers étagère, malgré que je n'y trouve pas
la pièce. Elle y était, cachée par un livre.
e) Vallonnement empêchant la perception des radiations ;
En colonie de vacances, je savais que les enfants étaient dans un bois et mon pendule n'indiquait pas leur présence. Cause : un vallonnement empêchait
mon bras en antenne tendu devant moi de percevoir les radiations,
f) Action de la lumière électrique :
Recherche du Nord sur une clef. — Je suis invité, le soir, à faire cette
recherche. Le pendule me fait trouver une direction N.E. et s'y obstine malgré
qu'on me montre l'erreur.
Cause trouvée le lendemain : le rayon fondamental
du fer N,sous la lumière
solaire, N.E. sous la lumière électrique, constate à cette occasion que tous
les rayons fondamentaux sont modifies par la lumière électrique). g) Empreinte
évaporée :
Une lettre me permettait habituellement de repérer la présence de son
auteur ; un jour la réaction du pendule se fit contraire à la réalité, et cela
avec obstination même après constatation de la présence de la personne. Cause :
l'écriture était trop vieille. h) Différence d'alliage :
En recherche de pièces métalliques, le pendule se refuse a reconnaître
l'identité de matière entre deux pièces apparemment semblables. Cause : millésime et alliage différents,
i ) Corps faisant écran :
Meme recherche en boîtes de
carton fermées. Le pendule faisait
erreur par suite du [carton faisant écran et s'obstinait même après que je m'étais rendu compte, boîte
ouverte, des pièces cachées. I ) Fermeture d'un
œil :
Le pendule ne fonctionne plus
l'œil droit fermé (pas de même pour l'œil gauche) alors que l'œil resté
ouvert permet cependant de reconnaître l'objet cherché. h) Eau
calcaire :
Recherche de potabilité de l'eau en montagne. Après indication favorable
mon pendule, un jour, la fait suivre d'un autre chiffre qui me déconcerte
d'abord. Il s'agissait d'eau calcaire.
Ces constatations, entre de multiples autres, permettent d'affirmer que
l'autosuggestion ne joue pas en radiesthésie le rôle qu'on lui prête
gratuitement ; ce qui ne contredit, d'ailleurs nullement l'affirmation du début
: qu'il faut, en expérience, garder l'esprit très libre (surtout
téléradiesthésie) pour éviter de se laisser influencer.
Conclusion
Ce petit travail donne un aperçu sur les multiples domaines dans lesquels
peut s'exercer la radiesthésie, depuis les domaines les plus terre à terre,
comme la recherche des objets
égarés, jusqu'aux problèmes scientifiques les plus généraux comme celui de
l'unité et de la constitution de la matière, en passant par : les
investigations détectives, les fraudes en matière alimentaire ou industrielle,
le discernement des tempéraments, l'action médicale scientifique et curative,
la recherche du cancer, les régimes alimentaires, la recherche de paternité, le
discernement de la vie... etc..
Et ceci semble devoir s'étendre à l'infini avec les progrès des
expériences; si bien que l'on peut affirmer, me semble-t-il, que sur bien des
problèmes sur lesquels s'affrontent encore des hypothèses scientifiques, elle
pourra donner des certitudes (à condition, évidemment, que les expériences
soient menées en vraies méthode et rigueur scientifiques) et que son domaine
sera pratiquement illimité (à l'exclusion seulement des investigations dans
l'avenir qui ne pourront jamais être de son ressort).
Mais ce qu'elle met splendidement en lumière et que mes. expériences,
depuis 10 ans, m'ont fait toucher du doigt, c'est l'harmonie profonde de
l'univers et l'unité qui préside aux diverses lois qui régissent la création,
c'est-à-dire, en dernier ressort, la puissance autant que la sagesse du
Créateur.
Téléradiesthésie
On appelle de ce nom les expériences à distance n'agissant pas sur des
radiations réelles présentes du corps : il s'agit d'expériences sur plans,
dessins, photos.
Il y a, dans ce domaine, des résultats indiscutables :
— découvertes de
sources, d'objets, de personnes sur plan ;
— diagnostics médicaux sur
photos, ou sur objets ayant appartenu à la personne visée.
Les hypothèses diverses sont émises pour les expliquer, dont l'une assimile
ce don à la double vue et au phénomène réel de « voyance » (hypothèse de Henri
de France) ; mais aucune explication certaine ne peut être donnée.
Il y également des échecs
sensationnels, Pour ma part, a cote résultats particulièrement intéressants et probants, et qui ne peuvent
être expliqués, commeonle fait trop souvent, par a loi des probabilités, j'ai essuyé des échecs innombrables.Je recommande instamment de ne s'essayer
dans ce domaine :
1 ) qu'après une
longue pratique fructueuse de laradiesthésie sur place.
2) qu'après la preuve faite d'un fluide particulièrement actif
3) que si l'on a un esprit très méthodique, équilibré et surtout pas trop
imaginatif.
4) que pour des recherches très limitées
5) qu'avec un doute de principe dans les résultats, ce domaine étant farci,
encore plus que l'autre, de causes d'erreurs, inconnues pour la plupart, ou
connues telles que l'autosuggestion et l'excès d'imagination. Jusqu'à preuve du
contraire il faut tabler, môme en suivant ces recommandations, sur au moins9/10 d'échecs.
Par ailleurs il faut s'interdire totalement des recherchés surl'avenir qui ne
pourraient aboutir que par action diabolique.
Abbé Maussion
Morale et Métapsychique
Une science à son commencement utilise ordinairement . les méthodes et les
concepts des sciences déjà formées, jusqu'à ce que la résistance de la matière
nouvelle aux vieux outils ait forcé l'intelligence à forger avec des concepts
nouveaux un outil mieux ajusté. Mais une fois acquis ces concepts nouveaux, I ils réagissent sur le savoir antérieur,
l'éclairant de façon inattendue, jusqu'à faire saillir d'autres traits de
structure et provoquer une refonte.
On en donnerait maints exemples : la vieille géométrie se] passe du temps,
puisque ni ses objets ne se modifient, ni ses vérités ne varient avee lui ; la
physique classique ne se passe pas du temps, elle le considère comme un milieu
indifférent au sein duquel les phénomènes se reproduisent identiques à
eux-mêmes, sans que la place qu'ils occupent, ou plus récente ou plus ancienne,
change quoi que ce soit à
leur nature.
Autre chose, avec la biologie, mieux encore avec l'histoire et la
psychologie, lesquelles s'accordent à nous apprendre que la place dans le temps
n'est pas indifférente. Le protoplasme vivant n'est jamais plus le même pour ce
qu'il a déjà vécu ; une expérience humaine se reproduisant analogue à une
expérience antérieure n'est pourtant pas la pareille, parce que la conscience
humaine en traversant la première s'était déjà et définitivement altérée. Le
temps change quelque chose à l'affaire.
Mais une fois cette idée acquise, et la pensée familiarisée avec elle,
n'allons-nous pas la retransporter dans le domaine des sciences plus
élémentaires qui avaient paru pouvoir s'en passer. La matière après tout est
elle-même devenue, et son devenir ne se sépare en réalité ni des lois de
son mouvement ni de ses formes. Nos machines à développement réversible sont
aussi « abstraites » à leur façon que des entités géométriques.
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