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CAHIER II

II. — La Démonstration Expérimentale delà Télépathie

(suite)

PRÉCISIONS DIVERSES

Il ne sera pas inutile de préciser quelques points d'ordre pratique sur ces expériences.

A. Participants. — Nous devons tout d'abord adresser nos remerciements à ceux qui nous ont apporté l'aide précieuse de leur participation effective. Certains n'ont fait qu'une apparition de météores, d'autres nous ont consacré une part considérable de leur temps. On ne nous en voudra pas de les englober dans une même reconnaissance.

Le nombre des participants a son intérêt et sa valeur. Seul, il permet, en effet, de se rendre compte si les résultats obtenus correspondent à une extraordinaire performance ou se présentent, au contraire, comme l'effet d'une série moyenne.

Atteignant pour nos 1.000 premières épreuves, exclusivement réalisées à Paris, un total de 57 personnes (groupes de province non compris) dont 34 hommes et 23 femmes, notre désir d'obtention de « moyenne » se trouve donc complètement satisfait

Nous sommes heureux de donner ci après les noms DE nos collaborateurs :

Liste des personnes ayant participé

aux 1.000 premières

épreuves

de la démonstration expérimentale de la télépathie

par le procédé de la rencontre télépathique

HOMMES

FEMMES

MM.

1. — Adam

2. — Adamian

3. — Adaridi à. — Berger

5. — Bertrand

6. — Bussac

7. — Carayon

8. — Carrère

9. — Cervera

10. — Chevalier

11. — Chomette

12. — Cressac (de)

13. — Darrigrand

14. — Delamare de Mondiaux

15. — Dupuy

16. — Fenestraz

17. — France (de)

18. — Frugier

19. — Garât

20. — Gaudfernau

21. — Guy

22. — Josuat

23. — Langle (de)

24. — Loisillier

25. — Mangin

26. — Muhlthaler

27. — Perrain

28. — Bougeoreille

29. — Saiseau

30. — Lavritch

31. — Tournier

32. — Trintzius

33. — Vaculik

34. — Warcollier

Mmes, M"es

1. — Adamian

2. — Bueil (de)

3. — Caillou

4. — Collin

5. — Collin M.

6. - Collin F.

7. — Crouzet

8. — Desmouillères

9. — Favre

10. — Frugier

11. — Jousselin 12.— Garnier

13. — Geoffroy

14. — Gut

15. — Moreau

16. — Muhlberger

17. — Pfeffel (de)

18. — Poyrault

19. — Lavritch

20. — Filières (de)

21. — Tournier

22. — Tschudnowky

23. - Viel

Soit:

34 hommes 23 femmes

57 personnes

B. Cartes employées Voici comment nous avons conçu et realise les cartes employées.

Quatre couleurs avaient a priori reçu notre agrément : le noir et les trois couleurs fondamentales, jaune, bleu, rouge.

Nous avons ensuite cherché à discerner, pour chacune de ces couleurs, une idée symbolique simple, capable de s'imposerl'accidement au mental des participants.

Après avoir d'abord songé à nous adresser aux données du symbolisme traditionnel, nous n'avons pas tardé à abandonner ces notions bien trop complexes pour notre usagenous bornant à dire : noir = nuit ; jaune = lumière ; bleu= mer, ciel ; rouge = sang, feu.

Partant de ces rudiments, nous nous sommes attachés à imaginer des figures très simples, complémentaires des idées précédentes, et capables d'éveiller chez le percipient une sensation de forme rattachée au système général adopté pour la couleur.

Le camaïeu des représentations des couleurs du blason nous donnait sans ambiguités la direction où chercher. Nous l'avons adopté en fond de nos coloris.

On s'est ensuite efforcé de différencier au maximum les desseins de chacun des groupes de 10 cartes ainsi constituées malgré la précédente règle d'unité, rendant le problème complexe et contradictoire. Nous avons dans ce but associé aux idées déjà réservées aux couleurs, les notions successives ci-après :

nuit = étoiles, pointes, triangles, matérialité, terre,

formes : étoile, triangle, lumière == soleil, or, anneaux, univers, mouvement (illusions d'optique)

formes : cercle, anneau, mer, ciel = horizon, fenêtre, calme, stabilité, construction,

forme : horizontale, carré, feu, sang = danger, toutes formes de sacrifices, inconnu,

forme : croix, croix de St. André. Il nous est en outre apparu judicieux de créer une nouvelle différenciation dans chaque lot de 10 cartes, en en prenant 5 de champ coloré avec figures blanches et l'inverse poulies 5 autres.

Démonstration expérimentale de la télépathie

Tableau des cartes employées

Enfin nous avons assigné à chaque série de ces 5 cartes

l'une des deux formes générales choisies, en leur donnantun caractère numérique très net, de 1 à 4 pour 4 d'entre elles, avec pour la cinquième la même forme générale mais très différenciée des précédentes.

Dans quelle mesure cet ensemble de précautions a-t-il facilité la réussite de nos expériences ? Il est, bien entendu, impossible de le dire. Toutefois, grâce aux réflexions faites par divers percipients, nous pouvons affirmer que chacune de ces règles a, dans un nombre restreint de cas tout au moins, contribué à obtenir un surcroît de coïncidences.

Lors d'une suite remarquable de rencontres, par exemple, un percipienta établi qu'il avait, non seulement deviné clairement la couleur, mais encore le champ blanc ou coloré des cartes. Des équipes sensibles et entraînées pourraient, pensons-nous, obtenir un rendement énorme sur ce point.

Non moins incontestablement, la forme du dessin n'est pas sans influence sur les résultats.

Ayant réalisé la moitié des épreuves prévues, nous avons constaté que 3 cartes n'étaient encore jamais «sorties» alors que toutes les autres avaient obtenu 3 ou 4 rencontres. Après choix d'un nouveau dessein, les cartes furent changées.

Le jour même de la mise en service une coïncidence fût enregistrée et, comme on peut s'en rendre compte, (v. Sciences Métapsychiques cahier 1. graphique N° 9) les nouvelles figures sont, ultérieurement, aussi ou plus largement sorties que les anciennes.

C Amélioration des expériences. — Le but que nous nous étions assignés : « chercher une méthode expérimentale simple, à la portée de tous, permettant de mettre clairement en évidence l'action télépathique », nous paraissant désormais pleinement et parfaitement atteint, nous n'avons pas pour le moment, l'intention de reprendre des recherches sous cette forme.

Cependant, il nous serait possible d'indiquer, d'ores et déjà, un certain nombre de mesures capables d'améliorer dans d'énormes proportions, croyons-nous, les résultats obtenus par nous dans cette suite d'expériences.

Oûtrel'étude approfondie des ligures employées sur les lames d'expérience dont il vient d'être question, les améliorations pourraient porter sur les points suivants :

1) Obtention 'de couleurs très différenciées.

Le jaune pourrait, sans doute, être avantageusement remplacé par un « or » jaune brillant, contrastant avec un blanc mat.

Le noir serait par contre mat et non brillant, en opposition avec un argent brillant uni.

On pourrait même utilement songer, vu les résultats des courbes N° 8, à supprimer totalement ce coloris.

Un rouge vermillon, vif et chaud, etun bleu de roi éclatant assez clair, auraient nos suffrages.

Les blancs pourraient, dans les deux cas, être brillants comme nos cartes actuelles.

On pourrait enfin, concevoir un jeu vert vif, genre Véronèse.

2) Sélection desexpérimentateurs.

Nous avons été amenés sur ce point, à faire de curieuses remarques au cours de nos essais.

Nous avions invité, à plusieurs séances, de bons voyants, professionnels ou non, dans l'espoir d'obtenir, avec leur concours, un important surcroît de réussites.

L'échec de nos prévisions a été total sur ce point.

Par contre, des hommes d'affaires ou autres, ne laissant à priori présumer aucune faculté psychique spéciale, se sont révélés comme d'excellents agents ou percipients.

Il nous paraît certain — et nous en avons fait l'expérience, sans toutefois la répéter systématiquement pour ne pas retirer à nos résultats leur intéressant caractère de « moyenne » — qu'une sélection appropriée améliorerait nos chiffres dans de considérables proportions.

3) Conditions expérimentales optima.

Celles-ci demandent une température douce et moyenne.

Une chaleur excessive et orageuse est très défavorable, (v. courbe N° 1).

Une ambiance calme, sympathique, une lumière modérée, bien diffusée, avecun signal pour le choix des cartes, régulier, bien frappé, sans trop de bruit, seraient favorables.

Un métronome très lent, à sonnerie, serait probablement excellent.

Il y aurait avantage à disperser les 4 percipients dans la salle et à les isoler table par table pour éviter les influences mutuelles, maintes fois constatées,

Avec toutes ces améliorations, il serait des plus aisé, selon nous, d'obtenir un coefficient télépathique

D = 100 % ce qui, on en conviendra, serait considérable et de nature à entrainer de vive force la conviction du plus obtus des sceptiques,

D. Critique de la Méthode (*)

Tonnant autrefois dans « Le Temps » contre les métapsychistes, le Professeur Pouchet s'écriait : « Démontrer qu'un cerveau, par une sorte de gravitation, agit à distance sur un autre cerveau, comme l'aimant sur l'aimant, le soleil sur les planètes, la terre sur le corps qui tombe, arriver à la découverte d'une influence, d'une vibration nerveuse se propageant sans conducteur matériel ! ...

(*) Nous accueillerons avec le plus grand intérêt toutes les objections ou les critiques que l'on voudra bien nous faire sur notre « démonstration expérimentale de la télépathie ».
Notre argumentation nous a paru solide, mais on ne peut évidemment penser à tout. Il se peut que certains points paraissent douteux ou mal explicités. Nous aimerions qu'on nous le dise.
Nous nous efforcerons, le cas échéant, soit de réfuter les critiques, si nous en avons les moyens, soit de préciser certains détails, soit d'envisager de nouvelles expériences tenant compte des faiblesses éventuelles qui nous guraient été signalées.

Le prodige c'est que ceux qui croient peu ou prou à quelque chose de la sorte ne semblent même pas, les ignorants, se douter de l'importance, de l'intérêt, de la nouveauté qu'il y aurait là-dedans et de la révolution que ce serait pour la science, pour le monde de demain. Mais trouvez-nous donc cela, bonnes gens ; montrez-nous donc cela et votre nom ira plus haut que celui de Newton dans l'immortalité et je vous réponds que les Berthelot, les Pasteur vous tireront leur chapeau bien bas ».

Certes nous n'en demandons pas tant bien loin de là. Il nous suffira d'avoir pour notre « Démonstration Expérimentale de la Télépathie » comblé largement les vœux du Pr. Pouchet.

N'étant pas candidat à la célébrité de Newton je ne m'étonnerai pas de ne pas faire graviter vers moi l'enthousiasme universel et de voir critiquer ma démonstration. Il y eut des critiques avant ; il y en eut pendant ; il serait bien anormal de n'en point faire surgir après.

Les critiques formulées « avant » étaient de deux sortes : — ou bien l'échec m'était prédit, c'est-à-dire un résultat avoisinant en plus ou en moins le chiffre du hasard donc expérience sans valeur probative.

Critique de poids... et j'avouerai sincèrement toutes mesinquiétudes quand, au début de nos recherches, quelques mauvais essais infléchissaient dangereusement mes courbes.

Mais, incontestablement, les expériences ont réussi au delà de toute espérance et cette critique tombe d'elle-même, — ou bien des critiques variées, sans grande consistance, m'étaient faites par des personnes ne s'étant donné aucune peine pour assimiler l'économie du système. Pour elles, je m'efforçais de clarifier une seconde fois mes explications, puis, en cas d'échec, j'abandonnais, comme j'abandonnerai demain sans vergogne dans des circonstances analogues. Pendant les essais, les critiques ont surtout porté sur les possibilités d'amélioration de ces expériences.

Ilme paraît— je l'ai dit— tout à fait possible d'améliorer nos performances. Cela pourra être le souci de demain. Mais nous avions à l'essai une technique à laquelle il avait été longuement réfléchi et qui avait nécessité un travail matériel important.

Il ne pouvait être question de la modifier en cours d'expérimentation ; cela eût été aller à l'encontre de toutes les règles les plus saines de la recherche.

Je m'excuse donc, après coup, de mon entêtement systématique, peut-être jugé trop sévèrement par quelques personnes bien intentionnées.

Je n'en ai cependant aucun regret, l'examen rétrospectif des faits n'étant point toujours favorable aux critiques formulées.

Que seront-donc les objections de demain ? (*) Evidemment, je les ignore car je me serais efforcé, des le premier jour, d'y parer.

Ne les attendonsdonc pas et, comme après une manœuvre militaire, essayons de faire ensemble « la critique » des opérations.

Pour la première fois nous avons introduit, avec succès et avec une certaine ampleur, le calcul des probabilités dans les sciences métapsychiques.

Est-ce logique ?

(*) Nous recevrons avec reconnaissance toutes les critiques pertinentes que l'on voudra bien nous adresser.
Nous ne manquerons pas de les exposer en toute objectivité dans un prochain numéro. Nous nous efforcerons, bien entendu, de les réfuter si possible.
Nous demandons seulement à nos correspondants éventuels de nous les faire de façon précise en condensant leur pensée autant que faire se pourra.
Naturellement nous demanderons aux personnes désireuses de nous faire des objections de s'être bien pénétrées au préalable de notre processus expérimental.

Incontestablement, de nombreux chercheurs ont, avant nous, mis surpieds de semblables essais fondés sur les lois du hasard. D'où vient donc notre prétention nouvelle d'avoir l'ait franchir une étape à la connaissance humaine ?...

Exactement de ceci : ou bien nos prédécesseurs, soucieux de présenter dans leurs résultats une « moyenne », opéraient avec un groupe de personnes important, et leurs chiffres, atteignant péniblement 10 %, étaient assez maigres etpeu probants ; ou, avec un petit nombre de sujets doués ou d'expériences, ils obtenaient des pourcentages élevés niais prêtant le flanc à toutes sortes de fâcheuses critiques... Notre seul mérite est d'avoir pu réaliser un pourcentage élevé (42 % de moyenne) de résultats favorables avec un grand nombre d'expériences et de participants.

Quant à la valeur propre du calcul des probabilités dans ce domaine, peut-être n'est-il pas inutile de rappeler quelques notions simples sur ce sujet. M. Bachelier, quia publié un important ouvrage de vulgarisation sur ces questions, écrit : «Le calcul des probabilités qui n'est pas ce qu'il y a de plus difficile dans la science est peut-être cequi est compris par le moins de gens et comme il ne présente rien qui soit visible ni tangible, comme il conserve pour beaucoup quelque chose de mystérieux, ses conclusions ne sont souvent accueillies qu'avec un profond scepticisme ».

On ne saurait dire en moins de mots la réserve injustifiée mais significative avec laquelle est considérée cette partie des mathématiques dans le grand public.

Quoique « l'idée de probabilité semble en contradiction complète avec l'idée essentielle de la science exacte », il n'en va pas de même parmi les chercheurs. Pour n'en donner qu'un exemple classique, les lois de la sociologie sont toutes basées sur ce calcul.

Enfin je me permets de citer un texte de Laplacequi s'applique trop parfaitement à notre objet pour qu'il nous soit permis de le laisser dans l'oubli.

« L'esprit a ses illusions comme le sens de la vue et, de meme que le toucher corrige celle-ci, la réflexion et le calcul corrigent les premières. Nos passions, nos préjugés et les opinions dominantes, en exagérant les probabilités qui leur sont favorables et enatténuant les probabilités contraires sont des sources abondantes d'illusions dangereuses. Cette impression vive que nous recevons de la présence des événements et qui nous laisse à peine remarquer les événements contraires observés par d'autres, est une cause principale d'erreur dont on ne peut trop se garantir. On ne réfléchit point au grand nombre de coïncidences qui n'ont fait aucune impression et que l'on ignore. Cependant il est nécessaire de les connaître pour apprécier la probabilité des causes auxquelles on attribue ces coïncidences ».

Ne croirait-on pas ces quelques lignes écrites spécialement en prologue pour nos travaux essentiellement basés,par ailleurs, sur la loi de Bernouilli voulant « qu'à la longue les événements se produisent proportionnellement à leur probabilité ».

L'objection de logique écartée, demandons-nous : est-ce légitime ?

H. Bergson nous fournira la réponse : « Je suis porté à croire, dit-il, à la télépathie, de même que je crois, par exemple, à la défaite de l'Invincible Armada. Ce n'est pas la certitude mathématique que me donne la démonstration du théorème de Pythagore ; ce n'estpasla certitude physique ou je suis de la vérité de la loi de la chute desdorps ; c'est du moins toute la certitude qu'on obtient en matière historique ou judiciaire. »

Comme l'observe, en effet, l'illustre philosophe, les expériences de salon, aisément réalisables sur la télépathie provoquée, peuvent après quelques essais donner la « certitude judiciaire » de la chose, encore que l'on puisse assez bien expliquer par un hasard la détection entre deux personnes, d'un cercle, d'un triangle ou d'une croix.

Nos expériences, nos calculs à nous sont beaucoup plus brutaux. 42% de résultats supplémentaires, inattendus. Impossible de se dérober... C'est la télépathie ou autre chose... mais quoi?... 42%. L'esprit le plus subtil ne peut ergoter...42. Cela pourrait être aussi bien d'ailleurs 25, 30 ou 50, la question resterait entière.

Eh bien,la légitimité de nos essais apparaît dès lors clairement puisqu'ils nous permettent cette fois, d'obtenir enfin « la certitude mathématique » dans le domaine nébuleux de la té_ lépathie.

En troisième lieu peut se poser la question : est-ce précis ?

Nous prétendons en somme avoir constitué, grâce à notre méthode, une sorte d'instrument de contrôle implicite des qualités télépathiques.

Dans quelle mesure nos résultats sont-ils exacts et généraux ?....

Wolf, matérialisant le problème dit de « l'aiguille de Buffon » est arrivé par l'expérience et le calcul des probabilités à obtenir à l/100me, près le nombre pi.

Quelle peut être la précision de nos résultats, aucun repère ne nous permet de le dire. Elle n'est certainement pas de l'ordre de celle de Wolf mais étant donnée l'importance relative du nombre des épreuves effectuées; nous pensons bien dans les deux séries d'analyses faites, avoir obtenu des résultats valables à l/10me près. Cela paraît déjà fort convenable.

Quelles autres critiques pourra-t-on encore opposer à nos expériences ?...

Probablement, nous parlera-t-on de la fraude. Elle peut avoir deux origines. Examinons-les.

D'abord la mienne. C'est la plus vraisemblable. Prévoyant l'objection, j'ai pris soin de rédiger à l'encre mes fiches-procès-verbaux et de les faire signer par tontes les personnes présentes dès la fin de la séance. Cette double garantie est, je crois, suffisante.

Ensuite les participants. Là aussi, la sincérité des résultats se justifie par la quantité des participants, d'autant mieux que si quelques essais heureux en rencontres se sont produits, jamais les performances réalisées n'ont été suffisantes pour nécessiter de les imputer soit à des qualités sensationnelles, soit à des fraudes des expérimentateurs.

En outre l'objection fraude sera catégoriquement écartée, si l'on sait que :

1) J'ai évité, dans toute la mesure du possible, de prendre part personnellement aux expériences, me bornant à en assurer la direction.

2) Les participants différents et ne se connaissant souvent pas lors des diverses séances étaient changés ou déplacés presqu'à chaque expérience (près de 100).

3) Les signaux des épreuves, toujours les mêmes, étaient ma prérogative habituelle.

4) Agents et percipients, assez loin les uns des autres, se tournaient le dos ; condition éminemment défavorable pour tricher.

5) Enfin nous pouvons nous porter garant qu'à aucun moment une telle idée n'a effleuré aucun des 57 participants dont les noms sont publiés ci-dessus.

6) Les expériences peuvent être reprises à volonté.

Peut-être reste-t-il une dernière chose, le nombre insuffisant de nos expériences.

Pour 2.000 épreuves, pourra-t-on nous dire, le résultat aurait été bien différent que pour nos 1.000 épreuves...

On peut le dire... et l'argument avait son poids au bout de 2 à 300 épreuves.

Il n'en a plus beaucoup désormais, à la fin de nos 1.000 épreuves, où l'allure nette et remarquable de nos graphiques permet sans grand risque et sans audace intellectuelle, d'envisager la plus large interpolation.

Bien entendu, si des objections sérieuses, imprévues, nous sont faites, nous en tiendrons le plus grand compte.

Réciproquement, si notre démonstration de l'existence de la télépathie parait exacte et judicieuse, nous aimerions également que l'on en tint non moins grand compte pour en tirer toutes les immenses conséquences que la chose comporte, tant au point de vue pratique que du point de vue théorique et philosophique.

suivre) B. de Cressac

Ing. E.C.P.

Radiesthésie et Téléradiesthésie

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Radiesthésie

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N.D.L.R. —

D'une manière générale tous les articles paraissant dans << Sciences Métapsychiqaes » sont publiés sous la seule responsabilité des auteurs .

En particulier les articles techniques, concernant des hypothèses scientifiques, des essais ou des expériences qui n'auraient pas été réalisés dans le cadre et sous la garantie du Comité Technique des Etudes de l'A.F.E.M., ne sauraient malgré leur intérêt réel ou apparent, engager en quoi que ce soit notre publication.

Nos lecteurs sont invités à vérifier les renseignements ainsi fournis et à nous faire part de leurs contrôles.

Une telle façon de faire est en effet, susceptible de permettre de très fructueux recoupements à tous les chercheurs.

I — Généralités

Tout corps émet des radiations électro-magnétiques qui impressionnent le système nerveux. En face de ces ondes, notre corps joue assez exactement le rôle de témoin enregistreur, ou mieux, d'appareil récepteur de T.S.F. et les mouvements de la baguette ou du pendule ne sont que les appareils enregistreurs et les amplificateurs, sortes de sismographes des réflexes musculaires produits par ce qu'on pourrait appeler le passage du courant.

La majorité des tempéraments est sensible à ces radiations des corps, mais

1) cette sensibilité est variable selon les individus,

2) elle s'augmente par l'exercice : d'où nécessité d'exercices méthodiques et progressifs constituant l'éducation du sens radiesthésique,

3) elle ne peut donner les renseignements sûrs et précis que nous attendons d'elle que si les expériences sont conduites en suivant les règles techniques déduites des expériences et que l'on peut appeler les lois de la science radiesthésique.

Conditions de succès :

1°) Pendule : si possible sphérique ou avec pointe, en matiereneutre de préférence (bois, bille, terre,verre...), d'un poids

de 30 à 50 grs, avec fil de 20 à 25 cms enroulé sur un baton-

2°) Réglage de la longueur du fil pour chaque corps (voir p.20).

3°) Source lumineuse : lumière solaire du lever au coucher (inopérante avant lever et après coucher). lumière artificielle, en se méfiant d'une lumière électrique trop proche ou trop intense.

4°) Position des membres : éviter le contact des parties gauche et droite du corps (2 mains, 2 pieds, jambes croisées), Ce qui produit un court-circuit entre les deux pôles.

5°) Faire les expériences sans précipitation et avec attention soutenue, mais en évitant l'auto-suggestion.

6°) Se désimprégner de toutes radiations parasitaires en se frottant les mains pour établir un court-circuit.

7°) Pousser à fond l'examen des échecs pour en découvrir les causes.

Elles peuvent être dues, en dehors de l'inobservance des règles précédentes :

a) à l'état physique de l'opérateur ; fatigue, absorption de certains excitants (café) ou de certains médicaments.

b) au fading (cause inconnue)

c) à des phénomènes atmosphériques (notamment orage)

d) au manque d'imprégnation du corps cherché, ou, au contraire manque de désimprégnation de corps étrangers (notamment du corps touché auparavant)

e) à l'oubli de cette règle que : les expériences ne peuvent se réaliser avec certitude que toutes conditions restant égales, ce qui peut s'étendre à : la constitution du pendule (nature et poids), la longueur du fil, la constitution du corps, l'heure, l'orientation, l'opérateur, la position du soleil par rapport à l'objet, la personne de l'opérateur (état physique, alimentation,...) et à toute autre condition non connue pouvant influer sur les ondes ou les réactions corporelles.

f) à la présence d'écrans trop rapprochés de l'objet cherché : par exemple, le cuir, le verre, le mica, peut-être le papier dans certains cas. Les radiations corporelles sont arrêtées par portefeuille, ceinture...; une plaque de verre sur papier, plan, photo empêche les expériences, etc..

D'où, tant que les lois de la radiesthésie ne seront pas plus connues, un échec est possible à toute expérience.

Note importante :

Bien remarquer que s'il y a des lois générales delà radiesthésie, il y a aussi des règles relatives à chaque individu, les réactions nerveuses étant variables pour chacun (ce qui se marque notamment pour les particularités de chaque corps : sens de giration et nombre de tours du pendule.

D'où :

1) nécessité de tâtonnements et d'inscription de toute expérience personnelle,

2) Ne pas s'imaginer pouvoir réaliser tout ce que l'on trouve dans les livres de radiesthésie, ou au moins de la même manière.

3) Ne pas bâtir les règles générales, absolues, sur des expériences personnelles qui peuvent n'être que relatives.

4) Aller toujours du connu à l'inconnu : s'appuyer sur des expériences faites, avec résultat sûr, pour en essayer d'autres et tirer des conclusions générales.

II Radiations des corps et mouvements pendulaires

Chaque corps est entouré d'un champ radiesthésique,. semblable au champ lumineux ou calorique autour dune lumière. Dans ce champ qui n'est pas homogène, on peut distinguer :

a) radiations générales dans toutes les directions. La sphère de radiation est variable selon la nature des corps, et probablement la masse.

b) radiations spéciales :

Rayons solaires : rayons existants entre le soleil (et tout foyer lumineux) et le corps cherché ;

Rayons fondamentaux : rayon dirigé vers une certaine direction, différente pour chaque corps (Fer : N-S ; Or, aluminium : E-0 ; craie : N-E, S-O, etc.) ;

Rayon mental reliant le corps cherché et le cerveau du

sourcier ;

Rayon d'union: reliant chaque corps avec corps exactement semblable (ce rayon est coupé : au milieu si les 2 corps ont même masse, à distance proportionnelle aux deux masses en cas contraire).

On peut encore créer un rayon entre chaque corps et un aimant.

Comment se fait la réception des radiations :

a) radiations générales :

— si l'objet est proche : soit tenir de la main droite (sauf pour les gauchers) le pendule au-dessus de l'objet, soit etendre l'index gauche au-dessus de l'objet ou le toucher ;

— si l'objet est éloigné : étendre l'index gauche en antenne sur l'objet.

b) rayon solaire ou fondamental :

Tenir un corps identique au corps cherché (corps témoin voir plus loin) et traverser en faisant osciller le pendule :

— pour le rayon solaire : le plan reliant le corps au soleil ;

— pour le rayon fondamental : le plan reliant le corps a la direction particulière au corps.

Mouvements du pendule :

Giration : 1) sens d'aiguille d'une montre : positif (mouvements se produisant au moment de captation d'onde ;

2) sens inverse : négatif.

Oscillations : 1) d'avant en arrière (oscillation générale se produisant en l'absence de captation d'onde) ;

2) autre sens : oscillation spéciale produite par le rayon fondamental spécial à chaque corps (pour les corps inanimés), un le rayon solaire (pour les corps vivants).

Le pendule tenu en main sans réception d'onde oscille d'avant en arrière en mouvement perpétuel (après un peu de pratique du moins) ; il gire lorsqu'on reçoit une radiation.

Comment faire de la sélection :

Comme un appareil de T. S. F., le système nerveux peut se rendre insensible à toute autre onde que l'onde cherchée : pour cela il se met « en longueur d'onde » du corps cherché, par le moyen d'un corps identique à celui que l'on cherche ce qu'on appelle un corps témoin ou « syntonisateur ».

Cinq moyens : (Remarquer que tous ces moyens ne conviennent peut-être pas, ou au moins également, à tous les opérateurs ; choisir donc celui qui, après expérience, vous convient).

1) Tenir ce corps entre les doigts tenant le pendule ;

2) mettre ce corps dans un pendule creux ;

3) tenir ou toucher ce corps de la main gauche ;

4) toucher ce corps quelques secondes afin d'en rester imprégné (ce qu'on appelle « rémanence » ;

5) le faire toucher quelques instants par le pendule.

Par ces moyens le pendule ne joue plus que sur le corps correspondant. (Noter que, parle 5mc moyen, le pendule exécute des girations inverses sur le témoin et le corps cherché). Pour se désimprégner ensuite, toucher l'autre main, se frotter les mains ou tremper le doigt dans l'eau.

Quand on est très sensible, on peut garder la rémanence de plusieurs témoins à la fois (1 pour chaque doigt) et rechercher ainsi plusieurs objets différents, selon le doigt chercheur tendu en antenne.

Pour les êtres vivants le témoin peut être : un corps ayant appartenu à l'organisme (cheveu par exemple) — un objet ayant touche le corps (moins sûr) — un papier ayant été touché et sur lequel restent les empreintes digitales (lettre par exemple) ; mais il semble que ces empreintes perdent leur vigueur avec le temps.

III — Exercices (*)

(*) J'insiste pour que l'on ne fasse aucune expérience sans avoir passé par ces exercices pendant assez longtemps ! on s'expose à des erreurs-lamentables (dont on rendrait responsable, évidemment, la radiesthésie).

La meilleure manière de développer un muscle c'est de lui imposer des exercices progressifs et réguliers.

1°) Exercice sur l'électricité :

a) Commencer par s'exercer sur l'électricité ou une bougie allumée. Faire osciller le pendule sur la lampe, et dérouler lentement le fil : au « point d'accrochage, qui, est, pour l'électricité, à une longueur de fil de 8 à 10 cms, le pendule passera de l'oscillation à la giration. Ne pas se décourager en cas d'échec : au bout de quelques séances le pendule finit habituellement par tourner, et, avec l'habitude, l'accrochage se l'ait trés vite. "Le pendule est réglé correctement quand, après une secousse du poignet, le mouvement de giration se transforme en oscillation ; si la secousse est suivie d'une giration le réglage est à modifier.

b) Mesurer la zone d'influence de la lampe.

1. — S'éloigner jusqu'à ce que le pendule oscille, ce qui indique la limite horizontale de la zone d'influence ; mesurer cette zone circulaire.

Revenir à la lampe et reprendre lentement le parcours : des changements de sens de giration du pendule indiqueront trois subdivisions distinctes et égales.

2. — Faire cette même prospection dans le plan vertical : mesurer la limite d'influence en hauteur, puis, restant à cette-hauteur limite, mesurer la distance maximum d'influence en largeur : cette largeur est plus étendue qu'en dessous, ce qui montre que la zone d'influence a la forme conique.

c) Après cette prospection de près, procéder à la prospection à distance : se placer plus loin que la limite d'influence constatée, et étendre la main gauche vers le corps en antenne puis faire l'expérience de plus loin jusqu'à la distance où, le rayon n'étant plus perçu, le pendule ne réagit plus.

2") Exercices sur des corps différents :

Essayer les réactions du pendille sur des corps différents, et noter ses mouvements. Habituellement il exécute un certain nombre de mouvements successifs, qui est invariable pour chaque corps et qu'on appelle chiffre de séries, La succession en est girations, oscillations, girations inverses, oscillations, etc.. Ce chiffre permettra de reconnaître chaque corps, une fois le chiffre de série connu. Pour moi, la formule est :

X girations négatives + 2X oscillations -|- X girations positives et la série reprend.

(En passant de la giration à l'oscillation et vice-versa, le pendule décrit des ellipses qui sont des mouvements de transition qui doivent être comptés comme oscillations ou rotations).

3°) Exercices avec témoins :

Opérer ensuite avec témoin. Placer divers corps sur une table et en rechercher un à l'aide d'un témoin. Puis chercher un objet caché dans la pièce par le bras et l'index tendus en antenne. Si l'on cherche plusieurs objets successifs, veiller à se bien désimprégner.

4°) Exercices à l'aide du rayon fondamental ou solaire :

Poser un corps à un endroit ('sur une table ou au milieu d'un terrain), puis, s'étant mis en longueur d'onde de ce corps (par un des procédés vus page 20) faire osciller le pendule autour de ce corps : si la prospection se fait tout près (table) en déplaçant la main tenant le pendule autour du corps, si elle se fait plus loin (terrain) en marchant autour. Le pendule girera lorsqu'il traversera le plan de chacun des rayons : solaire et fondamental, c'est-à-dire, qu'il girera quatre fois dans le tour complet, aux deux côtés de chaque rayon.

a) Pour le rayon solaire le pendule girera dans un sens en passant entre le soleil et l'objet, et dans l'autre sens lorsque l'objet se trouvera à l'opposé, entre l'opérateur et le soleil, c'est-à-dire dans le prolongement du rayon solaire.

b) Pour le rayon fondamental la giration s'effectue dans le même sens des 2 côtés (Remarquer qu'il semble que c'est ce procédé qu'utilise, avec son seul instinct, le pigeon voyageur accordé sur le lieu d'où il vient).

c) On peut trouver également le rayon fondamental d'une autre manière : il se manifeste, après plusieurs successions de series, sur le corps ou à l'aide du doigt en antenne, par un mouvement oscillatoire continu dans le sens de ce rayon ; on peut précipiter l'apparition de ce mouvement en interrompant la succession de la série par une secousse du poignet.

C'est ainsi qu'avec un objet en fer, on trouve la direction N. S. (Ensuite, on peut reconnaître le Nord du Sud ; marcher dans la direction indiquée en faisant osciller le pendule : dans la direction Nord, il girera négatif, dans la direction Sud, il girera positif.

d) Quant au rayon solaire il se manifeste de cette même manière sur tout corps vivant (qui n'ont pas de rayon fondamental). C'est le principe de ma découverte de l'heure, par le pendule, avec établissement de cadran solaire, (voir p. 25-27), et, par corollaire, leprincipe du discernement entre êtres doués de vie ou non (p. 27).

Résumé

En général, travailler toujours avec, l'aide d'un corps témoin, ce qui élimine les radiations étrangères à l'objet cherché.

Procéder ainsi : 1) Recherches.

a) se mettre en longueur d'onde du corps cherché, en le touchant ou le tenant actuellement avec le pendule, ou par rémanence (corps touché quelques instants par l'index ou le pendule) (procédés vus page 20).

b) chercher la longueur de fil correspondant à ce corps, en faisant osciller le pendule au-dessus, et déroulant le fil jusqu'à ce que se produisent les girations (voir page 20).

c) faire osciller le pendule ainsi accordé, et effectuer les recherches en le déplaçant ou en déplaçant l'index gauche en antenne. Lorsque le pendule passera des oscillations aux girations, ce sera le signe normal (sauf cause' d'erreur) de découverte de l'objet.

2) Confirmation.

a) éviter l'effet toujours possible de l'auto-suggestion, en freinant le pendule par contraction des muscles du bras droit et laissant repartir (s'il ne tourne plus, c'est qu'il y a erreur).

b) laisser se développer ensuite la série des mouvements, pour constater si elle est conforme à la série déjà expérimentée de l'objet (Ex. : Pour moi, voici les mouvements sur le fer : 12 girations négatives, 24 oscillations d'avant en arrière, 12 girations positives, et parfois reprise de ces divers mouvements (sauf si je freine) pour terminer par un mouvement définitif d'oscillation en sens N.S. (rayon fondamental du fer).

c) on peut chercher une autre confirmation, en utilisant :

1 — le rayon solaire : faire osciller le pendule en tournant autour de l'objet : il girera en coupant le plan entre l'objet cherché et le soleil.

2 — le rayon fondamental : même procédé.

Comment voir si on a du fluide :

Par soi-même :

Certainement pas comme l'ont les profanes en essayant un pendule quelconque (sinon même une montre au bout de sa chaîne) de but en blanc sur n'importe quel objet, mais en faisant l'expérience de la page 20 avec un pendule normal (voir page 19). Les résultats obtenus dans d'autres conditions ne prouvent rien : les mouvements divers du pendule ne prouvent pas plus que l'on possède du fluide, que son immobilité ne prouve que l'on en est dépourvu.

Par un radiesthésiste :

1°) Mettre la main sur l'épaule gauche d'un radiesthésiste opérant avec son pendule. Si le pendule continue à tourner c'est que l'on a du fluide (et la force de rotation est proportionnelle à ce fluide) ; si le pendule s'arrête, c'est que l'on en est est dépourvu (le fluide du radiesthésiste s'échappant en terre par ce « fil à terre »).

2°) Se placer en face d'un radiesthésiste tenant son pendule et dirigeant son index gauche vers soi. Si l'on n'a aucun fluide, ce qui est assez rare, le pendule ne tourne pas.

S'il tourne, s'éloigner progressivement de l'opérateur, et s'arrêter au moment où le pendule cesse de tourner : mesurer alors sa force de fluide d'après la distance entre l'opérateur et soi ; le maximum paraît être mètres.

IV Ce que le pendule peut indiquer

Une énumération de quelques réalisations actuelles : 1) la présence et la position des corps inertes où des personnes,

2) constitution et état des corps (chimie, médecine, culture).

3) Accord entre deux corps (radiesthésie médicale et agricole).

4) Certaines directions (à l'aide du rayon fondamental ou du rayon solaire).

5) La masse du corps trouvé ainsi que son éloignement (débit d'une source).

Et l'avenir permettra probablement d'autres réalisations.

1° Recherche des corps :

Les premiers essais ont été faits sur l'eau. Le pendule ou la baguette indique, avec un peu d'habitude, non seulement la présence d'une source d'eau, mais son débit, sa profondeur, le sens du courant etc..

Tous objets peuvent être recherchés, à l'aide d'un corps témoin, soit par le procède du doigt en antenne, soit par le rayon fondamental ou solaire, soit en usant de ces divers moyens pour établir des lignes se coupant. La connaissance du chiffre de série, et son rayon fondamental (certains disent : à sa polarité, c'est-à-dire au sens des girations pendulaires produites).

2°) Constitution et état des corps.

Parfois, après un chiffre de séries en succédera un autre. Ce deuxième chiffre indiquera une caractéristique accessoire du corps, on décèlera un corps étranger : eau savonneuse, eau calcaire. Quelquefois, par contre, le chiffre unique sera une addition ou une moyenne de deux chiffres, ce qui pourra indiquer la force d'un mélange : lait, vin additionné d'eau qui sera marqué par un chiffre intermédiaire entre eau et vin ou lait pur.

Pour les corps vivants, le pendule partiè malade du corps ou d'un 1) constate leur étatvégétal (vie ou mort leur sexe 2) exprime par une succession de chiffres de séries, les caractéristiques du corps humain : tempérament, vitalité, état nerveux, âge (?), etc..

3°) Accord entre deux corps :

Application de la loi de résonnance : le pendule tourne du même sens sur deux corps accordés, il tourne en sens inverse si les deux corps ne se conviennent pas. Cette loi s'applique d'une manière particulièrement intéressante en radiesthésie médicale ou agricole.

1) Alimentation et médicaments :.

Régler le pendule sur la main gauche et après l'avoir ramené à l'immobilité ou à l'oscillation, le présenter sur l'aliment ou le médicament. S'il tourne dans le même sens que sur la main, il y a « accord », s'il tourne en sens contraire il y a « désaccord ». Dans le 1ercas l'aliment convient, dans le 2e cas il est nuisible. Si le pendule oscille il y a indifférence ou excès de quantité. 2) Plantes :

On jugera de même de l'accord entre une plante ou une graine, et une terre, ou de l'engrais. On situera aussi l'arbre, la branche, la lige sur lesquels ont été cueillis une fleur, une feuille, etc..

Le résultat est encore plus concluant en utilisant le plan solaire passant entre la plante et le soleil.

4° Direction.

- Utilisation du rayon fondamental et du rayon solaire.

1) Rayon fondamental :

S'il peut servir à repérer un objet caché (exercice page 23), il peut servir, à l'inverse, à trouver la direction du rayon particulier du corps, soit par la traversée du plan reliant le corps et la direction de son rayon, soit par le mouvement oscillatoire terminant lasérie du corps qui indique le sens du rayon. 2) Rayonsalaire :

S'il peut, de même, servir à repérer un objet caché (mais uniquement par la traversée du plan), il peut aussi servir à trouver la direction du soleil :

— à l'aide d'un corps inanimé, en traversant le plan reliant cet objet au soleil

— à l'aide d'un corps vivant par le mouvement oscillatoiresuccessif aux mouvements giratoires. (Ce mouvement, pour les corps vivants, n'indique pas le rayon Fondamental, qu'ils ne semblent pas avoir, mais le rayon solaire).

Donc prendre en témoin, une feuille ou une partie de plante, ou un noyau vivant. On peut s'en passer en utilisant son propre rayon solaire : faire toucher le pouce et l'index de la main gauche. Puis faire tourner le pendule violemment dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ; le pendule réagira immédiatement et dirigera progressivement ses oscillations vers le soleil. Pour confirmation, faire la même expérience en faisant girer le pendule de l'autre côté, puis en changeant la position du corps.

De cette manière on peut se constituer un cadran solaire ets'en servir pour connaître l'heure. (Mais, les positions du soleil changeant selon les dates, ce cadran ne donnera de précision d'heure que-pour une période maxima de 15 jours).

V Recherches sur les êtres vivants A) L'homme (*)

(*) Ne se lancer dans les expériences de radiesthésie médicale qu'api es une longue pratique très sure et l'utilisation prolongées des exercices de la page 20.

1°) La série humaine :

Voici d'abord les indications que le pendule doit donner normalement sur chaque personne, sous forme d'une succession de chiffres :

a) le chiffre de l'espèce humaine : 30

b) le chiffre individuel, invariable, indiquant la constitution du corps (de 1 à 15)

c) la vigueur: de 7 à 15 sur les sujets en bonne santé. de 16 à 30 ,, ,, malades.

d)la vitalité : de 50 ( très belle vitalité) à 570(morts).

Pour ma part je n'utilise que ce chiffre. Il varie au cours de la journée, avant et après les repas etc. et permet de se rendre compte de son état de fatigue.

En tenant le pendule entre le médius (au lieu de l'index) et le pouce, le chiffre est divisé par 10, ce qui est plus rapide.,

e) état nerveux et cérébral.

2° Polarité.

1. — Le sens des girations est différent selon le côté du corps, un côté du corps étant négatif et l'autre positif, et de même pour chaque membre.

Ainsi les girations sont différentes du côté gauche, et, pour chaque côté, par devant et par derrière ; de même sur la paume et sur le dos de chaque main, etc ...

(C'est pourquoi le contact de partie gauche et droite du corps établit court-circuit empêchant toute expérience).

2. — Le sens est également inverse pour le sexe masculin et le sexe féminin.

3° Etat des organes.

En désignant de l'index gauche chaque partie du corps, on trouve le chiffre de chaque organe ainsi que son état, le pendule ne se comportant pas de la même manière devant un affaiblissement de vitalité, tandis que la giration inverse de la giration générale sur le côté du corps où se trouve l'organe, indique une perturbation plus grave ; le chiffre varie également selon l'état.

4° Sélection.

Sélection des médicaments, des aliments correspondant à chaque personne et à chaque moment.

D'après la loi de résonnance, le pendule gire du même sens sur médicaments et aliments qui conviennent à l'organisme. Accorder donc le pendule sur sa main ou sur l'organe envisagé et voir la réaction du pendule : giration dans le même sens indique accord, oscillation indifférence ou trop grande quantité, giration inverse indique nocuité

On peut doser ainsi les gouttes d'un médicament ou le nombre de cachets à absorber à un moment donné, ou savoir ce que l'on peut absorber pour répondre à sa faim et sanscrainte d'indigestion.

B. Radiesthésie agricole,

Les mêmes principes dominent la question delà radiesthesie agricole.

1 ) Le pendule gire à droite pour une plante en bonne sante, oscille si elle se porte mal, gire à gauche si elle est morte.

Il indique également les parties de la plante malade, les parties d'écorcesou de tige contusionnées et jusqu'où monte la seve dans une branche malade.

2) Selon la loi de résonnance, le pendule tourne dans lemème sens : a} sur une plante et la terre lui convenant, b) sur une plante et l'engrais utile (avec indication précise pour la quantité).

3) Selon la loi des semblables, on peut reconnaître une plante à l'aide de témoins ( plante ou graine).

4) A l'aide du rayon solaire on peut reconnaître sur quelle plante et quelle branche une feuille, une fleur, un fruit a été cueilli : le tenant dans la main gauche, marcher en lançant le pendule : il girera entre la plante et le soleil, ou dans la prolongation de ce rayon solaire (l'opérateur se trouvant entre plante et soleil; dans ce cas giration en sens inverse).

5) On doit pouvoir sélectionner les bonnes graines desmauvaises. J'étais en recherche, et attendais le résultat des semences faites : ce résultat s'étant révélé un échec marquant par la preuve de l'inexistence du principe que j'avais cru trouver, je dus chercher une autre piste. Je crois avoir trouvé, par le corollaire du principe de base de mon cadran solaire, (p. 27) puisque le rayon solaire n'est marqué par oscillation du pendule que sur les êtres vivants, l'absence d'oscillation du péndule, sur un corps, dans la direction du soleil, indique absence de vie. Jusqu'ici les expériences que j'ai faites sur petits animaux vivants ou morts,et sur graines en germination ou pourries ont été concluantes, j'attends des échecs pour atténuer mon pirincipe ou faire une mise au point plus serrée.

VI — La part de 1 esprit

L'opération radiesthésique est une opérât ion humaine et non simplement mécanique : si le mouvement du pendule dépend d'un réflexe musculaire, il est influencé ou dirigé en grande partie par l'esprit de l'opérateur.

A — En quoi l'esprit doit et peut aider

1) L'orientation mentale doit accompagner toutes expériences, l'opérateur devant formuler le désir mental de trouve™ tel corps ou telle caractéristique du corps envisagé, c'est-à-dire fixer son esprit sur le but à atteindre. C'est ce qui fait qu'une expérience faite avec l'attention non soutenue ou en présence d'autres personnes risque de ne pas aboutir.

Cette règle générale se précise pour la sélection d'ondes venant d'un même corps. De même que l'esprit peut agir sur les autres sens : vue, ouïe, toucher, odorat, pour diriger ourestreindre leurs perceptions, ainsi il peut diriger la recherché vers telle ou telle caractéristique du corps : matière ou couleur — chiffre de série ou rayon fondamental... etc

En cas de séries successives exprimant les diverses caractéristiques d'un corps, l'esprit peut obtenir immédiatement à son gré l'élément qu'il désire, et cela se produira soit par une orientation mentale opérée, chaque fois, soit par l'habitude (recherche habituelle de tel élément).

Quelques éléments de séries successives :1e pendule trouve :

— sur l'écriture, le sexe de la personne, l'encre, la plume et peut-être d'autres éléments.

— sur le corps humain : le caractéristique humain, le sexe, le chiffre personnel, la vigueur, la vitalité, la puissance des facultés intellectuelles, l'état de tel organe etc...

Or le pendule n'indiquera qu'un élément si l'esprit n'en cherche qu'un.

2) L'esprit déplus intervient pour interpréter les résultats. Ceci est particulièrement visible pour la recherche des sources, et toutes recherches géologiques.

B — En quoi il peut fausser l'expérience

1°) L'autosuggestion peut fausser les conditions de l'expérience en substituant aux sensations réelles des sensations supposées ou attendues : la pensée que tel objet se tient à tel endroit risque de faire réagir le pendule contre la réalité. Il faut donc toujours expérimenter avec un esprit de doute méthodique, ce qui a été dit plus haut sur l'orientation mentale : actif quand à la recherche dirigée (orientation mentale), l'opérateur doit etre passif quant au résultat.

2°) La volonté peut empêcher totalement les résultats : -soit qu'elle s'oppose à la réussite et freine les mouvements instinctifs (volonté de l'opérateur ou volonté d'une personne de l'assistance).

- soit qu'elle arrête, au contraire, les réflexes par volonté trop forte d'aboutir qui provoque un raidissement et une tension des muscles.

C - La fable de l'autosuggestion

Après avoir dit la part possible de l'autosuggestion si l'on agit sans prudence, le cerveau trop plein de son désir et avec la pensée d'aboutir à tel résultat, il m'est permis, je pense, de faire le procès de la fable de 1' « autosuggestion génératrice de tous les succès radiesthésiques» et de la « radiesthésie, science créée par l'imagination ».

Quelques conseils typiques tirés de mon expérience, personnelle depuis 10 ans suffiront, je crois, à abattre cette thèse.

1) J'ai commencé la radiesthésie dans un état d'incrédulité moqueuse totale, sur une proposition aimable d'Henri de France de nous faire des articles dans une de nos revues.

J'essayai, presque contre mon gré, une expérience élémentaire avec la conviction de l'insuccès ; devant le phénomène inattendu du pendule tournant malgré moi, je dus bien me rendre a l'évidence, et dire comme Galilée, mais contre ma pensée antérieure : « Et cependant il tourne ».

2) Ce fut le début de nombreuses expériences personnelles menées sans l'aide de personne et d'aucun livre, après quoi je trouvai dans les auteurs radiesthésistes la confirmation de tout ceque j'avais trouvé : preuve évidente de l'objectivité des phénomènes.

3) Dans de multiples expériences les réactions de mon pendule se produisirent en contradiction totale avec ce que je croyais savoir, ce qui me donna d'ailleurs toujours l'occasion heureuse de chercher les causes de l'erreur, et, en les trouvant d'augmenter les données de la science radicsthésique et d'éviter ces erreurs à l'avenir.

Je rassemble quelques souvenirs parmi mes expériences:

a) Matière isolante :

Perte de ma elef — Recherches pendulaires sans succès. J'ouvre mon placard et la vois, et mon pendule mis en présence réagit. Je referme mon placard et mon pendule ne réagit plus alors que je sais la clef présente. (Je trouve la cause de l'insuccès : porte du placard tapissée de cuir qui est isolant).

b) Court-circuit :

Le pendule me fait découvrir habituellement, sur un plan, la présence ou non de quelqu'un dans son bureau. Un jour les girations m'affirment sa présence ; je constate absence. L'expérience répétée affirme la présence, alors que je sais l'absence. (Je trouve ensuite la cause de l'erreur : jambes croisées établissent court-circuit).

c) Cause de fading :

Plusieurs expériences sont interrompues subitement avec impossibilité de les reprendre. Je trouve ensuite les causes : action du café, d'un fortifiant, coucher du soleil, orage.

d) Présence ignorée de l'objet cherché :

1) Recherche de craie dans un placard. Mon pendule me conduit avec obstination vers un bocal où n'était pas cachée la craie. Mais le bocal contenait de la magnésie bismurée (à base de craie ou apparentée à la craie).

2) Recherche de pièce d'argent. Le pendule conduit avec obstination vers étagère, malgré que je n'y trouve pas la pièce. Elle y était, cachée par un livre.

e) Vallonnement empêchant la perception des radiations ;

En colonie de vacances, je savais que les enfants étaient dans un bois et mon pendule n'indiquait pas leur présence. Cause : un vallonnement empêchait mon bras en antenne tendu devant moi de percevoir les radiations, f) Action de la lumière électrique :

Recherche du Nord sur une clef. — Je suis invité, le soir, à faire cette recherche. Le pendule me fait trouver une direction N.E. et s'y obstine malgré qu'on me montre l'erreur.

Cause trouvée le lendemain : le rayon fondamental du fer N,sous la lumière solaire, N.E. sous la lumière électrique, constate à cette occasion que tous les rayons fondamentaux sont modifies par la lumière électrique). g) Empreinte évaporée :

Une lettre me permettait habituellement de repérer la présence de son auteur ; un jour la réaction du pendule se fit contraire à la réalité, et cela avec obstination même après constatation de la présence de la personne. Cause : l'écriture était trop vieille. h) Différence d'alliage :

En recherche de pièces métalliques, le pendule se refuse a reconnaître l'identité de matière entre deux pièces apparemment semblables. Cause : millésime et alliage différents, i ) Corps faisant écran :

Meme recherche en boîtes de carton fermées. Le pendule faisait erreur par suite du [carton faisant écran et s'obstinait même après que je m'étais rendu compte, boîte ouverte, des pièces cachées. I ) Fermeture d'un œil :

Le pendule ne fonctionne plus l'œil droit fermé (pas de même pour l'œil gauche) alors que l'œil resté ouvert permet cependant de reconnaître l'objet cherché. h) Eau calcaire :

Recherche de potabilité de l'eau en montagne. Après indication favorable mon pendule, un jour, la fait suivre d'un autre chiffre qui me déconcerte d'abord. Il s'agissait d'eau calcaire.

Ces constatations, entre de multiples autres, permettent d'affirmer que l'autosuggestion ne joue pas en radiesthésie le rôle qu'on lui prête gratuitement ; ce qui ne contredit, d'ailleurs nullement l'affirmation du début : qu'il faut, en expérience, garder l'esprit très libre (surtout téléradiesthésie) pour éviter de se laisser influencer.

Conclusion

Ce petit travail donne un aperçu sur les multiples domaines dans lesquels peut s'exercer la radiesthésie, depuis les domaines les plus terre à terre, comme la recherche des objets égarés, jusqu'aux problèmes scientifiques les plus généraux comme celui de l'unité et de la constitution de la matière, en passant par : les investigations détectives, les fraudes en matière alimentaire ou industrielle, le discernement des tempéraments, l'action médicale scientifique et curative, la recherche du cancer, les régimes alimentaires, la recherche de paternité, le discernement de la vie... etc..

Et ceci semble devoir s'étendre à l'infini avec les progrès des expériences; si bien que l'on peut affirmer, me semble-t-il, que sur bien des problèmes sur lesquels s'affrontent encore des hypothèses scientifiques, elle pourra donner des certitudes (à condition, évidemment, que les expériences soient menées en vraies méthode et rigueur scientifiques) et que son domaine sera pratiquement illimité (à l'exclusion seulement des investigations dans l'avenir qui ne pourront jamais être de son ressort).

Mais ce qu'elle met splendidement en lumière et que mes. expériences, depuis 10 ans, m'ont fait toucher du doigt, c'est l'harmonie profonde de l'univers et l'unité qui préside aux diverses lois qui régissent la création, c'est-à-dire, en dernier ressort, la puissance autant que la sagesse du Créateur.

Téléradiesthésie

On appelle de ce nom les expériences à distance n'agissant pas sur des radiations réelles présentes du corps : il s'agit d'expériences sur plans, dessins, photos.

Il y a, dans ce domaine, des résultats indiscutables :

— découvertes de sources, d'objets, de personnes sur plan ;

— diagnostics médicaux sur photos, ou sur objets ayant appartenu à la personne visée.

Les hypothèses diverses sont émises pour les expliquer, dont l'une assimile ce don à la double vue et au phénomène réel de « voyance » (hypothèse de Henri de France) ; mais aucune explication certaine ne peut être donnée.

Il y également des échecs sensationnels, Pour ma part, a cote résultats particulièrement intéressants et probants, et qui ne peuvent être expliqués, commeonle fait trop souvent, par a loi des probabilités, j'ai essuyé des échecs innombrables.Je recommande instamment de ne s'essayer dans ce domaine :

1 ) qu'après une longue pratique fructueuse de laradiesthésie sur place.

2) qu'après la preuve faite d'un fluide particulièrement actif

3) que si l'on a un esprit très méthodique, équilibré et surtout pas trop imaginatif.

4) que pour des recherches très limitées

5) qu'avec un doute de principe dans les résultats, ce domaine étant farci, encore plus que l'autre, de causes d'erreurs, inconnues pour la plupart, ou connues telles que l'autosuggestion et l'excès d'imagination. Jusqu'à preuve du contraire il faut tabler, môme en suivant ces recommandations, sur au moins9/10 d'échecs.

Par ailleurs il faut s'interdire totalement des recherchés surl'avenir qui ne pourraient aboutir que par action diabolique.

Abbé Maussion

Morale et Métapsychique

Une science à son commencement utilise ordinairement . les méthodes et les concepts des sciences déjà formées, jusqu'à ce que la résistance de la matière nouvelle aux vieux outils ait forcé l'intelligence à forger avec des concepts nouveaux un outil mieux ajusté. Mais une fois acquis ces concepts nouveaux, I ils réagissent sur le savoir antérieur, l'éclairant de façon inattendue, jusqu'à faire saillir d'autres traits de structure et provoquer une refonte.

On en donnerait maints exemples : la vieille géométrie se] passe du temps, puisque ni ses objets ne se modifient, ni ses vérités ne varient avee lui ; la physique classique ne se passe pas du temps, elle le considère comme un milieu indifférent au sein duquel les phénomènes se reproduisent identiques à eux-mêmes, sans que la place qu'ils occupent, ou plus récente ou plus ancienne, change quoi que ce soit à leur nature.

Autre chose, avec la biologie, mieux encore avec l'histoire et la psychologie, lesquelles s'accordent à nous apprendre que la place dans le temps n'est pas indifférente. Le protoplasme vivant n'est jamais plus le même pour ce qu'il a déjà vécu ; une expérience humaine se reproduisant analogue à une expérience antérieure n'est pourtant pas la pareille, parce que la conscience humaine en traversant la première s'était déjà et définitivement altérée. Le temps change quelque chose à l'affaire.

Mais une fois cette idée acquise, et la pensée familiarisée avec elle, n'allons-nous pas la retransporter dans le domaine des sciences plus élémentaires qui avaient paru pouvoir s'en passer. La matière après tout est elle-même devenue, et son devenir ne se sépare en réalité ni des lois de son mouvement ni de ses formes. Nos machines à développement réversible sont aussi « abstraites » à leur façon que des entités géométriques.



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